Dîner ABERLOUR 06/02/2020, Le Loft du Pianiste, Paris organisé par Pernod-Ricard :
Sujet publié le (first published): 13/03/20 /Mise à jour du (update) : 13/03/2020
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Le 06 Février dernier j’étais invité à une soirée ABERLOUR organisée par le propriétaire de la célèbre distillerie écossaise de la région du Speyside, la société Pernod-Ricard, au « Loft du Pianiste » (100, Rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris). Un dîner organisé pour la presse & les professionnels (dont le distributeur Nicolas, les bartenders du Golden Promise & du Sherry Butt), présentée également comme une soirée pour les amis d’ABERLOUR. Pour l’occasion, la chef Amandine Chaignot (qui dirige le restaurant/bar Pouliche, à Paris, coordonnées :https://www.poulicheparis.com/), après avoir travaillé sous la direction de chefs aussi prestigieux que Jean-François Piège, Eric Frechon ou encore Yannick Alléno) a concocté un menu avec des associations culinaires pour chaque whisky, tandis que la nouvelle ambassadrice de la distillerie, une écossaise, Lucy Miller (je précise sans lien de parenté avec la fameuse ambassadrice Ann Miller!), parfaitement bilingue, était là pour accompagner la dégustation et récolter nos premières impressions (nous étions environ une vingtaine). Je tiens à redire ici un grand merci à Stéphanie Huet, de Pernod-Ricard, pour cette invitation, ainsi que pour le sample offert (de l’« A’Bunadh Batch 56) à l’issue de la soirée. De mon point de vue, ce reportage n’est pas une promotion, étant donné que j’y émets malgré tout des critiques à diverses reprises, et même concernant un ou des whiskies de la même distillerie hors contexte de cette dégustation (voir bonus).

Le dîner était sur le thème de la nature, et le décor choisi en conséquence. Au premier plan, l'embouteillage exclusif dégusté ce soir là (voir plus loin).
ENGLISH Summary :
On February, 6, this year, I was invited by Pernod-Ricard, the French owner of ABERLOUR Scottish single malt distillery from the Speyside area, at a dinner which took place in the « Loft du Pianist », a place rented for the occasion in the 11th district (East) of Paris. This evening was organized for press & professional (big French distributors such as Nicolas or French bartenders such as the Golden Promise, the La Maison du Whisky bar), but we were also told that it was for friends of the distillery (we were around 20 people). For this special event, a famous French chef, Amandine Chaignot, who worked with starred chefs such as Jean-François Piège, Eric Frechon ou encore Yannick Alléno), made us a menu pairing a whisky from the ABERLOUR distilleries with each course. She has recently opened her restaurant in Paris called Pouliche (link here : https://www.poulicheparis.com/). New French Brand Ambassador Lucy Miller (one could think she could be related to famous Chivas brand ambassador Ann Miller, but she isn't) who speaks French fluently too did present us the whiskies tasted that night & was interested to hear our feedback about them. I have to express a big thank you to Stephanie Huet (from Pernod-Ricard PR staff) for this invitation & for the little souvenir of this evening offered to us at the end (a generous sample of the « A’Bunadh » batch 56). This report doesn’t classify for me as a promotion, as I did express several reservations in this report, and in tasting notes of whiskies associated with this distillery.

La chef Amandine CHAIGNOT (que vous pouvez retrouver au restaurant Pouliche) nous servant elle-même le dessert.
Voici un résumé de la soirée ainsi que des notes de dégustations en français, puis avec un résumé en anglais, des whiskies dégustés ce soir là, ainsi que d’autres whiskies de la distillerie ABERLOUR, des bouteilles anciennes, échantillons ou bouteilles acquises plus récemment (soit 8 notes de dégustation).
ENGLISH Summary : Here below you will find a summary of this evening as well as my tasting notes about the whiskies tasted or from other batches for the same references plus some others, purchases bottles from my own collection (so 8 tasting notes).

Lucy MILLER, la nouvelle ambassadrice (une écossaise) pour la France pour les single malts du groupe Pernod-Ricard.
APERITIF :
Bouchées de Foie-gras au coing, Scotch quail eggs, sablé aux graines,
Foie-gras bite with quince, Scotch quail eggs, shortbread with varied cereals
associé au whisky (paired with)
ABERLOUR 12 ans, « Non chill-filtered » (non filtré à froid), 48 %

Bref commentaire sur l’accord culinaire (brief comment on the pairing):
L’accord a bien fonctionné avec ce subtil ABERLOUR, finement épicé & vanillé, répondant au gras du foie-gras et son fruité, de même que pour les autres accords, la panure de l’oeuf (mon premier Scotch egg, d’ailleurs, même si dans ce cas précis il s’agissait d’un œuf de caille et non de poule !).
ENGLISH Summary : The pairing did work perfectly with these 3 pre-starters, the subtly spiced & vanilla flavors from the ABERLOUR were nicely fitting with the fat of the « foie-gras », and the Scotch egg (my first one, by the way) did work well too. Approved.
-ABERLOUR officiel 12 ans « NON CHILL FILTERED » (non filtré à froid), Edition 2011, 48 % :
*A noter : La version chroniquée ci-dessous correspond à ma bouteille (première édition de cette version, lancée en 2011), mais les notes sont relativement similaires à la version 2019 ou 2020 dégustée durant la soirée.
Couleur : Vieil or, à reflets or clair. Nez : Complexe et fin, un peu plus expressif après une certaine aération. Note modérée de solvant, de fruits compotés (pommes, poires), de miel et d’épices douces (poivre gris, gingembre). Belle note de chocolat au lait au second plan. Bouche : Belles notes boisées (vanille et épices douces en tête), évoluant vers des notes plus herbacées que maltées, mais aussi miellées, exprimant ensuite une belle note de chocolat au lait. De beaux esters s’affirment un peu en finale, avec de complexes notes de fruits confits. Les épices et la vanille ne sont jamais loin. Trace d’angélique (un plus) en arrière-plan. La filtration douce a bien joué son rôle, donnant une certaine texture grasse au whisky. Avec le temps, le profil devient moins herbacé et épicé, et fait preuve d’une belle et complexe douceur, les saveurs ayant bien fusionné entre elles. Tenue à la dilution : Bonne, mais ne pas trop diluer, car cela raviverait un peu trop les épices & les herbes sèches. Conclusion : Un intéressant ABERLOUR, se rapprochant un peu du profil de l’ancien 15 ans d’âge « Single-Barrel » (American oak ex-Bourbon, pas le Sherry, plus récent) de chez The BALVENIE. Indication de Prix : Autour de 46 €, MdW, Le Comptoir Irlandais, certains cavistes / Note confirmée : 91/100
ENGLISH Summary :
Note: The reviewed bottling below is the first edition (among first batches) of this expression released in 2011, but, of what I remember, these notes are very similar to the 2019 or 2020 version of it tasting during this evening.
Color : Gold, with clear gold reflections. Nose : Complex & refined, a bit more expressive after some airing. Slight solventy note, then stewed fruit (apples, pears), some honey & sweet spices (grey pepper, ginger), with beautiful milk chocolate on the second ground. Palate : Nice oaky notes (vanilla, sweet spices ahead), expressing more herbal than malty notes, but also honeyed, evolving to a beautiful milk chocolate note. Some beautiful esters are coming through for the finish, with some complex candied fruit notes. The sweet spices & the vanilla are not far behind. A trace of angelica (a plus) on the background. The sweet filtration worked well here, preserving a certain oily texture in the whisky. With time, the aromatic profile of this malt becomes less herbal & spicy, and shows a great & complex sweetness, the flavors getting now remarkably well melted together. With water : Great, but only a few drops, please, in order not to revive too much dry herbs & spices. Conclusion : An interesting ABERLOUR, coming close in terms of its profile to the old The BALVENIE 15 yo « Single-Barrel » (the American oak ex-Bourbon one, not the more recent Sherry one). Indication of price : Around 46 € in France (retailers only, not supermarkets). Confirmed rating : 91/100

Première ENTREE (first Starter):
Céleri rave rôti puis laqué façon Teriyaki
Roasted celeriac lacquered Teriyaki style
associé au whisky (paired with)
ABERLOUR 18 ans, « Double Cask Matured », 43 %

Bref commentaire sur l’accord culinaire (brief comment on the pairing):
L’une de mes deux associations culinaires préférées de la soirée...le caractère bien malté, épicé et profondément boisé de l’ABERLOUR 18 ans a parfaitement répondu aux notes douces & sucrées, mais aussi végétales, du céleri.
ENGLISH Summary : One of my favorite food pairings of this evening I have to say...The nicely malted, spicy & deeply oaky notes of the ABERLOUR 18 yo perfectly matched with the sweet & sugary, but also green notes of the celeriac.
-ABERLOUR officiel 18 ans « DOUBLE CASK MATURED », Edition 2015, 70 cl, 43 % :
*A noter : La version chroniquée ci-dessous provient de ma bouteille (sortie en 2015) à l’époque sans mention « ‘Double Cask Matured », et en version 70 cl (de nos jours, faute de stock, les bouteilles sont désormais de 50 cl seulement), donc je ne peux garantir que la recette soit la même que celle de la bouteille dégustée lors du dîner, mais ces deux versions m'ont parues proches.
Couleur : Vieil or. Nez : Beaucoup de bois (profil austère, sec), un peu moins avec un certain temps d’aération, et au fur et à mesure de la consommation (pour moi il faut attendre 10 cl de moins pour qu’il s’ouvre). Des épices également (la muscade domine, puis vient un peu de gingembre). Quelques notes fruitées au second plan (fruits secs, dont des raisins et des noix, ce qui suggère immédiatement une composante de fûts de Sherry), des pommes cuites (beaucoup) et du chocolat noir.
Bouche : Le boisé est puissant, le whisky sec, avec des tannins un peu trop fermes (il faut attendre que la bouteille s’oxygène quelque peu pour ouvrir un peu ce profil dur), les fruits cuits (pommes, poires) présents mais un peu trop en retrait à mon goût, et les épices dominantes (muscade, gingembre, cannelle, piment doux). Mais heureusement un peu de chocolat noir & une belle note d’orge maltée viennent adoucir un peu ce profil austère. Avec le temps, le profil austère « se détend » et les qualités de ce single malt se révèlent presque spectaculairement, le fruité se réveille, les épices s’adoucissent, les fruits secs, le chocolat noir se mêlent (belle note de cake aux noix, aux cerises confites et au chocolat noir) et le Xérès devient le centre de la fête...La complexité est encore plus grande, avec de belles notes de miel toutes fleurs, une pointe de laurier et de cerises à l’eau-de-vie. Superbe !
Tenue à la dilution : Excellente, si très peu d’eau est ajouté, et de préférence une fois le whisky plus aéré par de nombreuses dégustations précédentes. Sa singularité (pommes cuites, noix, laurier, cerises, fin boisé, chocolat noir, malt, miel, épices douces) s’y exprime à plein. Conclusion : Un très bel ABERLOUR, mais qui demande du temps (davantage que la plupart des autres versions) pour démontrer toutes ses qualités, d’ou sa double notation chiffrée...
Indication de Prix : Autour de 70 €, les 70 cl à sa sortie (GMS, cavistes), désormais autour du même prix, mais en 50 cl ! (et cavistes seulement semble t’il)/ Note confirmée 87/100 (pour le premier tiers) puis 90/100 (ensuite)

ENGLISH Summary:
Note : The review below comes from my bottle (released in 2015, 70 cl bottle), without the nowadays mention « Double Cask Matured » (bottled recently only in 50 cl, certainly due to old casks shortage), so I’m not sure it is exactly the same recipe as the nowadays one, but it appeared to me they were similar.
Tasting note : Color : Old gold. Nose : A lot of oak, probably dry on the palate, a bit less with some airing, though, an austere profile that gets more affordable after the bottle loses around 10 cl, it then opens up. Some spices for sure (the numeg dominates, then comes some ginger). Some fruity notes manage to express themselves on the background (dried fruit, some walnuts, which suggests some sherry casks involved), a lot of stewed apples, and some dark chocolate.
On the palate, the oak, powerful, dry, struggles to let anything else come through, the tannins are too tight, but this is lowered once the bottle gets emptied of around 10 cl at least...Then stewed apples & pears are coming through (still too shy to my taste), but the spices are still stealing the show (nutmeg, cinnamon, ginger, sweet chilli pepper). Fortunately, some dark chocolate and a beautiful malted barley note are sweetening this rather austère profile. It just needs time. Then this single malt’s qualities are then coming through quite dramatically, spices are sweetened too, varied dried fruit are coming through, while notes of dark chocolate, of a nutty cake & candied cherries wrapped in dark chocolate are rising to help the Sherry become the center of it all...The complexity is even bigger now, with beautiful « all flowers » honey notes, a hint of laurel & again these cherries but this time more « Kirsh sherries ». Superb !
With water : If you add only a few drops of water, and if this one has been aired enough (I mean long time after the neckpour), its singularity & character is better served (stewed apples, laurel, cherries, refined oak, dark chocolate, malted barley, sweet spices). Conclusion : A very good ABERLOUR which requires a lot of time to be fully enjoyed, (more than most of other expressions from the brand), and that is why I give here 2 ratings...
Price tag : Around 70 € (for the 70 cl version) when it came out (in supermarket & retailers shelves), now around the same price, but bottled in 50 cl bottles only & sold only (it seems) in retailing market.
Confirmed rating : 87/100 (for the first 1/3 of the bottle, say around 20 cl), then 90/100 for the rest.
Deuxième ENTREE:
Saint Jacques dorées, poireaux au lard, beurre de verjus
Brown scallop, Leeks with smoked bacon, verjuice butter
associé au whisky (paired with)
ABERLOUR 21 ans, Single Cask « 2nd Fill American Oak Barrel », 48,1 %

Désolé pas de photo du plat, tellement nous étions pressés de le déguster, mais une image montrant à gauche un ABERLOUR élevé en partie en fûts de Sherry (le 18 ans)
et l'autre entièrement en fûts de Bourbon (le 21 ans, voir notes de dégustation ci-dessous)
Bref commentaire sur l’accord culinaire (brief comment on the pairing):
Une révélation, le fait d’associer un whisky élevé en fûts de chêne américain non tourbé avec un fruit de mer (certes modéré en notes très marines). Ici, la vanille, les épices douces et quelques agrumes flattent les Saint Jacques, et s’harmonisent parfaitement avec les poireaux et la manière dont ils sont travaillés et assaisonnés, bien joué Amandine !
ENGLISH Summary : A revelation I have to say, that a Bourbon matured but unsmoked whisky could be paired with seafood & work so well. Here the vanilla, the sweet spices & some citrus fruit notes did compliment well the scallops, and harmonized perfectly with the leeks & the way they were seasoned & cooked. Well done, Amandine !
-ABERLOUR officiel 21 ans SINGLE-CASK « 2ND FILL AMERICAN OAK BARREL », CASK number 17769, Limited edition, distilled 10/1998, bottled in 2020 (84 bottles only), non chill filtered, 48,1 % :
*A noter : Cette version très limitée nous a été présentée lors du dîner en avant-première de sa commercialisation officielle, en tant que réservée aux fans de la distillerie, et dans un premier temps, en offre exclusive pour nous.
Couleur : Or clair, limite jaune paille, signe d’une maturation de toute évidence uniquement en fûts ayant contenu du Bourbon de plusieurs remplissages, et...à mon avis sans aucune coloration artificielle, contrairement à la plupart des références de la gamme.
Nez : Je n’aurais jamais reconnu la distillerie en dégustation à l’aveugle avec ce type d’élevage, mais je dois avouer que c’est très plaisant : Belles notes de fruits frais jaunes (coing, cédrat), mais aussi des pommes golden fraîches, quelques fleurs, quelques épices douces (soupçon de gingembre), des herbes fraîches, du miel d’acacia, de la vanille, et voilà, le charme opère !
Bouche : Etonnamment douce malgré le titrage généreux. Il y a là aussi de la rondeur, de belles notes florales, fruitées (reprenant celles du nez), des notes délicatement épicées, vanillées, miellées, quelques épices douces, et très peu de chêne, franchement. Joli.
Tenue à la dilution : Excellente, elle rend l’ensemble crémeux et plus séducteur encore, sur un mode plutôt floral, fruité et vanillé. Conclusion : Un joli & atypique ABERLOUR, bien agréable, mais son prix est bien au dessus de l’estimation que je pourrais en faire, et par ailleurs pemettez-moi de douter que le fût n’ai donné que 84 bouteilles et un titrage aussi bas, Il s’agit probablement d’un « split-cask » avec un négociant ou broker, ou bien d’un embouteillage test avant de laisser l’autre partie du contenu du fût vieillir encore davantage ou être marié avec un autre fût, mais ce ne sont que mes conjectures, pas une « information », donc sous réserves.
Indication de Prix : 375 €, sur place, en primeur pour les participants au dîner, puis peut être ensuite chez les cavistes (?)
Note estimée (sous réserves, donc) à 90/100

L'ABERLOUR 21 ans, un Single Cask entièrement élevé en fûts ayant contenu du Bourbon de second remplissage, une version inédite.
ENGLISH Summary :
Note : This very limited edition was presented to us during this dinner, prior to its possible public release, as an exclusive offer for the friends of ABERLOUR.
Tasting Note : Color : Very clear gold, the sign of an obvious maturation only in refill ex-Bourbon casks, and, in my opinion, without any caramel colouring, contrarily to most of the range bottlings. It is declared as non chill filtered.
Nose : I would never guess ths could be an ABERLOUR if I was to try this blind, honestly, with this kind of maturation, but I have to admit this one was very pleasant. Beautiful notes of fresh yellow fruit (quince, citron), but also some fresh golden apples, some flowers, sweet spices (hint of ginger), some fresh herbs, acacia honey, some vanilla, and there you go, the charm operates !
Palate : Amazing sweet despite its generous abv (48%). There is rounded flavours here, beautiful floral notes, fruity (same as on the nose), delicate spicy notes, honey & vanilla, and very few oak, honestly. Pretty ! With water : Excellent, it makes the ensemble creamy & even more seductive, on a flowers, fruit & vanilla.
Conclusion : A lovely & unusual ABERLOUR, very pleasant, but its announced price (375 €) is way over the estimation I could make of it, and, besides, let me doubt here that this single cask gave only 84 bottles & such a low abv at the same time. It is most probably in my opinion a « split cask » with an indie bottler or a broker, or, it could be a « test-bottling » prior to let the rest of the cask content age a bit more, but this sentence is more a guess than an information, mind you, so to be taken with a pinch of salt. Price tag : 375 €, during this evening, as an exclusive offer, then maybe sold elsewhere (retailers?).
Estimated rating (under reservations) : 90/100

