EDITORIAL No 23:
« SINGLE MALTS ONLY (Part 2) »
Première Edition/1st Edition: 09/09/2017
Mise à jour/Update: 09/09/2017
Dernière minute : GREG’S WHISKY GUIDE sera présent au « WHISKY LIVE PARIS 2017 » (le salon sera ouvert les 23 & 24 Septembre pour le public, et le 25 Septembre pour les professionnels et la presse), par l’intermédiaire de votre serviteur en visite durant une bonne partie de la durée du salon (les 24 & 25), et postera ses premières impressions sur Twitter peu après, voire pendant si possible. Plus tard, comme à l’accoutumée, un reportage conséquent sera posté avec de nombreuses photos & notes de dégustations.
-I'll be visiting Whisky Live Paris this year too, posting short comments on Twitter and later on publishing a bigger report on my website. Feel free to meet me there (I'll be there September 24 & 25).
Pour toute information sur ce salon, voir ci-dessous (about this show, please read below) :
Whisky Live Paris 2017 (informations)
D’avance merci à la MAISON DU WHISKY de m’y accueillir, à la société COMPASS BOX d’y contribuer, et à tous les exposants, particuliers ou professionnels, souvent passionnés, de leur accueil à venir et des échanges avec ceux et celles qui le souhaiteront. Pour rappel, voici l’adresse mail du site ou vous pouvez me contacter le cas échéant (in case of need to contact me, please use the link below):
INTRODUCTION :
Poursuivant notre périple au pays des SINGLE MALTS, cet éditorial sera entièrement consacré à de récentes notes de dégustation de votre serviteur, sous la forme d’une compilation de notes concernant des whiskies récents comme d’autres un peu plus anciens, principalement d’ECOSSE (G.B.), mais aussi d’autres pays (cette fois INDE, IRLANDE, FRANCE), présentés par ordre alphabétique, tous pays confondus pour faciliter les comparaisons et simplifier cette liste.
-Here you will find 18 tasting notes with specially worked English translations of all of them (which is rare I have to say for a French website, especially on so many notes together). A way also to thank all my distinguished English speaking readers all over the world supporting me since this website is out, thanks a lot, guys, you're awesome ! Besides, I also wanted to to thank all the whisky industry & craft people sending me samples or reacting to my posts here and on Twitter, you're so important, guys !
A nouveau, je vous suggère avant d’aller plus avant de consulter mon barème de notation qui diffère quelque peu de celui des autres bloggeurs.
Here’s my Scoring system, which may help people to understand how I work (which may differ from the other bloggers):
Important : Un grand merci à nouveau à tous, particuliers, amis, relations et professionnels du whisky pour l’accès à une grande partie de ces whiskies, souvent d’ailleurs pour les plus prestigieux d’entre eux (les amis se reconnaîtront) !
Again a big Thank you to you all (amateurs or professional, friends or relatives in the whisky world or not) for giving me access to many whiskies (providing me samples or just letting me taste their bottles-and I have to say I feel very privileged, as it is often collector ones I couldn't afford myself !).
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SELECTION DE MES NOTES DE DEGUSTATION:
(SELECTION OF MY TASTING NOTES)
Photos: Tous droits réservés (sauf précision contraire dans la légende de la photo) © Grégoire Sarafian
(all rights reserved on pictures © Grégoire Sarafian except some (see legend below the picture)
SINGLE MALTS :
-BEN NEVIS 34 ans (Dist. : 1970-Bottled : circa 2014), emb. par ADELPHI, Single-Cask (Cask N°4640-186 bouteilles), 50,3 % (SINGLE BLEND whisky)-(Highlands de l’Ouest, ECOSSE/G.B.): Couleur : Or clair. Nez : Discret, pâtissier (mille-feuilles), assez simple, mais bien fait. Bouche : Gourmande et équilibrée, elle reste néanmoins un peu trop discrète et linéaire. Notes de mille-feuilles, de crème anglaise, de vanille et enfin de gâteau de maïs. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (pas trop), elle continue sur sa lancée, sans grande surprise. Conclusion : Un bon BEN NEVIS, assez différent des versions Single-Cask précédemment dégustées, allant plus vers un côté pâtissier et plus simple que d’ordinaire. N’oublions pas que nous avons affaire à un single-blend, pas à un single-malt : La présence du grain est très significative, même si rien n’indique si les proportions grain/orge sont de 50/50 ou si l’un est en plus grande proportion que l’autre. Indication de Prix : Autour de 500 €. Note (sous réserve) : 87/100
ENGLISH SUMMARY : First it’s important to mention it’s a single blend (malt & grain coming from the same distillery), which is quite rare. So, this bottling shows qualities coming from both type of cereal. The pastry side comes from both, though, I think, with French « mille-feuilles » note, custard, vanilla & corn cake. It’s simple, yes, linear, but good. The malt component tries to drive it to more nutty or barley notes, but it doesn’t achieve it completely. We don’t know if it’s a 50/50 grain/malt share in the blending, but one can conclude that the grain tames the malt, because of a certain lack of complexity, gourmet & length. A nice curiosity though. Rating (with reservations) : 87/100

-CAPERDONICH 35 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Small Batch”, Sherry Butt (384 bouteilles), 50,2 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: La distillerie, autrefois propriété du groupe Pernod-Ricard, fut fermée en 2003.
Couleur : Ambré, à reflets verdâtres. Nez : Complexe et très fin, dominé par l’élément végétal. Elegantes notes de thé noir, thé vert & Earl Grey très infusé, menthol, bois précieux assez présent, fruits mûrs. Bouche : D’urne grande finesse, elle reprend fidèlement les notes du nez, majoritairement végétales et boisées, en plus équilibré, avec une note de laurier, de bois de rose et de prune en plus. Beaucoup de notes sont très fondues donc difficiles à identifier en une seule fois. Probablement aussi des notes florales et fruitées à l’arrière-plan. Tenue à la dilution : Quelques (très peu !) gouttes d’eau l’assoupliront, mais l’on peut s’en passer. Conclusion : Un beau CAPERDONICH, très élégant, sur la noblesse du bois et la complexité de la terre. Un whisky à l’ancienne, encore une fois, comme l’on en fait plus. Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100
ENGLISH SUMMARY : A gorgeous CAPERDONICH, and a gorgeous single malt. The green side is dominating, with classy & complex overinfused tea notes (black, green & Earl grey tea), precious wood notes (rose wood ahead) as well. Some mentholated notes, ripe fruit, laurel, prune & probably other notes (floral fruity). Everything is melted & very difficult to identify within a single tasting. One thing is sure : it’s a very complex & elegant whisky, glorify ancient malts style, the Wood’s gentry & the Earth’s complexity. Rating (with reservations) : 96/100

