"WHISKY LIVE PARIS 2014", les 27 et 28 Septembre 2014
(et le 29 Septembre pour les professionnels)
à la Maison de la Mutualité, Paris
(24, Rue Saint-Victor 75005 Paris)
Mise à jour du : 06/09/2020
(corrections sur notamment des informations sur certains whiskies, dont le TALISKER 1955)
Mes excuses pour le retard du à des incidents indépendants de ma volonté...(diverses malveillances, dont des abus d'utilisation de la messagerie du site, attaques allant hélas parfois au delà de celui-ci, comme une tentative de cambriolage de mon domicile, avant cela un vol de portable en marge du salon, bref...un peu de malchance!). Voir l'avertissement dans l'Editorial N°10 à venir (en cours de rédaction). Voici tout de même, mieux vaut tard que jamais, ce compte-rendu ci-dessous...toujours sans langue de bois. Merci de votre fidélité et de votre patience.
Message to the ENGLISH Audience: Sorry but due to several problems, there will be no English summary this year. Apologies. For an approximative translation using « Google Translate » by clicking here below… : Translator link
Toutes photos sauf si précisé sous la photo: © Constantin Sarafian, tous droits réservés.

Le stand Midleton, comme l'an dernier, pourrait sans doute revendiquer la palme du plus beau stand...
Avant-propos:
Voici un compte-rendu résumé du salon, avec lorsque cela a été possible, des notes chiffrées, en attendant des notes plus précises sur certains de ces whiskies (mises à jour à surveiller !). De nombreux stands n'ayant pas pu être visités, il ne s'agit donc pas un reportage exhaustif, mais plutôt d'un survol, avec tout de même près d'une trentaine de notes de dégustation...
IMPRESSIONS GENERALES, EN BREF…(la suite dans la CONCLUSION) :
Le salon s’étant déroulé à peu près comme celui de l’an dernier, je n’évoquerais que brièvement en préambule les conditions et mon opinion sur son organisation: Comme souvent dans ce type de salon, les conditions de dégustation sont parfois difficiles: La climatisation semblait en panne ou en tout cas insuffisante dès le samedi (au point ou j’avais envie de partir au bout de 10 mn le premier jour !), et ce fut assez pénible sur la durée. Par ailleurs du côté organisationnel, il semble qu’il y ait toujours 30 mn de perdues par jour pour l’accès au salon, ce qui peut se comprendre, mais pouvait être critique pour ceux qui s’étaient inscrits à une « Masterclass » dès 14h et n’avaient pas pris l’entrée VIP. Au positif, je tiens à remercier l’organisateur du salon pour les accréditations presse ouvertes aux blogueurs.
De belles dégustations chez les écossais, les japonais autant que chez les Etats-Unis, l'Inde ou l'Irlande…Hélas, pour des raisons indépendantes de ma volonté, un important retard ne m’a pas permis de visiter les stands Français, Néo-zélandais, certains stands Américains (micro-distilleries), de Taïwan, mais aussi ceux de certains Ecossais, aussi qu’ils me pardonnent. J’ai par contre volontairement écarté les autres spiritueux pour ne pas faire de mélanges étant donné le nombre de stands écossais que j’avais prévus de visiter, mais je vous dois de préciser que je savais qu’il y avait de beaux spiritueux à déguster dans leur espace dédié. Pour revenir au whisky, cela a été très inégal, avec un certain tassement de la qualité, chez les officiels comme chez les indépendants, mais il y eut heureusement de bons, voire de très bons moments sur des stands écossais, Américains et Japonais principalement. Il y a aussi eu quelques déceptions sur plusieurs stands, écossais principalement. Et, globalement, au vu du catalogue, le constat d’une montée des prix généralisée tout comme le sont désormais les mises en bouteille sans compte d’âge (ou « n.a.s. »). Ce salon ne fait pas exception, c’est la tendance actuelle du marché.
UNE ANNEE PARTICULIERE POUR VOTRE SERVITEUR :
Deux jours avant le début du salon, j’ai soudainement réalisé que j’allais assister à mon 10 ème Whisky Live Paris ! Mais aussi célébrer la première année de mon site, ou encore mon 60 ème assemblage maison, au passage… Il me fallait fêter cela, de préférence en compagnie sympathique. Aussi c’est avec grand plaisir que j’ai proposé à Thomas, un internaute lecteur du site de partager ce moment (qui plus est il était important pour moi qu’il se souvienne de son premier salon…) en dégustant un whisky au « Bar Collectors » du 5 ème étage ou l’on pouvait déguster des whiskies d’exception moyennant des jetons payants, soit entre 5 et 50 € le verre de 2 cl. J’en avais repéré un à l’avance, dans l’excellent article du blog « Les Fleurs du Malt », et je n’ai pas regretté mon choix, et mon compagnon de dégustation du jour, qui m’a fait confiance dans ce choix, non plus :

Oui un grand moment que cette dégustation festive de vieux Talisker avec Thomas, sans aucun doute. Photo : © Grégoire Sarafian,
aidé ici de Salvatore, sauf erreur...merci à lui.
-TALISKER distillé en 1955 et mis en bouteille en 1993 (un 38 ans d’âge) par le négociant Gordon & MacPhail, dans sa gamme « Cask Strength », un assemblage de 3 fûts de Sherry (Casks N° 1310, 1311, 1257), un brut de fût à 53,6 % (ici dans une bouteille de 35 cl). Et ce whisky, me direz-vous ? Je vous répondrais qu’il a quasiment tout écrasé, survolé même, par son aura, sa sérénité, la maîtrise (toujours délicate !) de l’alliance entre Sherry casks et tourbe…D’un fondu remarquable, il s’est avéré presque plus fruité (dont de très belles notes d’orange sanguine) que tourbé, avec une touche de bois précieux, de laurier et de thé…et modérément épicé. Interminable, il a bien supporté deux gouttes d’eau (mais pas plus me conseille Salvatore, de la Maison du Whisky, qui a la lourde tâche de servir ces joyaux, et estime la bouteille à environ 1000 à 1500 €). Inoubliable…Non loin de là, en face de nous, sur l’étagère, un « BLACK BOWMORE », un ARDBEG 1967 « Dark Oloroso », ou encore un HIGHLAND PARK « 1973 » nous font de l’œil, mais il faut rester raisonnable…
La note du TALISKER ? C’est simple…98/100 & Hors Catégorie…Chef d’œuvre !

Les mots nous manquèrent pour décrire ce Talisker à l'ancienne, conditionné ici en bouteille de 35 cl !
Autant dire que nous avons eu de la chance... Photo © Grégoire Sarafian
POST SCRIPTUM AMICAL /A FRIENDLY POST-SCRIPTUM:
Plus tard, hors salon, autour d’une bière, en toute simplicité, deux personnalités du monde du whisky, célèbres et chères à mon cœur de passionné (disons juste que l'un d'entre eux est originaire des Etats-Unis, mais travaille à Londres, et que l'autre a un superbe accent écossais de Glasgow, que sa barbe brune n'empêche pas d'exprimer, quand il ne joue pas du stylo...), entre autres personnes présentes ce jour là, me fêtèrent également mon 10 ème salon, mais laissons cela dans le domaine du privé…pour une fois....(donc pas de photo, désolé, mais j'en garde une trace écrite). Elles se reconnaîtront ! Je voulais juste qu’elles soient encore remerciées ici.
ENGLISH : Later on, after the show, we gathered together in a bar nearby, also followed with several other people from the whisky & other spirits industry, had a glass of beer or two to celebrate my 10th Whisky Live Paris ! I have to say I enjoyed this moment, full of cool anecdotes from both...I wanted to let this into the private domain (so sorry, no picture, even if me, I'm keeping a wee written souvenir of this moment) but all I can is that one of them is born in the United-States but works in London, while the other has an awesome Glaswegan accent, that one can hear despite his beard, when he's not rather writing than talking...). I wanted to pay tribute to them here, in a special mysterious mode, and thank them again as good friends I feel they are, even if I don't see them often. They will for sure recognize themselves.
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*LES WHISKIES JAPONAIS :
Pour fêter son 80 ème Anniversaire, la société Nikka Whisky Distilling co., qui appartient à la brasserie Asahi, avait aménagé, en plus de son stand au 3 ème étage de la Maison de la Mutualité, un bar éphémère nommé « NIKKA TAKETSURU MUSEUM », dans le cadre des « Espaces Expériences » et situé au 5 ème étage. Elle y présentait 3 nouvelles versions (en réalité 4 avec le « non age » Taketsuru) de son « Pure Malt » nommé « Taketsuru » en hommage à son fondateur Masataka Taketsuru, 3 éditions limitées du 21 ans d’âge, mais aussi une eau-de-vie de pommes au brandy nommée « Apple Brandy Rita » âgée de 30 ans, édition anniversaire également, cette fois dédiée à « Rita » (alias Jessica Roberta Cowan, une écossaise), femme du fondateur de la société Nikka. Ma brève rencontre avec Tadashi Sakuma, « Chief-Blender » de NIKKA, dans cet espace dédié, au milieu de la foule, a été un des moments forts de ce salon. Pas eu le temps de l’interviewer, en revanche.

Beaucoup de nouveautés prestigieuses pour cet anniversaire, et enfin un peu de fraîcheur dans une pièce !
Photo: © Constantin Sarafian
-NIKKA 21 ans "Taketsuru" 80 th Anniversary, bottled in 2014, "Madeira Finish", 46 % (Blended-Malt): Equilibrée et gracieuse, cette édition m’a paru magnifique, à la fois fruitée, végétale, délicatement boisée et tourbée, devenant à la longue (aération) un peu plus dominée par la composante YOICHI de l’assemblage. J’ai eu la chance de la déguster à nouveau au calme, d’où ma note confirmée: 95/100. Notes de dégustation complètes à venir. Le prix, par contre est élevé: 275 €, soit presque deux fois celui de l’édition classique du 21 ans d’âge.
-NIKKA 21 ans "Taketsuru" 80 th Anniversary, bottled in 2014, "Port Finish", 46 % (Blended-Malt): De qualité, cette édition m’a paru assez différente tant du 21 ans classique que de l’édition « Madeira finish ». Superbement assemblée, elle penche cependant vers une certaine vinosité qui ne la rend pas parfaite sur le plan de l’équilibre. C’est aussi une tendance que je ne trouve pas forcément pertinente ou agréable suivant le cas, ici en partie intéressante seulement, mais c’est personnel. Note estimée à 91,5/100. Version réservée au marché japonais (± 139 €).
-NIKKA 21 ans "Taketsuru" 80 th Anniversary, bottled in 2014, "Non-chill filtered », 48 % (Blended-Malt): Une version elle aussi assez un peu différente de l’édition régulière du 21 ans, mais remarquablement faite, d’une grande finesse et très équilibrée. C’est celle que j’ai préférée après la « Madeira finish », même si j’aurais aimé une version brut de fût, par exemple. Ceci dit, étant donné le prix de celle-ci (250 €), elle aurait sans doute été encore plus chère. Note estimée à 92,5/100
-NIKKA «Taketsuru », version "Non Age", 40 %: J’ai pu également déguster brièvement la version. Elle semble assez réussie, équilibrée. Elle était proposée principalement en « highball » (allongée d’eau et de glace, à la mode japonaise « mizuwari »), mais j’ai pu la déguster pure. j’y reviendrais certainement. Pas encore de note chiffrée. Le mauvais point, son prix supérieur à celui du 12 ans d’âge…(env. 45 €). Pour le moment. Désolé, mais c’est une litanie que je vais hélas devoir répéter plusieurs fois dans ce compte-rendu…l’augmentation des prix.

Controversée, cette version a tout de même suscité l'enthousiasme de votre serviteur, qui assume: Oui, ce fut pour moi un des 5 plus beaux drams du salon (si l'on ne compte pas ceux du "Bar Collectors"). Photo : © Grégoire Sarafian, aidé de Thomas pour celle-ci, entre autres, merci encore l'ami !
-NIKKA « Apple Brandy RITA », 30 ans, 80 th Anniversary, bottled in 2014, 43 % : Cette eau-de-vie de pomme en hommage à la femme du fondateur de Nikka, surnommée « Rita », m’a paru à mi-chemin entre un Calvados et un Cognac, d’une belle légèreté, marquée par des notes de solvant comme de pommes cuites. Un peu étrange, dans ce contexte, mais cela fonctionne. Note estimée à 88/100, même si ce n’est pas trop ma tasse de thé. Prix: env. 259 €
Par ailleurs NIKKA a également vu les choses en grand pour cet anniversaire avec une version de 3 litres de son blended-whisky « From the Barrel »….à consommer avec modération tout de même !

NIKKA a vu les choses en grand avec ce flacon de 3 litres du "From the Barrel", son blend le plus vendu en France...
Quelques autres WHISKIES JAPONAIS présentés et/ou dégustés dans le cadre du salon:
-NIKKA "Coffey Malt" (2003-2014), Single-Cask N°130591 (220 bouteilles), à 58 % (Single-malted Grain) : Une édition absolument magnifique, très gourmande, pâtissière, vanillée, fruitée (pêche, abricots, fruits exotiques variés), lactée, chocolatée (chocolat blanc et au lait), monstrueusement bonne! Clairement un de mes grands coups de cœur du salon. Note estimée à 96/100. Prix: 152 €

-YOICHI (1991-2014), Single-Cask N°129459 (Virgin Oak Cask, 423 bouteilles), 62 % (Single-Malt): Une édition un peu moins tourbée que l’an dernier mais remarquable également, très fine, avec un beau profil mi-végétal, mi-boisé, un peu épicé, un rien floral et fruité, le tout sur un fond de tourbe crémeuse. Un peu comme le splendide millésime « 1988 » de l’an dernier, mais de manière moins spectaculaire, certes, la fumée épouse étroitement les autres notes. Un excellent YOICHI. Note estimée à 93,5/100 (en dégustation uniquement à l’Espace VIP). Le seul problème, c'est qu'il est âgé de 2 ans de moins que le 1988, vendu 185 € l’an dernier, tandis que celui-ci, un an après, est annoncé à 325 € !!! Cherchez l’erreur…YOICHi est devenue une distillerie sur laquelle on spécule, ce que je craignais déjà depuis l'an dernier.

Un "cru" presque aussi beau que le millésime "1988" de l'an dernier, avec une belle tourbe...
Il y avait également un MIYAGIKYO (1996-2014), « Light Peat Cask », Single-Cask N°66535 (Remade Hogshead, 293 bouteilles), 62 % (Single-Malt). Non dégusté, aussi je ne peux en dire plus. Prix non communiqué. Le NIKKA 40 ans (Blended-whisky), 900 bouteilles (dont 200 pour l’Europe, chacune vendue 3600 € en France !), 43 %, était lui présenté lors de la masterclass NIKKA présentée par Dave Broom et Tadashi SAKUMA, ce dernier étant le « chief-blender » (maître-assembleur) de NIKKA depuis 2012. Fait notable, ce 40 ans contient aussi les whiskies les plus âgés des 2 distilleries du groupe, comme par exemple des fûts datant de 1945 pour la distillerie YOICHI, et de 1969 pour MIYAGIKYO (soit de l’année de sa création). Ces whiskies n’ont hélas pas pu être dégustés.
Vous trouverez également bientôt sur le site des notes de dégustation d’autres références, chez le concurrent NIKKA, notamment, les récentes nouvelles éditions 70 cl du NIKKA « Coffey Grain » et du NIKKA « Coffey Malt » (celles réduites à 45 %) que je recommande également. Je n’ai pu déguster l’édition non réduite du « Coffey Grain », en revanche…
Je ne reviens pas sur les nouvelles références permanentes de SUNTORY (les 2 « Distiller’s Reserve », des distilleries HAKUSHU & YAMAZAKI), déjà dégustées à plusieurs reprises au cours de l’année écoulée, vous pourrez trouvez les notes de dégustation dans l’EDITORIAL N°7, via la page d’accueil. Pour résumer tout de même, disons que j'ai préféré l'authenticité et la pureté du HAKUSHU "Distiller's Reserve", 43 % (noté 90/100), un single-malt léger mais très subtil, au caractère plus "calculé" et rond (pour ne pas dire commercial) du YAMAZAKI "Distiller's Reserve", 43 % (79/100), qui lorgne du côté d'un bonbon qui serait...un peu vineux (affinage vin rouge oblige). J’ai en revanche re-dégusté juste pour le plaisir le HAKUSHU 18 ans d’âge, et il est toujours aussi enchanteur (93,5/100). Les notes de dégustation de ces whiskies comme des blends "HIBIKI" de 12, 17, 21 ans sont d'ores et déjà déjà sur le site.

Valeur sûre récemment re-dégustée, elle impressionne par sa minéralité, son équilibre, sa fine tourbe; quelle classe !
-YAMAZAKI n.a.s. « MIZUNARA » (Cask Collection), Edition 2013, 48 % (Single-Malt): A Noter: L'édition 2014 (1600 bouteilles seulement) sera réservée au marché japonais. Dégusté dans de meilleures conditions que précédemment, il m’a paru cette fois remarquable d’équilibre et de finesse, avec une belle expressivité du bois, assez complexe et étroitement lié à des notes de vanille, d’orge maltée et d’épices douces (orientales). Note estimée à 91,5+/100. Par contre le prix frise toujours les 300 €, voire plus, ce qui est assez dissuasif !

Ce salon était également l’occasion pour les sociétés « Ichiro’s Malt » (propriétaire de la distillerie CHICHIBU et du stock de fûts de la défunte distillerie HANYU) et Number One Drinks (qui n’a plus de stand dédié) de présenter des single-malts rares et au caractère hautement spéculatif. La série très recherchée de cartes à jouer du single-malt HANYU était en partie reconstituée et partiellement présentée, voire proposée à la dégustation dans le cadre du Bar Collectors, tandis que d’autres étaient proposées à l’espace VIP, comme celui dont je parle ci-dessous. Fait prévisible, les KARUIZAWA étaient très peu disponibles à la dégustation, ou vite épuisés, mais firent l’objet d’une masterclass menée par les écrivains du whisky Dave Broom et Serge Valentin. Là encore, pour tout un tas de raisons, dont le ras-le-bol de la furie spéculative, je n’ai pu déguster ces whiskies…
-HANYU "The Joker" (Multi-Vintage: 1985-2000, 14 fûts de différents types, Botted 2014), 57,7 % (Single-Malt) :-Très bien fait, assez complexe, fruité, modérément boisé, je l’ai trouvé d’une grande finesse. Ayant été assemblé à partir de plusieurs types de fûts (Bourbon, Butt, Puncheon, Hogshead, Cognac, Chidibaru, Madère), il semble que son caractère habituellement fortement épicé et herbacé se soit quelque peu émoussé, au profit de plus de douceur et de fondu, avec un boisé « raisonnable » mais dominant quelque peu. Par contre, par rapport au prix, no comment....Sans parler de l'étiquette, au dessin d'une certaine pauvreté. Ce whisky méritait mieux...P.v.c.: 279 €. Note estimée à 90,5/100.