Les détails (dont le numéro de fût et le nombre de bouteilles, faible) de cet ABERLOUR 21 ans dégusté ce soir là en avant-première !
PLAT Principal (Main Course) :
Filet de Canard au genièvre, panais rôtis et jus corsé
Duck fillet with juniper, roasted parsnips & well-seasoned juice
associé au whisky (paired with)
ABERLOUR « Casg Annamh », 48 %

Le plat principal concoté par Amandine CHAIGNOT, un filet de canard, et son whisky associé, le "Casg Annmah", batch 0003.
Bref commentaire sur l’accord culinaire (brief comment on the pairing):
Un accord qui m’a modérément convaincu, car le canard, excellent, de qualité, bien aromatique, s’est imposé pour moi aromatiquement sur le whisky, malgré les beaux esters & les épices de celui-ci (ainsi que ses 48%), au point que je me suis demandé si un A’Bunadh (le whisky suivant dans le menu) n’était pas plus approprié.
ENGLISH Summary : I was a bit less convinced by this pairing I have to say, because for me, the duck, excellent, a good-quality one, with some aromatic strength, did overpower the whisky’s notes (aromatically wise), despite its beautiful esters & spices (& its 48 % abv), to such an extent that I wondered if the « A’Bunadh » (the next whisky paired…) was not a more appropriate choice for this meal.
-ABERLOUR officiel n.a.s. « CASG ANNAMH », bottled 10/06/19 (édition pour les cavistes), SMALL BATCH (Batch 0003), Triple matured (ex-Bourbon American Oak casks & Hogsheads, Oloroso Sherry butts), 48 % :
*A noter : Cette version, dont le nom signifie « fût rare » en gaélique (« rare cask » en anglais), a été lancée en 2017 afin de créer (à mon avis) une référence intermédiaire entre les versions très réduites de la gamme régulière et l’A’Bunadh, très demandé, et au titrage bien plus élevé. Une version réservée aux cavistes. A Noter, pour cette version, au-delà du bref commentaire concernant le lot dégusté lors de cette soirée, les notes ci-dessous se réfèrent à une bouteille achetée par mes soins et datant de 2019, mais il s’agit du même lot que celui dégusté lors de la soirée.
Couleur : Vieil or, à reflets ambrés. Nez : Complexe, marqué par les esters (beaucoup de rondeur perceptible, avec des notes de bonbons acidulés, de bonbons anglais à la réglisse, des notes exotiques aussi (ananas, surtout), de la poire en sorbet, mais aussi bien sûr des notes caractéristiques d’ABERLOUR, de pommes & poires cuites, compotées, avec ici une tendance à une légère aigreur presque saumurée. De la vanille, des épices douces (cannelle, gingembre) complètent le tableau.
Bouche : Même profil qu’au nez, avec une certaine charpente : Les esters sont très présents (ce qui est un peu inhabituel pour la distillerie et suggère une certaine jeunesse, mais aussi certainement une bonne part de fûts d’ex-Bourbon de premier remplissage, même si l’assemblage comporte également des fûts de Sherry). Donc pas mal de notes rondes de bonbons acidulés, des bonbons anglais à la réglisse, de l’ananas, de la poire en sorbet, et toutes sortes de pommes, la marque de fabrique du style ABERLOUR (pommes fraîches de type golden, verte, rouge, à cidre, mais aussi golden compotées, avec ajout de poires mûres), là aussi un côté aigre un rien saumuré (comme chez les jeunes TOMATIN), inhabituel mais qui, fort heureusement, ne déséquilibre pas vraiment l’ensemble. Le palais évolue vers des notes de caramel (presque un peu salé), du malt, du miel, de la vanille, des épices douces (cannelle, gingembre) des fruits secs (raisins, dattes), ainsi que de discrètes notes de chocolat noir & au lait. L’ensemble est plutôt agréable, bien construit, et relativement jeune (à mon avis une dominante de fûts de 6-8 ans d’âge, avec quelques fûts plus âgés).
Tenue à la dilution : Excellente, elle assouplit l’ensemble et le rapproche curieusement d’un Bourbon whiskey léger.
Conclusion : Une jolie référence récente d’ABERLOUR (version lancée en France en 2017), plus facile d’accès que l’« A’Bunadh », mais tout de même assez différente, moins ambitieuse, plus « moderne », mais plutôt agréable. J’ai particulièrement apprécié le batch 0003.
Indication de Prix : Autour de 50 €, cavistes/Note confirmée : 88/100

ENGLISH Summary :
Note : The name of this 2017 launched ABERLOUR (for retailers mainly, at least in France) means in gaelic « rare cask ». I bought the same batch of the one tasted at the dinner (the « 0003 ») because I liked it, and so I could do a more detailed review of it, the one you have below :
Tasting notes : Color : Gold, with amber hues.
Nose : Complex, driven by esters (a lot of roundness here one can feel already), with notes of English liquorice all sorts sweets, but also acidulous sweets, exotic notes (mainly pineapple), pear in sherbet, but also some typical ABERLOUR house style notes of stewed apples & pears, but with here a slight sourness which is almost briny. Vanilla, some sweet spices also come through this nose.
On the palate, it is the same as on the nose, but with some more structure : The esters are very present, which is a bit unusual for this distillery’s bottlings, and it suggests some youth, and probably a significant amount of first fill ex-Bourbon casks involved, even if the blending comprise some Sherry casks as well. So this means quite some rounded acidulous sweets notes, some liquorice all sorts sweets as well, some pineapple, and all kinds of apples that are typical of ABERLOUR (fresh golden type apples, green & red apples, but also some cider apples-acidic-and some stewed ones, with some ripe pears added to the mix as well. You still get some sour, acidic, almost briny notes (like in some TOMATIN young expressions). Unusual notes, but, fortunately, do not really disturb its balance. The palate evolves towards almost salted caramel, some honey, vanilla, sweet spices (cinnamon, ginger), some dried fruit (sultanas, dates), and also some discrete dark & milk chocolate notes. The ensemble is relatively well built, rather young (in my opinion probably a majority of 6-8 years old casks, with some older).
With water : Excellent, the water makes it more rounded & makes it at times taste like a light Bourbon whiskey.
Conclusion : At first I thought that this expression was created as a « light A’Bunadh » (in order to lighten the high demand for it & open the offer of a higher abv than usual expression to more people), but it isn’t, because of it now obvious for me different profile. All in all a pretty ABERLOUR expression, launched in France in 2017, mostly for retailers market (opposed to supermarkets), a modern style ABERLOUR, but rather pleasant. I did enjoy that batch No 0003 in particular.
Price indication : Around 50 € in France. Confirmed rating : 88/100
DESSERT:
Galette de noisettes à l’huile d’olive & gâteau zébré au caramel, et noisettes,
servi avec un crémeux de mascarpone et du sirop d’érable
Hazelnut pancake with olive oil & zebra stripped caramel & hazelnut cake,
served with a creamy mascarpone with maple syrup
associé au whisky (paired with)
ABERLOUR « A’ Bunadh », Batch 56

Bref commentaire sur l’accord culinaire (brief comment on the pairing):
Un dessert sympathique, mais qui ne m’a pas emballé (un peu trop rustique ou simplement frugal peut être?), et pour moi la sucrosité de l’érable et le crémeux du mascarpone ont quelque peu « émoussé » le mordant jeune & très sherry moderne du batch 56 de l’ « A’Bunadh » dégusté ce soir là. Ce sont d’ailleurs à mon avis ces éléments crémeux, sucrés et crémeux qui ont hélas massacré le dernier whisky proposé à la dégustation (l’Aberlour « 1964 » à faible titrage, proposé par l’un des invités mais sans concertation avec la chef), dommage…
ENGLISH Summary : A decent dessert, but honestly I wasn’t much excited by it (maybe because it was a bit too « rustic » or minimal for me) and for me the sugary character of the maple syrup & the creamy dessert cheese did somewhat alter the young & modern sherry Aberlour tasted that evening. This is also probably why the last whisky of the evening (though it wasn’t planned with the chief to have it, it was a gift tasting by one of the guests), an Aberlour « 1964 », with a low abv, came across very flat, murdered by what was before. Too bad...
-ABERLOUR officiel n.a.s. « A’BUNADH », Batch 56, Bottled 30/05/2016, Oloroso Sherry Butts, 61,2 % :
*A noter : Cette version un peu ancienne (le dernier en date dont j’ai entendu parler est le Batch 64 qui date de 2019) nous a été servie lors du repas, mais aussi en cadeau sous forme d’échantillon d’environ 10 cl, ce qui me permet ici de vous livrer mes notes de dégustation, issues de plusieurs dégustations hors contexte de dîner. Merci à Pernod-Ricard (via Stéphanie Huet) encore pour cela. Les fûts de Sherry (exclusivement de type Oloroso) qui entrent dans la composition de cet assemblage sont d’age variable, de nos jours plutôt âgés entre 5 & 15 ans (mais dans le passé, le compte d’âge pouvait aller jusqu’à 25 ans). C’est une déclaration sous réserve.
Couleur : Ambrée, à reflets acajou.
Nez : Puissant, avec à la fois des côtés séduisants (Sherry très expressif, oxydatif, avec de belles notes fruitées de fruits mûrs & secs, de cerises à l’eau-de-vie, de mûres, de pruneaux, de dattes & de raisins secs, du chocolat noir à l’orange également, avec une suggestion de vanille, mais aussi des olives Kalamata), un rien floral (fleurs capiteuses). Mais ila aussi des côtés plus bruts et difficiles (Sherry relativement jeune de moyenne, bien plus que dans l’un de mes lots préférés, le No 46, hélas), un rien de soufre, un côté très épicé que l’on sent au nez.
Bouche (non diluée) : Puissante et chaude, assez épicée (piment mi-doux, mi-fort, parfois du piment d’Espelette, parfois plus fort, type langue d’oiseau, il y a aussi des notes de gingembre, muscade, cannelle, girofle). Très boisée (avec des notes de bois neuf, un rien poussiéreux), elle est dans l’ensemble malgré tout relativement maîtrisée et suffisamment complexe pour susciter une attention prolongée (même s’il est souvent à la limite du déséquilibre), et dans le fil de nombreux batches du style « moderne » des brut de fût Sherry d’aujourd’hui (pas que chez ABERLOUR, d’ailleurs, mais pas exemple des similarités avec le récent « Sherry Cask/Bodega » d’ARRAN). Ceci étant dit, cet ABERLOUR présente heureusement un profil assez complexe qui reprend les notes fruitées, florales, boisées, épicées du nez, mais avec en plus avec un côté pâtissier (toujours intéressant chez ABERLOUR) du côté du chocolat aromatisé (orange, vanille), bien malté (Ovolmaltine), un côté un peu oriental (dates et raisins de Smyrne sont très présents), et qui peut se boire sans eau, mais bénéficie d’une légère dilution à mon avis.
Tenue à la dilution : Excellente, avec juste quelques gouttes d’eau, elle rend l’ensemble plus facile d’accès, avec moins de notes jeunes (moins de bois fraîchement scié & de poussière), et moins d’agressivité de la part des notes épicées. Je la recommande.
Conclusion : Un ABERLOUR de qualité, et un bon « A’Bunadh », dans la veine moderne (un rien « wood technologique »), mais malgré tout plutôt bien fait, et intéressant concurrent des « Sherry Monster » en single-casks d’autres distilleries de la région du Speyside d’ou il provient également. Je préfère les lots (« batches ») d’avant le numéro 50, personnellement (le N° 46 est pour moi l’un des tous meilleurs, noté 94/100), mais celui-ci remplit son office la tête haute.
Indication de Prix : Autour de 70 €, chez les cavistes français, plus cher au Royaume-Uni, ou il est en quelque sorte rationné (plus de 90 €) Note confirmée : 90/100

ENGLISH Summary :
Note : This is not a very recent batch that was served for our dinner (but one from 2016), as we are reaching batch 64 now for 2019, and it was also an around 10 cl gift sample, which helps me provide you my notes below, based on the several tastings, beyond the dinner. Thanks a lot to Pernod-Ricard (through Stéphanie Huet) for that. The Oloroso Sherry casks used for this expression are of varied ages, but were in the past said to be between 5 to 25 years old, but nowadays I was told it goes rather until 15 years old, but this is an under reservation statement.
Tasting note : Color : Amber, with mahogany reflections.
Nose : Poweful, with some seductive sides (an expressive Sherry, with some oxydization, with beautiful fruity notes : Dried fruit, ripe fruit, Kirsch cherries, blackberries, prunes, dates & sultanas, but also some chocolate orange, a suggestion of vanilla, but also Kalamata type olives), a bit floral too. But it also have some downsides : The Sherry is mostly young & raw, obviously younger than in one of my favorite batches, the No 46, with a hint of sulphur, a very spicy style that one can already feel on the nose.
Palate (undiluted) : Powerful & warming, rather hot & spicy (hard to translate & even define in French the level of spiciness, so I’d say maybe half chilli, at times stronger…), with notes of ginger, nutmeg, cinnamon, cloves. Very spicy, the blend is despite everything enough mastered & balanced to be interesting, even if it is on the edge, but I have to say it is in the same vein of many modern Sherry casks cask strength today, and not only about this distillery (It is a bit the same problem in the new ARRAN « Sherry Cask/Bodega »). That said, fortunately, this expression has a quite complex profile which is faithful to the nose with its fruity, floral, oaky & spicy notes, but has also a pastry side which is always interesting in ABERLOUR, providing some flavoured chocolate notes (with orange, vanilla, Ovaltine), and an oriental side as well (dates & Greek sultanas are very present), and all this makes it drinkable without water, even if it benefits of a light dilution in my opinion.
With water : Excellent, with just a few drops of water, it makes the whole experience easier, with less young & feisty notes (less sawdust & less freshly cut oak notes) & less agressivity coming from the spices. I recommend it, but not more than a few drops.
Conclusion : A quality ABERLOUR bottling, in the modern style since a few years now, a bit « wood technological », but despite that rather well crafted, and an interesting rival for the « Sherry Monster » presented by other Speyside distilleries. If you ask me, though, I prefer many batches before the No 50, that were for me more balanced & traditional (the No 46 for me was one of the very best, rated 94/100 in my book), but this one is more than decent...
Price indication : Around 70 € in French market (retailers), but more expensive in the UK, for instance, where there is clearly a more limited allocation (around 90 €).
Confirmed rating : 90/100

As the light was a bit dark, you can see on that picture the venue, but also the beautiful menu & the A'Bunadh sample offered to us.
Autre ABERLOUR dégusté ce soir là (un cadeau de l’un des invités, Philippe Gosmand, collectionneur) :
(We tasted another ABERLOUR that night, a 25 yo old bottling from 1989, offered by Philippe, one of the guests)
-ABERLOUR officiel Millésimé « 1964 » (Bottled in 1989, 25 ans), 43 % :
Remarque : Dégusté en toute fin de repas, en tant que surprise, il ne m’a pas été possible d’en faire une analyse vraiment fiable, en raison du contexte non favorable, aussi il ne s’agit que d’une impression superficielle, j’en suis navré :
Brèves notes : Un ABERLOUR à l’ancienne, de bonne réputation, très fin, mais peu expressif ici (je n’ai pu y percevoir que quelques notes végétales et herbacées), et qui a souffert d’avoir succédé à la fois à un brut de fût très typé (l’A’Bunadh) et à un dessert crémeux et sucré (même si modérément), qui a affecté tout de même significativement le palais. Philippe a gentiment proposé ce whisky très subtil à la dégustation pour cette occasion, mais, comme l’organisateur ne le savait pas ou ne s’était pas concerté avec la chef pour le repas, ce whisky a été placé en dernier alors qu’à mon avis il aurait du être placé en premier...Un whisky à déguster seul (sans accompagnement culinaire, en tout cas pour sa première découverte), en prenant le temps. Pas de notes chiffrées (impossible).
ENGLISH Summary :
Brief tasting note : This whisky was kindly brought as a final surprise dram by one of the guests, a French collector called Philippe Gosmand, it was a 25 yo ABERLOUR distilled in 1964 & bottled in 1989, at 43 % abv. As it was not planned by the chef to include it into the menu (she didn’t knew it so she couldn’t choose the right moment to serve it), unfortunately, it didn’t come across at its best, so apologies if my notes are very brief & superficial. This old fashioned ABERLOUR, of good reputation, very sharp & with some OBE, was not very expressive in this context unfortunately (I only could notice some green & herbal notes), because it was served at the end of the dinner, after a dessert with some creamy & sugary notes. And even if these were staying moderate, these notes affected our ability to assess properly another whisky, also because the previous one was a high voltage cask strength whisky with a strong profile. For me this 1964 vintage should have even started the dinner, and be probably tasted alone (no pairing), and with some time to let it open up...No rating (impossible).