-CONVALMORE officiel/The Special Releases, 36 ans (Distilled in 1977-Bottled in 2013), Small batch (2680 bouteilles), 58 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): A Noter: CONVALMORE est une distillerie de malt de la région du Speyside et est aujourd’hui fermée. Elle fut fondée en 1893, détruite par un incendie en 1909, puis reconstruite, d’abord en remplaçant l’alambic de distillation à repasse par un alambic à colonne, puis en choisissant de revenir à l’alambic à repasse (également nommé « Pot still »). La distillerie fut longtemps la propriété du groupe Diageo (en incluant ses périodes antérieures D.C.L. puis U.D.V.), mise en sommeil, puis fermée en 1985. Plus récemment, la distillerie ayant été rachetée par le groupe William Grant & Sons, ses chais sont utilisés pour entreposer ses propres productions.
Couleur : Vieil or. Nez : Un superbe nez, très complexe & très fin (voir bouche). Bouche : D’une grande complexité et d’une grande franchise (un caractère direct), elle déploie autant de notes fruitées (nèfles, coing, abricots, agrumes, divers fruits mûrs) que florales (fleurs capiteuses, dont du lys) ou végétales (angélique, vieux thé Earl Grey très infusé, mousse). Elle se développe sur de belles notes de sucre d’orge, de cire et de menthol. Beaucoup de finesse et d’expressivité, pas de domination du bois (pourtant perceptible et de qualité), en revanche, le palais est assez épicé (gingembre, piment). Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient encore plus beau et accessible (rehaut des notes florales, fruitées, végétales), tout en conservant la vivacité (non agressive) de ses épices. Par là même il rappelle un peu certains The BALVENIE, CRAIGELLACHIE officiels, mais aussi, pour sa séduisante complexité, les vieux GLEN MOHR officiels (« Rare Malts Selection ») ou les millésimes « 1965 » et « 1980 » de chez Gordon & MacPhail. Conclusion : Il n’est pas courant de rencontrer un whisky de la distillerie CONVALMORE, et c’est dommage. Un très bel exemple de vieux whisky à l’ancienne. La version de même millésime du négociant CADENHEAD est relativement proche de celle-ci, peut être en moins flamboyante, mais je ne saurais l’affirmer avec certitude. Indication de Prix : Autour de 800 €. Note (sous réserve) : 94/100
ENGLISH SUMMARY : A superb official bottling of CONVALMORE, a closed distillery (ex-Diageo owned) that now is used by it’s recent owner William GRANT & Sons to store & mature its 3 malt distilleries casks. Recent bottlings of this distillery are so scarce that I am glad & privileged to assess this bottling (again, a thousand thanks to a good anonymous friend who provides a lot of samples or tastes of rare stuff !). Very complex & very straight forward, but in a good way. A lot of fruity notes can be found there (quince, apricot, citrus fruit, etc…) as well as beautiful flowery notes (heady flowers, including lily), and green notes too (ripe Earl Grey tea, moss, angelica). It moves then to subtle wax, barley sugar & menthol notes. Very expressive & refined at the same time, the palate evolves & stays spicy for a long time (ginger, chilli), but it doesn’t matter because we can still enjoy the other notes. Similarly, the wood is here but never dominating. Adding a few drops of water does its worthy, to open up a bit its profile. This beautiful whisky reminds me a bit of some old GLEN MOHR bottlings, as well as more recent BALVENIEs, CRAIGELLACHIEs.
A perfect example of « old fashioned/old crafted » single malts. Also recommended, the CADENHEAD bottling (same vintage) is almost as impressive as this one. Rating (with reservations) : 94/100

-”COOLEY” 23 ans (Distilled in 1992-Bottled in 2015), emb. CADENHEAD, gamme “World Whiskies”/”Individual Cask”, Bourbon Barrel (192 bouteilles), 55 % (Single Malt/IRLANDE):
Couleur : Or clair. Nez : Engageant et complexe. Floral, fruité, marqué par les esters, la tourbe grasse (mais très fine), le tout en un délicat fondu. Beaucoup de charme. Bouche : Superbe, équilibrée et gourmande. Très beaux esters (pommes, poires fraîches et bonbon anglais, fruits exotiques dont ananas et banane = acétone), guimauve (comme dans les CONNEMARA). Splendide, vraiment, et très serein, aussi gourmand qu’aérien, curieusement. Tenue à la dilution : Parfaite avec juste quelques gouttes d’eau. Conclusion : Un bien joli COOLEY de négoce (comme de plus en plus, je dois dire, que ce soit chez TEELING -ou vont à mon avis les autres meilleurs fûts, en plus des versions pour CADENHEAD & The NECTAR, mais shut, je ne vous ai rien dit). Parfaitement équilibré et satisfaisant, il compense le peu de versions officielles intéressantes désormais disponibles depuis que la distillerie COOLEY a été reprise en 2012 par Beam (devenu depuis le géant Beam-Suntory). Indication de Prix : Autour de 240 £ à sa sortie. Note (sous réserve) : 93,5/100
ENGLISH SUMMARY : Foreword : Some may ask me why so many CADENHEAD bottlings reviews here ? I’ll answer that as I have the opportunity to taste some by myself, then get some samples through some good friends, and as they are often good, why avoid them ? Plus I’ll add it’s one of the oldest (if not the oldest ?) indie bottler to bottle single casks & small batches in Scotland (they did recently celebrate their 175th year, so they are much older than some overhyped younger indies…-S.V. anyone ?). The whisky, now : Not my fault, this is very good ! Floral, fruity, estery, its has a lot of charm, and the peat is also very engaging. Impressively balanced & gourmet, it delivers on the palate beautiful notes of pear, apple, liquorice all sorts sweets, banana, pineapple (ah, the esters, again !), and some marshmallow notes, the ones we usually found in CONNEMARA bottlings (I didn’t say it, did I ?). Amazingly, it manages to stay aerial, while being very expressive. The balance is also letting me dreamy. A really nice indie COOLEY distillery bottling (some say we must name this distillery rather KILBEGGAN, now….), while the official bottlings sometimes struggle to present the same quality level I have to say…Would I say that nowadays the best casks goes to « vip bottlers » such as CADENHEAD, THE NECTAR, THE WHISKY AGENCY or BERRY Bros & RUDD ? (and of course to ex-founders TEELING). « Possibly » ! Rating (with reservations) : 93,5/100