Quand Ichiro AKUTO joue à Richard PATERSON (cf maturations multiples), il s'en sort plutôt bien... Photo © Constantin Sarafian
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Quelques WHISKEYS des ETATS-UNIS présentés et/ou dégustés dans le cadre du salon:
-ELIJAH CRAIG (Heaven Hill distillery) 12 ans, "Barrel Proof", 67,4 % (Straight Bourbon whiskey): Un brut de fût spectaculaire, proche de celui de l’an dernier, fabuleusement gourmand et précis à la fois. Très fruité, très boisé, presque floral (fleurs capiteuses), miellé, pâtissier (pudding de Noël, dattes, chocolat noir et au lait, figues & raisins secs), il est équilibré et même charmeur avec de l’eau, s’ouvrant en corolle sur un fruité varié (notes de prune, même) et un boisé chocolaté voluptueux (bois d’érable, toblerone). Incroyable ! (proposé à la dégustation uniquement à l'espace "VIP"). Prix env. 95 €. Note confirmée: 96/100

Pas mal de "tueries" américaines cette année avec beaucoup d'expressivité en bouche et un nez extraordinaire.
A réserver aux connaisseurs cependant...
-HEAVEN HILL "Larceny", 46 % (Straight Bourbon whiskey-« Very Special Small batch »): Un splendide « Bourbon de blé » à la fois soyeux et gouleyant, incroyablement sexy et gourmand-Prix env. 54 € le litre. Note sous réserve: 92/100

Bien plus facile d'accès, ce flacon (accompagné ici à gauche par un bon whisky de seigle) m'a impressionné.
Un Bourbon assez exubérant et réussi !
-BUFFALO TRACE, 40 % (Straight Bourbon whiskey): Avec du seigle (Rye) comme seconde composante, ce whiskey miellé et marqué par des notes de solvant et de cire est d’un bel équilibre en bouche (Small Batch/Straight Bourbon whiskey). Prix env. 35 €. Note estimée à 86/100
-McAFEE’S BENCHMARK 8 ans (Buffalo Trace distillery), 40 %: Miel, bois et nette dominante de maïs. Sans doute le plus léger de la gamme. (Straight Bourbon whiskey). Prix env. 25 €. Note estimée à 84/100
-EAGLE RARE 10 ans (Buffalo Trace distillery), (Single-Barrel/Straight Bourbon whiskey). 45 % : Boisé, fruité, un peu lacté, modérément épicé, il fait preuve d’un équilibre et d’une grâce remarquables. Prix env. 45 €. Note estimée à: 90,5+/100

Aussi bon contenu que beau contenant, l' "Eagle Rare", aérien et subtil, porte bien son nom...
-STAGG JR "Barrel Proof" (Buffalo Trace distillery) d’environ 9-10 ans d’âge, à 67,20 % (Straight Bourbon whiskey): Très dense, c’est une vraie claque dans la figure de boisé complexe, de fruits mûrs, fruits secs et d’épices variées. Le petit frère du "GEORGE T. STAGG" qui lui est plus âgé (15 ans ou plus). Imparable, dans un registre un peu plus sombre, plus boisé et plus ferme que l’ELIJAH CRAIG. Mais les deux sont de véritables "Bourbon Monsters" ! Prix : n.c. Note estimée à 95/100

Extrême, mené par le bois, mais juste ce qu'il faut, ce mini-STAGG m'a quand même bien convaincu...à réserver aux connaisseurs, celui-là !
-MICHTER'S (distillerie du Kentucky, originellement de Pennsylvanie): Toute la gamme « US 1 » était sur la table, une gamme excellente et très délicate, ce du en partie aux choix de la distillerie, assez particuliers et artisanaux. Je n’y reviens pas longuement, ayant déjà évoqué ses whiskeys sur mon site. Je recommande les « Sour Mash » (Small batch, 43 %) noté 94/100, « Unblended American Whiskey » (Small batch, 41,7 %) noté 95/100, mais aussi les « Straight Bourbon » (Small Batch à 45,7 %) noté 92,5/100 & « Straight Rye » (Single-Barrel à 42,4 %), noté 92/100, tous excellents, et devenant remarquables en version 10 ans d’âge. Mon préféré, le "Straight Rye" 10 ans (Single-Barrel à 46,4 %), incroyablement fruité et complexe, un chef d'oeuvre, noté 97/100. Il y a aussi des whiskeys plus âgés dans la gamme (20, 25 ans, voire 30). Tous les whiskeys de cette distillerie dégustés à ce jour ont donné lieu à des notes situées entre 91 et 97/100. D'autres notes de dégustation à venir (sur sample). A suivre sur le site ...Ces whiskeys ne sont pas en vente pour le moment en France, mais devraient l'être (information de bonne source!) avant la fin de l'année.
Pour en savoir plus : Notes de dégustation/Tasting Notes-Michter's

La très délicate gamme "US-1" de la distillerie MICHTER'S, ou une autre manière de produire américain... Photo : © Constantin Sarafian
-WOODFORD RESERVE « Distiller’s Select », Edition 2014, 43,2 % (Triple-distilled Straight Bourbon whiskey): Très beau, complexe (érable, fruits rouges, cuir, solvant, miel, épices douces), d’une grande finesse, Magnifique et d’un équilibre parfait. Impressionnant de sérénité/Prix env. 40 €/Note confirmée: 93/100
-WOODFORD RESERVE « Double Oaked », Edition 2014, 43,2 % (Triple-distilled Straight Bourbon whiskey): Un superbe WOODFORD RESERVE, parfois pas loin du déséquilibre, sur le fil du rasoir, mais très bien conçu et ménageant un peu de place pour de belles notes fruitée et pâtissières entre les notes boisées et épicées. Une version un peu moins facile d’accès que le « Distiller’s Select » mais de belle facture. Note confirmée : 91,5/100
-WOODFORD RESERVE « Classic Malt », Edition 2014, 45,2 % (Triple-distilled Single-Malt whisky): Une expérience unique pour une distillerie américaine (d’autres distilleries produisent des single-malt, mais à ma connaissance pas en triple-distillation), et un résultat étrange (notes de têtes de distillation, gentiane, bouillie d’orge et de levure), manifestement immature et peu agréable. Note sous réserve: 73,5/100 (ma moyenne étant de 75/100).

Deux propositions excellentes de la distillerie WOODFORD RESERVE, avec à gauche pour démonstration, une bouteille remplie de
tous les types de céréales qu'utilise la distillerie....
Hélas pas pu voir le stand BLANTON'S, bondé durant tout le salon, ni celui de FOUR ROSES pour tester les nouveaux brut de fût. Jack DANIEL’S non plus, mais j’avoue ce n’était pas pour moi un stand prioritaire. Il y avait également plusieurs stands (que je n’ai pu visiter faute de temps) consacrés à des micro-distilleries ou micro-négociants comme DRY FLY, DAD’S HAT, ou encore RAMSON Spirits…J’aurais l’occasion d’en reparler le cas échéant (si dégustations il y a).
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Les WHISKEYS IRLANDAIS au Salon :
-MIDLETON « Single-Cask » (N° 43233), Vintage 1998 (1st Fill Sherry butt), 59,7 % (Single Pot Still): Nez sublime, un peu moins exubérant en bouche, plus ténu, plus ferme, mais superbe (Prix env. 300 €). Le « Barry Crockett Legacy », 46 %, lui, se porte toujours bien, toujours aussi intéressant et gourmand (Prix env. 199 €). Idem pour le RED BREAST 21 ans de l’an dernier (au prix d’env. 180 €), sans parler du « GREEN SPOT », entre autres références. Note sous réserve: 91/100

Ce nectar irlandais pourtant de qualité en bouche l'est encore plus...au nez !
-CONNEMARA (sauf erreur) et TULLAMORE DEW ne présentant pas de nouveautés cette année, je ne m’y suis pas attardé. J’ai apprécié le « PHOENIX » (nouveauté 2013) de ce dernier.
Mais ma plus belle dégustation de whiskies irlandais eu lieu dans l’Espace VIP, avec 3 magnifiques mises en bouteille de négoce, assez rares:
-« Distilled in IRELAND » 22 ans (1991-2014), Single-Cask (N°10657-« Rum Cask »), emb. The Nectar of the Daily Drams/joint bottling avec la MdW, 46,6 % (Irish Single-Malt): Un superbe single-malt (que l’on suppose provenir de la distillerie BUSHMILLS), très doux et délicat, légèrement épicé et herbacé, crémeux (avec une belle note de pâte d’amandes, mais aussi d’agrumes). Très bien faite, cette version est une belle alternative aux mises en bouteilles officielles titrant souvent 40 %. Prix env. 142 € (Exclus. MdW)-Note estimée à 92/100.
-« Distilled in IRELAND » 24 ans (1989-2014), Single-Cask (N°16262-« Rum Cask »), emb. The Nectar of the Daily Drams/joint bottling avec la MdW, 42,2 % (Irish Single-Malt): Magnifique, ce supposé BUSHMILLS fut un de mes gros coups de cœur du salon, mais aussi celui de… Dave Broom, avec qui j'ai pu dialoguer à plusieurs reprises: Couleur: Or clair, à reflets dorés. Un nez fabuleux, capiteux (fleurs blanches, canne à sucre, fruits blancs et jaunes). Bouche: Fabuleuse, un peu crémeuse, d’un fondu étonnant, florale, puis épicée, puis s’ouvre en corolle sur de belles notes de rhum et enfin sur un mix d’épices douces et de notes typiquement irlandaises de céréales et d’arachides croquantes additionnées d’une pointe de fruits rouges (et le fameux bourgeon de cassis). Très subtil, il fait preuve de beaucoup de charme et d’équilibre. Prix 189 € (Exclus. MdW)-Note confirmée (par un sample): 96/100.
-« Distilled in IRELAND » 26 ans (1987-2014), Single-Cask (N°non précisé-« Rum Cask »), emb. The Nectar of the Daily Drams/joint bottling avec la MdW, 51,6 % (Irish Single-Malt): Un superbe single-malt également (que l’on suppose provenir aussi de la distillerie BUSHMILLS), très abouti, dans un registre un peu différent des deux premiers, plus dense et intense, sur des notes complexes et marquées par les fruits: Abricot, pêche, fruits exotiques dont de l’ananas rôti, mais aussi des pommes rouges (étonnant !), divers fruits rouges, fruits secs & épices diverses-dont du gingembre. Une très belle surprise, que cette série de mises en bouteille anonymes…. Prix env. 315 € (Exclus. MdW)-Note estimée à 94/100.

Le splendide trio irlandais anonyme a volé la vedette a nombre de flacons écossais ce jour là au V.I.P. !
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Les BLENDED-WHISKIES & BLENDED-MALTS ECOSSAIS:
-BALLANTINE'S (Blended-Whisky) présentait son coffret "La Clé de l'assemblage", proposant, une fois n'est pas coutume, de déguster, parallèlement au 17 ans d'âge (70 cl), 3 versions alternatives de celui-ci (en 20 cl chacune) mettant en lumière chacune une distillerie différente parmi celles qui composent le blended-whisky, à savoir GLENBURGIE, MILTONDUFF et GLENTAUCHERS. Une expérience à saluer, même s'il a été difficile, dans ce contexte, de l'apprécier vraiment. Personnellement j’ai préféré le « GLENTAUCHERS Edition » (le plus fruité) aux autres. Les trois éditions spéciales aux noms des distilleries pourront être achetées séparément en flacon de 70 cl. Prix de vente conseillé du coffret 800 €.

4 bouteilles dans ce coffret dont 3 déclinaisons du 17 ans d'âge, demeurant assez proches de l'original malgré tout.
-DEWAR’S 18 ans, 43 % (Blended-Whisky) : Toujours d’un grand raffinement, ce DEWAR’S se porte bien (excellent rapport qualité/prix- env. 60 €) même si le plus beau à mon avis demeure le « SIGNATURE » (non présenté ici) au coût un peu inférieur à 200 €). Le stand proposait également à la dégustation le 12 ans d’âge « SPECIAL RESERVE », un classique avec pas mal de personnalité (pommes, poires & oranges cuites, épices, caramel dur, chocolat noir, raisins secs, boisé fin), vendu entre 30 et 40 €, en grandes surfaces, chez les cavistes/MdW.
-JOHNNIE WALKER (Blended-whisky): Pas de nouveautés, mais le stand présentait deux des blended-whiskies phares de la marque, le récent « DOUBLE-BLACK » n.a.s. (40 %), une version « boostée » du 12 ans d’âge mais sans mention d’âge. Assez réussie, elle est marquée, entre autres, par des notes de boisé très fin, de chocolat noir, de réglisse, de fumée de tourbe, d’agrumes confits, des fruits mûrs…Prix env. 35 €. Note sous réserve : 85/100.
Elle y présentait également (ce n’est pas souvent que le public à l’occasion de le déguster) son célèbre :
-JOHNNIE WALKER « BLUE LABEL » , 40 % en France, parfois 43 % ailleurs*, (Blended-whisky de luxe): Une version essentiellement destinée aux boutiques hors taxe d’aéroport. Complexe, très fondue, constituée de whiskies assez âgés (entre 18 et plus de 30 ans, voire davantage), elle est légèrement fumée et marqué par la réglisse, le caramel et les fruits mûrs. Prix environ 170/200 €-Note estimée à (pour les meilleurs lots) 92,5/100, et 87/100 (pour les moins bons lots testés). Il existe également deux variantes, une en brut de fût et carafe en cristal de Baccarat (« BLUE LABEL ANNIVERSARY » à 60,5 %-et plus de 2600 €), et l’autre qui est nommée « BLUE LABEL : The CASKS EDITION » (1 litre, 55,8 %-env. 400 € désormais). J’ai eu la chance de déguster cette dernière (à défaut de l’autre !) et vous en reparlerait prochainement (pour vous donner une idée, son profil est proche du 15 ans « PURE MALT », mais en version turbo, c'est excellent !) -Note confirmée: 91,5/100.

* = Le JOHNNIE WALKER "Blue Label", ici dans une version à 75 cl et 43 % (US market). Photo : © Grégoire Sarafian
Cela a été également un honneur pour moi de rencontrer Cara Laing, la fille de Fred Laing, venue présenter, aux côtés d’autres ambassadeurs, les whiskies de la maison de négoce Douglas Laing, désormais séparée du frère Stewart qui continue de son côté sous la marque Hunter Laing. Cara Laing nous présentait des blended-malts comme le « BIG PEAT » (disponible en version réduite comme en brut de fût), mais aussi des créations originales (voir ci-dessous) et bien sûr des single-malts (voir plus loin). J'ai pris du temps sur ce stand car l'an dernier je n'avais même pas eu le temps d'y déguster un seul whisky, hormis, hors salon, un single-grain (voir plus loin) :

-« TIMOROUS BEASTIE » n.a.s., emb. Douglas Laing, 46,8 % (Blended-Malt-Highlands): Un conditionnement ludique avec cette tête de souris semblant sortir d’un célèbre film d’animation (j’apprends que c’est là une idée de Cara, qui travaille depuis peu avec son père Fred) pour un joli Blended-malt composé de malt des distilleries BLAIR ATHOL, DALMORE et GLENGOYNE. Bien équilibré, relativement jeune, mais bien équilibré. Il est floral, fruité, bien agréable, sans doute aidé par une majeure de fûts de premier remplissage. Prix env. 56 €. Note estimée à 88/100

–« SCALLYWAG » n.a.s., emb. Douglas Laing, 46 % (Blended-Malt-Speyside): Pendant fruité du « BIG PEAT », cet assemblage jeune (à l’effigie d’un chien qui faisait partie de l’entourage des Laing, mais qui évoque aussi étrangement « Milou » !) composé de malts des distilleries GLENROTHES & MACALLAN, notamment, s’est avéré plutôt bon également, dans un registre plus léger et légèrement vineux. Là encore l'équilibre séduit. Prix env. 55 €. Note estimée à 87/100.
Parmi les « Espaces EXPERIENCES », le salon présentait une tentative de réplique du laboratoire d’assemblage de John Glaser, le directeur de la société COMPASS BOX, situé dans la banlieue de Londres et que j’ai déjà eu la chance de visiter. La société proposait trois nouveautés, en plus des références habituelles :
-GREAT KING STREET « Glasgow », Compass Box, 50 cl, 43 % (Blended-Malt): Cet assemblage composé à 33 % de grain (distillerie CAMERON BRIDGE) et de 67 % de malt (distilleries BENRINNES, CLYNELISH, LAPHROAIG) avec des fûts de Bourbon (1 er et 2 ème remplissages) et de Sherry (1er remplissage), avant d’être remis à marier dans des fûts de chêne français, Plutôt jeune, il se veut en quelque sorte la synthèse des deux versions « Experimental Batch » (un « Sherry », un « Peated ») du GREAT KING STREET présentées l’an dernier. Avec un profil aromatique vraiment très léger (trop pour moi), légèrement marin et modérément tourbé, sur des notes d’agrumes, cette version ne m’a pas paru très aboutie (qui aime bien châtie bien) et curieusement j’ai préféré chacune des 2 versions ayant concouru à composer celle-ci. Prix env. 36 € les 50 cl. Note sous réserve estimée à 78/100.