***
BONUS :
Autres WHISKIES dégustés récemment de la même distillerie (bouteilles personnelles):
(Other whiskies, my from bottles collection, recently tasted from the same distillery)
-ABERLOUR officiel n.a.s. « TRIPLE CASK », Bottled in 2019, (ex-Bourbon American Oak casks & Hogsheads, Oloroso Sherry Butts), 40 % :
*A noter : Cette version, lancée en 2017, est réservée au marché des GMS (grandes & moyennes surfaces). La recette (choix du type de fûts, proportion entre ces fûts dans l’assemblage) semble être identique ou du moins très proche de celle de la version dite « CASG ANNAMH », c’est en tout cas ce que l’étiquette décrit (mêmes types de fûts utilisés).
Couleur : Vieil or, à reflets ambrés.
Nez : Complexe, marqué par les esters (notes de bonbons acidulés, de bonbons anglais à la réglisse, notes exotiques (ananas), de la poire en sorbet, mais aussi bien sûr des notes caractéristiques d’ABERLOUR, de pommes & poires cuites, compotées, avec ici une tendance à une légère aigreur presque saumurée (mais plus modérée que dans le « CASG ANNAMH »). De la vanille, des épices douces (cannelle, gingembre) complètent le tableau.
Bouche : Même profil qu’au nez, avec une belle rondeur, limite un peu aqueuse (titrage faible, filtration à froid), mais bien agréable : Les esters sont assez présents (mêmes notes qu’au nez, autour des bonbons anglais, acidulés, ananas). C’est jeune, cela suggère aussi probablement une bonne part de fûts d’ex-Bourbon de premier remplissage, même si l’assemblage comporte également des fûts de Sherry. Notes de poire en sorbet, et toutes sortes de pommes (pommes fraîches de type golden, verte, rouge, à cidre, mais aussi golden compotées, accompagnées de poires mûres). Certaines de ces pommes ont un goût un côté aigre (saumure) mais restant modéré, puis survient des notes de caramel (presque un peu salé), du malt, du miel, de la vanille, des épices douces (cannelle, gingembre) des fruits secs (raisins de Corinthe, dattes), ainsi que de discrètes notes de chocolat noir & au lait. L’ensemble est assez agréable, équilibré, léger mais aromatique, jeune (à mon avis une dominante de fûts de 6-8 ans d’âge, avec quelques fûts plus âgés).
Tenue à la dilution : Excellente, elle assouplit l’ensemble et le rapproche curieusement d’un Bourbon léger.
Conclusion : Une jolie référence récente d’ABERLOUR (version lancée en France en 2017), accessible à tout le monde (style, prix).
Indication de Prix : Autour de 35 €, cavistes / Note confirmée = 87/100

ENGLISH Summary :
Note : This expression, released in 2017, is aimed for the supermarkets (from medium size to malls) and possibly (not sure) only for France. The « recipe » (or if you prefer, the cask blend choice) seems to be identical or very close to the one for the « CASG ANNAMH » one (same cask types quoted).
Tasting note : Color : Old gold, with amber reflections.
Nose : Complex, ester driven (notes of acidulous sweets, English liquorice all sorts sweets, exotic fruit notes, mainly pineapple, pear sherbet, but also those typical ABERLOUR trademark stewed apples & pears notes, with a slightly sour (almost briny) note (more moderated than in the « CASG ANNAMH », mind you). Some vanilla, some sweet spices (cinnamon, ginger) are completing the screen.
Palate : Same notes as on the nose, with a beautiful roundness, at the edge of being a bit watery (due to both low abv & chill filtration), but very pleasant I have to say. The esters are very present (same notes as on the nose, around these acidulous, liquorice sweets & pineapple notes). This is young, also showing probably a significant amount of first fill ex-Bourbon casks in the mix, even it obviously has some Sherry casks in it as well. Pear sherbet notes & all kind of apples are then quickly coming through (fresh golden style apples, green apples, red apples, some devoted only to make cider, but also some stewed golden apples & ripe pears). Some of these apples have a sour taste (briny), but this stays moderate, then other notes are coming through such as caramel (a bit salted), malt, honey, vanilla, some sweet spices (cinnamon, ginger), some dried fruit as well (sultanas, dates), and also some discrete milk & dark chocolate notes. The whole palate is rather pleasant, well balanced, light & aromartic, young (I will guess a majority of 6 to 8 years old casks, with some older casks added).
With water : Nice reaction to the water, it gives the whisky more suppleness & makes it strangely closer to the profile of a light Bourbon whisky.
Conclusion : A pretty recent nice ABERLOUR expression that is really for everyone (style, price). Price indication : Around 35 € (retailing market) Confirmed rating : 87/100
-ABERLOUR officiel 16 ans « DOUBLE CASK MATURED », Bottled in 2013 (réf. : LKPF3303 247), (ex-Bourbon American Oak casks & Oloroso Sherry casks), 43 % :
*A noter : Cette version est réservée au marché des GMS (grandes & moyennes surfaces). Il s’agit d’une acquisition personnelle d’un lot de l’année 2013. La référence n’est pas supprimée, mais semble t’il discontinue, et apparaît parfois en version réduite à 40 % au lieu de 43 %, notamment pour le marché nord américain ou anglais, mais parfois aussi en France.
Couleur : Vieil or, à reflets ambrés.
Nez : Le profil de cette version a quelque peu changé ces dernières années, me semble t’il, et même déjà en 2013, avec des notes moins généreusement fruitées, mais plus épicées et plus herbacées...Une note aigre apparaît désormais, comme de la saumure, de pommes acides, voire de cidre, moins agréable. Pour autant, la vanille, le caramel, les épices douces et bien sûr les pommes & poires cuites, bien compotées, sont toujours là, mais plus en retrait qu’avant, ce que je déplore. L’équilibre est déjà un peu compromis au nez.
Bouche : Complexe, elle est un rien florale et boisé, légèrement vanillée, modérément fruitée (pommes golden et rouges & poires cuites, compotées-là aussi moins de générosité et de gourmandise qu’avant dans les fruits), miellée, avec un Sherry discret (caramel dur, pointe de fruits rouges, mais surtout des fruits secs variés), mais avec, hélas, comme au nez, cette note un peu aigre (saumure, pomme à cidre, avec fermentation), davantage de boisé (tannins un peu plus fermes qu’avant, apportant un peu d’amertume) et d’épices (cannelle, muscade, girofle, gingembre), des herbes sèches, et peut être une pointe de chocolat noir en finale. Correct, mais assez frustrant...
Tenue à la dilution : Mieux ! Je suis mitigé sur cette version, mais un peu d’eau ramène au premier plan le profil qu’on apprécie dans cette version dans les meilleurs lots (c’est à dire la pomme cuite, compotée, le caramel et la vanille).
Conclusion : Une version d’ ABERLOUR que j’adorais auparavant (je dois en être à ma 5 ème bouteille au moins depuis plus de 10 ans) pour sa gourmandise, sa versatilité (pour accompagner tout un repas, il n’y avait pas mieux) et son équilibre. Je pense que ce n’est plus le cas aujourd’hui, cette version a été « modernisée », et pas pour le meilleur, même si ce whisky conserve certaines de ses qualités. C’est un autre whisky, et cela me peine...Les meilleurs lots (par exemple de l’année 2007) pouvaient aller, selon mes critères, jusqu’à 94/100, tandis que les bons lots parvenaient souvent à 90, voire 92/100. Là j’ai du répercuter ma déception sur la note chiffrée finale, honorable, mais sans comparaison avec le passé. Gageons qu’il s’agit là d’un problème de lot moins satisfaisant que d’autres (cela peut arriver à toute distillerie), en tout cas je l’espère.
Indication de Prix : Autour de 40 €, GMS / Note confirmée = 82/100

ENGLISH Summary :
Note : This expression is limited to the supermarket shops only (I mean from little/medium ones to big malls), and for long I believe for French market only. It is a bottle from my collection and comes from a 2013 batch. This expression hasn’t been suppressed but seem to be discontinued since a few years, and appears sometimes (especially for the US & UK market) released in reduced to 40 % abv while for France it has always been bottled at 43 % abv.
Tasting note : Color : Old gold, with amber reflections.
Nose : The profile of this whisky has changed these last years in my opinion, and already around 2013, with a less generously fruity profile than before, more spicy, more herbal notes, but also nowadays a sour note (almost like brine) which appears more, close to cider notes, less pleasant. That said, the vanilla, the caramel, the sweet spices & the stewed apples & pears are still there, but less on the front row than before, which I regret. The balance is already not really there on the nose.
Palate : Complex, it is a bit floral & oaky, with hints of vanilla, moderately fruity (golden & red apples, stewed apples & pears, but with less generosity than before), some honey, some discrete Sherry (notes of hard caramel, hint of red fruit, but also some varied dried fruit), and, alas, faithful to the nose, this a bit sour (brine, cider making intended raw or ripe apples, with a fermented side), more wood (oak tannins are tighter than before, bringing some bitterness), and some spices (cinnamon, nutmeg, cloves, ginger), some dried herbs & maybe a hint of dark chocolate for the finish.
With water : Better ! I am pleasantly surprised by it, as water brings back some of the notes we like so much in the best batches of this expression (stewed apples, vanilla, caramel). Decent, but rather frustrating…
Conclusion : An expression I use to adore before (I probably bought 5 bottles during these last 10 years or so) for its gourmet style, its complexity & versatility in food pairing (it could be used for each course in a dinner), and of course its incredible balance. I think this isn’t the case anymore today, this expression seems to have been « modernised », but not for the best, even if it still have some qualities. This is another whisky & it hurts me. I use to recommend it so many times around me. The best batches for me (for instance several from 2007) were fetching, according to my rating criterias, up to 94/100, while the other years (say before 2012) the good batches were rated around 90 to 92/100. Here I had to consider my notes to give a fair final rating, and it is decent, ok, but has nothing to do with the past offers. Let’s think it is a problem of batch variations (a one-off), I guess this can happen to any distillery, I hope so...
Price : Around 40 €, in supermarkets.
Confirmed rating : 82/100
Reportage sur la Dégustation « Vins et Whiskies » co-organisée par votre serviteur
& Charlie (caviste) à la cave Julien de Savignac de Levallois le 05/11/2014 :
Mise à jour du : 15/11/2014
A NOTER : Vous trouverez le reportage sur la Masterclass BRUICHLADDICH et
le salon WHISKY LIVE PARIS 2014 après celui-ci, merci !
Toutes photos : © Grégoire Sarafian & Cave Julien de Savignac Levallois, tous droits réservés, merci.
Le 5 novembre dernier, je participais à une dégustation thématique à deux sur le thème des rapprochements possibles entre VIN et WHISKY dans l’excellente cave à vins & spiritueux de Levallois appartenant à l’enseigne JULIEN DE SAVIGNAC, boutique menée par le dynamique Charlie. Une cave & une enseigne (il y a plusieurs boutiques en région parisienne et en France) par ailleurs déjà recommandée sur mon site à la rubrique « Bonnes Adresses ».
Pour en savoir plus sur cette cave et enseigne : Bonnes Adresses

Votre serviteur avec Charlie, caviste chez Julien de Savignac, à Levallois, et les trois "couples" vins et whiskies de la dégustation.
En effet, suite à une discussion amicale avec Charlie il y a quelques semaines de cela, autour d’un whisky japonais (en l’occurrence je lui parlais de ma note de dégustation du HAKUSHU « Distiller’s Reserve » dont j’ai comparé la minéralité à celle d’un vin blanc de type CHABLIS), nous avons convenu tous deux qu’une dégustation comparative, et, au-delà, thématique, pouvait être pertinente, d’autant plus que nous avions eu l’impression, à tort ou à raison, que cela n’avait, sinon jamais été fait, du moins rarement proposé au public. Nous avons été ravis d’organiser cela et de la réaction apparemment positive, curieuse, voire enthousiaste du public convié à cette dégustation atypique. La dégustation était organisée autour de 3 couples, un vin et un whisky, chacun sur un thème. Je présentais les whiskies et Charlie les vins, et nous en avons profité pour faire certains rappels généraux sur les vins et les whiskies, mais aussi pour répondre à des questions sur leur fabrication ou sur leur commercialisation, ce dans un esprit à la fois convivial et didactique, le partage étant une (forte !) notion commune aux deux breuvages !
LA DEGUSTATION:
Trois whiskies (ici, tous des single-malts) et trois vins (dont un vin mûté, au titrage plus élevé) ont donc été présentés en couples, autour de trois axes:
- Un premier couple : JAPON – BOURGOGNE, autour des arômes purs.
- Un second couple : HIGHLANDS – ANDALOUSIE, autour de la notion d'élevage et de finition.
- Un dernier couple : ISLAY – PERIGORD, autour de la philosophie de conduite et de production.
De plus, cerise sur le gâteau, le caviste, Charlie, avait pris soin de proposer, pour chaque « couple » vin/whisky, une association culinaire concoctée en concertation avec le chef Tania Caraus, pour notre plus grand plaisir. Ce fut une réussite et je ne taris pas d’éloges, ainsi que Charlie, sur le travail remarquable de qualité, de fraîcheur et de pertinence des bouchées réalisées par Tania, dont je ne connaissais pas le travail avant cette soirée. Chapeau bas ! Ainsi, voila ce qu’elle nous a préparé pour accompagner notre dégustation:
-Petite salade de radis blanc, pomme, beaufort, sauce raifort : Cette bouchée fut associée aux HAKUSHU/CHABLIS
-Biscuit parmesan, tapenade olive Calamata, œuf de caille , et:
-Canapés de pain d’épice, foie-gras, poire pochée : Ces 2 bouchées ont été associées aux DALMORE/SHERRY
-Chorizo, poivrons marinés au miel, chèvre frais , et:
-Huitres cuites, crème fraiche, ciboulette, oignon rouge, pickles : Ces deux bouchées ont été associées aux BOWMORE/PECHARMANT
Pour en savoir plus sur le remarquable travail de cette chef, voir son site web : www.taniacaraus.fr

Les trois bouteilles de vin de la dégustation de ce soir
LA PURETE DES AROMES (JAPON/BOURGOGNE):
1a/ WHISKY : HAKUSHU officiel « Distiller’s Reserve », n.a.s. (assemblage de fûts de différents âges), 43 % (Single-malt japonais, région : Honshu) : Prix chez JDS : 55 €
Précisions sur le whisky : Cette version produite par le groupe SUNTORY (co-fondateur du whisky japonais avec NIKKA dans les années 1920/30) est désormais la nouvelle version d’entrée de gamme de la distillerie HAKUSHU. Elle remplace le 10 ans d’âge, stoppé aux alentours de l’année 2012. Il s’agit d’un assemblage à vocation pérenne (gamme régulière), de caractère plutôt léger, construit à la fois à partir de fûts jeunes (d’environ 8 ans d’âge) ayant contenu du Bourbon et d’autres plus âgés (entre 18 et 20 ans d’âge), tandis qu’une partie des fûts est très légèrement tourbée (2-5 ppm). La tourbe utilisée est d’origine écossaise. HAKUSHU n’est pas une distillerie « verte » à proprement parler, mais sa localisation en pleine forêt (non loin de sources d’eau très pures), et son assemblage, ici, respectant, voire même magnifiant le style minéral de la distillerie, en fait un bon exemple de whisky « pur » (sans additifs, sans affinage aucun), même s’il est filtré à froid (un procédé courant qui conduit à une certaine perte aromatique). L’autre distillerie de malt du groupe SUNTORY est YAMAZAKI, légalement la plus ancienne distillerie japonaise (1923), et par ailleurs ces deux single-malts entrent dans la composition des blended-whiskies de la marque SUNTORY, dont le plus célèbre en France est le « HIBIKI », rendu également fameux par son apparition dans le film « Lost in Translation » de Sofia Coppola, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’Editorial N°7.
Commentaire résumé : HAKUSHU, le TALISKER Japonais ? (en moins tourbé, certes-ici, la fumée n’est qu’une caresse). Peut-être ? La comparaison paraît culottée, mais pas forcément erronée, tellement ce « Distiller’s Reserve » est délicat, minéral et presque marin. Egalement marqué par des notes florales, fruitées (agrumes en tête, avec comme un « espuma » de citron), des plantes aromatiques, de la fougère, peut être un peu de menthe. Parfaitement équilibrée, cette version, extrêmement légère, aérienne, même, est le fruit d’un remarquable travail non seulement d’assemblage, mais aussi d’élaboration de l’intégralité du processus. Un profil aromatique très particulier, profondément japonais, et d’une certaine façon, véritablement unique.
Pour lire la note de dégustation complète, voir ici : Note de dégustation/tasting note
Pour l’histoire des whiskies japonais, voir ici : Histoire du whisky japonais

Photo du caviste, Charlie, avec le premier "couple" HAKUSHU/CHABLIS et les bouchées du chef Tania Caraus.
1b/ VIN (Blanc): CHABLIS Vieilles Vignes, « Les Vénérables », millésimé 2007, La Chablisienne, 12,5 %: Prix chez JDS : 15,80 €
Le commentaire du caviste, Charlie :
« La Chablisienne » est une nouvelle preuve s'il en faut que le mot négociant n'est pas forcement un gros mot! Maitrise très fine sur ce chablis plein de pep's. Nez de beurre et de pain grillé. Première bouche sur le fruit jaune avec une légère impression de sucrosité, qui laisse place en finale à une très belle minéralité.
Mon commentaire :
Ce superbe Chablis avec son caractère un peu beurré au nez et davantage floral et fruité en bouche, sa minéralité affirmée, a apporté une belle résonnance au HAKUSHU. Il n’était pas évident de faire succéder les vins aux whiskies étant le donné le plus fort taux d’alcool des whiskies, mais je pense que la mission a été accomplie !
***
LA NOTION D’ELEVAGE ET DE FINITION (HIGHLANDS/ANDALOUSIE):
2a/ WHISKY : DALMORE (The) Officiel « 2002 » (Edition 2013-environ 11 ans), maturations multiples, 46 % (Single-malt écossais, région : Highlands):
Précisions sur le whisky : Cette édition limitée fait partie d’une série d’éditions millésimées dont le principe est de rehausser le distillat d’abord vieilli durant environ une dizaine d’années en fûts ayant contenu du Bourbon, en le faisant vieillir dans plusieurs types de fûts, puis de les assembler en les remettant à marier au préalable un certain temps (environ 4 mois) avant la mise en bouteille. Les différents types de fûts utilisés dans cette version sont des fûts de Sherry (= Xéres) de type Oloroso "Seco" et de variété dite "Mathusalem" (un type de Sherry plus doux que l'Oloroso seco), mais aussi dans des fûts ayant contenu du vin, à savoir du Cabernet Sauvignon de Californie, et enfin du Muscat (Moscatel, en castillan).
Commentaire résumé : Les 12 et 15 ans d’âge de (The) DALMORE sont en théorie ceux par lesquels l’on pourrait commencer la dégustation de la gamme. Pourtant, quelque peu négligés, les millésimes comme celui dégusté ici (2002), sont d’aussi bons exemples (voire parfois de meilleurs) en ce sens qu’ils dévoilent plusieurs aspects du distillat (dont un fruité riche : fruits secs comme des raisins, des abricots, des amandes grillées, des noisettes et des dattes, mais aussi avec des fruits frais voire assez mûrs comme des prunes, des fraises, des oranges un peu amères, des mûres, avec une tendance à devenir confiturés) sans le cantonner au profil classique (et un peu trop lissé par le caramel artificiel) malté et herbacé de The DALMORE, avec un rien de sherry en plus (avec un côté légèrement vineux et oxydatif, presque acide). Evidemment la main du grand assembleur Richard Paterson, expert en maturation multiple des whiskies, y est pour beaucoup. Il n’est en effet pas chose aisée de conjuguer plusieurs types de fûts sans d’une part détruire le « style maison » de la distillerie, et d’autre part « faire partir les saveurs dans tous les sens », ou encore, de laisser parler le distillat, avec une seule finition en fûts ayant contenu du vin. Les règles écossaises sont d’ailleurs claires, si l’on ne reconnaît plus le style de la distillerie et que le vin domine, ce n’est plus du whisky. Or, on ne compte plus le nombre d’affinages dans les années 2000 qui pourraient être disqualifiés tellement ils sont trop dominants. Pour cette version, il semble que le pari soit réussi. Prix chez J.D.S. : 55 € /Note confirmée de G.W.G. : 88/100
Pour lire la note de dégustation complète, voir ici : Note de dégustation/Tasting Note