-DALLAS DHU 35 ans (Distilled : 1979-Bottled : 2014), emb. par CADENHEAD, gamme “Small Batch” (63 bouteilles*), 55,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.-Distillerie fermée en 1983 puis réouverte sous la forme d’un musée): A Noter: Pour rappel, DALLAS DHU est une distillerie fondée en 1898 dans la région du Speyside (à l’Ouest, entre Elgin et Inverness). Elle fut mise en sommeil en 1983 puis transformée en musée par la suite. Il a parfois été question de ré-ouvrir cette distillerie (propriété du groupe Diageo), et ce notamment en 2013, mais, pour l’heure, 3 ans plus tard, toujours pas de nouvelles en ce sens.
Couleur : Or éclatant (miel d’acacia). Nez : Fin, subtil, à l’ancienne, marqué par un profil assez fondu de notes végétales, florales et fruitées. Demande un certain temps d’aération (dix minutes au moins). Bouche : Beau profil aromatique bourré de charme, avec des fleurs capiteuses, jaunes et blanches, des fruits à foison (nèfles, pêches jaunes, coing, agrumes divers, bergamote confite), mais aussi un caractère pâtissier (sucre de glaçage de mille-feuilles, crème vanillée, gland-la pâtisserie) et enfin comme une note de menthol ou de vieux thé à la menthe à l’ancienne. Merveilleusement désuet ! Tenue à la dilution : Avec 3 gouttes d’eau (pas plus !), il devient un peu plus fondu et séduisant encore. Conclusion : Les occasions de déguster un DALLAS DHU se font rares de nos jours, alors si en plus il s’agit d’un bon fût (ou petit lot de fûts, ici), il faut en profiter ! Ici CADENHEAD nous gâte, avec un whisky très généreux et charmeur, bravo et merci ! Indication de Prix : n.c. (épuisé).*= NDLR : Je ne peux l’affirmer avec certitude, mais lorsque l’on annonce 63 bouteilles pour un whisky de cet âge et caractéristiques, il est probable qu’il y ai eu un « split » (division du lot) avec un autre négociant. Note (sous réserve) : 93/100
ENGLISH SUMMARY : Foreword : This old Speyside distillery founded in 1898 was mothballed in 1983 and then later on transformed into a museum. Somes said in 2013 that this Diageo owned distillery could be re-opened, but no recent news that it could really happen. The whisky, now : Another old fashioned fascinating whisky….Green, floral, fruity, but also very melted, it needs time to open up. Full of charm, the palate delivers absolutely gorgeous heady flowers notes, as well as endless fruity notes (yellow peaches, quince, various citrus fruit, candied bergamot, etc…), and also some pastry notes (custard, French « Gland » pastry, French « Mille-Feuilles » icing sugar topping). On the finale, I also get some mentholated notes, probably coming from an old Mint tea. Marvelously old fashioned ! A few drops of water and it gets even more appealing. It is rare to come across to a DALLAS DHU bottling nowadays, so…Even more if it is from a great small batch, life is too short for this ! Rating (with reservations) : 93/100

-GLANN AR MOR (+ 3 ans), «Taol Esa_1 an Gwech 13» (Bourbon + affinage dans 2 fûts de Coteaux du Layon), 778 bouteilles, Edition 2013, ncf/nc, 46 % (SINGLE-MALT) Bretagne, FRANCE):
Couleur: Vieil or. Nez: Puissant, gourmand & complexe : Beaux esters, avec dominante de fruits jaunes (pêches jaunes, coing, citron confit), et de fleurs capiteuses. Bouche: Puissante, presque alcooleuse, avec reprend fidèlement les notes du nez et fait preuve d’une certaine astringence boisée (de puissants tanins), d’une certaine sécheresse, avec une note butyrique qui trahit l’influence du vin d’affinage. Les notes de miel, d’épices sont liées également à cela. La finale est fine, sur des notes de miel d’acacia, d’agrumes confits (citron), de coing, de cire & d’épices sèches (gingembre). L’ensemble est puissant, mais assez agréable, bien fait. Tenue à la dilution: Le nez devient encore plus séduisant, tout en demeurant un peu sec. L’affinage en fûts de Coteaux du Layon le rend assez chatoyant. Conclusion: Le boisé et les épices sont importants dans la perception de ce whisky, mais les autres notes (florales, fruitées, miellées, cirées, voire beurrées) le portent plus haut, d’où la note chiffrée élevée. Prix indicatif: Autour de 62 € à sa sortie. Note confirmée: 92/100
ENGLISH SUMMARY : Note : One of the numerous bottlings produced by what I believe is probably the best French whisky distillery (I know some others may kill me for saying this, but…as my website’s motto says, « no double talk » here). This particular bottling was matured in ex-Bourbon casks, then finished in 2 sweet wine casks. The distillery is an expert in finishes, and even a pioneer in an other sweet wine finish, the Sauternes (but not with their whisky, rather with Scottish whiskies finished in France, for their independant branch, under the Celtic Whisky Compagnie name). They do almost each year Sauternes finishes, and others as well. The one I review here is a very nice whisky, with nice esters coming from the previous American oak casks, but also spices & yellow fruit coming from the sweet wine finish. It is vivid, yes (woody, spicy & a bit tanic) an dry all the way, but also floral & fruity (quince & candied lemon are leading). I also get some honey notes, some wax & some butter trying to come through. Give it a few drops of water and it gets more approachable & even seductive. The complexity here explains the high rate. Rating (confirmed) : 92/100