-« JUVENILES », Compass Box, 2014 Edition, 46 % (Blended-Malt): Un hommage à l’ancienne version du même nom, sortie en 2003 pour le bar à tapas de Paris du même nom, mené par l’écossais Tim Johnston, composée cette fois à grande majorité de CLYNELISH (de 7, 10 et 14 ans) issu de fûts de premier remplissage et d’un peu de GLEN ELGIN de 15 ans d’âge. Marquée par les esters, estivale (verger plein d’agrumes, de pommes et de poires) & exotique (ananas, banane, vanille), c’est une création plutôt réussie, très agréable, même si elle est assez éloignée de l’original (qui était plus boisé et épicé, mais aussi moins fruité). Prix env. 65 €. Note sous réserve estimée à 88,5/100, voire davantage.
-« THE LOST BLEND », Limited Edition (12018 bouteilles), 2014, Compass Box, 70 cl, 46 % (Blended-Malt): Composée à 70 % de CLYNELISH âgés de 16 à 19 ans, et à 30 % d’ALLT-A-BHAINNE (une distillerie du Speyside méconnue fondée en 1975), elle se veut un hommage à l’ancienne édition « ELEUTHERA » des débuts. Couleur: Or clair. Nez: Léger, suave, fondu…Bouche: Aérienne, un peu herbacée & épicée, avec une belle tourbe grasse et de notes joliment citronnées et vanillées au second plan. L’eau ravive un peu les épices avec une jolie note de badiane. Conclusion: Excellente, avec une tourbe belle et fine et un fruité discret mais efficace, j’ai aimé cette version que je recommande, mais je l’ai trouvée par trop prévisible…peut être parce que j’ai dégusté un certain nombre de créations de la maison et que je trouve les éditions « FLAMING HEART » ou encore le « LAST VATTED MALT » supérieures à celle-ci. Mais pour le nouveau venu, l’on peut parler d'une version « de luxe » et avec plus de profondeur par rapport au « PEAT MONSTER », déjà de qualité, et dans ce cadre la recommander chaudement. Prix env. 99 €. Note confirmée (sur sample): 91/100

Le dernier né des créations de John GLASER, dont la recette a été changée au dernier moment. Un bijou de l'agence de design "Stranger and Stranger" qui "habillait" également les bouteilles officielles de la distillerie CRAIGELLACHIE cette année au "Live".
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La célèbre maison pluri-centenaire de négoce en vins et spiritueux BERRY BROS & RUDD était également une des attractions des « Espaces EXPERIENCES », avec une reconstitution « en dur » et en montages photo du 3, St James Street à Londres, que j’ai également eu la chance de visiter en 2007. Le stand incluait également des références d’autres spiritueux que le whisky, comme la liqueur de gingembre, le gin « N°3 », etc… Côté whisky, plusieurs références étaient déjà là l’an dernier, de qualité moyenne, parfois sans grand intérêt, sauf exception, aussi je serais bref, j’en citerais peu:
Jolie reconstitution du siège de BERRY BROS & RUDD à Londres...Photo : © Constantin Sarafian
-BLUE HANGER, 9th Release, Small Batch, 45,6 % (Blended-Malt) : Il était en effet déjà là l’an dernier. Il s'agit d'un assemblage de 5 fûts de type Hogshead (reconstitué): Un CLYNELISH (2 fûts), un GLEN ELGIN, un LINKWOOD et un BUNNABHAIN tourbé. Un bel assemblage, fruité, floral, boisé, légèrement fumé, élégant et très fondu. Prix env. 99 €. Note confirmée : 91/100
-IMPERIAL de millésime « 1991 » (Mis en bouteille en 2014 ?-21 ans ?), Single-Cask (N°100356), gamme « Berry’s Own Selection », 46 % (Single-Malt): Gourmand, miellé, avec de jolies notes d’agrumes et d’orge maltée, pas si loin d’un ARRAN, il m’a paru un peu vif, citrique (comme souvent avec cette distillerie), mais plus équilibré avec un peu d’eau. Prix : 92 €. Note sous réserve : 88,5/100
-LITTLEMILL de millésime « 1990 » (Mis en bouteille en 2013-22 ans), Single-Cask (N°16), gamme « Berry’s Own Selection », 46 % (Single-Malt): Déjà dégusté par ailleurs, il s’est avéré floral (lys, iris) et vanillé, fruité (abricots & oranges confites), discrètement épicé (angélique), très agréable. Prix: 109 €. Note confirmée: 91,5/100
-The GLENROTHES officiel (propriétaire Berry Bros & Rudd), n.a.s. « Sherry Cask Reserve », 43 % (Single-Malt): Cette nouvelle édition régulière (élaborée paraît il uniquement avec des fûts de Sherry de premier remplissage) m’a paru un peu timorée dans ce contexte (chaleur), mais dévoilant quelques belles qualités de texture et de palette, et un côté légèrement vineux qui va bien ici avec le style maison. Prix : 54,50 €, MdW. Note sous réserve : 87,5/100

Deux versions assez différentes, vêtues du nouveau conditionnement extérieur rehaussé de couleurs vives. Photo: © Constantin Sarafian
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Les Autres SINGLE MALTS & les SINGLE-GRAIN ECOSSAIS Dégustés
(par ordre alphabétique):
-ABERFELDY millésimé "1995" (mis en bouteille en 2014), Non chill-filtered, 3 casks (N°2488, 2489, 2491), Refill Sherry Hogshead, emb. Gordon & McPhail, gamme « Cask Srength » series, 55,8 %: Un single-malt un peu vif mais très expressif…Très gourmand, sur les fruits jaunes & oranges (melon, coing, citron, voire nèfles), une note de vanille assez crémeuse et pas mal d’épices. Adoucies par un peu (pas trop) d’eau, cet ABERFELDY de négoce (on en croise pas tous les jours, en plus !) est plutôt convaincant. Recommandé. Prix env. 98 €. Note sous réserve : 92,5/100

-ABERLOUR officiel « A’Bunadh », n.a.s. (= sans compte d’âge), non filtré à froid, non coloré, Batch 47, 60,7 % : Superbe et plutôt équilibré. Un splendide exemple de « Sherry monster » à prix abordable (entre 50 et 70 €) et dont les lots récents semblent d’excellente facture. Difficile à noter dans ce contexte, mais pour mémoire j’avais noté 94/100 le Batch 46 (voir sur le site). Celui-ci m'a semblé à peu près de la même qualité.
J’ai pu également re-déguster un récent batch (lot) du 18 ans d’âge, en version générique (composée de fûts de Bourbon et de Sherry), et l’ai trouvé bien meilleur que les premières versions, dont le profil était auparavant assez fermé. A suivre. Hélas pas de versions spéciales (l'une 100 % Bourbon et l'autre 100 % Sherry) du 18 ans sur le stand le jour ou j'y suis passé (il s'agit d'éditions limitées de l'année 2014). Je conseille par ailleurs toujours le remarquable 12 ans en version non filtrée à froid (« Non-chill filtered »), qui était présent sur le stand, une édition limitée lancée il y a quelques années et toujours constante, ce qui est plutôt bon signe (de pérennité), superbe, crémeuse à souhait. Notes de dégustation plus précises à venir sur le site pour ces deux derniers whiskies…
-ARRAN, pour sa part, présentait plusieurs nouveautés dont le fameux « Devil’s Punching Bowl », Chapter 3 (8 fûts de Sherry, 5 de Bourbon, 8 de chêne français), un « multi-vintage » à 53,4 % et non tourbé cette fois (à 99 €) : Plutôt bien fait, il s’est avéré assez rond et fruité, tirant curieusement vers de légères notes de fruits rouges. Prix env. 100 €. Note sous réserve : 90/100

Par ailleurs, l'ARRAN 17 ans d’âge régulier (à 46 %) m’a paru également meilleur que la précédente édition (90 €). Note sous réserve : 89,5/100
J’ai également apprécié le 12 ans « Cask Strength » (Batch 3, 53,9 %) : Ce lot sembleun peu plus vif que le précédent, mais bien intéressant avec un peu d’eau, avec de belles notes de chêne et d’épices (60 €). Pas de note chiffrée. Notes de dégustation à venir (concernant le Batch 2, par contre).
A noter, la 2 ème édition du « Orkney Bere Barley » (élaborée avec une très ancienne variété d’orge provenant qui plus est des îles Orcades, ce qui est rare), titrant cette fois 56,2 % (Cask Strength), absente finalement du salon, sortira d’ici un mois environ (78 €, MdW).

Outre la 3 ème édition de la "vedette" qu'est "The Devil's Punching Ball", ARRAN présentait aussi les nouveaux conditionnements ou "packaging"de ses bouteilles, arborant des tons pastels...
-The BALVENIE officiel "Tun 1509" (42 fûts, dont 34 ayant contenu du Bourbon, 7 du Sherry), 47,1 % : Un nouvel assemblage encore réalisé par David Stewart, et qui remplace le « Tun 1401 », à partir d’une quantité de fûts plus importante et destinée à tous les marchés à la fois (contrairement aux différents batches du « Tun 1401 », qui devenait apparemment compliqué et coûteux à gérer selon la distillerie). Plutôt bien fait, sur une base plus douce et un peu moins expressive que les « Tun 1401 », c’est un bel assemblage et il ne faut pas bouder notre plaisir. Cependant, le prix de cette nouvelle version s’aligne sur le marché (inflation importante en un an !) et il vous faudra débourser désormais 318 € au lieu de 215 € l’an dernier, ce qui fait un peu plus de 50 % d’augmentation, le consommateur appréciera. J’y reviendrais côté dégustation, aussi ne prenez pas ma note chiffrée (90/100) trop au sérieux, elle est à confirmer…

La distillerie The BALVENIE présentait également deux versions embouteillées en 2014 et issues de fûts différents de 50 ans d’âge mais du même millésime « 1963 » (le fût 4570 à 49,4 % donnant 128 bouteilles et le fût 4579 à 45,4 % donnant 131 bouteilles) sélectionnés par David Stewart, mais que je n’ai pu hélas déguster. Le prix d’une seule de ces bouteilles ? Comptez « juste » 30250 € pour obtenir l’une des seules 4 bouteilles réservées au marché français.

-BOWMORE officiels : La distillerie n’a finalement pas pu présenter au salon la nouvelle version du 23 ans d’âge « Port Cask Matured » au salon, mais en revanche présentait comme nouveautés le nouveau lot (Batch 5) du 10 ans d’âge « Tempest » à 55,9 % (vieilli en fûts de Bourbon de premier remplissage). Légèrement tourbée, cette version un peu plus marine que les précédentes, avec quelques esters, mais, contexte de salon peut être, j’ai trouvé cette version de qualité, mais moins bien équilibrée que les précédentes. Prix env. 83 €. Note estimée à 87/100.
La distillerie présentait également le nouveau lot (Batch 4) du 15 ans d’âge en version « Laimrig », à 51,9 % (affiné en fûts de Sherry). Marqué par le Sherry, plutôt ferme, sur les fruits mûrs, avec un peu d’amertume, son profil est toujours difficile à saisir de version en version et un peu frustrante. Prix env. 99 €. Note sous réserve : 84/100

Moins brillant que l'an dernier, clairement, le stand BOWMORE officiel. Photo: © Constantin Sarafian
-BOWMORE de négoce, avec deux versions dégustées au salon VIP :
L’une de chez Signatory Vintage, gamme « Cask Strength Collection », un 12 ans d’âge (2001-2014), Single-Cask (N° 1368), un Refill Sherry ayant donné 595 bouteilles, titrant 57,9 %. Quelque peu agressive, comme souvent chez ce négociant (encore que l’édition pour le 10 ème anniversaire du salon fut vraiment splendide, supérieure à celle-ci), elle dévoile sous une avalanche d’épices un peu de badiane, d’agrumes et de fleurs, mais aussi pas mal d’astringence boisée, même avec un peu de dilution. Cependant un BOWMORE qui se tient. Prix : 125 € (Exclusivité MdW). Note sous réserve : 87 ?/100
L’autre BOWMORE de négoce dégusté fut une mise en bouteille de Speciality Drinks Ltd (la société de négoce de The Whisky Exchange, un peu l’équivalent de La Maison du Whisky à Londres) dans sa fameuse gamme « Elements of Islay » (lettres code au lieu du nom de la distillerie et flacon façon « hôpital » de 50 cl), ici le « Bw 4 », soit le quatrième embouteillage d’un BOWMORE pour cette enseigne, titrant 51,6 %. Floral, très fondu, il a été difficile à apprécier dans un tel contexte, mais semblait intéressant (floral, végétal, modérément tourbé). Style très fondu diamétralement opposé au précédent. Prix env. 90 €. Note sous réserve : 86 à davantage/100.
-BRAEVAL 12 ans (première édition 2014), emb. Douglas Laing/gamme « Single Minded » (nouvelle gamme), Small Batch (2 Sherry casks), 41,5 % : BRAEVAL est une distillerie que j’affectionne particulièrement pour la fraîcheur florale & fruitée de son profil aromatique, lorsqu’il est respecté, et c’est le cas ici. Fin, floral, fruité, délicat (même si le titrage est limite trop faible), il exprime ce mélange de poire, d’orge maltée, d’amandes, de fleurs presque capiteuses et de crème anglaise. Un délicieux apéritif. Prix env. 55 €. Note sous réserve : 88/100
A ma grande surprise, la distillerie BRUICHLADDICH, représentée par l’inénarrable Donald MacKenzie, effectuait son grand retour cette année, après…sauf erreur 5 ans d’absence. Le public s’en est souvenu. Il m’a été quasi impossible d’approcher le stand…(sur un autre salon également !). Outre les whiskies de la marque BRUICHLADDICH, d’autres références produites pour le moment dans les mêmes installations mais portant le nom de distilleries disparues furent présentées comme différentes versions du PORT CHARLOTTE (distillerie ayant existé de 1829 à 1929) ainsi que la toute nouvelle version d’OCTOMORE « Islay Barley » (encore plus tourbée que la présente puisqu’elle affiche désormais 258 p.p.m au compteur -et accessoirement 64 %), mais le connaisseur expérimenté saura qu’une donnée fausse le jeu et atténue considérablement cette avalanche de tourbe, mais souffrez que je traite à part un sujet spécial consacré à la distillerie pour vous en donner le secret, absent à ma connaissance et surprise de toute publication sur la distillerie à ce jour…! -A suivre !). En attendant, j’ai pu déguster tout de même une seule nouveauté (mais d’autres dégustations sont prévues), que je vous présente brièvement ci-dessous :
-PORT CHARLOTTE « Islay Barley » (Heavily Peated-40 p.p.m.), American & European Oak, non chill- filtered, non coloured, 50 % : Entièrement malté à partir d’orge cultivée dans 6 différents fermes de l’île, ce single-malt, il est encore plus délicat que le récent 10 ans d’âge réduit (excellent) ou encore le « Scottish Barley » (dont votre serviteur est assez friand !), dévoile de subtiles notes d’orge, de tourbe grasse et de fleurs. Prix env. 60 €. Note à venir (certainement supérieure à 87-88/100).

-CARDHU officiel « Gold Reserve », n.a.s., Edition 2014 (la première), 40 % : Boudée par de nombreux « connaisseurs », CARDHU élabore pourtant à mon sens un beau distillat, assez fruité, plutôt mis en valeur par les versions dite « Special Cask Reserve » (malgré leur trop faible titrage). Si je n’avais pas été convaincu par la version dite « Amber Rock », je trouve celle-ci plus intéressante, respectant davantage le style de la distillerie (élégamment fruité, mais sans excès d’esters), délicatement florale et fruitée, certes un peu timide (43 % aurait été mieux) et assez légère, mais non dénuée de charme. Prix n.c./Note sous réserve : 87/100
La distillerie CRAIGELLACHIE (fondée en 1891, mais entièrement reconstruite en 1965) est située dans le Speyside. Elle est peu connue du public car elle alimente surtout les blended-whiskies de son propriétaire Bacardi, à savoir le DEWAR’S, et les connaisseurs l’apprécient sous la forme de mises en bouteille de négoce, fût par fût (single-cask). Mais récemment, Bacardi a décidé de relancer ses marques de single-malts (les autres sont ABERFELDY, AULTMORE, MAC DUFF et ROYAL BRACKLA) en commençant par celle-ci, et en refusant l’ajout de caramel. Soulignons enfin le joli choix du conditionnement (ou « packaging ») à l’ancienne, qui m’était étrangement familier. Interrogeant récemment John Glaser (de COMPASS BOX) à ce sujet, par rapport au style maison, il m’a confié que mon intuition était fondée, car c’est la même agence de design (« Stranger & Stranger ») qui a conçu les étiquettes des CRAIGELLACHIE et qui travaille pour COMPASS BOX également !
-CRAIGELLACHIE officiel 13 ans, Première Edition (2014), 46 % : Crémeux, floral, fruité, avec au centre l’orge maltée, quelques épices et un rien de vanille, je l’ai trouvée assez intéressante. Prix conseillé : 53 €. Note sous réserve : 89/100
-CRAIGELLACHIE officiel 17 ans, Première Edition (2014), 46 % : Un peu plus alcooleuse au nez, un peu plus herbacée et épicée en bouche, avec toutefois comme lien l’orge (voire même le sucre d’orge), j’ai trouvé cette version plus proche de certaines mises en bouteille de négoce (comme certaines de Berry Bros & Rudd ou Cadenhead). Prix : 95 €. Note sous réserve : 89,5/100
-CRAIGELLACHIE officiel 23 ans, (affinage de 6 mois en fûts de Sherry), Première Edition (2014), 46 % : Une version un peu différente, plus aboutie et profonde, avec une belle touche de fumée à l’arrière-plan qui donne de l’élégance, ainsi qu’une belle note de foin coupé, entre autres choses (épices douces, fleurs capiteuses) et s’achève (surtout avec un peu d’eau) sur une belle pointe de sherry. Prix : n.c. Note sous réserve : 90/100

-DUFFTOWN (The Singleton of) : La marque présentait des éditions récentes sans mention d’âge (chers lecteurs, il va falloir hélas vous habituer à cela !) de son single-malt comme les « Tailfire » ou « Sunray » et des nouveautés comme le « Speycascade » (et il y en existe encore d’autres !) et franchement je n’ai pas réussi vraiment à les différencier ni leur trouver un réel intérêt dans ce contexte, y compris pour le 12 ans d’âge (profil : noisette, miel, bois, fruits confits, caramel pour les trois à peu de différences près entre les uns et les autres). Prix entre 30 et 40 € environ. Notes estimées entre 78 et 82/100.
La distillerie GIRVAN, importante distillerie de grain du groupe William Grant & sons construite en 1963, a créé l’événement en commercialisant pour la première fois de son histoire (sauf erreur ?) en 2013 plusieurs versions de son single-grain, chose rare dans le monde des distilleries de grain. Auparavant, les négociants Berry Bros & Rudd et James McArthur avaient été parmi les premiers à proposer des embouteillages de la distillerie il y a environ 10 ans déjà.
-GIRVAN officiel « Patent Still », n.a.s (8-14 ans), N°4 "APPS", 42 % (Single-grain): Un superbe single-grain élaboré à partir de blé et d’orge maltée, élevé majoritairement en fûts ayant contenu du Bourbon. Miellé et pâtissier (vanille, charlotte aux agrumes et aux pêches), il m’a séduit par son caractère frais, franc, et bien équilibré. Prix : 63 €. Note sous réserve : 86/100, voire davantage. Nul doute que la version brut de fût de ce « N°4 » qui doit sortir d’ici la fin de l’année sera attendue !
-GIRVAN officiel « Patent Still » 25 ans, 42 % (Single-grain): De couleur plus foncée, le profil du 25 ans est bien différent de la jeune version « N°4 ». Davantage porté sur des notes de solvant et de cire, sur le maïs également, il est plus conventionnel et un peu plus fermé que son petit frère….et nettement plus cher ! Prix 372 €. Note sous réserve : 85/100
-GIRVAN officiel « Patent Still » 30 ans, 42 % (Single-grain): Le seul de la gamme à comporter une base de maïs. Légèrement fumé, je l’ai trouvé plus équilibré que le 25 ans, et plus fondu, avec moins de notes de solvant ou de cire. Le bois et les épices sont bien présents, mais sans être dominateurs. Intéressant ! Par contre, il est très cher, davantage que nombre de versions de négoce plus âgées ! Prix n.c. (env. 500 €). Note sous réserve : 88/100
Je n’ai hélas pas pu déguster une autre « vedette » (un Single-malt cette fois) du groupe William Grant’s and Sons dans ce salon, à savoir le KININVIE 23 ans, millésime « 1990 » (bouteille de 35 cl !), embouteillée à 42,6 %. Mais j’y reviendrais certainement…

Inattendue, la nouvelle gamme GIRVAN officielle était la bienvenue car il encore rare de nos jours de voir des mises en bouteille de whiskies de grain. Espérons que cela en entraînera d'autres... Photo: © Constantin Sarafian
-GLENDRONACH officiel (1995-2014) de 19 ans d’âge, Single-cask (N°1563-Oloroso Sherry), 54,2 %: Un joli Oloroso Sherry cask...Gorgé de fruits secs et de fruits rouges & mûrs variés (et de mûres aussi !), il fonctionne plutôt bien, avec une texture presque sirupeuse, assez dense. Un vrai dessert liquide ! Superbe… Prix environ 150 €. Note sous réserve : 91,5/100

-GLENFARCLAS officiel "The Family Casks", millésime "1995" (Bottled 30.06.2010), Single-Cask (N° 6778), (1st Fill?) Sherry Hogshead, 60,1 %: Vineux au nez, ferme, mais aussi fruité. Le Sherry est très présent. En bouche, cela fonctionne, même si de toute évidence le profil est assez vineux, tannique et intensément épicé. Ces notes sont en partie équilibrées par un fruité complexe et gourmand (d'ou ma note chiffrée). Meilleur avec un peu d'eau (pas trop). Prix n.c. (env. 160 £ en Grande-Bretagne). Note sous réserve estimée à 90/100.