Photo du deuxième "couple" de la dégustation DALMORE/XERES OLOROSO.
2b/ VIN (ici un vin mûté) : SHERRY (Xérès) de type OLOROSO, Dry Oloroso, "DON NUNO" de chez LUSTAU, 20 % : Prix chez J.D.S. : 25 €
Le commentaire du caviste, Charlie :
L'élevage sous voile (comme pour les vins jaunes du Jura) et en « Solera » (typique des Sherry) donne à ce vin de la province de Cadix (à l'extrême sud de l'Andalousie) issu du cépage « Palomino Fino » des arômes profonds de fruits à coque, de noix verte et de compoté de fruits comme les dates.
Mon commentaire :
L’apport de l’élevage en fûts de Sherry (Xéres) est très important dans l’histoire du whisky, ce fut le premier type de fût utilisé de manière sérieuse (aux débuts du whisky, celui-ci était consommé à la sortie de l'alambic, donc de couleur transparente, sans vieillissement!), après celui des fûts usagés ayant contenu des aliments pas toujours de bonne augure pour le whisky (comme du poisson !), ce bien avant l’utilisation des fûts de Bourbon. Le Xérès apporte des notes riches de fruits mûrs divers, de fruits secs, d’épices, voire de cire, mais aussi une certaine vinosité, une certaine acidité pas toujours facile à maîtriser. Ce Xérès là est plus séduisant au nez qu’en bouche, pour le néophyte, et le nez rappelle immédiatement les whiskies forts en Sherry que sont certaines mises en bouteille des années 70/80 des distilleries MACALLAN, GLENFARCLAS ou encore MORTLACH. En bouche c’est son caractère oxydatif et acide, très typé, qui frappe. C’est un vin riche, ici de type Oloroso et « sec », à associer plutôt avec un dessert. Un vin intéressant, néanmoins, boosté par l’alcool, et enrichi par le système de la « Solera ». A noter, d’autres types de Sherry sont impliqués dans la maturation des whiskies, mais nous aurons l’occasion d’en reparler.
***
LA PHILOSOPHIE DE CONDUITE ET DE PRODUCTION (ISLAY/PERIGORD) :
3a/ WHISKY : BOWMORE Officiel 12 ans, 40 % (Single-malt écossais, région : Islay) :
Précisions sur la distillerie : BOWMORE est une des plus anciennes distilleries d’Ecosse, et la plus ancienne de l’île d’Islay. La distillerie est située dans BOWMORE, le principal village de l'île et a été établie quasiment en même temps que le village, a qui elle apporte beaucoup, au delà des emplois. La distillerie utilise non seulement de la tourbe locale, mais aussi l’eau tourbée de la rivière Laggan. Depuis l’an 2000, la distillerie BOWMORE ne fait plus appel qu’à des fûts de premier remplissage (Bourbon & Sherry), mais ce n’est pas toujours le cas pour les versions de négoce. Par ailleurs, sans être encore totalement écologique (ou autant que BRUICHLADDICH qui est en train d'installer des "digesteurs anaérobies", afin de transformer les déchets de la distillerie en méthane), BOWMORE est une des distilleries en pointe concernant l'énergie renouvelable, réutilisant après recyclage si nécessaire l'eau nécessaire à la production de son whisky pour diverses installations de la ville dont celles nécessaires à une piscine municipale, qu'elles soient froides ou chaudes.
Commentaire résumé : C’est un BOWMORE assez léger et un peu trop dilué (40 %) pour les puristes, mais qui intéressera les débutants souhaitant découvrir les whiskies d’Islay modérément tourbés, en cela qu’il représente une alternative plus douce au LAPHROAIG 10 ans officiel ou à l’ARDBEG « Ten ». Sur le plan aromatique, ce whisky est marqué par des notes végétales (thé trop infusé, plantes et herbes de sous-bois), mais aussi florales (violette), fruitées (agrumes, voire prune), boisées (bois de santal), marines (iode, algues, embruns). Il est également légèrement tourbé et fumé, et toutes ces notes forment un bel équilibre. Prix chez J.D.S. : 45 € -Note confirmée de G.W.G. : 83/100
Pour lire la note de dégustation complète, voir ici : Note de dégustation/Tasting Note

Photo du troisième couple BOWMORE/PECHARMANT.
3b/ VIN : PECHARMANT « Domaine des Costes », Grande réserve millésimé « 2009 » (Région de Bergerac), 14 % : Prix chez J.D.S. : 28.50€
Le commentaire du caviste, Charlie :
Jean-Marc Dournel allie, sur son domaine BIO de « Pécharmant », la culture et le respect ancestral du terroir transmis par son beau-père aux techniques de pointe qu'il a acquit lors de son parcours d'oenologue. Très belle tête de cuvée que cette grande réserve aux arômes de fruits noirs et d'épices, mariée à une présence de boisé intégré tout en souplesse et sans artifices.
Mon commentaire :
J’ai trouvé ce vin remarquable d’expressivité quant aux notes fruitées (fruits rouges, fruits noirs dont la cerise noire), tout comme les autres notes, et le fondu des saveurs est remarquable, d’une belle profondeur. La comparaison aromatique avec le whisky peut se faire sur les notes fruitées et épicées, mais nous souhaitions aussi la faire sur la philosophie de production. Comme je l’ai déjà dit par ailleurs, pour ne pas être trop long ici, les enjeux de notre époque sont importants quant à la qualité du whisky, bien malmenée depuis quelques années (pour faire court). L’automatisation des distilleries et l’épuisement des stocks à cause des achats massifs des pays riches (« B.r.i.c.s. ») n’expliquent pas tout. Il y a une fuite en avant et une facilité chez certains à produire des whiskies au rabais, par des artifices (« la technologie du bois » et la suppression du compte d’âge), tandis que l’espoir semble davantage porté par certaines jeunes distilleries & distilleries artisanales, ainsi que certains négociants exigeants. En ce sens, le « pont » entre modernité et tradition construit tant par ce BOWMORE (même si l’on peut trouver à y redire) que par ce PECHARMANT est salutaire…
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LA SURPRISE, POUR TERMINER...

Photo du NIKKA "Pure Malt" Black, 43 % Photo : © Grégoire Sarafian
4/ WHISKY : NIKKA « PURE MALT » (BLACK), Batch 22J16C (2012), 50 cl, 43 % : Proposé comme dégustation surprise en fin de dégustation par votre serviteur (hors programme, issu de ma collection personnelle). Disponible sur commande également auprès de cette cave. La preuve qu'un blended-malt expressif peut être dégusté après des single-malts...
Précisions sur le groupe NIKKA : Le fondateur de NIKKA est avec celui de SUNTORY (société concurrente qui possède deux des whiskies dégustés ce soir là, le japonais HAKUSHU et l’écossais BOWMORE) le co-fondateur du whisky japonais. NIKKA produit des single-malts (distilleries YOICHI et MIYAGIKYO), mais aussi des blended-whiskies et blended-malts (qu’elle nomme « PURE MALTS »), dont la gamme de celui que nous dégustions ce soir, gamme déclinée en trois couleurs (« RED » pour le plus fruité & « WHITE » pour le plus tourbé).
Commentaire résumé : Selon moi un des meilleurs blended-malts jamais conçus, et un des tous meilleurs de chez NIKKA (avec le « Red »), et que l’on a la chance de trouver facilement en France. De la complexité, du caractère, du raffinement et de la séduction, ce NIKKA « BLACK » en exprime, mais aussi dans un registre japonais et forestier (presque de terroir) de l’île d’Hokkaïdo ou est située la distillerie YOICHI (qui est primordiale dans cet assemblage, avec l'apport de la tourbe, de notes végétales-le thé en tête, mais aussi fruitées) et délibérément fumé. Lui aussi (comme le « RED ») est dans un registre plus puissant (plus boisé-bois précieux-et plus fumé) que les « Taketsuru » du même producteur. Un lot exceptionnel aussi, il faut bien le dire. Un colosse dans ce registre des whiskies d'assemblages et un de mes blended-malts favoris depuis longtemps. Prix chez J.D.S. : 42 € -Note confirmée de G.W.G. (concernant ce lot): 96/100
Note de dégustation complète du NIKKA: Note de Dégustation/ tasting note

Beaucoup de questions sur le whisky lors de cette dégustation, démontrant l'intérêt du public français pour cet alcool.
CONCLUSION :
Ce fut une intéressante confrontation, ou plutôt un joli dialogue entre « le vin » et « le grain ». Cette dégustation, née d’un souhait commun, nous a permis je pense, à moi et à Charlie, de faire partager avec le public notre préoccupation pour la qualité, la pédagogie (lors de cette soirée, en effet, j’ai eu beaucoup de questions, souvent pertinentes d’ailleurs, sur le whisky), d’évacuer quelques idées reçues, mais aussi d’expliquer des détails souvent méconnus concernant tant pour la fabrication que pour la commercialisation du vin comme du whisky. J’espère que les participants à cette soirée ont pris autant de plaisir que nous l’avons pris nous-mêmes à la préparer et la présenter. Cette soirée pourrait d’ailleurs en entraîner d’autres tant il y a encore des choses à dire, exemples à l’appui, que ce soit sur des questions de maturation, de terroir (une question très délicate concernant le whisky), ou d’autres, mais aussi sur la manière de produire le vin comme le whisky de par le monde, les législations pouvant être très différentes d’un pays à un autre, et les résultats plus ou moins convaincants. En tout cas la curiosité et l’envie étaient au rendez-vous !
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Voici le lien vers le reportage sur la Masterclass BRUICHLADDICH chez Vin & Whisky en 2014:

La cave & épicerie Nicolas Julhès tenait l'édition d’hiver de son SALON du WHISKY le samedi 7 décembre au siège, 54-58, rue du faubourg St Denis, Paris 10 ème (l’enseigne possède en effet trois boutiques dans Paris).
Bien qu’on ne présente plus cette maison ancienne et familiale, et parce que j’ai déjà évoqué ici ou là (et même sur ce site-voir la rubrique « Bonnes Adresses »), je le ferais très brièvement en rappelant qu’elle propose deux fois par an un Salon du whisky gratuit et des dégustations du whisky thématiques ponctuelles tout au long de l’année. Le salon est ouvert aux néophytes comme aux amateurs de whiskies ou d’autres spiritueux, il a lieu dans une pièce dédiée, en tout cas le temps du salon, qui est une annexe de l’épicerie.
Pour en savoir plus: http://www.julhesparis.fr/

La facade de la cave principale de Nicolas Julhès, entre deux passants !
J’ai aimé:
Comme d’habitude le contact direct avec soit des producteurs soit des ambassadeurs de marques plutôt compétents (le plus souvent), les possibilités de dégustation (gratuites), et les promotions parfois proposées durant le salon ou souvent proposées en boutique durant quelques semaines autour du salon. Des dialogues parfois improbables entre connaisseurs avertis presque blasés (on l’espère pas trop tout de même) et néophytes enthousiastes sur les stands (quelqu’un se reconnaîtra sans doute dans cette catégorie-spéciale dédicace à A. !). Finalement, l'idée, au départ provocatrice,i ly a quelques années, d'ajouter aux exposants whisky un stand présentant un autre spiritueux devient de plus en plus pertinente (en tout cas tant que l'on reste sur le vieillissement en fûts de chêne), au fil des années, et cette année encore elle le fut, avec un joli stand d'Armagnac évoquant par ses notes de pruneaux et de rancio de beaux sherry casks de... whisky.
Je n’ai pas aimé:
Peut être encore plus que d’habitude la trop petite taille du lieu (et le manque d’aménagements question circulation d’air…et des personnes) par rapport à son audience. Le salon est victime de son succès doublement…d’abord par les habitués (dont je suis), puis par les nouveaux venus attirés par le bouche à oreille ou le buzz sur internet…et évidemment la gratuité. De plus, à l'arrivée sur le salon, pour prendre un verre de dégustation, il fallait se rendre (ou plutôt se frayer un chemin) jusqu'au fond de la pièce (déja bondée à 15h), vraiment pas très logique. Il faudrait tout de même réfléchir à l’avenir à des changements, étudier la possibilité de décloisonner les fenêtres, de faire une véranda avec aérations qui prolongerait le salon sur la cour, peut être faire payer aux visiteurs juste quelques euros symboliques, que sais-je ? Bref, donner plus de place d'un côté, mais aussi réguler et faciliter les circulations de l'autre. Par voie de conséquence aussi, les whiskies servis étaient sans doute trop chauds pour être vraiment appréciés à leur juste valeur, et c'est dommage (même si cela arrive aussi dans d'autres salons, évidemment). Enfin, c'est juste mon avis.
Je n’ai pas pu visiter :
Le stand de la maison Dugas, importatrice notamment des single-malts SPRINGBANK, ainsi qu’entre autres, celui des whiskies à déguster à l’aveugle (une expérience proposée par l’organisateur), le stand JAMESON (ou il me semblait qu'on y faisait surtout des cocktails?), etc...

Un aperçu de l'affluence (peut être record?) au Salon Nicolas Julhès (là encore difficile de prendre une photo).
EN MARGE DU WHISKY:
En marge du Salon du Whisky, Nicolas Julhès, comme à son habitude, a tenu à présenter un stand "non-whisky", et là en l’occurrence consacré à l’Armagnac, avec une approche 100 % artisanale représentée par le Domaine Aurensan, et par Caroline Rozès: Un petit coup de chapeau d’abord pour leur revendication artisanale, symbolisée par le slogan indiqué sur la bouteille (un peu, côté whisky, à la manière de Compass Box ou Bruichladdich), l’application des « trois 0 » (0 réduction, 0 sucre, 0 colorant). Cela n’est pas courant, ni dans l’Armagnac, ni dans le Cognac. Une démarche d’authenticité à saluer, proche de celle de Grosperrin/La Gabare (Cognacs de collection).
En dégustation chez eux :
D’abord un 20 ans d’âge (lot N°8 à 43,6 %) : Un Armagnac au nez aussi beau qu’un Sherry cask (lire...single-malt whisky), une bouche très gourmande sur les fruits mûrs, pruneau en tête et joli rancio (estimé à 18/20), puis un 30 ans (lot N° 17 à 41 %, mis en bouteille en 2012) avec un nez très fin, une bouche proche de la précédente avec une petite note de noix en plus, un rancio plus prononcé et avec plus de profondeur côté boisé et fruité (estimé à 18,5/20). Ensuite un millésime « 1975 » (lot N°50 à 41,9 %) un peu plus marqué par des notes de solvant (terme non péjoratif et générique sur certains types de notes) mais aussi par de belles notes de fruits exotiques, d’orange, d’abricot et divers fruits confits, superbe (estimé à 18,5/20). Enfin, deux millésimes d’un autre domaine (Leberon) de la même marque, un millésime « 1989 » (lot N°9 à 45,6 %), complexe, fruité, boisé (joli rancio là encore), mais assez sec et ferme en bouche. D’une belle élégance, je l’ai estimé à 18,5/20. Dernier de la dégustation, le millésime « 1986 » (lot N° 8 à 45,4 %) lui est davantage marqué par des notes de solvant, plus sec encore et plus classique paradoxalement. Estimation à 17,75/20. Une maison à suivre, assurément.

Quatre des cinq Armagnacs qui étaient proposés à la dégustation.
LES PRINCIPAUX STANDS DE WHISKY:
-ARDBEG/GLENMORANGIE: Pas de nouveauté, mais la confirmation (heureuse) que le « Corryvreckan » d’ARDBEG n’est pas abandonné comme des rumeurs le laissaient entendre. Par contre, je ne sais si c’était dû à la chaleur, mais le GLENMORANGIE « Signet », habituellement grandiose, s’est avéré là épouvantablement boisé (bois neuf), quasi-imbuvable, étrange.
-The BALVENIE: La distillerie artisanale proposait, entre autres, les nouveaux plutôt doux et classiques « Triple-Cask » 12 et 16 ans (j’ai préféré le second, avec son joli fruité acidulé), destinés au marché duty-free, le séducteur mais unidimensionnel 12 ans d’âge « First Fill » (Single-Barrel) à 47,8 %. Je ne sais plus s’ils proposaient le nouveau 17 ans « Double-Wood », de qualité, en tout cas je le recommande. Mais c’est bien le souvenir du splendide « Tun 1401 » (batch 8) dégusté au live qui survole tout à mon sens chez eux en ce moment.
-GLENFIDDICH: Rien de nouveau, mais deux belles bouteilles en dégustation, le très équilibré et financièrement accessible « Malt Master’s Edition » que je recommande chaudement et le prestigieux 30 ans d’âge (pas testé le dernier batch).
-The GLENLIVET: La distillerie proposait de déguster les 3 versions expérimentales –toutes sans mention d’âge, non filtrées à froid et à 48,7 %- préludant à la nouvelle version sans compte d’âge à venir en 2014 (voir reportage ci-après-en bref personnellement j’ai voté pour la version « Revival »), et le classique 18 ans. Je n'ai rien dégusté là car je connaissais toutes les versions présentées.
-HUDSON: La micro-distillerie de l’Etat de New York poursuit son bonhomme de chemin avec notamment son « Manhattan Rye » très efficace en cocktail (proposé sur le stand) ou son « Baby Bourbon » gourmand. Le gros bémol toujours, même si la qualité est là, c'est le rapport entre son prix élevé (plus de 60 €) et la bouteille de capacité de 35 cl seulement.
-ISLE OF JURA: Pour résumer, un 10 ans « Legacy » léger, mais très élégant et parfumé, un 12 ans « Elixir » trop caramélisé, un « Prophecy » tourbé et enfin bien équilibré, un 21 ans non testé cette fois, et un 30 ans d’âge que j’estime (2 ème dégustation) toujours trop vineux à mon goût, mince de corps, avec un désagréable nez fermier, pas mauvais et pas trop à mon goût, mais je pense de loin en dessous du 40 ans d’il y a quelques années.