-GLEN MORAY Officiel/gamme « The Heritage Collection », 15 ans, Première Edition 2016, Maturation en fûts ayant contenu du Bourbon (« American Oak ») & du Sherry, réduit à 40 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):
Couleur: Miel d’acacia, à reflets dorés, voire ambrée (la tonalité ambrée semble provenir de la part de fûts de sherry dans l’assemblage, mais elle pourrait aussi provenir de l’ajout de caramel, difficile à dire. Nez: Riche, fin et complexe. Fruitée, elle est aussi miellée, maltée, avec un côté gourmand à la fois chocolaté, noisetté, voire praliné. Bouche: Fine, complexe et très fondue. Très fruitée (fruits confits, compotés-pommes golden & poires mûres), elle est aussi miellée (miel toutes fleurs, voire de bruyère), elle est aussi bien maltée, avec de complexes notes de fruits secs (noisettes en tête) se mêlant à des notes de chocolat au lait, chocolat noir, mais aussi de caramel dur (notes semble t’il en grande partie naturel). Finale légère, mais superbe, avec un retour d’épices intéressant qui compense le titrage un rien faible (40 %) et une belle pointe distante de fruits rouges rappelant l’influence du sherry. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, mais ne pas trop diluer. Un côté « goûter régressif » (nutella, carambar, tablettes de chocolat diverses, bonbons fourrés au praliné) bien agréable. Conclusion: Un délicieux single malt qui peut à la fois servir d’apéritif et de digestif, voire même d’accompagner un dessert pâtissier. Une belle addition à la gamme régulière, destiné à remplacer le 16 ans d’âge. Prix indicatif: Autour de 65/70 € à sa sortie. Note confirmée: 91/100
ENGLISH SUMMARY : This one replaces the previous 16 y.o. in the core range. The amber color shows this one has more sherry casks involved than for instance the 12 y.o., but it can also be because of the caramel added. The nose is rich, complex & refined. Fruity, it is also malty, honeyed, with a gourmet side related to chocolate, caramel (carambar sweet) hazelnut & maybe praline. On the palate it is as appealing as on the nose, displaying its charms in a deliciously melted complex combo of dark & milk chocolate, malt, hazelnut, dried fruit, honey (all sorts, possibly even with heather). There is also a distant red fruit notes recalling also the sherry casks. It is superb, even with this low abv, delicious and can be both an aperitif & an after-dinner whisky, or even match a pastry dessert. Rating (confirmed) : 91/100

-GLENFIDDICH 41 ans (Distilled in 1973-Bottled in 2014), emb. CADENHEAD, gamme “Single-Cask” (Cask 14/102- Bourbon Hogshead), ayant donné 42 ou 96 bouteilles, selon les informations (!), 43,1 % (Speyside, ECOSSE/G.B.):
Couleur : Vieil or. Nez : Etonnante première impression, comme un nez de Cognac. Fleurs capiteuses (dont le chèvrefeuille, note souvent rencontrée dans les versions single-casks des années 70, mais aussi du muguet et du lilas), bois précieux (bois de santal) et fruits mûrs variés. Engageant. Bouche : Superbe, et typique des vieux whiskies de cette distillerie. Le palais débute de manière très fine et subtile, reprenant les belles notes complexes du nez, puis devient plus affirmée (épices variées, herbes sauvages), un peu à la façon d’un KARUIZAWA trentenaire. Finale plus apaisée et relativement courte, avec un doux charme floral qui reste un moment en tête. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau (vraiment que quelques gouttes, s.v.p. !), le whisky devient plus charmeur encore, rehaussant légèrement les notes de fleurs capiteuses et de bois précieux. Conclusion : Un vénérable GLENFIDDICH, comme l’on n’en voit pas souvent (je crois bien que c’est mon GLENFIDDICH le plus âgé dégusté à ce jour !), subtil et fin, d’une expressivité modérée (le faible titrage y joue un rôle modérateur-il lui enlève aussi hélas 2 points environ), mais plutôt réussi, de premier ordre. Indication de Prix : Plus de 400 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 93/100
ENGLISH SUMMARY : Amazingly, it starts like a Cognac, on the nose, then switches to typical old 70’s GLENFIDDICH single-casks trademark, with this often stunning honeysuckle note. It is also fruity & woody, but still with a great balance. The palate is complex, typical, fruity (ripe fruit mostly), floral (honeysuckle, lily of gthe valley, lilac). It evolves into a more assertive taste, on wild herbs & varied spices (at like a 30 years old KARUIZAWA I have to say), beautiful precious wood notes (sandal wood) and the finish is sweeter & short, except for a delicate floral charming note. A venerable GLENFIDDICH, the ones you don’t come across often, moderately expressive (due to the low ABV-hence it loses 2 points rating), but first class spirit. Rating (with reservations) : 93/100