-GLENGRANT officiels: « Révision générale » en compagnie de Thomas, notre visiteur rencontré le samedi, pour lui faire découvrir la distillerie, et pour moi l’occasion de revisiter toute la gamme régulière :
Au programme le « Major’s Reserve » (n.a.s.), 40 %, à réserver pour un apéritif léger (sur un profil proche du blend J & B d’antan), puis le 10 ans (que j’apprécie beaucoup personnellement), puis le 16 ans, un peu plus consistant mais encore léger (l’orge parle, la vanille, un fin boisé, un peu d’amandes, mais pas beaucoup plus), puis viennent les deux dernières bouteilles :
-GLENGRANT officiel « Five Decades », mis en bouteille en 2013, 46 % : Un assemblage de fûts de divers âges célébrant les 5 décennies d’expérience en tant que maître-assembleur de Dennis Malcolm (engagé comme tonnelier en 1961 !). Assez fin (difficile à apprécier dans un contexte de salon, j’avouerais), il est marqué par de subtiles notes de sherry, de miel et de vanille. Prix entre 160 et 180 €. Pas de note chiffrée.
-GLENGRANT officiel 25 ans, Edition 2014/Edition limitée (800 bouteilles), 43 %: Un assemblage très fin, avec plus de personnalité (et de part de fûts de sherry) que tous les officiels dégustés jusqu’ici (hormis peut être le subtil « Cellar Reserve 1992 »), une belle note chocolatée, maltée, miellée (miel de bruyère) et de raisins secs, sur un lit délicatement boisé et fumé (manifestement un plus !). J’ai apprécié ce lot de 2014 (Thomas apparemment aussi !), bien plus réussi que celui de 2013 à mon avis. Prix non communiqué, sans doute supérieur à 250 €. Note sous réserve estimée à 89/100, voire davantage.

-GLENGRANT 21 ans (1992-2013), emb. Douglas Laing/gamme « Old Particular », 1st Fill Oloroso Sherry, 51,5 % : Joli nez fruité (fruits rouges, fruits confits variés), chocolats à la liqueur, cuir, boisé fin, assez agréable. Ne pas trop diluer. Prix n.c. Note sous réserve : 89/100.
-GLEN KEITH 21 ans (1992-2014), emb. The Whisky Agency, 50,4 % : Dégusté au salon VIP, il a fait preuve de belles notes de fleurs capiteuses et un rien végétales au nez, tandis qu’en bouche un beau fondu entre ces notes et des notes de fruits mûrs variés et de thé Earl Grey et noir mêlées d’orange confites jouaient les tentatrices. Beau flacon. Prix n.c. Note sous réserve : 88/100

-The GLENLIVET officiel "Nadurra", n.a.s. (sans compte d’âge), Small Batch "Oloroso Matured" Edition (la 1ère, 06/2014, Batch OL 0614), non chill-filtered, Cask Strength, 60,7 %: La nouvelle version du « Nadurra », cette fois sans compte d’âge (oui, je sais….j’ai pas fini de l’écrire !), était présentée en brut de fût. Une version réduite à 48 % existe, elle sera apparemment réservée au créneau des boutiques hors taxe (« travel retail » shops). Nez puissant, dense et fruité, également boisé, et un palais à la fois puissant, suave et gourmand, relativement accessible sans eau, devenant légèrement vineux avec, ravivant les épices, mais toujours avec de splendides notes fruitée variées. Pas mal du tout la finesse de l'ensemble ! Prix env. 60 €, cavistes. Note sous réserve : 92,5/100

Daryl Haldane, ambassadeur de HIGHLAND PARK, dont une interview figure sur ce site, venait présenter lui-même, pour ce retour d’HIGHLAND PARK au salon, le dernier né (voir ci-dessous), avec un dispositif permettant au public de sentir la fumée de tourbe sous une cloche…On n’arrête pas le progrès !

-HIGHLAND PARK officiel « Dark Origins », n.a.s. (sans compte d’âge), Première Edition 2014, « non chill-filtered » (non filtrée à froid), 46,8 %: La nouvelle référence permanente d’HIGHLAND PARK me donne l’impression d’une sorte d’ « EINAR » fumé… (« EINAR » est une version issue de la série des « Warrior » destinée au marché hors taxe). Les saveurs (caramel dur, bois brûlé, épices, soupçon de fumée) sont très fondues, c’est habile, mais cela ressemble à un whisky « technologique » et « économique », masquant sa jeunesse. plus qu'à une brillante création. Finale un peu meilleure (jolies notes de torréfaction). Pris isolément et à l’aveugle, c’est un bon whisky tout de même, mais en tant que nouvel HIGHLAND PARK, il ne vaut pas le tapage marketing et médiatique qui l'a précédé, sans parler de son prix, un peu trop élevé à mon sens. (± 75 €). Note confirmée : 86/100
*Voir la fiche de dégustation complète ici : Tasting Note

-HIGHLAND PARK 21 ans (1991-2012), emb. Douglas Laing, gamme « Director’s Cut », Refill Butt, 53,6 % : Ce n’est pas à proprement parler une nouveauté, mais les occasions de déguster des Highland Park non réduits de plus de 20 ans étant relativement rares, je ne me suis pas fait prier : De couleur or clair, avec un nez léger et sur un tandem floral et fruité pas forcément immédiatement identifiable comme « H.P. », il s’est avéré assez fin en bouche, sur un registre en effet un peu atypique par rapport aux versions officielles, mais aussi meilleur un peu dilué (presque proche d’un Clynelish par son caractère à la fois épicé et herbacé) et assez équilibré. Bon, mais certes pas indispensable, lui non plus. Prix env. 200 € (?). Note sous réserve : 88,5/100

La distillerie KILCHOMAN, la plus jeune distillerie d’Islay (2005) en activité (elle sera détrônée pour ce titre d’ici fin 2014 par GARTBRECK, projet de distillerie d’origine française) présentait plusieurs nouvelles versions tant dans la grande salle du 3 ème étage qu’à l’espace « VIP » ou une version exclusive pour La Maison du Whisky était également proposée:

Une partie de l'offre de cette année, plus un intrus, en avant-dernier, une édition limitée brut de fût du "Machir Bay" (59,2 %),
affiné 4 semaines en fûts de sherry (mais pas testé). Photo: © Constantin Sarafian
-KILCHOMAN officiel (Dist. : 2009-Bottled 2014-Exclusivité La M.d.W.), « Single-Cask Release » (Cask N° 396/2009-"P.X. Finish"), 56 %: Une version élevée 5 ans en fûts de Bourbon, puis affinée 3 mois en fûts de Sherry de type Pedro Ximenez. Peu équilibrée, trop jeune, trop légère, avec un apport de l’affinage insuffisant sur une base déjà peu stable, cette version peine à convaincre et ne rend pas justice à la distillerie. Prix env. +95 €. Note sous-réserve estimée à 77/100.
-KILCHOMAN officiel, "Loch Gorm", n.a.s., 2nd Release (2009-2014), 1st Fill Sherry, 46 %: Une version « Sherry » intéressante, avec un nez légèrement soufré mais assez bon, puis un palais de qualité avec de belles notes de fruits rouges, demeurant discrètes qui viennent s’intégrer au profil marin, légèrement sucré et tourbé du distillat. Prix env. 80 €/ Note sous réservée estimée à : 88/100
-KILCHOMAN officiel, "Machir Bay », n.a.s., Edition 2014, (Bourbon/Sherry), 46 %: Une version réduite de qualité, issue de fûts de 5 et 6 ans d’âge de Bourbon comme de Sherry. Sans compte d’âge pour le moment, elle devient un peu plus mature chaque année par l’apport partiel des fûts les plus âgés possibles. Prix env. 55 à 60 €/ Note sous réserve estimée à : 84/100 (Notes de dégustation complètes à venir).
-KILCHOMAN officiel, "100 % Islay », n.a.s., 4th Edition (2014), Bourbon barrels, 50 %: Cette version utilisant uniquement de l’orge locale, est un assemblage de fûts de Bourbon (32 de de 5 ans d’âge et de 8 de 4 ans). Encore assez jeune, de qualité mais avec des notes un peu gênantes de « new make », elle est un peu moins convaincante. Prix env. 87 €/ Note sous réserve estimée à : 81/100
-KILCHOMAN officiel n.a.s. (Bottled 2014-Edition limitée à 6000 bouteilles), "Port Cask Matured", 55 %: De couleur presque rose, cette version assez parfumée est une réussite. Très fruitée, équilibrée, avec des notes légèrement carnées, elle est tout de même aussi fumée et marine. Bien joué ! Prix env. 96 €. Note sous réserve estimée à 89,5/100
-KILCHOMAN officiel Vintage « 2009 » (Bottled 2014), "Original Cask Strength", 1st Fill Bourbon, 59,2 %: « Now, we are talking! », comme dirait Serge Valentin (j’en profite pour lui envoyer un clin d’œil ici). Une version de « pleine expressivité » (agrumes, embruns et tourbe grasse en tête), probablement la seule aujourd’hui capable de vraiment donner la mesure de la qualité du distillat de cette jeune distillerie. Prix env. 95 €/ Note sous réserve estimée à : 92/100

-LEDAIG 16 ans (1997-2013), emb. Douglas Laing/gamme « Old Particular », Single-Cask, 48,4 %: Un très joli LEDAIG, cendré, citronné, avec une pointe de bacon, d’une belle finesse…Une réussite, qui pourrait bien séduire les amateurs de malts de l’île d’Islay également. Egalement ma bouteille préférée sur ce stand, hormis, bien sûr le sublime PORT DUNDAS, un single-grain de 35 ans. Prix env. 90 €. Note sous réserve estimée à 91/100

La distillerie OLD PULTENEY présentait plusieurs nouveautés, des plus jeunes (ou n.a.s.) aux (presque) plus âgées, même si la version la plus attendue (par moi en tout cas, en plus du 35 ans), à savoir le millésime « 1990 », une édition limitée (2014) alliant tourbe, Bourbon & sherry, y était absente (Prix env. 180 €), mais votre serviteur vous en reparlera tout de même bientôt, grâce à un sample pour lequel il me faut remercier l’ambassadeur Andrea Spinello :
-OLD PULTENEY officiel "Navigator" (n.a.s.-5 à 8 ans d’âge), Bourbon & Sherry casks, 46 %: Modérément fruitée et plus vive (épices, alcool) que les autres nouveautés dégustées cette année, cette version m’a paru intéressante, mais nécessitant peut être d’un peu plus d’équilibre. Prix env. 62 €. Note sous réserve estimée à 84,5/100
-OLD PULTENEY officiel "Clipper" (n.a.s.) Edition 2014, Refill Bourbon (en majorité) & Sherry casks, 46 %: Une belle version (d'un peu plus de 16000 bouteilles), en hommage au bateau sponsorisé par la distillerie qui participe à la course « Clipper Round the World 2013-2014 Yacht Race », une course de longue haleine…Plutôt bien faite, équilibrée, elle est portée par de belles notes d’esters (fruits exotiques, bonbons anglais, bonbons gélifiés acidulés). Je l’ai trouvée plus convaincante que le « Navigator ». Prix env. 73 €. Note sous réserve estimée à 88,5/100

-OLD PULTENEY officiel "Flotilla 2004" (n.a.s.), Edition 2014, Refill Bourbon (en majorité) & Sherry casks, 46 %: Toujours en hommage à un des événements annuels des démonstrations maritimes, cette édition 2014, avec sa belle livrée bleu de cobalt, révèle au nez la présence d’un peu de fûts de sherry. En bouche, d’un profil assez différent des autres versions chroniquées ci-dessus, elle m’a paru manquer d’un peu d’expressivité dans ce contexte. A retester sans doute ? Prix 52 €. Note sous réserve estimée à 83/100
-OLD PULTENEY officiel 35 ans, première édition (2014), assemblage de fûts de Bourbon & de Sherry, non filtré à froid, 42,5 %: Présenté dans un splendide coffret en bois, il a été dur à évaluer dans le cadre du salon, mais il m’a paru assez joli (floral, fruité, un peu boisé, modérément végétal et marin) et plus équilibré que le 30 ans). Prix env. 660 €. Le whisky est présenté dans un coffret bois de toute beauté. Note de dégustation et note chiffrée (sur sample) à venir ! (Note provisoire = 89,5/100). A suivre…

-PORT ASKAIG 15 ans (TWE/The Speciality Drinks Ltd), 2014, 45,8 %: La version de négoce au look le plus « officiel » des versions de négoce de CAOL ILA revient avec une édition au compte d’âge qui frise la perfection. De grande classe, avec un équilibre parfait entre agrumes, embruns, fleurs, badiane et délicate fumée de tourbe, elle est impressionnante de sérénité. Quelle gamme incroyable. Malheureusement, sauf erreur, cette version n’est pas en vente en France. Les 17 et 19 ans (12 ans non encore dégusté) sont également très recommandés. Prix non communiqué. Note sous réserve estimée à 92/100

Au salon VIP, sur la zone consacrée à The Whisky Exchange, deux gammes populaires, "Elements of Islay" et les "Port Askaig".
Photo: © Constantin Sarafian
-PORT DUNDAS 35 ans, emb. Douglas Laing/gamme « Director's Cut », Single-grain, 1978-2013, à 59,2 % (Single-Grain): Ce flacon, déjà présenté l’an dernier, déjà cité, est d’une grande délicatesse, vraiment superbe ! Je n’y reviens pas en détail, sauf pour le recommander chaudement, si vous en trouvez une…(comptez +de 280 €). Note confirmée: 95+/100.

***
Les WHISKIES DU MONDE :
Peu de stands visités cette année, donc il a fallu faire un choix drastique, malgré la présence de stands aussi essentiels dans ce registre que le stand français de la distillerie WARENGHEM, qui présentait notamment une version nommée « Maître de Chai » (un 1st Fill Sherry titrant 47,3 %, exclusivité MdW) de leur single-malt ARMORIK, les néo-zélandais de NEW ZEALAND WHISKY (avec un 25 ans d’âge notamment), la nouvelle coqueluche des médias KAVALAN (distillerie de Taïwan), les indiens de la distillerie PAUL JOHN, ou encore la distillerie galloise PENDERYN…entre autres. A noter, prise par le récent déménagement de sa distillerie et le succès de leur single-malt SULLIVANS COVE, la TASMANIA DISTILLERY était absente cette année, laissant l’étendard australien à la seule distillerie restante, HELLYER’S ROAD.

Un des meilleurs stands de whiskies du monde, et le meilleur stand Français en particulier encore cette année, d'après de nombreux échos.
Photo: © Constantin Sarafian
-AMRUT "Single-Cask" 2009-2013 (P.X. Sherry), Cask N°2697 (348 bouteilles), 56,5 %: Avec un nez presque fermier, épicé, oriental, légèrement vineux et très fruité, il est très concentré en fruits, et ce encore en bouche (mirabelles, fraises et mûres). Notes d’épices orientales. Comme souvent dans ces distillats à vieillissement accéléré en milieu très humide, il est aussi assez astringent et boisé, mais ses qualités l’emportent, me semble t’il. Très concentré sur le fruit, bien fait. Prix env. 96 €. Note confirmée (sur sample) : 93/100
Malheureusement, en revanche, la 2 ème Edition du « Greedy Angels » d’AMRUT n’était pas disponible encore (annoncée à 595 €, tout de même !) et le flacon présenté était rempli d’un contenu factice, quel supplice !

-MACKMYRA "Midnattssol" (différents types de fûts dont du vin de résine de bouleau de Suède), 46,1 %: Wow, voici un bien bel assemblage avec en bouche une impression à la fois de liqueur de fruits rouges allégée en sucres, de vin chaud épicé et de finition avec un vin rouge riche, limite Madiran. Prix env. 76 €. Note sous réserve estimée à 92/100
-MACKMYRA « Svensk Rok », Edition régulière, 2014, 50 cl, 46,1 % : (tourbé), entre autres. Très subtil, modérément mais joliment tourbé, avec quelques notes florales et fruitées, demeurant discrètes, j’aurais l’occasion de le chroniquer prochainement, ainsi qu’une édition limitée…Prix 59 €, MdW. Note provisoire estimée à 91/100
-MACKMYRA « Levandefat » (gamme « Reserve »-Gravity cask), n.a.s. (2008-2013), Bourbon cask, "Bodas Gruvlager" (nom du chai), 0,50 cl, Limited Edition, 48,2 % : J’aurais l’occasion de chroniquer cette édition limitée prochainement (sur sample), alors en attendant, j’en profite pour remercier Lisa Collins pour cela.

CONCLUSION:
Ce salon, au-delà des inévitables soucis logistiques et du défi qu’il représente pour tout palais normalement constitué, est tout de même, encore une fois, pour ceux qui n’ont pas l’occasion d’aller visiter les salons étrangers (et notamment les prestigieux « The Whisky Show » de Londres ou encore « The Whisky Fair » à Limburg, pour ne citer qu’eux), la seule occasion pour le public de voir réunies en France autant de distilleries, de négociants et de personnalités du whisky et des spiritueux et d’avoir accès à autant de nouveautés en même temps, le tout étant d’être raisonnable, organisé et ouvert.

Encore une des rencontres inattendues et passionnantes : A gauche de votre serviteur, Sukhinder Singh, directeur des boutiques The Whisky Exchange de Londres et embouteilleur indépendant, puis Serge Valentin, écrivain français du whisky que l'on ne présente plus...
Cette année a encore été riche en découvertes et rencontres (quoique un « Whisky Live Paris » sans Richard Paterson, absent cette année, ce n’est pas tout à fait pareil !) même si elle m’a paru globalement moins brillante que la précédente, et surtout moins dominée par la toute puissance écossaise, avec des déceptions, des mises en bouteille souvent moyennes (ou recyclées de l’an dernier) et peu de flacons vraiment époustouflants, même à l’Espace VIP.
Un des constats évidents pour moi a été la progression d’autres pays producteurs et notamment des Etats-Unis, avec une qualité élevée tant des distilleries de taille importante (comme BUFFALO TRACE, HEAVEN HILL) que d’autres plus petites ou plus récemment mises (ou remises) en route (comme MICHTERS). Ce sauf exceptions, bien entendu, et sachant que je n’ai pu tout déguster cette année non plus. L’autre pays qui est en train de regagner de l’importance même s’il n’était pas représenté encore à sa juste valeur (d’autre négociants ou distilleries importantes étant absentes de ce salon), c’est l’Irlande, qui m’a ébloui par certaines bouteilles de négoce (chez The Nectar of The Daily Drams, par exemple). Bien entendu, le Japon était encore en force cette année, avec une petite coudée d’avance question nouveautés et propositions pour certains, 80 ème anniversaire du groupe NIKKA oblige ! D’autres distilleries du monde se portaient bien également (AMRUT, MACKMYRA), les autres me pardonneront de ne pas avoir réussi cette année à leur consacrer autant de temps que l’an dernier, il a fallu faire un choix.