La partie whisky de la vitrine de la boutique avec une séléction de whiskies dont des Isle of Jura.
-JAMESON: Là la tendance sur le stand était plus pour les cocktails….à partir de l’entrée de gamme dont c’est à mon sens le meilleur usage. Par ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas encore, foncez sur le 18 ans d’âge (chef d’œuvre) et pour un moindre budget les très doux et fins « Gold Reserve » ou « Select Reserve ».
-LAPHROAIG: Hormis le classique 10 ans d’âge (bien tourbé, mais un peu rude), le stand proposait, entre autres, le « Triple-Wood » (affinage sherry) qui ne me convainc toujours pas, et le « Quarter Cask » qui se porte très bien en 2013 (c’est celui que je recommande dans les prix raisonnables), modérément tourbé et équilibré.
-NIKKA: J’y reviendrais par ailleurs (étant donné leurs très belles nouveautés haut de gamme de l’année) mais le groupe japonais se porte mieux que jamais, ici avec des références raisonnables en prix et en âge, tant en blended-whiskies qu’en « Pure-Malt » (blended-malts) ou en single-malts jeunes (les MIYAGIKYO et YOICHI « Non-Age » ou 10 ans d’âge sont de bonnes introductions à la gamme et aux whiskies japonais en général).
-SUNTORY: L’autre grand groupe producteur de whiskies japonais présentait lui aussi (hormis le classique blend « Hibiki ») des versions sans mention d’âge (signe des temps), dont la version « Puncheon » (toutes un peu chères à mon goût). Côté single-malts, au-delà du stand/salon, recommandons pour découvrir la marque sans grands frais les assez différents HAKUSHU 12 ans (légèrement fumé et herbacé) et YAMAZAKI 12 ans (très fruité –fruits au sirop-et floral).

Une vue de la cave à spiritueux non loin de la pièce ou se tenait le salon.
*Stand Maison DUGAS:
Un stand qui proposait notamment un single-malt de la distillerie SPRINGBANK. Rien pu déguster cette fois-ci. Mais je connais assez bien les productions de cette distillerie que j’apprécie. Pour ceux qui ne connaissent pas, je conseille la version « C.V. » qui est une bonne introduction à la gamme régulière, quasiment non tourbée et assez minérale (ou en LONGROW, sa version tourbée, excellente).
*Stand MAISON DU WHISKY:
Difficilement accessible à l’heure ou je souhaitais m’y rendre tellement il y avait de l’affluence (mais ce n’est pas de leur fait), je n’ai pas pu voir ni déguster toute l’offre, comportant notamment deux KILCHOMAN (déjà dégustés au Whisky Live), une mise en bouteille de négoce de Gordon & MacPhail (un LEDAIG je crois-non testé) et deux Signatory Vintage, dont un BUNNAHABHAIN jeune (2002-2013, de 11 ans d’âge, fût N°421 à 56,8 %) dans la « Cask Strength Collection » (issu d’un Sherry Butt) que j'ai pu heureusement déguster et qui s’est avéré très abordable sans ajout d’eau, fruité, honnête, d’une belle rondeur et assez fin.
*Stand de dégustation à l’aveugle (Nicolas Julhès):
Une expérience sur quatre flacons que je n’ai pas eu le temps de tester….bluffante selon plusieurs visiteurs. "Next time, maybe?".
*Stand du négociant Stewart LAING:
Suite à la scission avec son frère Fred, Stewart LAING a récupéré de son côté la gamme « The Old Malt Cask » (des single-casks réduits à 50 % le plus souvent), dans laquelle étaient présentés un fin mais un peu éteint LAPHROAIG 8 ans mais aussi un splendide CAOL ILA 18 ans (d’une majestueuse finesse et complexité supérieure à la version officielle). L’autre gamme présentée, « Douglas of Drumlarig » proposait des versions réduites à 46 % de single-malts de différentes régions, mais ici presque toutes du Speyside. Citons ici un joli GLENCADAM 8 ans (2004) marqué par les esters, un MORTLACH 14 ans (1998) atypique assez fin, un BENRINNES 12 ans (2002) sur des notes de sherry délicates, enfin un BALMENACH 10 ans très bien équilibré et assez fumé. A suivre...
*Stand du site internet commercial « PURE SPIRIT »:
Autre nouveau stand chez Julhès, celui de Régis, amateur averti du whisky que les forumeurs connaissent bien, qui proposait une sélection de single-casks issus de fûts proposés à celui-ci par divers négociants. Une sélection ici (je veux dire pour ce Salon) entièrement basée sur des single-malts issus de fûts ayant contenu du Bourbon, pour des distilleries plutôt connues (en tout cas pour 2/3 d’entre elles) pour utiliser le plus souvent des fûts de Sherry (comme par exemple BEN NEVIS). Trois sélections de qualité, je dois dire, avec notamment un très séduisant, peu épicé, modérément citronné, non acide et crémeux BLADNOCH 22 ans (1991 à 47,8 %) comme on en voit rarement (mon préféré du stand), puis un BEN NEVIS 17 ans (1996 à 51 ,6 %) velouté, sur les fruits au sirop et des herbes de montagne, étonnant, pour finir enfin sur un bien complexe GLEN KEITH 20 ans (1993 à 51,8 %) sur les fruits mûrs de tout ordre, de thé, de laurier, d’herbes et de paraffine, entre autres notes. Un single-malt à l’ancienne comme on les aime. A suivre également...

Le stand Pure Spirit, un nouveau venu sur la scène du whisky, ou la qualité était au rendez-vous.
CONCLUSION:
Le lieu et surtout l’événement gardent tout leur intérêt, c'est sûr (et j'y vais et j'en parle assez souvent pour ne pas être jugé de visiteur ingrat), mais cela devient difficile d’apprécier les whiskies dans un tel contexte, surtout cette fois-ci je trouve, aussi peut être faudrait il repenser à des alternatives qui ne soient pas trop restrictives tout de même pour l’esprit que Nicolas Julhès a toujours souhaité être celui de ces rencontres, c’est-à-dire accessible et démocratique, pas facile. Côté whiskies, quelques belles surprises côté négoce, mais un manque d’audace (dans le bon sens du terme, attention !) manifeste de la part de plusieurs distilleries officielles, certaines se reposant un peu trop sur leurs lauriers (certes parfois superbes), d’autres surfant sur la vague devenue presque obligatoire des versions sans compte d’âge….Un regret, enfin, pas de distillerie française. Qui aime bien châtie bien !
Grégoire Sarafian, le 14/12/2013
Photos (dont je m’excuse par avance de la faible qualité, étant donné les conditions difficiles...) par votre serviteur.
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"Whisky Live Paris 2013", les 28 et 29 Septembre 2013
(et le 30 Septembre pour les professionnels et la presse)
à la Maison de la Mutualité, Paris
(24, Rue Saint-Victor 75005 Paris)

English Summary:
You will find a summary of this whisky festival at the end of the french version of this article…
Voici un compte-rendu résumé du salon, sans notes chiffrées, en attendant des notes plus précises sur
certains de ces whiskies. Mieux vaut tard que jamais... De nombreux stands n'ayant pas pu être visités,
il ne s'agit donc pas un reportage exhaustif, mais plutôt d'un survol.
Toutes photos sauf si pas précisé: © Constantin Sarafian, tous droits réservés.

Une vue générale, un peu rapprochée, de la grande salle du 3ème étage de la Mutualité. Un bel écrin pour ce salon...(Photo: © Constantin Sarafian)
J’ai aimé:
-D’avoir enfin de vrais verres de dégustation (nouveaux verres à pied Glencairn conçus à l’origine pour Nikka, sauf erreur) et non ces horribles verres « no ice » absolument désastreux de ces dernières années.
-Le plaisir de retrouver (ou d’en trouver de nouveaux) les professionnels écossais & irlandais (en premier lieu) et ceux des autres pays bien entendu, avec leur bonne humeur, leur esprit, et bien sûr…leurs whiskies.
-Le retour des distilleries AMRUT & BEN NEVIS, absentes depuis plusieurs années (BEN NEVIS encore plus).
-L’espace semble t’il mieux agencé que l’an dernier, sur plus de surface que l’an dernier également.
-Le petit espace restauration au sous-sol (certes à étoffer peut être?).
Je n’ai pas aimé:
-L’augmentation du prix d’entrée au salon, avec un prix allant de 50 € à 140 € la journée suivant la formule choisie et de 85 € à 250 € le week end pour la formule la plus chère (certes avec repas inclus). Le pass "premium", lui, s'est avéré peu rentable, tout le monde ne jouant pas le jeu (...).
-Les consignes de fouilles des sacs à l’entrée, l’interdiction des sacoches et sacs divers, même si je comprends que ce doit être la conséquence du comportement lamentable de certains visiteurs l’an dernier ayant notamment volé des bouteilles…n’empêche que tout le monde a été pénalisé, il a fallu négocier pour garder de quoi garder avec soi ses fiches de notation, ses samples, son appareil photo, etc…(...)
-La chaleur dans les petits espaces réservés aux négociants et aux whiskies du monde (des espaces toujours insuffisants malgré tout).
-L’absence d’HIGHLAND PARK & de LAPHROAIG cette année, de grandes distilleries pourtant, sans aucune explication…(mais là j'imagine que la responsabilité est plus difficile à définir, ces distilleries appartenant à de grands groupes...).
Je n’ai pas pu visiter (ni déguster) :
Un grand nombre de stands (trop longs à lister ici-des officiels, comme des négociants-dont celui en photo ci-dessous), désolé …

Un aperçu de la nouvelle gamme "Old Particular" du négociant Fred LAING (désormais séparé professionnellement de son frère Stewart)
mais les deux conservent le nom DOUGLAS LAING, chacun avec une partie des gammes anciennes, plus de nouvelles (Photo: © Constantin Sarafian).
J’ai choisi de ne pas visiter volontairement:
-Faute de temps et surtout pour ne pas faire de mélanges et parce que c’est le whisky qui m’intéresse en premier lieu, j’ai préféré ne pas visiter le sous-sol consacré aux autres spiritueux et aux cocktails. Mais pour l'avoir fait très partiellement d'autres années, sachez que cela n'est pas sans intérêt même pour des amateurs de malts, mais on ne peut pas tout faire, alors il faut faire des choix...
A Noter : Il est un peu tôt pour tout dévoiler, mais il va sans dire que plusieurs des whiskies listés ci-dessous
ont toutes les chances de figurer au Palmarès (Awards) 2013 à venir d'ici quelques semaines sur le site...
* Côté BLENDED-WHISKIES :
-Un face à face intéressant entre le CHIVAS REGAL 25 ans (très fin, complexe, assez doux et un peu trop lisse) et le GRANT'S 25 ans (plus charpenté et plus typé). J’ai préféré le GRANT’S, mais les deux sont de qualité.
* Côté SINGLE-MALTS :
-GLENFIDDICH 25 ans "125 Anniversary Edition", S.C. N° 19996, 55,2 % (286 b.) : Très beau nez, complexe à souhait : Sherry, cuir, fruits, miel, tabac, chocolat…La bouche est vive mais superbe, et avec un peu d’eau quelle longueur en bouche, c’est incroyable…par contre à 850 € c’est quelque peu abusif…

Le très réussi mais onéreux 25 ans d'âge de GLENFIDDICH, un single-cask, pour une fois...(Photo: © Constantin Sarafian)
*Chez MIDLETON :
-RED BREAST 15 ans (2013) n.c.f., 46 % : Joli, assez fin, relativement fruité et floral, mais plus grand chose à voir avec la fantastique première version (2005), dommage. Bienheureux sont ceux qui l’ont chez eux !
-RED BREAST 21 ans (2013) n.c.f., 46 % : Assez réussi. Un profil aromatique en apparence différent (plus boisé, plus vanillé, fruité en retrait) des 12 & 15 ans, mais très bon, lorsqu'on prend le temps de le déguster, avec un retour subtil du fruité typique de la distillerie. Le nez est supérieur à la bouche, malgré tout. Le prix ? C’est une autre histoire…175 €
*Ailleurs en IRLANDE :
-TULLAMORE DEW n.a.s.(env. 12-13 ans) "Phoenix" (8 ans en Sherry casks), 55 % : Etonnant, un profil très sec, vanillé, marqué par le sherry…mais joli, puissant, à diluer légèrement.
-CONNEMARA n.a.s. « Bog Oak », 2013, Cask Strength, 57,3 % : Une version utilisant divers types de chêne, dont du « chêne de marais ». Très tourbé, il est néanmoins très léger et fin, proche du « Turf Mor », avec un joli fruité, mais peut-être un peu trop ténu…

Le "Bog Oak" de Connemara (première apparition de la distillerie Cooley au salon du whisky) -Photo : Constantin Sarafian.
*Chez AUCHENTOSHAN :
-« Three Wood », 2013 : Une version controversée mais que j’ai trouvée assez équilibrée et bien fruitée cette année.
-« Virgin Oak », 2013 : Certes assez tannique et ferme, mais meilleur avec un peu d’eau, et assez léger.
-« Valinch », édition 2012 : Un peu raide, très ferme, a vraiment besoin d'eau. Meilleur dilué, mais semble quelque peu déséquilibré (la version 2011 est peut être meilleure, à suivre !).
* Chez BOWMORE :
Tout d'abord rencontre émouvante avec Eddie MacAffer, le directeur de la distillerie…nous avons pu deviser ensemble de quelques beaux flacons de la distillerie des décennies passées. Puis deux nouveautés :
-10 ans "Devil's Cask" (small batch release), 56,9 %: Un nez moderne et au sherry un peu austère et qui tire vers le bacon, dégusté sec il est un peu retors (pneu et bois brûlé) puis ça se calme avec un peu d’eau, et de jolies notes fruitées apparaissent en bouche. Elle est un peu mince certes, je suis partagé sur cette version.
-23 ans "Port Cask Matured" (1989), 50,8 % : Là, c'est bien meilleur...fin, rond, gourmand (fruits mûrs, fleurs capiteuses, boisé fin), c’est magnifique un peu dilué...mais à 525 € c’est assez dissuasif…dommage.
*Dernière minute (addendum du 29/11/13): Dégusté il y a peu grâce à un ami un échantillon d'une version de négoce de BOWMORE destinée à célébrer le 10 ème anniversaire du Whisky Live Paris, il s'agit du BOWMORE 13 ans millésimé "2000" embouteillé en brut de fût (Cask Strength, à 54,1 %) par le négociant SIGNATORY VINTAGE. J'ai trouvé cette bouteille remarquable, fruitée, florale, plus fumée que tourbée et issue d'un fût unique de tout premier ordre. On ne pouvait rêver meilleure sélection (qui reste abordable, de plus) pour cet anniversaire.

Le magnifique et archétypal BOWMORE 13 ans de SIGNATORY VINTAGE en hommage à la 10 ème édition du salon Whisky Live Paris. Un single-cask
mis en bouteille sans filtration à froid et sans colorant, au degré naturel: 54,1 % (Photo: M.d.W./whisky.fr).
*Chez ARRAN :
-16 ans « Private Cask » (Sherry Hogshead), (1996-2012) sél S.C. à 57,2 %, édition pour la MdW : Atypique par rapport aux versions classiques, même par rapport aux précédentes éditions limitées élevées en fûts de Sherry. Une rencontre avec un très beau fût de Sherry, avec des épices variées et un côté végétal. Excellent!
-"Devil's Bowl" (ass. de 27 fûts, Sherry comme Bourbon), 2013, 53 % : Une très jolie version légère & fumée, étonnante. La bouche demeure assez vive sans eau, elle est meilleure diluée.

Le superbe Sherry cask pour la MdW, un brut de fût gourmand! (Photo: © Constantin Sarafian)
*Chez ISLE OF JURA :
-30 ans, Ed. 2013 (« « Camas An Staca »-du nom du plus gros mégalithe de l’île), 44 % : Franchement je n’ai pas été séduit. Le nez est confus, fermier, la bouche est très vineuse (Sherry Oloroso) et manque d’équilibre. C’est très ténu, il y a peu de corps, pas assez de complexité, c’est loin de mes attentes. Je sais que certains ont aimé en revanche...
-« Prophecy », (version assez tourbée), batch de 2013, 46 % : Le dernier lot de cette version, non testée depuis longtemps, m’a paru, en comparaison, bien meilleur. Ce whisky est par ailleurs bien plus équilibré que les premiers lots d’il y a environ 5 ans, sans doute parce qu’il comporte davantage de fûts plus âgés ou plutôt d’âge intermédiaire à mon avis (en effet l’assemblage a une base de fûts de 5 ans, avec une petite part de fûts de 21 ans d’âge).
* Chez BUFFALO TRACE :
-BLANTON'S: Hormis la gamme régulière, déjà très correcte (voire davantage), 3 excellentes bouteilles, dont deux nouvelles éditions en single-barrel destinées à La M.d.W. : « Paris Edition (by Day) », à 50 % et "Paris Edition (by Night)" à 60 %. La première est très fruitée et très douce, la deuxième plus charpentée, plus épicée et plus ferme. Les deux sont superbes.
-Produit par la même distillerie (Buffalo Trace), j’ai aimé le nouvel « Eagle Rare » 10 ans, Single-Barrel, 45 %, très boisé et arrondi par de belles notes d’érable. Le packaging est par ailleurs très classe...