-GLENLOSSIE 36 ans (Distilled in 1975-Bottled in 2011?), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “Liquid Sun”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), 48,3 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Fine, subtile, et au fruité très caractéristique de la distillerie (salade de fruits au sirop, pêches jaunes &, abricots inclus). Sexy. Bouche : Superbe exemple de mélange de notes fruitées gourmandes (reprenant celles du nez) et de fleurs capiteuses (lys), avec comme signature, en sus, une note précise de thé Earl Grey à la bergamote. Redoutable. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky devient de plus en plus sexy, avec une légèreté de plus en plus aérienne. Quelle classe. Conclusion : Un grand GLENLOSSIE, ici en mode quasiment sans épices, mais très fruité et floral, un rien végétal, généreux et parfaitement équilibré. Indication de Prix : n.c. Note (sous réserve) : 93/100
ENGLISH SUMMARY : Absolutely gorgeous stuff ! This one displays all the exuberant fruitiness we love in indie GLENLOSSIE bottlings (fruit salad with syrup, yellow peaches, apricots) but also the flowers (heady ones, including lilies of the valley), & of course the bergamot Earl Grey tea trademark as well. Sexy & impressive ! What is interesting also it that this one has no agressive spicy notes & becomes even a bit aerial when slightly diluted. A great GLENLOSSIE, perfectly balanced. Rating (with reservations) : 93/100

-“ISLAY” 12 ans, embouteillé pour MARKS & SPENCER (Edition circa 2012), 40 %, Single-Malt), Islay, ECOSSE/G.B.:(Dégusté en blind)
Couleur : Or pâle. Nez : Huile de lin, feutre, sur lit d’herbes sèches. Tourbe discrète à ce stade. Peut-être des fleurs & des agrumes en arrière-plan. Bouche : Plutôt complexe et intéressante. Avec de subtiles notes de badiane et de violette au second plan, la tourbe (mi-grasse) s’exprime avec élégance et finesse, et s’épanouit sur un lit d’agrumes à la vanille. C’est un très joli profil aromatique qui s’exprime là. Le caractère habituellement médicinal du LAPHROAIG (que l’on soupçonne être la distillerie derrière ce nom générique, mais l’on peut se tromper) est quasi-absent ici, et la fumée est plus douce. Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau, ce whisky devient encore davantage charmeur, alors n’hésitez pas. Conclusion: Une belle surprise que cet Islay anonyme mis en bouteille pour cette grande enseigne. Un single malt plus équilibré que le LAPHROAIG 10 ans officiel et quasiment aussi excitant que le CAOL ILA 12 ans officiel. En tout cas un rapport qualité/prix très intéressant. Indication de Prix: Autour de 35 € à sa sortie. Note chiffrée (Sous réserve): 90,5/100
ENGLISH SUMMARY : A less medicinal LAPHROAIG than usual (yes, there is not much suspense about the distillery there, just nose the whisky & have a look at the tube…), and an elegant one. A pretty aromatic profile, with just what it takes of citrus fruit « lying in a vanilla bed », star anise, medium fat peat, with even a hint of violet in the background. The smoke is sweeter than on the official 10 y.o., and a few drops of water adds even more charm to it. A nice surprise, this bespoke anonymous bottling for Marks & Spencer launched a few years ago (at a time one could easily find this bottling in French M. & S. shop as well). The quality/price ratio is very good too ! Rating (with reservations) : 90,5/100

-LONGMORN 12 ans (Distilled: 2003-Bottled: 2015), emb. Ian McLEOD, gamme “Chieftain’s”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (132 bouteilles), Natural cask strength, 53,7 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or, soutenu. Nez : Longtemps changeant, puis s’est stabilisé après quelques dégustations. Dense, fondu, fortement caramélisé, plutôt boisé, herbacé, épicé. Avec le temps, développe un caractère pâtissier bien plus plaisant, évoquant tour à tour un baba au rhum, une tarte aux abricots, voire une glace plombière. Bouche : Au début, elle reprenait les premières notes du nez, avec un ajout très net de chocolat au lait, mais aussi de noisettes, d’orge maltée et un caractère fortement épicé et un peu trop alcooleux. Puis, avec le temps, l’alcool semble s’être mieux stabilisé et la palette est devenue un peu plus douce et équilibrée. Assez boisée (et marquée par les tannins du bois) malgré tout, et épicée, elle développe tout au long de la dégustation son caractère un peu curieux, mêlant herbes et épices au malt, au chocolat, au miel et au caramel. Le fruité est ici très discret (sur les fruits mûrs, fruits des bois et mûres en tête), rien à voir avec tant les meilleures versions officielles que certaines versions de négoce déjà évoquées par ailleurs. En revanche, relativement proche du 16 ans officiel, mais plus intéressant. Finale mi-ronde, mi-sèche, curieuse, dominée par le chocolat, mais le bois et les épices sont juste derrière. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky demeure sensiblement avec le même profil, mais les épices reviennent au premier plan pour rejoindre les notes maltées, chocolatées (avec une pointe de noisette qui ressort), qui évoque les jeunes GLENFARCLAS les plus marqués par un élevage sous ex-fûts de Bourbon. Conclusion : Un LONGMORN moyennement équilibré, pas très complexe ni très exaltant, mais pas mauvais, qui va plutôt vers le boisé, le chocolat & les épices, que vers le fruit. Indication de Prix : Autour de 46 € à l’achat (tardif). Epuisé. Note confirmée : 86/100
ENGLISH SUMMARY : It took time before this one got stabilized enough to do a proper review of it. There is a lot of density in this one, but it doesn’t mean all its complex notes appear easily. It takes time and experience. What is sure is that there is a fight here between its gourmet pastry side (chocolate, honey, malted barley, hazelnuts turning to apricot tart, rum baba or cereal based breakfast) and its woody & spicy side. There is also a hint of red fruit coming through but it stays on the background most of the time. Sweetness, then more power and mostly a interplay between chocolate, spices & wood tannins and dryness. A bit unsherried GLENFARCLAS like, and not so far from the official 16 y.o. Rating (confirmed) : 86/100