Une partie des bouteilles en dégustation payante au Bar Collectors, de quoi faire tourner la tête !
Photo: © Constantin Sarafian
Enfin, parmi les tendances de fond qui se dégagent, clairement, il y en a plusieurs que je vais résumer très brièvement, cela me semble inutile d’aller plus loin dans ce contexte, c’est suffisamment parlant :
1/ Davantage encore de bouteilles sans compte d’âge ET technologiques à la fois, ce qui ne fait pas forcément bon ménage, à mon avis …. (Ecosse)
2/ Des bouteilles de plus en plus chères avec parfois plus de 50 % d’augmentation par rapport à 2013, y compris pour des bouteilles un peu plus jeunes que l’an dernier. Dois-je donner des exemples ? (Ecosse et Japon, notamment)
3/ La baisse de qualité se fait de plus en plus sentir chez les négociants comme chez les officiels (Ecosse)
4/ Un espoir, mince, en plus de celui de voir grandir de jeunes distilleries, celui de voir certains grands groupes lancer (GIRVAN) ou relancer (CRAIGELLACHIE, etc…) des versions officielles de distilleries intéressantes mais délaissées jusqu’ici (Ecosse).
Voilà, c’est tout pour cette fois !
NOTA : Vous retrouverez mon reportage sur le Whisky Live Paris 2017 après le reportage ci-dessous :
My report about Whisky Live Paris 2017 follows this one, please scroll to read it below :
COCKTAIL SPIRITS Show, 3 & 4 Juin 2018 :
Sujet publié le : 03/07/2018-Mise à Jour du : 27/11/2019
First published : 03/07/2018-Update 27/11/2019
Toutes photos © Grégoire Sarafian /Droits réservés sauf si précisé
All pics: © Grégoire Sarafian/Copyrighted, except some that are specified
La nouvelle édition du salon COCKTAIL SPIRITS se tenait cette année pour la première fois au Palais de Tokyo. La 11 ème édition du salon voulant faire le trait d’union avec l’art contemporain. Les conférences ont toujours lieu dans l’enceinte du Bar Rouge, conférences sur lesquelles j’ai à nouveau du faire l’impasse afin de mieux couvrir les nouveautés whiskies et quelques nouveautés spiritueux (mais aussi faire honneur à quelques-uns des bartenders présents dans ce salon en dégustant quelques cocktails), même si j’étais désolé d’avoir manqué celle de l’écrivain du whisky Dave Broom, sur « The Joy of Imperfection ». Comme à l’accoutumée, le Bar des Innovations, désormais dirigé par Thierry (un grand coup de chapeau à Alexandre, qui quitte l’aventure…) s’avère indispensable pour tester les nouveautés et/ou ce qui a été déjà primé cette année.
Pour des raisons de facilité de lecture, j’ai fusionné mes notes de dégustation en un seul corpus, sans distinguer ce qui était au « Bar des Innovations » de ce qui était proposé sur les stands du « Brand’s Corner » attenant… Par ailleurs j’ai fait l’impasse sur la « Bakerey » (joli stand associant les créations de l’artisan boulanger Gontrand Cherrier à des whiskies), car ayant été récemment invité à une soirée dégustation organisée par BROWN-FORMAN autour du seigle et des whiskies de cette société (JACK DANIEL’S « Rye » et « Single Barrel Rye », ainsi que WOODFORD RESERVE « Rye »), l’expérience proposée dans ce salon était identique et j’avais entre temps publié mes notes de dégustation dans ma rubrique « EXPRESS NOTES N°5 » : Lien
Petite précision déontologique : J’ai préféré, puisque je l’ai promis (même si je le regrette un peu au vu de la teneur de la discussion sur le stand) ne pas mentionner ici une société ou distillerie dont j’ai trouvé les whiskies particulièrement « problématiques », mais sachez que cela existe aussi, parfois, des offres à mon avis franchement pas à la hauteur, comme probablement dans d'autres salons.
Par ailleurs vous y trouverez aussi quelques notes succintes sur d’autres spiritueux que le whisky (essentiellement du cognac, un peu de gin et de rhum, ainsi que plusieurs spiritueux parfois à vocation d’être des whiskies-autrement dit, des « new make »).
Le sujet sera complété au fur et à mesure par des notes de dégustation essentiellement issues de la dégustation de samples, dès que cela sera possible.
Merci encore aux professionnels qui ont contribué à fournir, le cas échéant, des échantillons (parfois ils peuvent provenir également de mes propres acquisitions). Merci donc de consulter cette page régulièrement. Cependant le sujet contient des notes provisoires sur chacun.

ENGLISH SUMMARY (Presentation) :
This COCKTAIL SPIRITS new Edition of the French show held this time in Palais de Tokyo, Paris. I didn’t go to varied conferences proposed in the Bar Rouge area (though I would have liked listen to the Dave Broom's one called “The Joy of Imperfection”), but rather straight to the “Innovations Bar” (fully held this year by Thierry instead of Alexandre who left-Good luck to him) and then to the “Brand’s Corner”, a vital place to try new bottlings (& trends) in whisky & other spirits coming out, and recent ones awarded as well.
For practical reasons, I have decided to melt my tasting notes in a unique body of notes, without distinguishing every time what was presented in the Innovation Bar from what was in the Brand Corner. I also mentioned only briefly the Bakerey” stand presenting 3 Brown-Forman bottlings (2 JACK DANIEL’S & 1 WOODFORD RESERVE) matured and/or finished in Rye casks along with some breads made with different levels of rye grain, because because I have already reviewed the bottles in another section of the website (“Express Notes No 5”).
Nota (on an ethical point of view): As I have promised it to the marketing team of 2 brands of the same provenance (and even if I regret it now a bit), I chose not to mention a distillery or indie bottler whose whiskies were too much dealing with a quality issue problem. But one has to know here that these kind of bottlings do exist, as probably in other shows too...
Besides, you will also find a few short notes about other spirits than whisky (mainly Cognac, but also some Gin & Rum), or else (for instance whisky new makes) and of course some cocktails. The topic will be completed on a regular basis when I will be able to save time to taste some samples I brought back from the show.
Thanks again to professional staff of many stands for their welcome & for letting me get a sample sometimes (even if sometimes it will be samples from my own collection). Please check the updates.

NOTES DE DEGUSTATION/TASTING NOTES :
-ARDBEG officiel « Groove » (fûts de vin rouge fortement brûlés & autres types de fûts non précisés), Edition limitée 2018, 46%: Joli nez au début, puis vite l'alcool, le boisé et le côté fumé s'imposent. En bouche je m'attendais à pire, mais c'est pas mal, relativement équilibré, mais tendu sur des options marquées (boisé & fumé importants), certes avec une vinosité malgré tout contrôlée (contrairement à ce que la couleur, un rien orangée, le laissait entendre). Encore un flacon sans compte d’âge, réduit et à plus de 100 € pour la marque….Note chiffrée (sous réserve): Au jugé, je le noterais 84 ?/100 (estimation)
ENGLISH SUMMARY: This new limited ARDBEG edition is a mix of heavily charred wine casks & other unspecified types of casks. TN: I liked the nose in the beginning, but quickly the alcohol, the wood & some smoky notes are overpowering any other kinds of notes. I was expecting an even worst palate, as it manages to maintain a certain balance, but it’s not so bad. Don’t trust that kind of orangey color, it’s not so winey as some could expect, it is under control. No, the downside comes from the wood & the smoke that tend to cover everything powerfully. For me it’s just another n.a.s. ARDBEG bottling, reduced to more or less 46 % abv, and again a bit more than 100 €. For a first estimation, I’ll rate it around 84/100

-BOWMORE officiel nas "N°1" (1st Fill bourbon casks), 40 %: Un BOWMORE joli, typé, équilibré, mais vraiment léger...Demeure une belle alternative au "Legend" pour débuter très gentiment (beaucoup diront "trop...") sur la tourbe, mais bien plus cher que celui-ci (45 €). Note estimée à 82-84/100
E.S.: A nice BOWMORE, sweet, typical, balanced, but really light. A decent alternative to the “Legend”, to discover very gently (some will say “too much…”) the world of peated whiskies, but I found it a bit expensive for what it is. Rating (under reservations) around 82-84/100

-BRUICHLADDICH/Port Charlotte officiel 10 ans nouvelle édition régulière « Heavily Peated », 50 % (nouveau packaging):
A Noter: Cette nouvelle version du 10 ans d'âge est toujours tourbée à 40 p.p.m. Les fûts composant cet assemblage sont à 65 % d'anciens fûts de premier remplissage de JACK DANIEL'S Tennesssee Whiskey, à 10 % de second remplissage de JACK DANIEL'S également, mais aussi de 10 % de fûts ayant contenu du vin français ("Refill French oak wine casks").
La chaleur du deuxième jour et le fait que je l'ai dégusté après l'ARDBEG ont sans doute un peu émoussé celui-ci et faussé la donne...Donc mon commentaire est sous un peu plus de réserve que pour d'autres whiskies...Ceci dit, il m'a semblé bien plus équilibré que l'ARDBEG et bien plus fondu aussi, non sans une certaine complexité. En partie médicinal, en partie végétal, il est aussi floral & fruité, mais ces dernières notes sont en retrait. Note estimée à 87/100
E.S.: A nice new “squarish” look PORT CHARLOTTE (and new “Heavily peated” 10 y.o. batch as well, entering the core range-with 40 p.p.m. as usual, and here from 65 % first fill JACK DANIEL'S Tennessee Whiskey, 10 % second fill of same cask content & 25 % of refill French oak wine casks"). T.N.: I struggle to give it a serious rating here, because of the heat during the show that day, and because I have the impression that the ARDBEG previously tasted had a bit modified my palate. A bit medicinal, floral, fruity, green, but all these not are a bit too much on the background, under a grassy & dense peat. It sounds complex, though. Rating (under reservations): 87/100

-DALMORE (The) officiel nas "Portwood Reserve" (Bourbon matured, Tawny Port finish), 2018, 46,5 %: Bien fait, mais la chaleur a probablement faussé la dégustation. Du fondu, un certain fruité, des notes maltées, une certaine profondeur pour un n.a.s., il se défend bien, mais j’ai l’impression qu’il manque de personnalité. A revoir... Pas de note chiffrée (impossible)
E.S.: Another tastinga bit altered by the heat, I’m afraid. Quite some melting of flavors here, a few fruity notes, some malted barley notes as well, some deepness too for a n.a.s.. A good whisky, but I had the impression it lacked some personality. To try again. Rating: Sorry, it’s impossible, due to tasting conditions.

-GLENMORANGIE officiel nas "Astar" (nouvelle édition 2017), Bourbon & Missouri New oak, Cask Strength, 52,5 %: Je connaissais et appréciait beaucoup la version précédente (sortie autour de l'année 2005). Celle-ci m'a l'air relativement fidèle, peut-être présente-t’elle un peu moins d'esters, mais il y en a, ainsi qu’une certaine sécheresse boisée, un côté net, mais pas désagréable. Je l'ai bien apprécié. Note estimée à 88/100
E.S.: I knew the previous expression called “Astar” (release around 2005), which was probably a bit older than this one. I did like it a lot. This new bottling seem to have a bit less esters this time, and some more dryness coming from the wood,but it’s not unpleasant at all. It is a straight forward whisky and I liked that.Rating estimation: 88/100

-GLENMORANGIE officiel/Private Edition "Spios" (1st Fill Rye casks maturation), 46 %:
A Noter: J’apprends que dans le passé, le seigle (“rye”) était bien plus utilisé que de nos jours en Ecosse…GLENMORANGIE, précédé par d’autres (notamment le blend JOHNNIE WALKER Blender’s Batch finish « Red Rye finish »), se colle à l’exercice, avec une maturation intégrale en fûts ayant contenu du seigle.
Couleur: Or, à reflets vieil or. Nez: Fin raffiné, épicé (le seigle se fait connaître déjà au nez), avec des notes de fleurs capiteuses (dont l’habituelle note de lys), de l’angélique, des fruits confits, des fruits secs, mais aussi une petite sucrosité résiduelle. Il est par ailleurs légèrement alcooleux. Bouche: Puissante, relativement sèche, avec un boisé ferme (mais pas forcément beaucoup de tannins), elle est marquée par le seigle, avec un fruité modéré (agrumes, pêches, abricots) et des épices qui le sont un peu moins (girofle, cannelle, muscade, et poivre 5 baies). Elle conserve cependant un remarquable équilibre. Le seigle apporte également une petite amertume, tout à fait acceptable, contrebalancée par des notes d’esters (bonbons anglais, fruits exotiques), tandis que des notes de caramel viennent compléter le tableau. Intéressant. Tenue à la dilution: L’ajout d’un peu d’eau fait ressortir les esters & les fleurs capiteuses, l’angélique aussi. Une fine note de bruyère apparait alors. Conclusion: Une édition un peu plus audacieuse que les précédentes et qui suscite un intérêt certain. Une fois apprivoisée, cette version s’avère délicieuse. Indication de Prix : Autour de 85/90 €, quelques cavistes/Note confirmée : 91/100
E.S.: This very unusual bottling, even in the Private Edition (a bit experimental) range, is a maturation in first fill rye casks (which haven’t been done for years I think in the Scottish whisky industry). T.N.: Golden color. A refined nose, spicy (the rye speaks already on the nose), with also heady flowers notes (including the usual GLENMORANGIE lily in the valley note), some typical angelica as well, candied fruit, dried fruit, a bit of residual sugar. It is also a bit spirity. On the palate, a relatively dry one, it is powerful, dry, with a tight wood (not necessarily tannic though), shows rye notes, moderate fresh fruity ones (citrus fruit, peaches, apricots), and more front row spices (cinnamon, nutmeg, cloves & 5 berries pepper). It manages to keep a certain balance though, which is amazing. The rye brings also some bitterness, but it’s not overwhelming, and is complimented by nice estery notes (English liquorice all sorts sweets, exotic fruit), while natural caramel notes are coming through on a second ground. A few drops of water makes it more seductive around the esters & heady flowers notes. A thin heather note is now coming through. Conclusion: This Private Edition seems to be more adventurous than some others, but it is a quite interesting experiment. Once you get used to its special profile, you may find this delicious. Confirmed rating: 91/100

-HIGHLAND PARK officiel "Full Volume" (1999-2017), 1st Fill Bourbon casks, 47,2 %:
A Noter : Il s’agit d’une édition limitée sortie en 2017, afin de rendre hommage à la musique (et la musique rock en particulier puisque l’étui reproduit des amplificateurs et autres boutons de réglage...entre autres choses faites pour lancer le concept ; comme créer un morceau de musique rock instrumental...plutôt sympa d’ailleurs, un rien post-rock*). Il s’agit sinon d’un assemblage de 481 fûts de Bourbon de premier remplissage, tantôt de 200 litres, tantôt de 250 litres (hogsheads).
*Lien vers le morceau de musique composé pour l'occasion par 3 musiciens dirigés par Saul Davies en collaboration avec Gordon Motion, maître-assembleur de HIGHLAND PARK (link to the track composed to illustrate this expression): Full Volume soundtrack
Couleur: Or, à reflets vieil or. Nez: Un nez fin, marqué par le vieillissement en fûts de Bourbon (épices douces, vanille), mais aussi par quelques notes de plantes aromatiques, un peu de fruits & de fleurs, l’orge maltée, mais aussi un boisé discret, bien fondu dans l’ensemble. Bouche: L’on retrouve cette même harmonie boisée, maltée et modérément épicée, avec aussi quelques notes florales discrètes, quelques notes de fruits frais (agrumes) et fruits secs (raisins, noix de coco), puis un boisé fin, délicat avec un léger rancio. Une vague trace de fumée de tourbe vient souligner une finale à peine vanillée et délicatement boisée. Tenue à la dilution: En plus du boisé délicat, des épices douces, de la vanille et de quelques agrumes, l’on perçoit maintenant de délicates notes de nèfles, d’abricots, de pêches jaunes, quelques herbes fraîches, ainsi que l’exaltation de notes de lys et de bruyère. Conclusion: Une belle surprise que la présence de ce whisky dans ce salon. Une belle version 100 % Bourbon d'une grande délicatesse, finesse et équilibre...avec juste une légère trace de tourbe. Plusieurs versions de négoce récentes, notamment chez CADENHEAD-non encore chroniquées sur le site-avaient déjà démontré pour moi que ce type de maturation pouvait plutôt réussir au style de la distillerie. Indication de Prix: Autour de 100 €, voire davantage (disponibilité limitée). /Note confirmée: 91,5/100
E.S.: This special 2017 limited edition of HIGHLAND PARK is a tribute to music & to rock music in particular, as the box showcases pictures of 2 speakers & on the side different buttons for tuning the sound. The distillery also commissioned some musicians to write an instrumental song for the occasion. T.N.: Colour: Gold. On the nose, it is refined and showing obvious signs of Bourbon maturation (vanilla, sweet spices), but also some botanical notes, some fruit & flowers but as everything is melted it is difficult at this stage to be more precise. There is a discrete wood, some malted barley as well, but I didn’t felt really the peat (very moderate) on the nose. On the palate, promises from the nose are fulfilled, with the same harmony than the nose, if not more complex. It is moderately woody & spicy, with some malted barley notes quickly coming through, some discrete floral notes, fresh fruit notes (citrus fruit mainly), some dried fruit (raisins & coconut), then again some discrete & elegant wood, with some rancio. The finish is elegant with just a trace of peat smoke, upon vanilla & delicate oak wood. A slight dilution with water is recommended, as it will add help understand its complexity: Delicate oak, sweet spices, fresh grass, citrus fruit are coming on together, while delicate notes of medlar, apricots, yellow peaches will come through & notes of lily in the valley shine through. Conclusion: A nice surprise, even if this whisky isn’t easily available now (in fact, it's coming a bit late in the French market). This HIGHLAND PARK is also the proof that Bourbon matured expressions from this distillery can also be very good, as some indie bottlings from CADENDEAD I have been recently tasted (but not reviewed yet) proved it as well. It can work very well with the distillery style, and here gives a HIGHLAND PARK of a great delicacy, refinement and balance. Around 100 €, or more (limited eidtion). Confirmed rating: 91,5/100

-HIGHLAND PARK officiel "Valkyrie", nas, 2017, Bourbon & sherry casks, 45,9 %: Deuxième essai (1er au WLP 2017), après le Full Volume, il s'est avéré toujours aussi bon (subtil, légèrement fumé et sherry, super équilibré mais un peu timide), mais moins direct et "plein" ou "dense" que le Full Volume, qui l'a comme anesthésié...Ceci dit pour l’avoir déjà dégusté avant (et même si rien ne remplace une dégustation au calme chez soi), c’est un whisky très subtil, délicatement boisé, floral, fruité, miel, fumé (modérément) et de qualité, qui rappelle un peu le 18 ans d’âge en plus timide. Note estimée à 90/100, voire davantage
E.S.: This one is part of new series launched in 2016 to replace the “Dark Origins” expression. T.N.: I have tried it already during Whisky Live Paris 2017 & a second time, but it’s not enough to give you definitive notes because it’s a very subtle bottling and even the decent abv isn’t helping getting all the flavors easily if you don’t have a sample of it to assess home. All I can say is that it reminds me partly of the 18 y.o., but a bit subdued, with complex notes of honey, flowers, dark fruits, delicate wood, and a hint of smoke. Rating (estimation): 90/100 to more

(Merci à la Maison du Whisky pour la photo)
*Stand « The BAKEREY » (Brown-Forman):
Sur ce stand, construit comme une cabane-boulangerie & épicerie, l’on pouvait y retrouver (pour moi qui en avait déjà fait l’expérience lors d’une présentation de presse) une dégustation de pains de seigle (avec différents taux de seigle dans le mélange) de chez Gontrand Cherrier, associée aux 3 whiskies à majeure de seigle du groupe, à savoir JACK DANIELS « Barrel Aged RYE », et « SINGLE BARREL RYE » (à 70 % de seigle), mais aussi le WOODFORD RESERVE « RYE » (à 53 % de seigle). Je ne reviens pas en détails sur mes dégustations (chroniquées dans « EXPRESS NOTES N°5 »), mais je dirais juste que parmi les JACK DANIEL’S c’est la version assemblée que j’ai préférée au « SINGLE BARREL » (moins équilibré sur le seigle, plus sec et plus austère, avec un peu d’amertume), versions toutes deux, une fois n’est pas coutume, à 45 %, et que j’ai trouvé le WOODFORD RESERVE « RYE » plutôt bien faite, mais un peu timide sur le seigle.