Les très aboutis single-barrel "Paris Edition" de Blanton's (ici à droite en version "Paris by Night", à 60 %)-Photo © Constantin Sarafian).
Et chez FOUR ROSES :
-Chez FOUR ROSES, le très sexy "Small batch" sorti l’an dernier est toujours aussi fin et délicieux…je vote pour.
*Chez BEN NEVIS:
La distillerie officielle (qui est la propriété de Nikka, le groupe japonais) est de retour au salon après des années d’absence. Elle y présentait, en plus du 10 ans d’âge connu, trois nouveautés (du moins en France) de qualité :
-Une version assez tourbée, un peu à l’ancienne, nommée "Traditional" (testée en dernier) à 46 % : Léger et fin, on dirait presque...un Octomore réduit, incroyable !!! (68 ppm), de qualité, mais avec peu de présence de sherry en revanche, puis deux millésimes : Le "1998", un 15 ans single-cask (N°586, pour la MdW-pas encore sorti) élevé dans un fût de Sherry P.X. (Pedro Ximenez) à 54,5 %: Quand le meilleur distillat de la distillerie rencontre le type de Sherry le plus riche et le plus onctueux…et bien, c'est l'accord parfait ! Par contre le prix risque d’être assez élevé (à suivre).
Suivait un millésime "1984", un 26 ans (cask N° 98/35/14-for MdW idem) élevé en Sherry Oloroso, 55 %: Très joli, sur un registre assez différent, avec de jolies notes de lin (on est pas loin du Miyagikyo « 1990 » curieusement, mais en moins fruité ?) pas mal du tout mais pas facile pour lui de passer après le précédent…

Un des grands moments du salon, malgré son packaging provisoire qui en a arrêté plus d'un (pas moi!), le BEN NEVIS millésimé "1998",
un single-cask marqué par le Sherry P.X. , édition pour la MdW à 54,5 % -Photo : © Constantin Sarafian.
*Chez MACKMYRA, la distillerie suédoise :
Deux nouveautés, dont une, « Vitthund », consistait en du New Spirit (de moins de 3 ans) réduit à 46,1 % assez surprenant…Pas mal fait, il augure bien de la qualité du distillat riche de notes de café, de prune, de genièvre…mais j’aurais aimé le déguster à 55 % par exemple, il est peut-être trop réduit. L’autre version nouvelle pour moi fut le « Solsken », un single-malt qui a passé 7 ans dans différents types de fûts dont du Sherry. Assez joliment fait, il dévoile de belles notes fruitées et herbacées, et ce avec équilibre.
*Chez WARENGHEM :
Les français n’étaient pas en reste avec plusieurs stands (Warenghem/Armorik-Domaine des Hautes Glaces-Glen Rozelieures-Bertrand/Uberach-P & M) que je n’ai malheureusement pas tous eu le temps de visiter, mais en tout cas celui d’ARMORIK (distillerie WARENGHEM), oui. La seule nouveauté cette année était le single-cask (2002-2013) brut de fût (56,3 %), un 11 ans d’âge élevé 4 en fûts de Bourbon et 7 en fûts de Sherry. Superbe, assez vif, quelque peu tannique, mais dévoilant d’assez jolies notes fruitées une fois légèrement dilué. A suivre en version plus âgée encore peut être ?
*Chez The BALVENIE:
L'ambassadeur français Damien Anglada nous proposait le nouveau batch pour la France du « Tun 1401 », le batch 8 (50,2 %), une petite merveille d’équlibre, que personnellement je préfère au batch 5 (mais les avis étaient partagés sur le stand), une version cette fois nettement en mineure de fûts de Sherry (9 de Bourbon pour 3 de sherry), et contenant des fûts millésimés de 1970 à 1991. Version pour le marché européen et australien. Pour les retardataires (car ces deux versions sont sorties en France depuis quelques mois), également, le 12 ans d'âge version "First Fill" du single-barrel, à 47,8 % (un joli apéritif), et le complexe 17 ans d'âge "Double-Wood", à 43 %), une belle addition à la gamme.

Le très bien équilibré The BALVENIE "Tun 1401" batch 8, à 50,2 % (Photo: © Constantin Sarafian).
*Sur le stand des « Classic Malts » du groupe DIAGEO:
Du monde, comme toujours pour une horizontale et verticale de TALISKER notamment, avec la possibilité de déguster non seulement les nouveautés sans mention d’âge comme le « Storm » (assez vanillé et marqué par le bois brûlé et le caramel naturel- l’ouragan promis s’étant éloigné apparemment !), le « Port Ruighe » (assez fruité, très correct, loin des notes catastrophiques de certains, mais certes pas de quoi se relever la nuit), mais aussi par exemple un 30 ans d’âge différent de celui testé l’an dernier, beaucoup plus marin, végétal et austère, peu tourbé/fumé (assez différent des 25 ans d’âge récents), mais loin d’être inintéressant. Un excellent 25 ans réduit, déjà dégusté par ailleurs, également. Hélas pas eu le temps d'aller voir les derniers batches des "Distiller's Edition" les plus prestigieux (LAGAVULIN, TALISKER...).
*Chez SUNTORY :
Pas le temps de tout tester, mais je n’ai pas résisté à déguster l’édition 2013 du HAKUSHU « Sherry Cask » sans mention d’âge (réduit à 48 %), que j’ai trouvée bien faite, avec un joli toucher en bouche (très soyeux), mais je préfère l’édition 2012, un peu plus charpentée et boisée, mais également équilibrée.

Trois fleurons de la distillerie HAKUSHU, dont à droite le "Sherry Cask" 2013 (à 48 %) -Photo: © Constantin Sarafian.
*Chez COMPASS BOX, le négociant-artisan:
Il y avait deux stands, d’un côté un stand classique ou étaient présentées les nouveautés comme le « Delilha’s » un assemblage en hommage à un célèbre bar de Chicago (assez doux, boisé et sans grand relief, il est destiné à être dégusté en « whisky chaser » avec une bière à côté-je n'ai pas été emballé par cette version personnellement), une superbe version anniversaire du « Peat Monster » boostée par l’apport important de fûts de Laphroaig. De l’autre, un stand plongé dans une lumière bleutée ou l’on était invité à choisir après dégustation entre deux éditions limitées nommées « Experimental Cask » (une « Smoke », une « Sherry ») du blended-whisky « Great King Street », ici toutes deux réduites à 43 % mais toujours en 50 cl. J’avoue avoir eu du mal à choisir entre les deux, car ce sont deux jolies alternatives, dans un registre léger et subtil, à la première édition « Artist’s blend » du « Great King Street » (dans lequel j'ai toujours du mal à rentrer), et je les préfère personnellement à celui-ci.

Les deux versions de l'"Experimental Cask" (à gauche la "Sherry" et à droite la "Smoke") de la gamme "Great King Street",
un blend de Compass Box, pour déterminer par vote laquelle était la meilleure pour devenir une version régulière
-Photo: © Constantin Sarafian, légèrement recadrée parvotre serviteur).
*Chez GLENFARCLAS:
Le traditionnel 30 ans d’âge m’a paru assez vif et herbacé, loin de l’harmonie (peu marquée par le sherry) du jeune millésime « 2004 » réduit à 46 % avec de belles notes de miel, de cire et de vanille, et "rafraîchissant"....
*Sur le stand KILCHOMAN:
Tout m’a paru excellent cette année…à commencer par le « 100 % Islay » (3rd Release-réduit à 50 %-livrée rouge et or), au nez complexe (fleurs, fruits, artichaut) et belle qualité de tourbe et à la bouche raffinée, crémeuse. Une belle nouveauté. Puis le déjà populaire « Machir Bay » (affiné 4 mois dans des fûts de Sherry-édition 2013-réduit à 46 %-livrée bleue et or) presque plus complexe encore, d’une grande finesse, tandis que le millésime « 2007 » (réduit à 46 %-livrée bleue 2 tons et or) était sur un registre encore différent…mais excellent lui aussi.

Les 3 bouteilles dégustées sur le stand KILCHOMAN sur les quatre présentes, rien à jeter ! (Photo: © Constantin Sarafian)
*Sur le stand du négociant/site web "WHISKY ANTIQUE":
Déception relative au stand Whisky Antique, en fait on y présentait ce négociant italien nommé SILVER SEAL, qui proposait des jeunes comme des vieux whiskies, mais avec une constante pour presque tous les sherry casks du stand, l’excès manifeste de bois. Le GLENDRONACH 22 ans à 52,1 % a séduit un certain nombre de visiteurs, mais même si j’ai aimé certaines notes « à l’ancienne », le déséquilibre de cette version (soufrée, boisée, pleine d’amertume, issu d’un fût fatigué) ne m’a guère enchanté. Le MORTLACH 21 ans à 56,3 % est un peu mieux mais souffre du même problème. Dans un autre style, le BOMWORE 21 ans est fin et léger mais provenant d’un fût tout aussi fatigué. En réalité le seul qui soit réussi est le DAILUAINE Millésimé « 2000 », un malt à forte personnalité (et sherry cask) mais de grande qualité.

Le superbe Sherry cask de la distillerie Dailuaine de chez Silver Seal (Photo: © Constantin Sarafian).
*Chez le négociant BERRY BROS & RUDD :
Lle nouveau BLUE HANGER (9th Release) m'a paru assez différent des éditions précédentes. Moins marqué par le sherry, plus floral, il fait preuve de beaucoup de délicatesse. Dans la gamme « Retro », le TEANINICH « 1982 » (S.C. N°7712), 49,1 % est assez vif, marqué par le malt vert, tandis que le GLENTURRET « 1977 » (un 35 ans d’âge-S.C. N° 25) à 47,5 % était d’une belle complexité, au profil particulier (lin, toffee, plantes, paraffine) à l’ancienne.

La dernière édition du blended-malt "Blue Hanger", très différente de la précédente...(Photo: © Constantin Sarafian).
*Chez diverses distilleries et négociants :
Le retour au salon du whisky de la distillerie indienne AMRUT fut l’occasion pour elle de présenter notamment un single-cask (N°3438 pour la MdW-Bourbon cask) à 60 % au nez fantastique et complexe et à la bouche vive mais typique de la distillerie, magnifique avec un trait d’eau (bois de santal, épices orientales, soupçon de fumée, fruits confits, dattes), c’est un vrai festival. Les autres bouteilles présentées, que je connaissais déjà, étaient également de qualité.

Votre serviteur avec l'ambassadeur d'AMRUT, Ashok Chokalingam, et le dernier né, un single-cask bien parfumé-(Photo © Constantin Sarafian).
L’autre distillerie indienne du salon, à savoir PAUL JOHN, située à Goa, présentait pour la première fois ses whiskies de belle qualité, mais au profil différent des AMRUT. Je n’ai pas eu le temps de déguster toute l’offre du stand, mais les deux versions brut de fût (la « Peated » à 55,5 % et la « Classic » à 55,2 %), qui sont superbes et marquées par un joli fruité très fondu (un rien exotique) auquel s’ajoute (pour la version tourbée) une fine couche tourbée mais demeurant fruitée à la LAPHROAIG. A suivre !

Petite révolution au salon, une deuxième distillerie indienne, aux goûts différents de ceux d'AMRUT, mais tout aussi prometteuse!
(Photo: © Constantin Sarafian)
Par ailleurs, même si pour beaucoup c'est la distillerie taïwanaise KAVALAN qui attirait l'attention (je n'ai pu m'y rendre mais j'avais déjà dégusté des single-malts de chez eux auparavant-c'est prometteur mais encore jeune et un peu surfait pour ce que j'ai pu en juger, et très cher en haut de gamme), l'étonnement est venu pour moi du stand italien de la distillerie PUNI, qui produit des whiskies quelque peu atypiques, d'abord une eau de vie transparente "vieillie" 3 à 6 mois dans des cuves en inox (entre new spirit et eau de vie de fruit) et ce qui est présenté comme un single-malt mais est en réalité un blended-grains à mon sens, un whisky nommé "Alba" et vieilli entre 6 mois et 3 ans dans des fûts de chêne ayant contenu précédemment du Marsala de Sicile, du Pinot noir du Sud-Tyrol et du Zibibbo de Pantellaria. Le mélange est composé d'orge, de seigle et de blé, donc ce n'est pas un single-malt, sans parler des composants les plus jeunes qui n'ont pas tous trois ans d'âge (donc en théorie n'ont pas droit à l'appellation whisky). Cela ne lui enlève rien côté qualité, c'est juste différent. Au final cela donne une belle et légère eau de vie fruitée, sur les agrumes, qui évoque un peu le single-malt californien St GEORGE (ne pas confondre avec la distillerie anglaise qui produit elle le "The English Whisky co", également présente au salon). A suivre.

Le groupe Pernod-Ricard présentait pour la première fois les single-malts « new look » de la distillerie TORMORE, à la production récemment relancée. TORMORE est une des 14 distilleries de malt écossaises actives du groupe. La distillerie proposait un 14 ans d’âge, léger et délicatement floral, fruité, et un 16 ans d’âge en édition limitée (1500 bouteilles en version non filtrée à froid et titrant 48 %), au profil plus original et tout aussi complexe (fleurs, fruits exotiques, chocolat, malt, lait & coco, un rien végétal…). Une distillerie à suivre.

Les deux nouveaux TORMORE, dans leur joli nouveau packaging, des single-malts très délicats, à suivre ! (Photo: © Constantin Sarafian).
Je n’ai pas pu déguster les KARUIZAWA du stand NUMBER ONE DRINKS, dont le personnel était assailli durant tout le salon pour les déguster (certains millésimes furent également proposés lors d’une masterclass-mais sur le stand l'offre fut vite épuisée), mais j’ai pu déguster un des deux nouveaux CHICHIBU, le « The Original Quarter Cask », un 4 ans d’âge (2009-2013, proposé à 53,4 %) vieilli dans des fûts de petite taille nommés « Chidibaru » au Japon, un malt assez vif et joyeux, plein de fruits (coing, pêche, abricot), de fleurs capiteuses (lys, violette) et d’épices. Avec un peu d’eau devient plus facile à apprécier, et évoque un verger près d’un jardin très floral.
*Chez NIKKA :
Chez NIKKA, enfin, l’artillerie lourde (si j’ose dire) fut de sortie : Côté blended-malt (au Japon on appelle ça toujours des « Pure-Malt ») le nouveau 25 ans « Pure-Malt » est d’une beauté et d’un équilibre époustouflants…l’impression d’avoir un 40 ans d’âge en bouche, sublime, mais hélas d’un prix excédant largement celui du déjà excellent 21 ans « Taketusru » (plus de 800 €). Un peu plus abordables, si j’ose dire, les NIKKA « Coffey Malt » (1998 à 57 %) et « Coffey Grain » (1999 à 60 %) furent des réussites, tandis que le clou du stand, avec le Nikka 25 ans, fut à mon sens le splendide YOICHI « Heavily Peated » millésimé « 1988 » (S.C. N° 100215, American New Oak, 62 %), un single-malt de 25 ans d’âge qui devrait plaire aux amateurs de malts fortement tourbés mais pas seulement car il est également fruité et floral, et fait montre d’un boisé équilibré. De quoi conclure en beauté ma visite au salon, inoubliable une fois encore…

Un des plus beaux "drams" du salon, le single-cask millésimé "1988" de la distillerie YOICHI, puissant et subtil...
(Photo: © Constantin Sarafian, recadrée par votre serviteur autour du verre & de la bouteille).
Grégoire Sarafian, 27-31/10/2013, Paris. (Addendum sur Kavalan et Puni le 02/11/13)
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ENGLISH SUMMARY:
About Whisky Live Paris 2013 festival:
It is hard not to be talkative about this event (but I have to be concise and short, sorry) and not to give you a comprehensive idea of this Whisky Fair which is I believe a bit different from many abroad, especially in Europe. Of what I’m hearing from people and friends, the closest event from the « Whisky live Paris » should possibly be the “London Whisky Show”, in the way this is a huge show but also requires rather a big entry fee to get in as well, the entry including lots of things instead of other festival of a very low entry price but then a pay-per-dram system, as for instance at the german “Whisky Fair”in Limburg (probably the most important world wide festival, certainly European wide.
Another interesting thing to mention, this year the « Whisky Live Paris » was celebrating its ten years of existence! Except this festival, french audience has no other public festival which such an offer, but more and more small festivals that rise up every year or so (much cheaper & more fun sometimes I have to say). But this remains very unique…lucky those who could attend this festival.

A large view of the venue from the biggest room devoted to whiskies. As always, Diageo, Midleton & Nikka's stands were
among the most crowded (Photo: © Constantin Sarafian).
To put a long story short, the « Whisky Live Paris » this year was located in a famous venue in the old center of Paris, and occupied no less than 3 levels, with whisky tastings, food pairing, spirits tastings, fun interactive experiment room proposed by COMPASS BOX’S always joyful staff (including a risky short film from John Glaser… !) in order to vote for the latest addition to the “Great King Street” blended-whisky range (2 "Experimental Cask", one peated or the other sherried), but they were also presenting a new one (soft & woody) called “Delilha’s, a tribute to an American bar in Chicago, and the “10 th Anniversary Edition”of blended-malt “The Peat Monster”, always a treat (last year’s batch was really great as well), with a nice additional touch of Laphroaig in there this time (a lovely creamy stuff with a dash of water).

The 10th Anniversary Edition of "The Peat Monster" from Compass Box, with a big more "Laphie" in it, delicious
(Photo: © Grégoire Sarafian).
Among other attractions (sorry guys, I couldn’t make it for the food pairing proposals) there was an attempt to re-create a warehouse in a special room where indie bottler SIGNATORY VINTAGE was presenting his novelties (I didn’t go there either).
Among the highlights & other events to mention was the return (may I say victorious ?) of indian distillery AMRUT in this whisky festival (watch out for the Awards that will be given close to December of this year on my web site…) and the first appearance of another indian distillery called PAUL JOHN, on a complete different profile than AMRUT, but quite satisfying for what I saw (a peated & an unpeated cask strength edition). One to follow. I won't speak here about the taïwanese distillery KAVALAN because I already tried some of their whiskies (not all), but we will have to mention them again later on for sure.
In Europe the surprise came from PUNI, a new distillery from...Italy! Yes, you read well. A whisky made of barley, rye & wheat, whith here 2 expressions, one transparent (almost non aged) somewhere between a new-make and eau-de-vie, and another called "Alba" that is a multiple-maturation (italian & german wines) spirit aged from 6 months to 3 years old, which displays nice light citrus fruit aromas, more like a fruit eau-de-vie than a whisky for the moment, but to follow.
Other highlight was the return of BEN NEVIS here in Whisky Live Paris, with no less than 4 expressions including the amazing n.a.s. peated edition called « Traditional », the regular 10 years old, and 2 beautiful single-casks : A refined « 1984 » vintage with notes of linen & ripe fruits (a 26 y.o. matured in an Oloroso cask, at 55 %) and a gorgeous P.X. 15 y.o. bottling (vintage « 1998 », cask 586, 54,5 %) for the M.d.W.
Among this year’s stars, one won’t forget to mention the very impressive novelties from NIKKA group, including two highlights in my opinion, along with the Ben Nevis and an Arran bottling yet to mention, all these being (for me) easily the best bottlings of the year. These are the 25 y.o. « Pure-malt » from NIKKA, an ultra-well balanced dream-dram (no other word comes to my mind) of a very high quality (but alas way too expensive-more than 800 €) and the outstanding « Heavily Peated » YOICHI vintage « 1988 » (cask 100215, Virgin American Oak, 62 % for la M.d.W.), one of the best world wide 25 y.o. I have come across. Another very interesting bottling (again for La M.d.W.-for those who don’t know it is the biggest whisky & spirits specialized shop in France-both retailer & importer-who organizes this event) is the one from ARRAN called « Private cask », a 16 y.o. (1996-2013) superb sherry cask bottled at C.S. ( 57,2 %), full of spices & fruit.