-LONGMORN 35 ans (Distilled in 1976-Bottled in 2011), emb. THE WHISKY AGENCY, gamme “The Perfect Dram”, Single-Cask, Refill Sherry Hogshead (187 bouteilles), 53,6 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): Couleur : Vieil or. Nez : Un nez à la fois très fin, très gourmand et très équilibré. Comme une note beurrée, ou de paraffine. Un fruité élégant et typique des grands LONGMORN à l’ancienne. Bouche : Splendide, d’une remarquable complexité florale et fruitée : Salade de fruits frais, fruits au sirop (abricots, ananas, pêches, cerises), bergamote confite, cerises au marasquin et j’en passe….Fleurs capiteuses, dont lys, mais aussi de la lavande, du jasmin). Parfaitement équilibrée (pas une once de boisé !) et sereine comme pas deux, elle est véritablement enchanteresse. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le décollage vers les îles exotiques et les jardins suspendus est garanti. « Oasis » n’a qu’à bien se tenir (je plaisante-bien qu’on soit plutôt ici vers « Innocent », pour poursuivre la comparaison des marques de jus de fruits, le pur jus de fruits frais pasteurisés). Conclusion : Un LONGMORN de tout premier ordre, d’une beauté et d’une élégance florale et fruitée qui laisse rêveur, et rappelle, avec davantage de profondeur évidemment, l’ancien 15 ans d’âge officiel (années 1990) –fortement recommandé, au passage-et un peu aussi l’exubérant LONGMORN « 1969 » (bottled 2008) de chez Gordon & MacPhail pour la M.d.W. (cask N°5295, 50 %), certes en plus timide, mais aussi en plus équilibré. En deux mots, « une tuerie ». Indication de Prix : n.c. (épuisé). Note (sous réserve) : 96/100
ENGLISH SUMMARY : A very fruity, elegant & typical old fashioned LONGMORN. The fruit complexity is very impressive : Fruit salad, fruit in syrup (apricot, pineapple, peach, cherries) but also candied bergamot, marasquino cherries, and a flower festival as well (lily in the valley, lavender, jasmine). Perfectly balanced, it shows no sign of wood defaults, and is really enchanting. A little water added and then you get exotic fruit as well, and pure fruit juice. A first class stunning LONGMORN, that recalls (with more depth of course) the previous official 15 y.o., and some great indie bottlings such as the one for LaMDW vintage « 1969 » (single-cask N°5295 bottled at 50 %), with more balance. In other words, one « to die for » ! Rating (with reservations) : 96/100

-« OLD BALLANTRUAN » officiel 10 ans, « The Peated Malt », (Distillerie TOMINTOUL, en version assez tourbée), n.c.f/n.c., 50 % (Speyside, ECOSSE/G.B.): -bout. Acq. ouverte (mq 6-8 cl)
Couleur: Vieil or. Nez: Très fondu, plutôt séduisant. Bouche: Marquée par une tourbe mi-grasse, mi-sèche, et assez végétale, un peu comme chez LAGAVULIN (traces de sherry ?). Fumée un peu cendrée. Puis viennent d’autres notes : Agrumes, thé vert, un côté mentholé, quelques fleurs discrètes, quelques notes marines, de l’amertume boisée (« woodsmoke »), du cuir. Corps relativement étroit pour un single malt d’assemblage encore jeune et pour son titrage de 50 %, ce qui est quelque peu décevant. C’est là que réside sa faiblesse principale (la version sans compte d’âge est plus gourmande). Finale un peu alcooleuse, marquée par un boisé plus sec. Tenue à la dilution: L’ajout d’eau entraîne une petite réaction de « réveil » des notes aromatiques non tourbées, pour un court instant. Conclusion: Un bon whisky auquel il manque « un petit quelque chose » d’expressivité pour passer à la catégorie supérieure. La version sans compte d’âge de ce whisky avait, dans mon souvenir, davantage d’expressivité. Prix indicatif: Autour de 70 €. Note confirmée: 85/100
ENGLISH SUMMARY : A seductive but sweet & melted peated whisky, a bit on the dry & green side, a bit like in a LAGAVULIN, but we’re here in TOMINTOUL, located in the Speyside, which is not exactly on the doorstep ! The smoke is a bit ashy as well. The palate evolves from a one dimensional peat character to a bit more complex proposal, with citrus fruit coming through, then green tea, some discrete flowers & maritime notes, and goes back to some woodsmoke & leather that drives it to a slightly bitter & woody finish. The body is a bit thin for a 10 y.o. & 50 % abv whisky, which is a bit disappointing. The finish is a bit spirity & with some dry wood. Water wakes it up a bit, but for a while only. A good whisky for sure, but lacking of something to lift it up more. I remember that the previous no age statement expression of it was better, more expressive, but it’s a long time ago. Rating (confirmed) : 85/100

-PAUL JOHN « BRILLIANCE », n.a.s. (4 à 5 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 46 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Or clair, à reflets or clair. Nez: Orge maltée, avec le croquant de la céréale très en avant. Lin et orge dominent, puis, mine de rien, beaucoup de bois jeune, voire neuf. Bouche: Jeune, bien fait, rappelant un peu l’AMRUT Single Malt d’entrée de gamme, mais en un peu moins équilibré et moins complexe. On retrouve l’orge, le lin, des épices provenant du bois, mais aussi de la vanille, une fermeté un peu trop raide du chêne. Tenue à la dilution: Devient floral et fruité, au nez, et un peu plus souple en bouche. Reste pas mal de chêne. Conclusion: Un whisky honnête, de qualité, mais encore jeune et pas totalement équilibré. Je recommande plutôt les versions nommées « BOLD » (notée 87/100) et « EDITED » (notée 89,5/100) -Prix indicatif: Autour de 50 €.-Note confirmée: 80/100
ENGLISH SUMMARY : A malted barley oriented whisky from PAUL JOHN distillery in Goa (which is at the north West of India, compared to AMRUT distillery which is in Bangalore). Crispy barley, lots of linen, and, a lot of fresh wood, even new wood. The palate is young, reminding me a bit of the n.a.s. AMRUT single malt, with less balance & less complexity I have to say. It’s a bit better with a few drops of water, but the wood impact remains huge, too big. A decent malt whisky, but too young & a bit unbalanced. I rather recommend two much more interesting bottlings from them, one called « BOLD » (unpeated, rated 87/100) and one called « EDITED » (slightly peated, rated 89,5/100). Rating (confirmed) : 80/100