E.S.: This shack-like stand was presenting 3 different BROWN-FORMAN whiskeys around the rye theme, paired with 3 different rye based breads made by French craft baker Gontrand Cherrier. I have already reviewed these 3 whiskeys in my “EXPRESS NOTES No 5” section, so I’ll be short about them here. First there was a delicate WOODFORD RESERVE “Rye”, with 53 % of rye in the mash bill, so not a so big influence, and rather on the sweet side of rye, while the 2 JACK DANIEL’S where 70 % rye based, one being for me in a perfect combination of (probably numerous) casks (it’s the “Barrel Aged RYE”), with the enough amount of rye to give it a spicy kick, and the other with the same recipe but from only a cask (it’s the “SINGLE BARREL” one), which made, in my opinion, less approachable, more austere, a bit drying & with some bitterness.

-JURA officiel nas "Seven Wood" (7 types de fûts de différents pays & régions incluant la France), 42 %: Nouveauté très "marketée" qui s'avère finalement assez insignifiante, on a envie de dire "tout ça pour ça" ? Faudra t’il, comme le laisse sous-entendre Serge (Valentin) se tourner à l’avenir plutôt vers les négociants que vers la distillerie pour avoir une mise en bouteille de JURA digne de ce nom ? L’on peut sérieusement se poser la question…Pas de note chiffrée.
E.S.: This one is part of the new core range just launched a few years ago, with 5 (?) new expressions, this one using no less than 7 types of casks from different countries & areas including some from France. This very “marketed” expression didn’t express much if I may say, except some boredom. All this fuss for such a standard average whisky doesn’t make sense for me. Shall we, as recently Serge Valentin was wondering in his blog, rely now more on independent bottlings than to official ones to find a decent and interesting JURA ? I’m afraid yes…No rating for this one.
(Merci à The Whisky Exchange pour la photo)
-LINDORES Abbey Distillery "Aqua Vitae" (Spices & Herbs added New Make), Ecosse, 40 %:
A noter : Les premiers traces de production de whisky écossais sont officiellement celles enregistrées dans des rouleaux de parchemins de recensement des ventes de céréales destinées à la réalisation de boissons fermentées et distillées. Elles remontent à 1494 et situent la production d’eau-de-vie apparentée au whisky dans les Lowlands, entre Perth et Edinburgh, non loin du parcours de golf de Saint Andrews, dans le comté de Fife, à l’abbaye de LINDORES. L’abbaye est aujourd’hui en ruines, mais un couple d’Ecossais, les McKenzie-Smith a décidé de la faire revivre et a fait construire une nouvelle distillerie juste à côté, ainsi qu’un centre de préservation de ses ruines, de la faune et de la flore locale (dont une petite production apicole). La nouvelle distillerie a débuté sa production en 2017 (elle a prévu de ne sortir son single malt qu’en 2023), et commercialise en attendant une eau-de-vie de malt aromatisée d’épices et plantes médicinales locales :
Couleur : Or clair, à reflets dorés. Nez : Le nez est jeune, typique d’un distillat pur (ou « new make »), marqué par des notes d’eau-de-vie de prune, d’artichauts bouillis, mais aussi par des notes complexes de plantes aromatiques (certaines étant rares et locales, je n’ai pu les identifier), mais aussi d’épices douces. Notes sucrées d’orge proches de celles d’une vergeoise, voire de genièvre. Bouche : Douce, délicate, évidemment jeune et non vieillie, mais agréable et délicate, additionnée de notes variées d’épices douces, de plantes aromatiques (souvent locales et rares) dont je n’ai pu reconnaître que le cerfeuil. Mêmes notes qu’au nez d’eau-de-vie de prune & d’artichauts bouillis, mais atténuées par une douce note sucrée liée à l’orge maltée (vergeoise, genièvre?), voire de sirop d’orgeat. Cette sucrosité (moderée) étant fondue avec des notes florales & végétales, elle est n’est pas gênante. Belle fusion des saveurs avec des notes d’esters qui commencent à s’exprimer au second plan. Finale élégante et fine, sur ces mêmes notes fondues. Tenue à la dilution : L’eau accentue la fusion des saveurs. Une des recettes de long drink proposées par la distillerie suggère d’ajouter un peu de miel et de servir l’Aqua Vitae sur glace. Cela fonctionne, pour ma part. J’ai également essayé d’autres recettes dont une des plus rafraîchissantes a semblé être avec du thé matcha & du concombre à la menthe. Conclusion : Le new make, additionné d'herbes, épices et de plantes aromatiques, mis en bouteille à l’ancienne, comme les premiers « whiskies » de l'histoire, apparemment...J'en saurais davantage sur ses composants sur place, en visite à la distillerie en Septembre. En attendant, je peux déjà vous dire que certes il est jeune, mais agréable sec, et intéressant sur glace ou en cocktail, grâce aussi aux herbes & épices locales qu’il contient. Recommandé, si l’on ne pense pas « whisky » mais spiritueux à base de whisky. Indication de Prix : Autour de 50 €, MdW & certains cavistes./Pas de note chiffrée (comme c’est toujours le cas pour un new make pour ma part).
E.S.: For those who may not know it yet, the first historical (recorded in some exchequers roll) traces of whisky distillation in Scotland are located in 1494 in Newburgh, in the Fife County, between Perth & Edinburgh, not far from St Andrew’s golf course & nearby distillery, KINGSBARNS. The LINDORES Abbey distillery is a new distillery as well a center for the preservation of the ancient abbey ruins, as well as local flora & fauna (including some beekeeping). The new distillery opened in 2017 and started to produce what is at the moment only a new make available for sale as a spirit drink unaged but with local herbs & botanicals added. The first single malt is said to be ready for 2023 only.
Tasting Notes: Color pale yellow (as there is no ageing at all it is due to the natural ingredients added). The nose is typical from a new make, with plum spirit, boiled artichokes, but also some complex botanical notes (some being local & rare, I couldn’t identify them). I get also sweet spices & malted barley sugar notes, some close to juniper & vergeoise (syruped sugar used in pastry but some also call it « cassonade »). The palate is sweet, pleasant & delicate, wit some added sweet spices, botanicals (often local or rare) of which I could only recognize chervil. The palate has also the same plum spirit & boiled artichokes notes than on the nose, but they are sweetened by malted barley sugar notes (same as on the nose), which brings some light sugary notes that do not interfere with the overall balance. There is a nice melting of the flavors with now some estery notes on the second ground. The finish is elegant, on the same notes. Water softens things even more, and the distillery’s tip, to add some ice & honey to it, for instance to make it a long aperitive drink, works well. I tried myself my own mixing recipes, one of which I prefered was with cold matcha tea drink which contained also cucumber juice & mint. Conclusion : This whisky spirit from yesteryear-like recipe seem to be the way it was consumed in the early years of whisky (always unaged & with botanicals added). I shall learn more about its components in September, where I will visit the distillery. For now I can say it is sure young, but nice & easily drinkable, excellent on nice with these local herbs & spices, and interesting to combine as a cocktail base. Price: Around 50 €. No rating (as I never rate new makes), but recommended !

-The MACALLAN officiel nas "Rare Cask", 43 %: Deuxième dégustation, en début de salon, pour lui donner une meilleure chance. Un whisky sans compte d'âge mais apparemment contenant des whiskies en partie d'un âge adulte (+ 18 ans). Dominante de fûts de sherry, mais du sherry en partie "contemporain"...La vinosité du sherry me semble correcte, présente, mais pas excessive. Le fruité est correct (fruits mûrs, raisins secs), il y a un léger côté chocolaté même (au lait & noir), mais cela demeure tout de même un peu léger (j’aurais été curieux de la tester en version cask strength). Au final un bon whisky, au-dessus des propositions contemporaines officielles de la distillerie (hormis le "Ruby", plutôt bon aussi), mais manquant un peu de puissance et de relief. Note estimée à 87/100, ce qui est décent, mais pour un whisky à 225/250 €, non...Par ailleurs, dans un registre en théorie proche, le KAVALAN "Sherry Oak" dont le prix est autour de 95 € le bat à plate couture !
E.S.: This is the second time I’m trying this, again in a spirits show context (not always the best way to assess subtle or difficult whiskies…) and again a n.a.s. with quite a hefty price tag (around £ 200 to 220), and presented as “rare”. Ok it’s bottled at 43 % (why not 46 %, by the way, if the price is so high?) & is supposed to contain some casks over 18 y.o. (an unofficial & under reservations assumption). T.N.: The sherry casks are dominating, but not old fashioned sherry, rather at least partly “contemporary” sherry…(hear probably "seasoned oak"). The winey side of this sherry seem to be tamed & is there but not overpowering the other notes, so it’s a good point for this one. Some fruity notes come through as well, even some chocolate notes (milk chocolate as well as dark chocolate), but the general profile stays a bit too light for me (I would have loved to try it at Cask strength). To conclude I would say it is a good whisky, and a decent The MACALLAN (over many contemporary expressions from the distillery, over the core range ones especially, except the “Ruby” maybe that's probably better), but it lacks a bit of power & some depth. Besides, this one is easily beaten by another n.a.s. sherry cask which is even not Scottish, the KAVALAN “Sherry oak” at 46 % (besides twice less expensive !). Rating (under reservations): 87/100

-STAUNING "CURIOUS", Peated Rye & Barley (New Make), Danemark, 50cl, 43 %: Une bizarrerie testée en fin de salon, sur recommandation de Tony Vanaria de chez Tuthilltown Spirits (HUDSON Whiskey), un new make jeune mais pas mal fait, avec une séduction intéressante des choix de céréales (et la tourbe, superbe, reste modérée) pour un équilibre impressionnant...à suivre certainement...Pas de note chiffrée, mais mes encouragements !
E.S.: This U.F.O. (if I may say) is an experimental Danish creation, a good surprised presented in the “Innovations Bar” section (recommended by Tony Vanaria-HUDSON Whiskey ambassador) and is a peated rye & malted barley new make spirit bottled at 43 %. Yes you read well…A young but well-crafted whisky with some personality already (with nice complex cereal notes & superb peat) & an impressive balance. No rating (as usual for new makes), but.... One to watch !

*Négociant français "MOSSBURN" (distribution Marussia):
E.S.: I also tasted two independent whiskies from a new French company distributed in France by Marussia beverages.
-BLAIR ATHOL 10 ans (2007-2017), SC, 46 %: Un single malt léger et équilibré, correct, mais sans beaucoup de personnalité. Note estimée à 83/100
A light & decent single malt that remains balanced, but not with a big personality. Rating estimation: 83/100
-LINKWOOD 10 ans (2007-2017), SC, 46 %: Un single malt joliment fait, même si un peu trop léger, avec tout ce que j'aime chez LINKWOOD, cette élégance florale et fruitée (touche de lys & pointe d'orange), ce côté presque « rancioté » du bois...Je n'ai pas eu d'indication de prix ou de disponibilité... Note estimée à 85/100
A well-crafted single malt, a bit too light, but very subtle, with some of the distillery’s trademarks (that orange & lily of the valley elegant notes), that almost rancio woody note. Sorry no price indications. Rating (under reservations): 85/100

*Négociant français "Les Nouveaux Distillateurs" (ci-dessous d'abord un 100 % rye whisky canadien):
-LOT 40, distillerie Hiram Walker & Sons, 100 % Rye whiskey (distilled in Pot stills), 43 %:
A Noter: LOT 40 est “la” marque emblématique de whisky de seigle appartenant à Hiram WALKER & Sons, actionnaire de CORBY Spirits & Wines, propriété de PERNOD-RICARD. Elaboré à la fois en alambics de type continu (“column still”, pour le premier passage) et en alambics à repasse (“Pot Still”, pour le deuxième), il est composé à 100 % de seigle (“rye”) malté et non malté, puis vieillie dans des fûts neufs ("Virgin oak" matured). Cette version, la version permanente, régulière, réduite, est de nouveau disponible depuis peu grâce à la société française de distribution "Les Nouveaux Distillateurs" (qui propose par ailleurs des whiskeys des Etats-Unis-voir mon sujet imminent sur le site au sujet de salon COCKTAIL SPIRITS 2018).
Couleur: Vieil or, reflets dorés. Nez: Suave, fin, et capiteux. Un rien oxydatif, avec une pointe d’acidité & d’aigreur, il est très vite d’une grande expressivité à la fois sur le fruit (dont des fruits rouges-rhubarbe, cassis, mûre), les fleurs capiteuses (pivoine & rose) et la céréale (le seigle) et son cortège d’épices, et une note maltée de seigle. Bouche: Puissante, très fruitée, marquée par le seigle (qui me rappelle les pains allemands “Kornbrod” rectangulaires), le malt, les épices. La bouche s’adoucit lentement et les notes de seigle deviennent plus acidulées et douces au fur et à mesure (note de groseille à maquereau). La rhubarbe domine alors, puis comme une note de pivoine et de rose (voire du bois de rose). Il se passe beaucoup de choses en même temps, même si tout converge vers un seul point. Superbe et très sexy ! Après plusieurs dégustations, je constate une certaine baisse de longueur en bouche, qui met fait finalement lui enlever un demi-point. Tenue à la dilution: Avec un peu d'eau, le seigle ressort, avec une certaine autorité, mais le whisky demeure cependant équilibré et terriblement séduisant. Conclusion: Ce whisky si particulier, si unique dans sa manière de lier une céréale (recette liant seigle malté et non malté) à une double distillation (en alambic à colonne, puis en alambic à repasse), mais aussi à un vieillissement particulier (fûts de chêne neuf), donne un résultat qui peut diviser (en général on adore ou on déteste, pas de demi-mesure), mais que je trouve d’une remarquable cohérence et expressivité, malgré une apparente simplicité, un côté direct qui surprend. J’ajouterais que pour moi, tous types de whiskies & tous pays confondus, c’est un des 3 ou 4 meilleurs rapports qualité/prix de ces dernières décennies (LOT 40 fut lancé à la fin des années 1990 par Hiram Walker & Sons). Indication de prix: Entre 35 et 40 €, cavistes spécialisés. Note confirmée: 93/100
T.N.: Golden color, with partly orange hues. On the nose, it is smooth (sensual), refined & heady (as heady flowers notes are, not spirity ones). A bit oxydizing, with some acidulous & sour character, but quickly showing a huge expressivity of both its fruity notes (including varied red fruit, rhubarb, blackberry, blackcurrant) and its floral notes (rose & peony), plus its cereal notes (the rye & its spices) and a malted rye note. On the palate, it is powerful, very fruity, dominated by the rye (reminding me a bit of rectangular German bread called “Kornbrod”), then the malted rye & the spices. The palate slowly sweetens & the rye notes are becoming now acidulous & sweeter the more it evolves, with a note of gooseberry (a bit sour cherries) coming through. The rhubarb is then dominating, in company of flowers (peony & rose again), and a beautiful rosewood note. There are a lot of things going on there, even if all these notes converge towards a unique arrival point. This is superb & very sexy ! After a few tastings though, I noticed that the palate’s finish tends to fade a bit too quickly, which makes me lower the rating of half a point. With a few drops of water: The rye comes through, with strength, but the balance is still good & the taste terribly seductive. Conclusion: This is such a special whisky, unique in its way of combining a cereal (besides it is malted & unmalted rye combined) to a double distillation process (plus using a column still then a pot still), but also to a particular maturation (virgin oak). The result is very special (one will love it or hate it), but for me pretty remarkably coherent & expressive, beyond its apparent simplicity, and its direct kick that may surprise the taster. To conclude, I will like to add that, regardless all types of whisky & all countries, it is for me one of the 3 or 4 best quality/price ratio whisky on the market of the last decades (Lot 40 was launched at the end of the 1990s by its distillery Hiram Walker & Sons). Indication of price: Around 35 to 40 € in France. Confirmed rating: 93/100

(Merci à K & L Wine merchants pour la photo)
-SMOOTH AMBLER Co Spirits (en partie propriété de Pernod-Ricard/*Négociant français "Les Nouveaux Distillateurs" ) :
A Noter : Il s’agit apparemment d’une micro-distillerie* de l’état de Virginie, aux Etats-Unis, créée en 2009 : J’ai dégusté 3 versions, avec différentes quantités de céréales pour la recette/mashbill-maïs, seigle, blé), même fournisseur que ci-dessus-Dégustation très rapide donc sous réserve:
*Nota (addendum du 19/05/19): Bien après ma visite j'apprends que ces whiskies sont sourcés en fait auprès de l'immense complexe en Indiana du M.G.P. (Midwest Grain Products), qui alimente en whiskies de toute sorte (bourbon, rye et autres) nombre de distilleries & négociants de par le monde (environ 130 !), ce sans obligation légale (pour l'instant) de citer ou les whiskies sont produits. Cela n'enlève en rien par contre de mes compliments ci-dessous, car il se trouve qu'ils produisent régulièrement des whiskies de qualité, et notamment de très bons Bourbons & Rye, histoire de compliquer la chose !
E.S.: SMOOTH AMBLER Co Spirits is (as I understand) a boutique distillery* from Virginia, USA. I did try 3 different expressions, a bit too quickly and not always with the good glass, so my notes here are short & the rating under reservations too.
*Note from 2019: I noticed lately it was sourced from M.G.P. (Midwest Grain Products, a giant factory-distillery that provides a lot of distilleries in the world (around 130) with Bourbon, Rye & other spirits, this without being legally obliged to state it on the bottles. But this doesn't mean they're not doing good with what they do, because the whiskies below prove that they can produce great stuff, not easy then to judge the whole production !
1/SMOOTH AMBLER « Contradiction », 50 % (American Whiskey): Très bon whiskey, gourmand (avec une certaine densité du fruité), subtil, et long en bouche, bravo ! (et...comment font-ils?). Note estimée à 90/100
A very good whiskey, gourmet, with some fruity density, subtle, and with a long finish ! Congrats (& how the hell did they do that???). Rating estimation: 90/100
2/SMOOTH AMBLER « 107 », 49,5 % (American Whiskey) : Là aussi très bon, avec de belles notes de caramel, de boisé, quelques épices, mais également du fruité, tout est là...en un bel équilibre. Note estimée à 88/100
This one is also very good, with wonderful caramel notes, some spices & wood, but also some fruity notes ? Everything is there, well balanced. Rating estimation: 88/100
3/SMOOTH AMBLER « Old Scout », 53,5 % (American Whiskey) : Un peu plus sec, avec un peu plus de notes de solvant (se rapproche du profil d’un rye sec), mais c'est bien bon quand même ! Note estimée à 86/100
This last one of them for today is a bit different, also good but drier and with more solvent notes (as often in a dry rye profile), but it is nevertheless very good. Less sexy maybe. Rating estimation: 86/100