The stunning new 25 years old blended-malt (still called "Pure-Malt" in Japan) from NIKKA
(Photo: © Constantin Sarafian).
Apart from these, there a number of other nice bottlings, but to my humble opinion, none of the same level as the previous ones. For instance the new « 125 th anniversary » 25 y.o. bottling from GLENFIDDICH is rather good, for sure a superb single-cask, but not much more regarding its high price (more than 800 €), same thing about the new BOWMORE fully « Port Cask Matured » (a 23 y.o. at 50,8 % but I liked it a lot-price a little more than 500 €), and same from several indie bottling tasted, some good but nothing stellar in there (though I have to apologize not to have save time for instance for the newly divided Douglas LAING society, here showing Fred’s new range called « Old Particular »-same for other indie bottlers alas not visited this year..).
Last minut tasting: I had the occasion (lately-end of november!) to try a sample from a really remarkable bottling of BOWMORE distillery made by independent bottler SIGNATORY VINTAGE for "Whisky Live Paris 10th Anniversary". It is a 13 years old single-cask bottled at cask strength (54,1 %) and I have to tell you it is one of the best Bourbon barrel casks from BOWMORE that I have come accross these last ten years: Well balanced, fruity, floral, charmingly smoky, floral, fruity (all citrus fruit), a bit of aniseed, at touch of spice, it has everything you can dream of. Hats off for this selection, Thierry, I have to say !
Interesting also to mention as « displaying much satisfaction », two Kentucky Bourbon single-barrels from BLANTON’S. These attractive & of a high quality (new exclusive to La Maison du Whisky) bottlings are paying tribute to the city of Paris, under a range named "Paris Edition". The first one is named "...by Day" (at 50 % abv), the other one is at a higher strength "...by Night" (60 %) and they were presented in an amazing "trompe-l'oeil" scenery, as shown below:

Nothing wrong in Blanton's stand, a nice offer of great Kentucky Bourbon single-barrels with a warm welcome...
(Photo: © Constantin Sarafian)
Also three pretty nice new KILCHOMAN’s (esp. the « 100 % Islay » and the « Machir Bay »), an unusual but very efficient & easy-going GLENFARCLAS vintage « 2004 » (almost « unsherried »), some good french bottlings (for instance the ARMORIK « 2002 » from WARENGHEM distillery) and a newcomer from New Zealand called « The New Zealand Whisky » (basically indie bottlings of a closed distillery called WILLOWBANK-some interesting profiles there...), the swedish distillery MACKMYRA still doing good almost every bottling that comes here (oh yes), and last, but not least, the very convincing latest bottling of « Tun 1401 » , batch 8 for Europe & Australia (this time made of 9 Bourbon casks, 3 Sherry casks only & at 50,2 %) by the The BALVENIE distillery. Probably my favorite batch among the 2nd, the 5th and this one.

The first appearance in a french public festival of NEW ZEALAND WHISKY company, indie bottlings from closed WILLOWBANK distillery
(Photo: © Constantin Sarafian).
Conclusion :
What else to say ? The pleasure of meeting some nice guys from the whisky industry and press, such as the rare & prestigious Eddie MacAFFER from BOWMORE, the one and only Richard PATERSON, John GLASER & all the guys from COMPASS BOX, DougMcIVOR from BERRY BROS & RUDD, nice people from ARRAN, AMRUT, the Aussie distilleries, the Indian distilleries, a lot of whisky ambassadors « from the french scene », too numerous to mention and the always « D’Artagnan-like » & very approachable Dave BROOM !

The kind of nice surprise-meeting-moments that makes Whisky Live Paris so unique...here I am between famous whisky writer Dave broom
(on the left) and Eddie MacAffer, the legendary manager of Bowmore distillery (on the right)- Photo: © Constantin Sarafian.
Grégoire Sarafian, 27-31/10 & 02-04-29-30/11/2013, Paris.
Traduction/Translation : Grégoire Sarafian
"COCKTAIL SPIRITS" 2019, retour sur le salon... :
Sujet publié le : 22/08/2019-Mise à Jour du : 22/08/2019
First published : 22/08/2019-Update : 22/08/2019
Toutes photos © Grégoire Sarafian/Droits réservés sauf celles réalisées en studio sur fond blanc (merci à The Whisky Exchange)
All pics: © Grégoire Sarafian/Copyrighted, except those taken on white background in studio (thanks to The Whisky Exchange)
Je vous propose un reportage sur le salon COCKTAIL SPIRITS 2019 ayant eu lieu les 26 & 27 mai 2019 au Palais de Tokyo à Paris, reportage allégé pour cause de bronchite naissante survenue au cours de ma visite (d’ou une visite d’un jour au lieu de deux) et reporté suite à divers soucis. Comme d’habitude, je vous parlerais de whiskies mais aussi d’autres spiritueux, en illustrant mes impressions de photos et le cas échéant de notes de dégustations (la plupart étant brèves). Merci de votre compréhension et merci aux exposants pour leur accueil & le cas échéant, pour leurs échantillons. Pour précision, encore une fois, les rares échantillons obtenus (2 seulement cette fois) n’ont, comme d’habitude, croyez-le ou non, en rien affecté mon jugement à leur sujet.

ENGLISH SUMMARY:
This report is about 2019 edition of “COCKTAIL SPIRITS” show taking place this year on May, 26 & 27 in Paris (Palais de Tokyo). As I had a beginning of bronchitis, I had to stop the visit earlier than I thought & suppress my second day, so, sorry if this is a shorter report than previous years & sorry if it has been also delayed, due to several problems. As usual though, I will speak here about whiskies as well as other spirits, with my impressions & short tasting notes, and in rare cases, longer ones. Thanks for your understanding & thanks to the exhibitors for their welcome & sometimes for their samples as well (2 only this time), which, as usual, didn’t bias any of my comments, believe it or not.
SALON « COCKTAIL SPIRITS 2019 »:
LE BAR DES INNOVATIONS:

*LA DISTILLERIE GENERALE (L.D.G.) :
A Noter: Il s’agit d’une marque de mises en bouteille qui se veulent expérimentales appartenant au groupe Pernod-Ricard (le whisky est issu d’une sélection du maître-assembleur du groupe Chivas Brothers Sandy Hyslop, qui est également dans le giron de P.-R.), afin de mettre en valeur des fûts uniques (pour ce qui est du whisky, du cognac ou de l’armagnac) ou des distillats uniques non vieillis (vodka, gin), dans des carafes de 35 cl, décorées d’un côté par une artiste brodeuse, et de l’autre portant sobrement toutes les indications utiles. Les alcools de la Distillerie Générale, faible volume oblige, ne sont seulement distribués que chez quelques cavistes spécialisés notamment en spiritueux, comme par exemple les caves Nicolas Julhès, en France. Merci de son excellent accueil à Quentin Templier, « project manager » pour LDG, pour le sample de whisky chroniqué ci-dessous:

ENGLISH Note: This isn’t an independent bottler but rather an experimental side-project conducted by the Pernod-Ricard group (inside which there is the Chivas Brothers group, working on the blended whisky creation, and the whisky below is a selection from master-blender Sandy Hyslop). Their goal is to showcase the uniqueness of single-casks bottlings (wether they are Whisky, Cognac, or Armagnac), but also unaged spirits (vodka, gin) in square 35 cl decanters, bearing on one side a unique artisan embroidery and on the other useful informations about the bottling. Due to low amounts of decanters available, one can find these ones only in a few spirits oriented retailers such as for instance the Nicolas Julhès shops in France. Thanks to Quentin Templier (L.D.G.’s project manager) for his excellent welcome on the stand & for the whisky sample reviewed below.

-ARMAGNAC “2004” (12 ans) de chez Marquis de Montesquiou, Single-Cask N° 95 (Folle Blanche), 968 bouteilles, ncf/nc (non filtré à froid & non coloré), 35 cl, 53 % (BAS-ARMAGNAC): Autour de 59 €.
Très fin, avec une belle palette fruitée et délicatement boisée. Au-dessus de la moyenne, il est très plaisant.
E.V.: A subtle Armagnac (from the grape variety called « Folle Blanche »), with beautiful fruity notes and delicately oaky notes. An above average bottling that is truly pleasant.

-COGNAC “2008” (9 ans) de chez Martell, Single-Cask N° 33315 (« Fins Bois »), 1032 bouteilles, ncf/nc, 35 cl, 50 % (COGNAC):
A Noter: Utilisation de chêne à grains fins, lies enlevées avant la distillation (typique de la distillerie Martell, me dit-on). Autour de 42 €.
Une sensualité exubérante sur les fruits noirs et les fleurs capiteuses typiques de chez Martell. Belle texture en bouche, bien soutenue par avec un titrage parfait, à 50 %, ce qui est rare pour cette marque. Une petite bombe de Cognac (floral & fruité exubérant) fortement recommandée !
E.V.: A Cognac from the famous MARTELL House (here with very thin grained oak & with the dregs taken out before the distillation, as they use to do in this distillery), from the « Fins Bois” area. It is also a single-cask, which, along with the unusually high abv (50 % is rare for this brand), helps drastically to enhance the luxuriant usual heady flowers & dark fruits notes that are MARTELL’s trademark. I have to say it is a real bomb of a Cognac that I highly recommend.

-WHISKY de la distillerie STRATHISLA* “2004” de 13 ans (mis en bouteille en 2018), Single-Cask N° 47932 (First fill Sherry Butt), 1296 bouteilles, ncf/nc, 35 cl, 56,9 % (SINGLE MALT SCOTCH WHISKY): Autour de 50 €.
Couleur : Superbe robe entre ambre & acajou. Nez : Très fin, typé STRATHISLA & marqué par toute la puissance d’un Sherry de premier remplissage, avec un côté très oxydatif, et semble t’il assez astringent & de belles notes de dattes, abricots, pruneaux, raisins secs, mais aussi du chocolat noir & du pudding. Splendide développement à l’aération. Bouche: Puissante, marquée par un Sherry sans concessions (un peu vif, oxydatif, assez astringent), mais de grande qualité, très élégant, et pas avare de fruits secs, de fruits noirs, de chocolat noir (tirant vers le brownie), de caramel (de carambar, même), très vite suivi d’une bouffée d’épices (piment d’Espelette, gingembre), réchauffant et amplissant tout le palais, avant de s’évanouir progressivement avec un léger retour fruité et boisé. Tenue à la dilution: Elle est franchement intéressante, si pratiquée sans excès (quelques gouttes suffisent), pour apaiser un peu le feu des épices et l’astringence, et rapprocher un peu ce whisky d’un Armagnac et de distilleries de whiskies typées Sherry un rien à l’ancienne (BEN NEVIS, BENRINNES, GLENFARCLAS, et “feu” The MACALLAN). Conclusion: Une très belle sélection qui promet de belles suites pour cette intéressante nouvelle gamme, avec un prix tout à fait honorable. Prix conseillé: Autour de 50 €. Note confirmée : 92,5/100
E.V.: Color: A nice amber to mahogany color. Nose: Quite refined, typical from the STRATHISLA distillery, with all the power of first fill Sherry casks, with some strong oxidation signs, and it seems some astringency as well. The nose displays beautiful notes of dates, prunes, sultanas, but also dark chocolate & Christmas pudding. It develops in a splendid way once you let it breathe for say a quarter. Palate: Powerful, marked by a without compromise Sherry (vivid, astringent, with some oxidation as well), it is however very elegant, full of dried fruits (sultanas for instance), of dark fruits, of dark chocolate (close to Brownie pastry), of caramel (even “carambar” sweet), quickly followed by a palate warming rush of spices (French “Espelette” chilli pepper, ginger), before a progressive fade of these notes with some fruity & oaky notes return. With water: It is interesting to see that few drops of water (please don’t add more) can soften the spices & the astringency, and make it is a bit taste like an old Armagnac, or an old school Sherried malts such as BEN NEVIS, BENRINNES, GLENFARCLAS or “RIP” The MACALLAN). Conclusion: A beautiful selection that gives a good signal for upcoming releases from this new range/brand. An interesting value as well. Confirmed rating: 92,5/100

*FREIMEISTERKOLLEKTIV (Dialogue avec Manfred RITTER-que je remercie de son accueil chaleureux ainsi que l’autre personne rencontrée-le fondateur de cette sorte de coopérative, basée à Berlin):
FreimeisterKollektiv est un groupe de distillateurs artisanaux & de barmen en vue réunis par une même volonté de transparence et de recherche de qualité, m'explique le fondateur Manfred Ritter, avec une production en petites quantités (les contenants sont des bouteilles de 50 cl et les étiquettes très simples, basiques), aucun ajout d'additifs, des ingrédients naturels seulement donc, aucun OGM impliqué, ainsi que des prix raisonnables. Pour sourcer ses mises en bouteille, Ritter recherche dans le monde entier des producteurs artisanaux de types de spiritueux différents et qui excellent dans leur domaine, que ce soit de la vodka, du gin, du mezcal, du seigle, de la liqueur de plantes aromatiques, du vermouth, ou encore de la liqueur de rhurbarbe (par exemple). Les productions viennent d'Allemagne, d'Autriche, du Mexique comme de l'Estonie, du Rwanda, etc...
J'ai dégusté 3 produits de chez FREIMESTERKOLLEKTIV, faute de temps, mais aussi pour ne pas influer sur la suite de ma visite, j'ai préféré éviter les goûts sucrés ou trop marqués, hormis le mezcal, que je n'avais jamais encore dégusté auparavant, et que j’étais trop curieux de découvrir.

E.V.: FREIMEISTERKOLLEKTIV (Dialog with Manfred RITTER, the founder of this kind of cooperative, based in Berlin-Thanks to him & his team for his warm & excellent welcome):
FreimeisterKollektiv is a group of craft merging distillers & bartenders united by the same will of transparency & quality, explains Manfred Ritter, the founder, who bottles spirits in small amounts (50 cl bottles with a simple label), no additives, only natural ingredients, no GMO involved, and reasonable price tags. In order to source his different spirits, Ritter searches the best craft spirits producers all over the world (coming from Germany, Austria, Mexico, Estonia, Rwanda, etc…), and produces as varied spirits as Vodka, Gin, Mezcal, Rye, botanicals & fruit Liqueurs (including some original rhubarb liqueur), Vermouth, etc…I tasted 3 of their products (out of 5 presented) during this show, because I didn’t had much time, but also in order not to influence my palate with too sugary or sweet or special flavors for the rest of the show, with the exception of Mezcal that I had never tasted before and was too curious of.

-GIN "Doppelwacholder", de tradition allemande (uniquement composé de genièvre), de chez Gerhard Liebl, Allemagne, 43 % : 16 € les 50 cl
Très pur et très fin, il ne recherche pas la complexité, mais une linéarité qui confine à la pureté dans la simplicité lorsque l'ingrédient de base, le genièvre, est sublimé.
A German tradition Gin, which means there’s nothing added to juniper here. Very pure & refined, this one doesn’t search for complexity, but rather for a linearity that rimes with the purity of the basic product (the juniper), which is enhanced this way.
-MEZCAL ("Mezcal Artesanal", 100 % eau-de-vie d’Agave, assemblage composé des variétés d'Agave suivantes: 45 % Cuishe, 25 % Mexicano, 16 % Lumbre, 10 % Espadin-produit par Karin Abad, Santiago Matatlan, Oaxaca, Mexique), 55 % : 48 € les 50 cl.
Il s'agissait de mon premier mezcal, et je l'ai trouvé très intéressant, très complexe et d'une grande finesse: Le palais débute sur une note terreuse, surprenante, puis elle s'efface peu à peu au profit d'une fine note anisée, puis enfin s'évanouit peu à peu avec subtilité pour exprimer une note anisée très intéressante, puis encore s'y adjoignent de très fines notes de plantes aromatiques, une touche minérale et enfin un trait de fumée qui rappelle un peu un ARDMORE (un single malt écossais "continental"), tandis que l'ombre médicinale et parfois terreuse des single malts du sud de l'île d'Islay plane sur l'ensemble de l'expérience gustative...Très original, c'est un spiritueux très fin & très complexe auquel l'on a affaire là.
The first Mezcal I have tasted, and found a very interesting spirit, very complex & with quite some refinement. Made of 100 % Agave spirit, it is composed of the different Agave varieties listed above & comes from Mexico. The palate shows amazing earthy notes, then fading to let some aniseed notes come through, quite interesting note here, then other notes join in, such as refined varied botanical ones, then a slight smoky note that reminds me a bit of an ARDMORE single malt (a “continental” Scottish single malt), some slightly mineral notes, while the shadow of South of Islay medicinal & sometimes earthy single malts seem to fly over the whole tasting experience…Very original, this one is a very refined & very complex spirit I have to say.

-RYE (Straight Rye Whisky, 75 % Seigle, 25 % orge maltée, de chez Rudiger Sasse, Allemagne), assemblage de fûts de 5 à 11 ans (American Oak casks), 48,2 % : 25 € les 50 cl
Une grande finesse pour ce Rye hors normes (en tout cas pour moi), faisant preuve d’un bel équilibre entre fruité, épicé et floral. Boisé très léger. Intéressant.
A 75 % rye, 25 % malted barley rye from Germany, blending casks from 5-11 y.o. (American oak casks). A great refinement for this unusual rye (at least for me), showing a great balance between fruity, floral & spicy notes. Light oaky notes. Interesting.

*MEZCAL, maison Distileria QUIEREMO MUCHO (Oaxaca, Mexique) : Merci à Luis Alonso Ibarra et son équipe pour son accueil chaleureux et son échantillon*.
La maison Quieremo Mucho (littéralement "Aimez-moi beaucoup") produit du Mezcal artisanal de 5 variétés différentes de culture biologique, avec 10 références de bouteilles dont certaines font appel à l'assemblage, d’autres non. La récolte de l'agave (souvent "âgée" de plus de 7 ans d'âge, parfois jusqu'à 30 ans) est effectuée sans procédé mécanique, mais à la main, ce qui demande 25 jours. L'agave est ensuite cuite dans de grandes fosses et grâce à la combustion de divers types de bois, parfois jusqu'à une semaine, puis refroidie, puis fermentée à l'aide de levures naturelles, puis le jus fermenté qui en résulte est distillé deux fois (voire trois) et parvient à un titrage autour de 70 °, mais dépasse rarement 55 % pour sa mise en bouteille.
La production du spiritueux est réalisée dans une hacienda nommée Hacienda Guegorene qui date du XVIII ème siècle, une demeure toujours aux mains de la même famille, produisant du mezcal grâce au savoir-faire des maîtres producteurs & assembleurs Wilibaldo Rodriguez & Adolfo Mijangos, mais aussi, pour la décoration à la main des bouteilles, des artisans locaux qui perpétuent la tradition de la peinture "Alebrijes". L'Hacienda emploie ainsi une quarantaine de personnes dédiées à la production de ces mezcals traditionnels.