Photo: Distillerie PAUL JOHN
-PAUL JOHN « SELECT CASK/Classic », n.a.s. (6 ans d’âge), American Oak casks (ex-Bourbon), 55,2 % (Single Malt, Goa, INDE): Couleur: Vieil or, à riches reflets dorés. Nez: Concentré sur la céréale, l’orge, le lin, puis très vite un boisé très ferme et assez présent. Quelques fruits tropicaux, mais un peu trop discrets à mon goût. Bouche: Puissante, assez monolithique, sur le chêne frais, puis l’orge et le lin. Manque de complexité. Tenue à la dilution: Il y a du mieux avec un peu d’eau, qui provoque un intéressant fondu des saveurs et une vague note fruitée de bon aloi. Conclusion: Une version un peu trop « dure » sur le boisé à mon goût, mais pas inintéressante. Je lui ai préféré de loin la version tourbée « Peated » du SELECT CASK à 55,5 % (notée 92,5/100) - Prix indicatif: 90 €, MDW -Note (sous réserve): 84,5/100
ENGLISH SUMMARY : Almost the same tasted notes as the « BRILLIANCE » here, with more oomph due to a higher ABV and only one cask involved, so I won’t be long on the description. Barley, linen, spices & wood….Then more cereals, but also more wood, spices, and…it goes on and on. It benefits a bit to be watered down, with some slightly fruity notes coming through, but the wood is too hard on that one and can’t rival the peated expressions of the same distillery. It’s not a bad whisky, it’s just a bit too much for me. I rather recommend a by far more impressive expression from PAUL JOHN called « SELECT CASK/PEATED » (rated 92,5/100). Rating (confirmed) : 84,5/100

Photo: Distillerie PAUL JOHN
-SPRINGBANK officiel 16 ans ”LOCAL BARLEY” (bottled 2016), 9000 bouteilles, 54,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.):
A noter: Il s’agit d’une re-création contemporaine des célèbres versions du même nom distillées dans les années 1960. Bien sûr beaucoup de choses ont changé (même si SPRINGBANK demeure une des rares distilleries de propriété familiale), et a fortiori les contenants précédents des fûts aussi (par exemple le sherry contenu dans la précédente version est sans doute très différent de celui-ci, et devait être bien plus concentré auparavant). L’assemblage de 2016 comprend 80 % de fûts de chêne américain ayant contenu du Bourbon et 20 % de chêne européen ayant contenu du Sherry. Cette version récente est élaborée à partir d’orge de type Prisma cultivée à la ferme Low Machrimore à Southend, à quelques kilomètres au sud de la distillerie et de la ville de Campbeltown.
Couleur : Vieil or. Nez : Complexe, fin et vif : Note caractéristique d’orge (la céréale, à plusieurs étapes du procédé de maltage), bol de céréales variées de petit déjeuner, vanille, sur fond de légère fumée de tourbe. Victoire, nous sommes bien chez SPRINGBANK, pas de doute ! Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez : Les céréales, l’orge maltée sont là, la vanille (modérée, liée à une note de poudre d’amandes), du miel, des épices douces (puis un peu plus présentes : Poivre gris, piment d’Espelette), le tout très lié, puis une note pâtissière (glaçage de gâteau mille-feuilles) vient apporter un peu de gourmandise. La bouche est très équilibrée, séduisante, typée, et le tout est souligné par une délicate fumée de tourbe en arrière-plan. Succulent. Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le whisky semble libérer un peu plus de tourbe, mêler orge maltée et sucre d’orge (là aussi des notes typiques des versions Bourbon 10 /12 ans d’âge des années 2000) en un bel ensemble. Conclusion : Un SPRINGBANK très bien construit, qui n’a pas à rougir par rapport à ses prédécesseurs (difficile de comparer tout de même, comme je l’explique dans le préambule), et qui en plus, à ce qu’il se dit, serait une version pérenne à partir de l’an prochain. A suivre ! (un 11 ans d’âge a en effet suivi, mais je n’ai pu encore le déguster). Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note (sous réserve) : 92,5/100
ENGLISH SUMMARY : Foreword : This is not an expression from the famous series distilled in the 1960’s & bottled in the 1990 ‘s, but an attempt to re-create it nowadays. A lot of things have changed since (though the distillery is one of the rare family owned ones), wether it’s about barley, yeast, wood or previous content quality, but they’ve managed to keep it as local & genuine as possible. This is a batch made of 80 % ex-American oak casks & 20 % ex-European Oak casks filled with sherry. A 11 y.o. has been bottled later on with the same « Local Barley » mention, but I did not have the chance to taste it. The whisky, now : The nose is complex, vivid & refined, and the typical barley cereal beakfast notes are still there. A hint of vanilla, coconut & vanilla on a slightly peat smoke background, and there you go, yes, we are at SPRINGBANK’s house, no doubt ! On the palate, it almost the same as on the nose, with malted barley on the forefront, a discrete vanilla note (enhanced by some almond powder), honey, sweet spices (grey pepper, French « Piment d’Espelette »), but also some icing sugar (a topping on French « Mille-feuilles » cake). This is subtle, but delicious, and underlined by a discrete peat smoke on the background. Water brings a bit more barley, in a barley sugar form, and shows a nice ensemble of flavors. All in all a beautiful SPRINGBANK, but not sherry driven & old fashioned as the previous 90’s bottlings, but it is a very good one, and (good news) ment to be part of the core range, with (as for the « Green » expression) probably a different age statement every year or so. Rating (with reservations) : 92,5/100