*SUNTORY (Beam-Suntory):
-TOKI (Blended whisky), 3 différents types de fûts, incluant ex-vin rouge, bourbon, sherry, 40 %: Une nouvelle référence, un joli whisky apéritif, fin, léger, très équilibré, pas très expressif, mais bien fait (vanille, agrumes, céréales, miel, herbes sèches & épices douces), et clairement conçu pour être consommé en mode highball... Indication de Prix : L’ambassadeur de la distillerie parle de 35 € environ. Note estimée à 85/100
E.S.: TOKI is a new n.a.s. blended whisky reference at SUNTORY. A nice aperitive whisky, refined, light, well balanced, not very expressive, but decent (vanilla, citrus fruit, cereals, honey, dried herbs & sweet spices, and clearly crafted for highball serve. A quite affordable whisky around £ 30. Rating estimation: 85/100

-The CHITA (Single Grain),3 différents types de fûts, les mêmes apparemment que pour le "TOKI", 43 %:
A Noter : Il s’agit du single-grain de la distillerie CHITA, fondée en 1972 par le groupe SUNTORY (devenu depuis peu Beam-Suntory). Cette version, qui ne fut pas la première commercialisée par la distillerie, date de 2015, et la maturation est mixte, avec des fûts ayant contenu de Bourbon, du Sherry, mais aussi du vin rouge.
Couleur : Or clair, à reflets légèrement dorés. Nez : Somptueux, ultra-pâtissier (crème d’amandes, praliné, noisettes), notes de miel, d’angélique, d’épices douces (cannelle, muscade), mais aussi de caramel naturel. Bouche : Tout aussi somptueuse, gourmande (elle reprend la même palette pâtissière qu’au nez), complexe, fine, d’une délicatesse incroyable...Des notes de noix de pécan s’ajoutent à la palette initiale, en milieu de bouche, puis quelques épices douces, un soupçon de crème anglaise, de crème brûlée, de maïs grillé, de pommes cuites au four, et des notes boisées d’une complexité certaine (il y a aussi de belles notes florales, mais que je n’ai pu identifier), mais sans domination. La vanille est également présente, mais elle est parfaitement intégrée à l’ensemble, qui est véritablement magistral et d’un équilibre parfait (un grand bravo au maître-assembleur Shinji Fukuyo!). Par ailleurs, le toucher en bouche est soyeux et d’une grande finesse. Tenue à la dilution : L’ajout d’un peu d’eau renforce encore sa séduction soyeuse. Je n’ai pas essayé ce whisky sur glace, mais cela pourrait être intéressant. Conclusion : Certes il y a là une combinaison de fûts différents dans le but de construire un profil complexe, un rien technologique (ce n’est clairement pas un whisky de grain ordinaire, mais de la « haute couture »!), mais que c'est subtilement fait (le fameux savoir-faire japonais), gourmand, onctueux, complexe, presque laiteux, avec un boisé, un maïs, un caramel splendides ! Pour moi à l’heure actuelle, il s’agit du plus beau single grain sans compte d'âge disponible sur le marché, tous pays confondus…Indication de Prix : Autour de 65 €, cavistes et certaines grandes boutiques spécialisées. Disponibilité irrégulière./Note confirmée : 94/100
T.N.: Color : Gold. Nose : Sumptuous ! The pastry character of this whisky is huge, with notes of almond cream, praline, hazelnut, but has also nice notes of honey, angelica, sweet spices (cinnamon, nutneg), but also natural caramel. Palate : As sumptuous as the nose, gourmet (fulfilling all the nose promises about the huge pastry notes), complex, refined, and of an incredible delicacy. Notes of pecan nut are now coming through, as well as sweeet spices, custard, creme brulee, roasted corn, baked apples, and some complex oaky notes. I think there are also some floral notes, but I struggled to identify them. Vanilla is there too, but not overwhelming. The ensemble is masterfully crafted & the balance is perfect (congrats to Suntory’s master-blender Shinji Fukuyo!). Besides, on the palate, the mouthfeel is almost silky & shows a great refinement. Adding some drops of water makes it even more sexy. I didn’t try it on ice, but I’ll be happy to try it on an iceball. I’m sure it could be interesting. Conclusion : Of course there is some wood technology involved there, and different cask types to get a certain result & some complexity (this is by no means an ordinary grain whisky, but rather « haute couture » !), but it is so well crafted (yes, that famous Japanese « know how »), so gourmet, so complex, with almost a milky & onctuous mouthfeel, with this splendid caramel, corn and oaky notes ! For me it is simple, it is in my opinion the most beautiful no age statement grain whisky on the market, and this worldwide… Confirmed rating : 94/100

*EXPERIENCE "Whisky Chaser" chez JAMESON:
J’ai eu ma première expérience de « Whisky Chaser » (dégustation parallèle d’une bière et d’un shot de whisky) lors de ce salon au stand JAMESON, qui proposait d’associer leur excellent « CASKMATES » (affiné en fût de STOUT, bière très brune et en principe un peu amère, tout en évoquant une saveur caramélisée) et une « Black IPA BA2 » de chez OUTLAND (bière vieillie en fûts de JAMESON, bourbon & sherry). Les notes chocolatées & maltées du whisky s’accordent parfaitement avec la générosité de la bière OUTLAND et ses notes de douce amertume, et de caramel épais et dense. Une belle expérience !
E.S.: I had my first « Whisky Chaser » experience ever and I had to say it was great ! To combine a JAMESON casks matured beer from OUTLAND (a « Black IPA BA2 ») with the excellent JAMESON « Caskmates » was a great idea : I enjoyed the chocolate notes & maltiness from the whisky that were complimenting those from the beer (dark & thick caramel & sweet bitterness). A beautiful experience !

-BUSHMILLS "Red Bush", (dont 3 ans en fûts de bourbon de 1er remplissage), 40 %: Une jolie nouveauté, bien faite, légère, avec un boisé intéressant, relativement complexe, bien sûr différent de ce qu'on connaît, mais avec quand même quelques repères. Note estimée à 84/100
E.S.: A nice new BUSHMILLS, ok rather a light one, well made, with some interesting woody sides, relatively complex & a bit different from « BLACKBUSH », but partly familiar though. Rating estimation : 84/100

-METHODS & MADNESS (Midleton distillery/Experimental range) "SINGLE GRAIN" (Virgin Oak), 46 %: Un single-grain vieilli en fûts neufs, semble t'il peu brûlés, encore jeune, sec et violent, monolithique, pour moi l'antithèse du CHITA, et de ce qu'il faut faire....aucun intérêt. La version en fûts ayant été affinée dans des fûts de châtaignes ("Chesnut") était pour moi bien meilleure. Note estimée : 73/100
E.S. : An Irish single grain matured in new oak casks, probably lightly charred oak casks, so a bit young, violent, dry, very woody, and for me the antithesis of the CHITA, and of what should be done in my opinion. This choice of using that type of casks is a mistake, and for me the « Chestnut » casks finish was way more accomplished in my opinion. Rating estimation : 73/100

-"COPPER DOG", Speyside Blended Malt, for The CRAIGELLACHIE Hotel, 43 %: Une belle surprise pour ce blended malt parfaitement équilibré, onctueux, bien typé de la région du Speyside (fruité, noisetté, chocolaté) et assez plaisant. Note estimée à 86+/100
E.S. : An interesting blended malt bespoke for the CRAIGELLACHIE Hotel, with single malt from the Speyside area only. Perfectly balanced, it is smouth, fruity, with hazelnut & chocolate notes, yes, from Speyside, definitely ! A rather pleasant one. Rating estimation : 86+/100

AUTRES SPIRITUEUX :
-ROKU GIN, première édition 2018, 43 % (SUNTORY) :
Il s’agit d’un bon gin japonais avec en partie une base d’infusions d’ingrédients japonais divers (plantes aromatiques, fleurs de cerisier, de thé, de yuzu, de poivre sansho), mais aussi bien sûr du genièvre, de coriandre et de cannelle, notamment. Son équilibre est parfait, son style délicat, pas si éloigné du concurrent NIKKA « Coffey Gin », mais je dois avouer que pour l’heure les 2 sont à mon avis battus par le KI NO BI, le gin de Kyoto, supérieur en expressivité & complexité.

A Noter : Le bartender indépendant français employé par Suntory a créé 3 cocktails pour chaque référence (3 pour le CHITA, 3 pour le TOKI) dont celui sur la photo ci-dessous, nommé « Hermes », dégusté au salon, un vrai régal, aux délicieuses notes de mandarine, de sirop de thé matcha, entre autres (voir la recette sur la photo également).

E.S. : A nice Japanese gin, with some Japanese ingredients as well (various botanical, cherry tree flowers, tea, sansho pepper, yuzu), but of course also the usual suspects (juniper, coriander & cinnamon). T.N. : Very subtle, delicate & balanced, it’s not so far from rival NIKKA « Coffey gin », but both remain less impressive than the KI NO BI gin from Kyoto, superioir in complexity & expressivity in my opinion. Nota : There was a French independent bartender hired by SUNTORY for the show who creates some beautiful cocktails such as the one (see the ingredients below on the picture), showing delicious notes of mandarin & matcha tea syrup, between other things. A real treat !

-RUM BACARDI 8 ans, 40 %:
Il s’agit d’un rhum de mélasse de Porto Rico, fin, très fondu, plutôt bien fait. Il peut se boire autrement qu’en cocktail, sec. Il est âgé de 8 à 16 ans et développe d’intéressantes notes modérément épicées, chocolatées et fruitées, de fruits secs caramélisés, un peu comme un « pudding liquide ». Rapport qualité/prix excellent (prix autour de 25 €).
E.S. : A nice molasses rum from Porto Rico, very melted, refined, rather well made, with notes like a « liquid pudding », caramelized dried fruits, chocolate, fruit & spices. A good quality/price ratio as well.
(Merci à The Whisky Exchange pour la photo)
*Stand du B.N.I.C. (Bureau National Interprofessionnel du Cognac) :
Il s’agit d’un organisme chargé de faire découvrir le Cognac et ses spécificités aux professionnels, mais aussi au public. Il me faut ici remercier David Boileau pour son accueil sur le stand et pour m’avoir aidé à sélectionner quelques-uns des Cognacs disponibles à la dégustation parmi une offre plutôt généreuse ! (car l’on ne peut pas tout goûter, n’est-ce-pas ?
Pas de Notes chiffrées pour ces Cognacs, mais des étoiles (notation simplifiée, une estimation seulement, sauf pour un, le meilleur du lot, le RAGNAUD-SABOURIN, car j’ai pu l’échantillonner !).
E.S. : Then I went to visit the French National Interprofessional Office of Cognac stand (shortened as « B.N.I.C. »), with the help of David Boileau, to choose a few different Cognac for a short assess. Thanks to this guy who’s welcome & ability to explain these different products helped a lot (because we can’t try everything, right?). Note that because it was a quick tasting, I won’t rate the following Cognacs but give them symbolicly some stars, with the exception of my favorite of the stand (the RAGNAUD-SABOURIN) that I had the chance to sample for later on.
-HARDY XO « Rare » (Ugni Blanc), 40 % :
Un joli Cognac apéritif, très fin, correct, mais sans plus. Le titrage hélas n’aide pas, mais on est ici dans la tradition majoritaire commercialement (et encore actuellement) de recherche de fondu et de douceur, ce qu’il fait efficacement. ***
A pretty aperitive Cognac, refined, decent, but nothing more. Here the 40 % abv limitation is a bit frustrating. Ok we are here clearly in the dominant tradition of blended aged spirit, with sweetness & melted notes, and it « does the job » efficiently. ***

-RAGNAUD-SABOURIN XO « N°25 » ("Alliance"), Grande Champagne, 40 % :
A Noter : Ce Cognac a été mis en bouteille sans coloration au caramel (E150a) ni adjonction de sucre (saccharose brut).
Couleur: Vieil or, à reflets ambrés. Nez: Somptueux ! Complexe, très parfumé et expressif, d’une grande finesse aussi: Légère touche de solvant/acétone (signe de présence de l’ « Ugni blanc »-renseignement pris il en est composé en grande majorité, une infime partie étant composée de « Folle Blanche »), fruité exubérant (orange zestée, abricots-sec & le fruit frais-pêches jaunes, un fruité charnu et une palette qui évoque un peu certains Single Pot Stills whiskeys irlandais), fleurs capiteuses (du lys, mais aussi probablement d’autres fleurs), beaucoup de charme...Bouche : Magnifique !!! Le toucher en bouche de ce whisky est fabuleux, d’une sensualité alliant finesse et gourmandise, envoûtement et satisfaction (grande longueur en bouche malgré le titrage standard). L’équilibre est parfait, et le palais est fidèle au nez, avec des fruits du verger, des fleurs capiteuses et comme une trace d’acétone apportant de beaux esters, et aussi une pointe de fruits exotiques aussi (papaye, voire de l’ananas confit). Pas ou peu de chêne ici perceptible, ou alors les tannins sont tellement fondus que c’est révélateur de fûts de qualité exceptionnelle. Une légère sucrosité naturelle, bluffante, survient alors en même temps que cette belle sensation de fruits confits variés, surmontée de ses notes florales quasiment aériennes, très séductrices, qui concluent ce voyage en une finale mémorable et qui me rends déjà nostalgique du verre vide. Je suis subjugué ! Tenue à la dilution: Avec juste quelques gouttes (car c’est un Cognac, non un single malt whisky, donc recherchant le fondu avant tout, et déjà à 40%), le charme persiste et ajoute encore un peu de sensualité du fruité et du floral. Ne pas aller au-delà cependant pour ne pas créer de déséquilibre, sinon gare ! De même, je tuerais volontiers celui qui mettrait des glaçons dans ce vieux Cognac ! Conclusion: Un Cognac exceptionnel, comme j’en croise rarement d’aussi expressifs parmi ceux titrant 40 %, et même ceux qui vont jusqu’à 45/46 %. Gourmandise, équilibre, harmonie & sensualité sont les maîtres-mots ici, et c’est très impressionnant. Mes compliments au maître de chais et à l’assembleur ! Un Cognac fortement recommandé ! Indication de Prix : Autour de 100-150 €, vente en ligne ou cavistes. Note confirmée: 94/100
ENGLISH SUMMARY: Old gold color, with amber hues (all natural-no caramel or sugar added here, as alas too often in Cognac!). Nose: Sumptuous! Complex, very perfumy, very expressive, and of a great delicacy as well. The light solventy touch (or say acetone) betrays the presence of “Ugni blanc” as the main grape variety here, while there is a little of “Folle Blanche”. (Nota: Cognac is double-distilled wine, while Armagnac is single-distilled wine, and Scotch whisky most often double-distilled grain, wether it is barley, corn, or else, malted or not). The fruitiness is exuberant, with orange zest, apricot (both fresh & dried), yellow peaches (all these fruit with a fleshy sensation evoking Single Pot still Irish whiskey), and it is accompanied by some beautiful heady flowers notes, especially lily in the valley, but probably some others too. A lot of charm… Palate: Magnificent! The sensation on the palate of this Cognac is incredible, it allies sweetness, sensuality, finesse, “gourmetness” & length on the palate like no other (especially at 40 %). The balance here is perfect between the fruity & the floral notes, with a great faithfulness to the nose: All the fruity & floral notes are here in harmony and I also get now some estery notes (exotic fruit such a papaya, and maybe some roasted pineapple). No oak or so little feel of it here, or the oak tannins are so much melted that it is clear that exceptional casks haven been used here. A slightly sugary note (perfectly natural here) is then coming through, impressive, along with some beautiful mixed candied fruit notes, topped with some now aerial floral notes, very seductive, and this conclude a journey in a memorable finish that makes me already nostalgic of it (the empty glass). I am blown away! With water: With just a few drops of water, not more (remember it’s a Cognac, not a Single Malt whisky, so it is made with in mind make it more melted as possible, plus it is already diluted to 40 % abv), it stays expressive, the charm is still there & it adds even a bit more sensuality (floral & fruity) on the palate. Warning, more water would break its perfect balance, and I will kill the one who dilute it too much as well as the one who will put ice in this! Conclusion: An exceptional Cognac for sure, the kind I rarely come across, among those who are reduced to 40 % as well as some even reduced only at 45/46 %. Gourmet, balanced, harmonious & sensual are the words I would say summerize well this beauty/ Kudos to the master-distiller & master blender! A warmly recommended Cognac! Price tag: Around 100 to 150 € in France, but you can also find it on line in UK for instance. Confirmed rating: 94/100

-REMI LANDIER XO, Fins Bois, 40 % :
Un joli Cognac digestif, tout en délicatesse, floral, fruité, équilibré. Recommandé. ***/*
A pretty digestive Cognac, all in delicacy, floral, fruity, balanced. Recommended.