*MEZCAL, QUIEREMO MUCHO Farm (Oaxaca, Mexico): Thanks to Luis Alonso Ibarra & his team for his warm welcome on the stand & also for a miniature of his Mezcal*.
The Quieremo Mucho distillery (which one can translate as “Love me a lot”) produces craft Mezcal of 5 different varieties of organic crops, with 10 different bottlings proposals, some of them being blended, others not. The Agave’s harvest is made in 25 days, because the producer has chosen not to use any mechanical process, but only manual work.The Agave is harvested only once aged around 7 years to sometimes up to 30,then cooked in large pits with the help of diverse wood types, sometimes during a week, then is cooled, then fermented using natural yeasts, then the fermented juice is distilled twice (sometimes 3 times), and can climb up to 70°, but barely goes over 55° when bottled. The spirit’s production is made in an old 18th century property named Hacienda Guegorene, which is still a family owned place, producing Mezcal for ages thanks to the expertise of Wilibaldo Rodriguez & Adolfo Mijangos, but also, for the hand-made bottlings decoration (labels), local craftsmen & women who carry on a long tradition of what is locally called “Alebrijes” style. This Hacienda (farm) employs no less than 40 people devoted to these traditional Mezcals.
MEZCALS DEGUSTES sur ce stand (100 % Agave = "Maguey"):
(MEZCALS tasted in this stand)
-TOBALA (une seule variété d'agave)
-COYSTE-ESPADIN (assemblage)
-CUISHE-TEPEXTATE (assemblage)
-CUISHE-TOBALA (assemblage)
Sur ces 4 versions dégustées, étant un néophyte complet en matière de Mezcal, difficile d’écrire précisément sur le sujet pour le moment. Disons que j’ai retrouvé dans ces 4 propositions l’essentiel des sensations perçues dans mon premier Mezcal de chez FREIMEISTERKOLLEKTIV, mais avec quelques nuances, suivant la version, avec plus ou moins de caractère fumé et une sensation en bouche plus ou moins développée sur les notes végétales d’agave et les notes florales et minérales. Nul doute que je vais essayer d’explorer davantage ce spiritueux dans l’avenir...
About the four expressions I have tried there, being a total newbie in Mezcal tasting, it is hard for me to be very precise about them at the moment. Let’s say I have found in these 4 different bottlings most of the sensations I had while tasting my first Mezcal ever earlier on at FREIMEISTERKOLLEKTIV stand, with a few other nuances, according the every expression, with more of less earthy & smoky character, more or less green agave notes, floral & mineral notes. I will for sure explore this spirit in the future…
-ESPADIN, Hiver 2018, lot 001, "made in Oaxaca by maestro mezcalerio: José Garcia", une seule variété (Espadin), 46,13 % (mignonnette 5 cl):
Couleur: Transparente (il n'y a habituellement pas de vieillissement dans ce type de spiritueux, mais il y en a parfois pour la Tequila, issu de la même plante). Nez: Minéral, huileux (comme une huile d'olive très grasse mais aussi très pure à la fois), nettement fumée, avec même une conotation de poisson fumé). Floral et fruité (acidité du pamplemousse, vivacité du citron vert). Quelques plantes aromatiques au second plan, très fondues. En bouche: Beaucoup de finesse, une forte minéralité, une note fumée profonde, marquée, à la fois terreuse et florale et très caractéristique du Mezcal apparemment, et comme une jolie note anisée, discrète mais étonnante. Important fondu des notes florales & fruitées, difficiles à identifier. Grande longueur en bouche... Tenue à la dilution: La minéralité se fait plus insistante, avec comme une note pierreuse, associée à une note très oxydative évoquant une variéte de citron exotique que je ne puis reconnaître ici. Puis une note presque rance survient, moins agréable, puis l'on revient sur un fondu de notes florales et minérales dénotant une grande pureté et après la rétro-olfaction, comme un retour salé, étonnant. Conclusion: un spiritueux remarquable, d'une grande singularité et d'une complexité intéressante. Les amateurs de whiskies au profil bien fumé et terreux pourraient y trouver leur compte.

E.V.: Color: Transparent (no ageing involved usually in this type of spirit, but sometimes yes in Tequila spirit type, as it is also coming from Agave). Nose: Mineral, oily (like a quite fat olive oil, but staying very pure at the same time, but also very smoky, even with a fishy note coming from the smoke). Floral & fruity (the acidity of grapefruit, the liveliness of lime). Some botanicals are coming through, on the second ground, but they are very melted. Palate: A lot of refinment, a strong minerality, a deep smoky note, both earthy & floral that seem to be typical from a Mezcal spirit apparently, and a pretty aniseed note, discrete but amazing. Important melting of the floral & fruity notes, those notes being hard to identify. Great length on the palate...With water: The mineral side of it gets bigger now, with a stony side, associated with a quite oxydative note that I can't recognize here but evoking for me an exotical variety of lemon. A slight rancid note is then coming through, but fortunately there is a come back of very pure floral & fruity notes melted together, and, once swallowed, a slightly salty amazing return. Conclusion: A remarkable spirit that really stands out by its complexity & singularity. The heavily peated & earthy whiskies lovers might find this interesting.
AUTRES STANDS (OTHER STANDS):
*Stand du B.N.I.C. (Bureau National Interprofessionnel du Cognac). Merci encore à Alain Boileau, spécialiste du Cognac, rencontré l’an dernier déjà,pour son accueil chaleureux): Pour rappel, si un Cognac n’est pas produit dans l’une des régions officiellement reconnues comme en faisant partie, et par exemple à l’étranger, l’appellation Cognac est alors interdite & le spiritueux doit prendre le nom de « Brandy ».
*B.N.I.C. stand (French National Interprofessional Cognac office), held by Alain Boileau, a Cognac specialist met last year already(thanks again to him for his warm welcome). Reminder: If a Cognac isn’t made in one of the officially recognized areas allowed to produced it, but made for instance abroad, the “Cognac” name must be then forbidden to use & the spirit has to be called a “Brandy” instead.
-Cognac TESSERON “Lot 90” (1990), assemblage de fûts de Grande Champagne, Petite Champagne & Fins Bois, 70 cl, 40 %:
Très fin, plutôt réussi, ce grand Cognac floral et fruité (abricots, pêches, voire même fruits exotiques) qui possède un très joli fondu et un toucher en bouche soyeux. Recommandé !
A blend of 3 areas of Cognac (see in the French title) that I founded quite refined, well made, floral, fruity (apricots, peaches, even some exotic fruits) and with a silky sensation on the palate that stands out. Recommended !

-Cognac FERRAND “10 Genérations”, “1er Cru de Cognac”, Grande Champagne, 50 cl, 46 %:
Celui-ci est également très bien fait, démarrant sur un joli bouquet floral varié, avant de montrer une belle structure finement boisée, mais aussi généreusement fruitée au second plan. Superbe !
A Cognac here coming from one official area of Cognac only, very well made as well, starting first on a complex floral bouquet, then evolving to show a finely oaky beautiful structure, but also generously fruity on a second ground. Superb.

*Propriété de MOSSBURN Distillers & Blenders (un nouveau négociant écossais), Maroussia Distribution :
-HATOZAKI (The Kaikyo distillery, Akashi, Japon**), n.a.s., « Pure Malt », Blended Whisky, 2019, 46 %:
A Noter (rappelant ainsi que mon site est sans langue de bois): Une dénomination étrange et équivoque pour ce whisky. C’est soit « Pure Malt », équivalent à Blended Malt mais banni depuis le 22/11/2011 par la SWA, soit « Blended whisky », mais pas les deux, or les deux sont inscrits sur l’étiquette ! La plaquette publicitaire insiste elle sur le côté « 100 % Malt ».**Renseignement pris, la distillerie n’est active (distillation) que depuis 2017, et précise sur sa documentation seulement qu’il s’agit d’assemblage de whiskies japonais ET importés (tant les grains que les malts). L’on comprend donc que rien dans ce blend ne provient de cette nouvelle distillerie, hormis la mise en bouteille sans doute.
Un assemblage de fûts ayant contenu du Sherry Oloroso, du Bourbon, et des fûts neufs de chêne rouge Mizunara. Plutôt fin, il s’avère cependant un peu aqueux et très lisse. Correct, sans être réellement passionnant.
Information: Please note (a reminder that I don't use double speak): Owned by a new Scottish retailer called MOSSBURN Distillers & Blenders, the Japanese Kaikyo distillery (located in Akashi) proposes 2 new whiskies, but I have to warn my readers here as there isn’t double speak in Greg’s Whisky Guide : This whisky bears a weird & ambiguous statement on its front label. Is it a “Pure Malt”-which equals to a Blended Malt now since the terms “Pure Malt” are forbidden by the S.W.A. since November, 22 of year 2011-or a “Blended Whisky”, because it can’t be both, but, wait, well, both are stated on the label ! The advertisement brochure, though, insists on the fact they say they use “100 % Malt”. **After some research, the producer states that the Kaikyo distillery is active only since 2017, and also that it is a blend of Japanese AND “imported” whiskies, wether they are grain or malt whisky. So we know now that nothing in this blend comes from this distillery, but might be just bottled within its warehouses.
Tasting note: This one is blending Oloroso x-Sherry casks, ex-Bourbon casks & ex-Red Oak Mizunara casks. Rather refined, it is however a bit too watery & too sharp. A decent one, but I can feel no passion in there.

-HATOZAKI (The Kaikyo distillery, Akashi, Japon), n.a.s., Blended Whisky, 2019, 40 %:
Celui-ci est présenté comme non filtré à froid et non coloré, avec uniquement des fûts de chêne américain, et âgé « jusqu’à 12 ans », avec un minimum de 40 % de malt (voir note ci-dessus**). Un blend léger et équilibré, miellé, vanille, fruits confits, presque plus intéressant que le précédent, curieusement (malgré un titrage plus faible). A suivre.
This one states to be uncolored & unchill fitered, using only ex-American Oak casks aged “up to 12 y.o.” (translate that part of the content is younger than 12), with a minimum of 40 % malt (see my note about the previous whisky above). A light & balanced blend, with notes of honey, vanilla, candied fruit, almost more interesting than the previous one which had a higher abv. Strange. To be followed.
*DIVERS :

-GLENMORANGIE officiel 14 ans « The QUINTA RUBAN » (nouvelle édition 14 ans au lieu de 12 ans d’âge, 2019), affinage Porto, 46 % (ECOSSE, Single Malt):
Une version un peu plus âgée de l’affinage Porto de la gamme régulière, ce sans augmentation de prix, ce qu’il faut souligner. Dégusté sec, je ne vois pas ces 2 années supplémentaires de vieillissement comme un plus, le boisé étant assez marqué ici. En revanche, avec un peu d’eau, celui-ci devient plus équilibré, sans toutefois que le Porto apporte une réelle plus-value à l’ensemble. Je ne suis pas du tout impressionné, donc, mais ce whisky est à sans doute revoir dans un contexte individuel.
This one is the brand new version (2019) of « The QUINTA RUBAN », the Port finish expression of the GLENMORANGIE core range, with 2 extra years of maturation in Port casks (4 years instead of 2). Tasted neat, I don’t see these 2 extra years as a plus, because the oak is a bit taken over the distillate in my opinion. However, with a few drops of water, the balance comes back a little, but still without a real benefit from the Port finish. I am clearly not impressed by this, but I guess I shall assess it another time in an individual context.

-SEXTON Single Malt Irish Whiskey (100 % d’orge maltée irlandaise), n.a.s., 40 % (IRLANDE, Single Malt):
Un single malt vieilli en fûts de chêne ayant contenu du Sherry de type Oloroso qui arrive sur le marché avec un marketing important, qui « s’adresse aux esprits disruptifs qui aiment casser les codes » (lol, traduire « base cocktail » pour séduire le néophyte branché (or « mixologic vehicle »), dans un flacon original mais opaque & noir, et dont le contenu proviendrait (officieusement) de la distillerie BUSHMILLS en Irlande du Nord. Gustativement, c’est plutôt bien fait, avec une subtile influence du Sherry, de la finesse, et à revoir dans un contexte individuel (certaines de mes notes manuscrites étant illisibles, navré !).
This Oloroso Sherry matured new single malt coming on the market right now arrives with a noticeable marketing strategy, stating it is made for “disruptive spirits that like to break the rules” (lol, translate :We propose here a hipster’s mixologic vehicle with a trendy bottle…), and with an original but black opaque dumpy-squary bottle. About its content: It is unofficially said that it could come from Northern Island’s Whiskey distillery, BUSHMILLS). Tastewise, it is rather well made, with a subtle Sherry influence, some refinement, but I shall assess it in a more individual context one more time, as, and sorry about it, I can’t read some of my own notes!

-SLANE « Triple-casked » Irish Blended Whiskey (Virgin oak, Refill American oak, Sherry oak), n.a.s., 40 % (IRLANDE, Blended Whiskey):
Un blended whisky à base d’orge maltée et non maltée (typiquement irlandais) vieilli en 3 types de fûts de chêne (voir ci-dessus) et qui arrive également sur le marché avec une bouteille opaque (la mode, décidément...). En bouche, beaucoup de caractère (caramel, épices, fruits confits, fruits secs, du chêne mais modéré). Une whisky à revoir avec plaisir dans un contexte individuel.
A typically Irish blended whiskey, with malted & unmalted barley, and matured in 3 different cask types (see above), also presented in an opaque black bottle (a current trend, truly). On the palate, a lot of character (caramel, spices, candied & dried fruit, oak, but staying moderate). A whisky to try another time, in an individual context, with pleasure, for a better understanding of it.

-WOODFORD RESERVE officiel « Kentucky Straight Malt Whiskey », Nouvelle Edition 2019 (batch 2), 45,2 % (Etats-Unis) : Une nouveauté pour l’Europe, avec un assemblage-recette (« mashbill ») de 51 % d’orge maltée, 2 % de seigle & 47 % de maïs. Une recette originale pour un résultat ma foi assez plaisant, avec de belles notes de noisette, voire de pâte à tartiner chocolat/noisette, d’épices douces, de caramel et de boisé modéré. A revisiter individuellement (je veux dire hors contexte de salon) avec plaisir pour plus de précision...Entre 45 & 50 € sur le marché français.
This one is a novelty here, with a mashbill of 51 % malted barley, 2 % of rye & 47 % of corn. An original recipe for a pleasant result I have to say, with beautiful notes of hazelnut (possibly also hazelnut paste with chocolate as well), sweet spices, caramel and moderate oak. I will be happy to try this one in another context, rather individual (out of a whisky show), for more details about its profile. Around 45/50 € on the French market.

-HIGHLAND PARK officiel 16 ans « TWISTED TATTOO », 2019, Rioja seasoned wine casks & 1st Fill Bourbon casks, 46,7 %:
Un très récent HIGHLAND PARK, surfant sur la mode des tatouages (franchement...lamentable, si vous me demandez mon avis), un peu vineux pour moi, mais plutôt bien fait, et plus agréable avec une légère dilution. A revoir éventuellement.
This is a brand new HIGHLAND PARK, surfing on the tattoo fashion (a bit too much for me, if you ask me), a bit too winey for me, but rather well constructed, and more pleasant with a few drops of water. To try maybe later on.

-MILK AND HONEY officiel « Young Spirit Aged Single Malt », n.a.s. (moins de 3 ans), bottled 20/09/18, Triple cask (Red Wine barrels, Bourbon casks, Islay Single Malt casks, 50 cl, 46 % (Tel Aviv, Israël):
Un embryon de whisky un peu confus, avec différentes maturations « contradictoires » et un certain manque de maturité, un peu aqueux également, que je n’ai pas trouvé encore prêt pour ma part. A suivre, un peu plus tard.
A bit confused aged new make (less than 3 .yo.), with some “contradictory” different maturations and lacking a bit of some maturity in my opinion, a bit watery as well. For me it isn’t ready yet. To be followed, later on.

-STAUNING « KAOS » (STAUNING Distillery, Danemark), Distilled 20/11/2015, bottled in 2018, Danish Rye & Danish peated barley (malted at the distillery), matured in 1st Fill Bourbon & Virgin oak, 47,1 %:
Nota : Une jeune distillerie danoise qui a défrayé la chronique par ses expérimentations depuis quelques années et qui m’avait impressionné l’an dernier.
Un peu moins spectaculaire que la version précédente testée dans le même salon, celle-ci m’a parue moins aboutie et davantage marquée par sa jeunesse (notes typiques d’un nouveau distillat-eau de vie de prune, artichauts bouillis, etc.). Ceci dit encore une fois un tour de force à signaler, tout comme le fait que pour cette distillerie, l’on peut déjà parler de terroir sans rougir.
A whisky from a new Danish distillery that did some amazing experiments so far. This expression is less spectacular than last year’s « peated rye », a bit too young as well (with some typically new make notes of plum, boiled artichokes, etc.). That said, it is still a « tour de force » I have to say, and also it is amazing that in that case, one can already speak of « terroir » without blushing.

-STAUNING « RYE » (STAUNING Distillery, Danemark), Distilled 20/11/2015, bottled in 2018, 70 % de seigle malté, 30 % d’orge maltée (orge & seigle local), matured in toasted American oak barrels, 47,1 %:
Une version très marquée par le seigle (un peu trop pour moi), mais bien construite tout de même. Une distillerie à surveiller de toute évidence.
Rye is obviously the key word here, and this baby is full of it (a bit too much for me), but still decently constructed. A distillery to watch, obviously.

***
Pas de salon « COCKTAIL SPIRITS » sans cocktails ! L’art de la mixologie (ou, en moins pédant, de réaliser des cocktails), est en effet très présent ici sous forme de tables rondes, conférences, mais bien sûr aussi de dégustations de cocktails créés par des barmen professionnels sur de nombreux stands...Cette année fut très modeste pour moi, avec juste un délicieux « Mint Julep » sur le stand du Bourbon FOUR ROSES, ou j’étais allé déguster le Small Batch/Limited Eidtion/Barrel Strength hélas pas encore disponible.
No COCKTAIL SPIRITS » show without cocktails ! The art of mixology (or, less conceitedly said, the art of making cocktails), is well represented here in this show, with conferences, round-table meetings, but also with cocktail created by bartenders on numerous stands...Modestly, this year I only tasted one cocktail, a delicious « Mint Julep », in the FOUR ROSES stand, where alas the new Small Batch/Limited Edition/Barrel Strength wasn’t available yet.

A l'année prochaine / To next year !