-SPRINGBANK officiel 17 ans (04/1997-01/2015) « SHERRY WOOD », Fresh & Refill Sherry butts, 9120 bouteilles, 52,3 % (Campbeltown, ECOSSE/G.B.): (dégusté en blind, la 3 ème fois).
Couleur : Vieil or, à reflets dorés. Nez : Superbe, subtil, très typé SPRINGBANK. Fruité complexe (fruits mûrs divers, prune, mirabelle, mais aussi des fruits rouges, des agrumes, dont de l’orange mûre fraîche et en gelée-limite marmelade). Des fleurs aussi, certainement, mais le beau fondu des aromes empêche d’être plus précis. Légère touche de fumée de tourbe à l’arrière-plan. Bouche : Gourmande et épicée, reprenant les notes très fruitées du nez et faisant preuve d’une belle structure. Quelques fleurs capiteuses fondues avec les notes fruitées. Note herbacée modérée. Les épices se calment peu à peu. Belles notes fumées. Tenue à la dilution : Exalte le style ancien et artisanal des versions brut de fût. Splendide. La prune, la mirabelle, plus une note de quetsche reviennent souligner la complexité & la singularité du fruité. Conclusion : Un très bon SPRINGBANK, bien fait, recommandé. Indication de Prix : Autour de 120 € à sa sortie. Note confirmée: 94/100
ENGLISH SUMMARY : A superb, typical SPRINGBANK…on the modern sherry side. It shows beautiful fruity notes of some complexity (diverse ripe fruit, plum, mirabelle plum, red fruit, citrus fruit including ripe orange & orange jelly –almost marmelade like). Probably some flowers too, but it is too melted to really distinct them (on the palate they seem to be heady flowers). A hint of peat smoke on the background shows up. The palate is gourmet & spicy, it takes time (and a bit of water to tame it), but it is remarkably structured. Slight herbal note coming through now, plus more complex smoky notes along with malted barley & fruity notes. French fruit spirit come through as well with water, with no less than 3 different ones from the Alsace area (East of France) : Plum, mirabelle plum & plum liqueur. Those notes underline the inner complexity of the sherry casks involved in the bottling, but also the great quality of the distillate. A beautiful SPRINGBANK, recommended ! Rating (confirmed) : 94/100

-TALISKER officiel “SKYE” (Bottled 2016), n.a.s. (sans compte d’âge), 45,8 % (Isle of Skye, ECOSSE/ G.B.):
Couleur: Vieil or, à reflets dorés, voire ambrés (un peu pâles, trahissant et la « wood technology » et l’ajout de caramel E150a). Nez: A l’ouverture un peu fermé, un peu trop boisé et épicé, me laissant craindre le pire (cf ce qui précède), puis, en lui laissant un peu de temps d’aération, et encore plus au bout de plusieurs dégustations, s’avère complexe, fin, à la fois marin, fumé, floral, fruité, boisé, épicé, avec cette belle note typée TALISKER de fleurs, de coquillages et d’embruns sur un lit fumé. Haha ! Bouche: Là encore, après un peu d’aération et plusieurs dégustations, l’on retrouve tout ce que l’on aime chez TALISKER, certes avec une évidente influence du brûlage plus important des fûts (« wood technology inside »), avec un côté plus sec, épicé et boisé, mais les marqueurs TALISKER sont tout de même là, et s’expriment pas mal au fur et à mesure. Bien maltée (plus que le 10 ans), un rien sucrée au départ (carambar), elle est presque un peu salée à l’arrivée (caramel au beurre salé). Traces de sherry. Florale (avec beaucoup de charme), fruitée (agrumes, voire quelques fruits rouges discrets), davantage fumée que tourbée, avec de belles notes marines, la bouche est assez séduisante malgré son évidente modernité. Ouf ! Finale davantage poivrée que pimentée (TALISKER a pas mal changé au fil des années sur le plan des épices aussi), sèche et boisée. Tenue à la dilution: Pas très bonne au début (accentuant son caractère « artificiel » et plat, notamment à cause du caramel ajouté), elle s’est avérée meilleure par la suite (avec plus de présence florale, marine et fruitée), mais il ne faut pas trop le diluer. Conclusion: Très décrié à sa sortie, comme remplaçant le 10 ans d’âge (alors que celui-ci existe toujours, mais en production limitée et donc moins disponible qu’avant), c’est vraiment la version que j’avais envie de détester a priori, encore plus que le finalement assez honorable « STORM », et pourtant force est de constater qu’il n’en est rien. En effet, une fois celui-ci « ouvert » (air, eau), ni la « wood technology », ni l’ajout de caramel (astuce pour satisfaire le client lambda non éduqué au whisky de qualité qui veut son whisky ambré et aseptisé en goût sinon rien) n’ont réussi à réellement « domestiquer la bête » et c’est tant mieux. Une version clairement sous-estimée à mon avis donc par nombre de critiques. Prix indicatif: Autour de 30 €, en G. & M.S. Note confirmée: 90/100
ENGLISH SUMMARY : Foreword : This one is not really replacing the previous 10 y.o. in the core range (10 y.o. which is unofficially not dropped from it, but from now on produced in much more limited amounts) but, in concrete terms, tend to be the core range entry level bottling, along (or instead of ?) the « STORM » expression for a while. Note that both are N.A.S. (no age statement bottling). The whisky, now : Typically the kind of whisky I wanted to hate right from the start, because it is a n.a.s. bottling, probably full of wood technology, of caramel added, giving an artificially darker color than some sherry casks bottlings of it, etc….Yes it’s true, it has all that, it’s probably a bit younger than 10 y.o. (but not so much less I guess), has a bit too much « wood technology » influence (too much toasted oak & artificially spicy notes), yes it’s sweetened by E150a (caramel added-yes, the average customer wants his whisky of « amber » color = subliminal message : decently aged), that flattens a bit the palate, BUT…it seems they didn’t manage to tame completely the TALISKER style & strength and I’m happy with that. Give it a bit time (air), a bit of water (not too much), and you’ll find again your favorite typical TALISKER notes. The wild temper (from pepper to chilli, peat smoke, strong wood), the soft feminine side (ocean-spray, brine, lavender or star anise-or both), and this « je-ne-sais-quoi » that makes it so special. An underestimated expression in my opinion. Rating (confirmed) : 90/100

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