-CHATEAU DE MONTIFAUD « Silver » (Petite Champagne), 40 % :
Un Cognac au profil un peu plus sec, très fondu mais un peu fermé tout de même. A voir dans un autre contexte. ***
This one is a bit more drier profile of Cognac, a bit closed, but very melted. To try again in another context. ***

-BOURGOIN « Microbarrique » XO (22 ans, millésime 1994), 35 cl, 43 % : Finition en microbarrique de 10 litres (avec bousinage maximal) :
Un Cognac original, avec un profil fruité charnu, une certaine densité, et un boisé un peu plus prononcé que la moyenne, mais encore équilibré. Recommandé. ***/*
An original Cognac, with a more fleshy fruity profile, some density as well, and more wood than the average, but still balanced. Recommandé. ***/*

-CAMUS XO « Elegance », 40 % :
Un Cognac assez expressif, sur l’orange, les plantes aromatiques et un boisé noble, plutôt joliment fait, je dois dire. Recommandé. ***/*
A rather expressive Cognac, mainly focusing on orange notes, but with some nice botanical notes & a noble wood note. Pretty well made, I have to say. Recommended. ***/*

En dehors de cet important stand à vocation didactique, d’autres marques de Cognac avaient parfois un stand, et j’ai choisi de m’attarder sur celui-ci :
Except this educational stand, other Cognac brands were presented during this show, and I choose to stop at this one, from a family owned-of Norvegian Origin-going back to 1905 :
*Stand BACHE-GABRIELSEN (maison familiale d’origine norvégienne qui existe depuis 1905) :
Pas de Notes chiffrées pour ces Cognacs, mais des étoiles (notation simplifiée, une estimation seulement):
-« AMERICAN OAK » (maturation en chêne français plusieurs années, puis 6 mois en fûts de chêne américain), 40 %:
Joli nez. Un whisky assez fin, très fondu en bouche, avec une densité fruitée intéressante avec des notes de fruits secs orientaux (les dattes en tête), puis une jolie souplesse avec un peu de bois & de chocolat au lait. ***
A nice nose, for a Cognac matured in French oak, then finished in American oak for 6 months. Very melted, on the palate, with some interesting fruity thickness showing oriental dried fruit notes (dates first!), and then a pretty suppleness, with some wood & milk chocolate coming through. ***

-« FINE CHAMPAGNE », XO (environ 15 ans d’âge), (72 % de Grande Champagne), 40 % :
Une version plus âgée, plus aboutie, très fine, un peu sur le même profil, mais avec davantage de fruits noirs. Recommandée. ***/*
A more accomplished (& an older one) expression, more refined, on the same aromatic profile basically, but with more dark fruit. Recommended. ***/*

-« SERENITE EXTRA », Grande Champagne, 35 ans de moyenne d’âge*, 40 % :
Un Cognac de grande qualité, dense sur le fruit, d’une profondeur plus grande que les précédents (*= sur certains sites l’on parle d’un assemblage de fûts de 20 à 60 ans, mais je ne peux le confirmer), avec un fondu remarquable, mais que j’aurais aimé titrer un peu plus. Fortement recommandé ! ****/* Indication de Prix : Autour de 120/130 €
A Cognac of a great quality, also thick on fruity notes, of more depth than the previous ones (in some websites, some speak about 20 to 60 years old content, but I’m not sure). The level in « meltiness » is remarkable here, but I wish I could get more satisfaction out of it, with a bit higher abv. Strongly recommended ! ****/*

A noter : Dégustation d’un excellent cocktail, proche d’un Old Fashioned, mais au Cognac, élaboré avec l’American Oak, par le bartender du Symposium (voir photo ci-dessous), à Bordeaux (que je recommande, du coup !).
Note : There was also a very good bartender here, who created a Cognac based cocktail that was close to an Old Fashioned, and an excellent one. I can’t remember his name but he told me he works for the Symposium Bar in Bordeaux town (a bar that I have to recommend too, rightfully so).

Reportage sur le SALON CLUB-EXPERT DUGAS 2019, Palais Brongniart, Paris
les 22 & 23 Septembre 2019
(Wine, Whisky & other Spirits show from French house DUGAS, producer, distributor & importer, September, 22 & 23, 2019).
& concernant la Soirée de présentation Presse des Nouveautés 2019 de la Maison DUGAS (au Bar House Garden),
Paris, le 17 Septembre 2019
(& Press Evening Launch of DUGAS novelties, House Garden Bar, September, 17).

The pleasure for me to meet Scott Adamson, TOMATIN's Global Brand Ambassador, for one of his rare appearances in a French show.
Sujet publié le : 03/11/2019-Mise à Jour du : 03/11/2019
First published : 03/11/2019-Update : 03/11/2019
Photos: Tous droits réservés © Grégoire Sarafian (pour la majorité des photos, sauf si précisé).
Pictures: Copyright © Grégoire Sarafian (for the majority of them, except for a few, where appropriate).

INTRODUCTION BILINGUE/BILINGUAL PRESENTATION :
Pour ce reportage, comme pour celui concernant le WHISKY LIVE PARIS 2019 (reportage à suivre), je serais bref sur l’événement et la soirée de présentation de presse qui a précédé le salon et à laquelle j’étais invité… La soirée a eu lieu le 17 Septembre 2019 dans un bar récent nommé le HOUSE GARDEN (excellent accueil et cocktails, avec un concept original de "low abv" , promotion d'une consommation responsable, mais avec tout de même du goût dans les saveurs) et situé 6, Rue Richard Lenoir (Paris, 11 ème), tandis que le salon lui-même a eu lieu pour la première fois, curieusement, dans l’un des premiers lieux mythiques liés au salon concurrent, le WHISKY LIVE PARIS, au Palais Brongniart (Paris, 2 ème), ancien lieu de la Bourse de Paris, désormais privatisé. Merci à la maison DUGAS, et spécialement à Lucie Chartreux pour l’invitation à la soirée presse et à l’accréditation presse pour le salon. Comme d’habitude, j’ai privilégié la dégustation des whiskies aux autres spiritueux (à l'exception d'une nouvelle référence de gin), et, pour information, j’ai ajouté un astérisque* après le nom des whiskies dégustés lors de la soirée presse (certains l’étaient en effet en exclusivité), lorsqu’ils étaient absents au Salon.
A Noter : Exceptionnellement, et je l’expérimente pour la première fois, hormis pour les notes de dégustation via échantillon ou bouteille (notes plus complètes & note chiffrée-teste en marron), toutes les notes brèves de dégustation de whiskies dégustés dans un contexte de salon important seront désormais directement publiées en anglais (texte en noir cette fois, sauf l’introduction), ce, pour des soucis d’efficacité et de rapidité de publication.

On the left, bartender Yann Salentin, creator of "Churchill Coffee Sour" cocktail (highlighting Churchill Vintage 2017 Port) & on the right, bartender Olivier Martinez, creator here of the "Folle Nuit Blanche" cocktail (highlighting Tito's vodka & Coquerel Calvados). Both are the founders of the HOUSE GARDEN Bar in Paris (address above, highly recommended).
ENGLISH SUMMARY: For this report, as well as for the one about WHISKY LIVE PARIS 2019 (report to follow soon), I will be writing shortly than usual about the event & the Press evening prior to the show to present this year's new whisky & other spirits bottlings, an event I was invited to for the first time. The event took place on September, 17 in a recently opened bar named the House Garden (an excellent place to sip "low abv" cocktails, a new concept promoting responsible drinking but however keeping the flavors expressive at the same time), a bar located in the 17th district of Paris (6, Richard Lenoir street), while the Club-Expert DUGAS show was taking place surprisingly and for the first time in one of the most mythic locations of the adversary show (Whisky Live Paris), I mean the Brongniart Palace (near the subway station Bourse, in Paris's second district). Thanks a lot to the Dugas staff, especially to Lucie Chartreux for the invite to both events (the Press evening & the main show). As usual, I chose to make whisky the first choice (so I have almost tasted no other spirit, except a gin new expression) and added an asterisk* after its name when the whisky tasted was only available to taste during the Press Evening launch of novelties, and not at the show.

For me the best whisky proposal from DUGAS this year (here with a temporary label because it was an exclusive to the Press Event advanced sample of the bottle).
A 21 y.o. DEANSTON vintage 1997 matured in American oak & finished in Palo Cortado Sherry casks, 51,8 % abv with a sweet & original profile (tasting notes below).
Note: Exceptionally, and this is the first time I'm experimenting this, except for tasting notes coming from a bottle I have purchased or a sample I was allowed to take from the show (for these you will find more complete notes & the French version of it first), all the other tasting notes will be written directly and only in English, in black color this time, in order to be quicker to publish this report.
NOTES DE DEGUSTATION PUBLIEES DANS CE NUMERO :
(TASTING NOTES PUBLISHED IN THIS ISSUE)
-FLATNOSE “RUM CASK FINISH” n.a.s., 2019, bottled by The ISLAY BOYS LTD (Donald MacKenzie & MacKay Smith), Scottish BLENDED WHISKY (12 Single Malts, 3 Single Grains), 43 %:
A sweet nose & sweet palate (vanilla, exotic fruit, sweet spices), rather well done, well balanced, but remaining light. A decent dram.

-GLENTAUCHERS 11 y.o. bottled by CADENHEAD/Small Batch, ncf/nc, 57,9 % (Scottish SINGLE MALT):
A bit too sharp on the nose (spicy, herbal), but on the palate, with a help of a few drops of water, it gets more interesting, developping nice notes of citrus fruit (mainly citrus), almonds & vanilla. Nice, but not outstanding.

-AULTMORE 12 y.o. (2006-2019) bottled by HOUSE OF MCCALLUM, Single-cask (No 1042-330 bottles), Bio Syrah Wine cask finish, ncf/nc, 46,5 % (Scottish SINGLE MALT):
Note : House of MacCallum is a new luxury looking brand created last year by Anthony McCallum, Ian MacLeod’s previous malt whisky “whisky maker” (for cask selection & blending). T.N.: As for Ian MacLeod’s “Chieftain’s” range, Anthony seem to rely strongly on wine casks finishes for many of his references, which isn’t a very good sign if you ask me, but let’s judge each bottling aside from that: This one has kept well its balance between wine influence & distillate influence, with an important but still tamed oak influence as well. So this is nicely fruity (I even thought at the beginning that it was only sherry used here…). A nice AULTMORE. I tasted also a ROYAL BRACKLA 10 y.o. (this time on the show) that was decent, but I was expecting it to be better & more conform to the delicious distillery fruity, floral, estery & charming style.

-DEANSTON* official bottling “PALO CORTADO CASK FINISH”, vintage “1997” (bottled in 2019), 21 y.o., Palo Cortado Sherry finish, limited edition (277 bottles ?), ncf/nc, 51,8 % (Scottish SINGLE MALT):
This wonder was only available at the “Press Evening Salon Club Expert Dugas Novelties launch” and isn’t easily available in the French market it seems. For me one of the TOP 5 bottles of the show this year, if not the best. An absolute blast of creamy, lazy, sexy luxuriant (milk & Swiss) chocolate & cream (almost the best “café latte” you’ve ever had), “praliné”, malted barley, sweet oak & sweet spices & whatever again I don’t know. Just a major treat for your tastebuds. A top priority on my wishlist, though prices vary from 175 to more than 230 € !. Worth probably over a 90 to 93+/100 rating

-DEANSTON official bottling “ORGANIC OLOROSO CASK FINISH”, vintage “2002” (distilled 18/12/2002, bottled in 2019), 16 y.o., (matured in recharred casks, finished 2 years in Organic Oloroso Sherry casks), limited edition (3492 bottles), ncf/nc, 50,6 % (Scottish SINGLE MALT):
Nice golden to rich amber color. Rich nose, full of oriental pastries & strong sherry, red fruit, bags of spices (but staying “affordable”), and a great length...yummy all the way. With a few drops of water, it gets a bit winey but not enough to make you (or me, at least) go away from it. A strong & very well made sherry bomb. It has also some creamy texture I loved a lot. Another winner of the show, worth over a 90/100 rating for sure.

-DEANSTON official bottling “FINO CASK FINISH”, vintage “2006” (bottled in 2019 ?), over 12 y.o., (finished in Fino Sherry casks), limited edition (1608 bottles), ncf/nc, 55,0 % (Scottish SINGLE MALT):
Nice Sauternes/golden color. Nice delicate sherry influence, subtle, with a beautiful nuttiness coming through, gentle oak, great balance too. Another winner. Damned, why didn’t I take more empty samples ?!

-DEANSTON official bottling “BORDEAUX RED WINE CASK MATURED”, vintage “2008” (bottled in 2017), 9 y.o., (fully matured in Bordeaux Red wine casks), limited edition (1400 bottles), ncf/nc, 58,7 % (Scottish SINGLE MALT):
Rich amber color with red hues. I am amazed, every single DEANSTON limited edition I have tried this year blew me away. This one too, though a bit less in my alley because of its winey style (coming through more when you dilute it a bit), but it is very good. Tasted neat, it is more driven by red fruit than by tannic or too oxydatively winey notes, which is never great. Red fruit notes here are ahead & its juicily good. Estimated around a solid 88/100 rating.

-GLASGOW Distillery bottling “1770”, “2019 Release” expression (unpeated), 1st fill Bourbon barrels & Virgin Oak casks, 50 cl, 46 % (Scottish SINGLE MALT):
I liked last year’s inaugural Single Malt proposal of this new distillery, though noticed the heavily charring of cask that was hiding a bit the distillery character in my opinion, and this one seem to be a bit less heavy on the oak (charring) than the previous one, but still has a lot. However, there are nice esters (English liquorice allsorts, exotic fruit, pineapple mainly) that shine through, as well as some vanilla, soft spices, and (added note) it has a longer finish than the peated & sherried one I think. Temporary rating: Around 86-87/100

-GLASGOW Distillery bottling “1770”, “Peated Release No 1” expression, 1st fill Sherry Oloroso butts & Virgin Oak casks, 50 cl, 46 % (Scottish SINGLE MALT):
This time the recipe is a bit different, as the master distiller switched from Bourbon to Sherry casks in the mix to add to the Virgin Oak casks, and of course, peated malt (from the Highlands, with some heather involved, so it could be from Orkney in my opinion). Subtle, rather well done, it carries some beautiful esters that manage to shine through the peat & the Sherry, and some notes clearly from the Sherry (nice toffee notes, some “noble nut”notes as well. Nice, but rather light (because still young, probably).

-BUNNAHABHAIN* official bottling “MARSALA CASK FINISH”, vintage “1988” (distilled 01/12/1988, bottled in summer 2019-over 30 y.o.), finished 3 years in 4 Marsala Cask Hogsheads, limited edition (1260 bottles), ncf/nc, 47,4 % (Scottish SINGLE MALT):
Another “Evening Press launch” only tasting. Copper color. On the nose, it is refined, with moderate Marsala wine influence, dried fruit (including dates, figs, apricots), some dark chocolate, and sweet spices. Rather well done, it gets a bit winey when you add a few drops of water, but still very nice. For an over 25 yo BUNNAHABHAIN though, I was expecting a bit more. Once again I’m afraid I’ll note that this last decade for me the indie bottlers served often better the distillery than the official bottlings imho-one exception maybe to this (ok the 12 & 18 yo are decent), the 20 yo “PALO CORTADO FINISH” that came earlier on...beautiful. Rating estimation for this one is around 87+/100 for me. Nice, but beaten by all the limited edition DEANSTONs of this year when it comes to masterful finishing & full taste.

-BUNNAHABHAIN official bottling “STIUIREADAIR” (core range) n.a.s., 2019, 46,3 % (Scottish SINGLE MALT):
I was expecting a lot from this one and…had less than a centiliter to assess it...(I was so disappointed I didn’t come back for the more peated expressions of the 3 brands later on, plus it was a bit too warm on this stand-good welcome though), not easy (even if I don’t swallow all the glass content & spit some, it is important for me to have a wide mouthfeel & keep some whisky to dilute it a bit to see how it reacts to water). A woody, spicy, light & sherried expression that seem a bit pale compared to the 12 y.o. (despite the 12 y.o. own struggle to let the distillery character shine as before, but it’s another story we’ll tell later on on the website or maybe on video as I haven’t published a recent review of the 12 y.o.). A disappointing one, but sure needing to be assessed another time in better conditions.

-LEDAIG official bottling 19 y.o. (limited edition), 2018, Bourbon matured & finished in Sherry Oloroso casks, 46,3 % (Scottish SINGLE MALT):
Alas, same averagely bad conditions to taste it...A farmy note (moderate stable note, but it is common to LEDAIG & seemed to be enhanced when sherried casks are involved...I noticed the same thing in BRORA). A moderately peated expression in which the Sherry plays the first violin, but not necessarily the best one. Decent, but unimpressive. Yet, an opinion to taken with a pinch of salt, as tasting conditions weren’t the best.

-TOBERMORY official bottling 12 y.o. (core range) n.a.s., 2019, Bourbon casks (only), 46,3 % (Scottish SINGLE MALT):
Alas, same averagely bad conditions to taste it…I was expecting a lot of this new reference since last year (in other words more distillery character, less “tricks” with heavy finishes destroying it, like some expressions, for instance the previous 15 y.o.). Again, with many reservations, I have to say I have been a bit disappointed by this one. The nose is refined, but the palate is harsher, with a lot of wood & strong spices, so, while it was early in my visit of the show that day (even the beginning, mind you), I didn’t manage to find any floral, fruity or toffee notes like I see some other reviewers find there. One to try again in better conditions.

-ROZELIEURES Single-Cask (H.S.E. Rhum cask finish), n.a.s., 43 % (French SINGLE MALT):
While French small indie bottler Benjamin KUENTZ managed these last years to get good casks from this East of France distillery, I note that their own official bottlings still struggle to deliver a clean spirit (when it isn’t hidden behind peat or wine casks), despite the high quality rum casks used to finish it. “Nothing to be gained here” (J.M. Basquiat).

-GLEN SPEY 12 y.o. (supposed 2019 bottling), Ian MacLEOD/”Chieftain’s” range, P.X. Sherry finish, 46 % (Scottish SINGLE MALT):
A nice whisky, with some fruity & floral notes, some gentles spices too, but not much more and not much personality. The distillery character doesn’t come through enough in my opinion, but it is a decent malt.

-SMOKEHEAD “HIGH VOLTAGE” (Sherry casks, peated), 58 % (Scottish SINGLE MALT):
Ian MacLeod peated brand showcasing undisclosed distilleries casks presents this time a high strength whisky which is also using more sherry casks than the usual n.a.s. expression. So it is still bold, heavy peat blast in the head, but curiously thinner than expected, probably because of the main sherry casks presence (something you can also experience when you try for instance LAGAVULIN or TALISKER Distiller’s Edition). Not bad, but a bit too young & feisty, and a bit too thin on the palate. Me? I prefer FINNLAGGAN Cask Strength in (almost) same territory, but with no sherry, or (but it’s more expensive & sold out) the “Peated & Sherry” ELEMENTS OF ISLAY Cask strength (see my report to be coming soon about Whisky Live Paris 2019 show).

-TAMDHU official bottling n.a.s. “BATCH STRENGTH” (Batch 004), limited release, 57,8 %(Scottish SINGLE MALT):
New batch of this popular version a bit younger than 10 y.o., but also (as for the different versions of the 12 y.o. & even the new 15 y.o.) with I believe a different recipe. Yes, since the now discontinued beautiful 10 y.o. (despite it was reduced to 40 % abv), I am a bit worried, or say questioned by their different choice of casks, their new emphasis on different kind of sherry casks profile than before, choosing more dusty, earthy, “closed” type sherry casks & I think it, to a certain extent, impoverishes a bit the beautiful sherry profile that TAMDHU had at the time of the most recent rebranding, a few years ago, and I regret that. This one is no exception, but maybe a tad better than batch 003. So you get firm oak, tannins, dark chocolate, and not much fruit. Decent, but not great.

-TAMDHU official bottling 15 y.o. (first release, 2019), 46 % (Scottish SINGLE MALT):
This is the new expression for the core range (there are several versions as well this year for travel retail, but as it is hard to get them here, let’s forget them). T.N.: Golden color. Light & well balanced nose, a more complex profile than the new (regular, not the M. & S. one) 12 y.o., a better profile in my opinion regarding its fruitiness (dark fruit, dried fruit, some cherries as well), dark chocolate, less oak & sherry tannins than the 12 y.o. (does it make sense?) and a more harmonious style, with some depth. I reserve my final opinion and rating there, as this one needs other tastings I think.

-GLENGOYNE official bottling of the “LEGACY” range, “Chapter One” (see below), n.a.s, (first release, 2019), 1st fill & refill Sherry casks, 48 % (Scottish SINGLE MALT):
Note: This is the new expression included in the core range belonging to a new series paying homage to important people related to the distillery history. This first one is a tribute to Cochrane Cartwright, Glengoyne’s distillery manager in 1869, famous because he chose to introduce sherry casks to Glengoyne’s malts style & recipe. T.N.: The general profile of this one is elegant, relatively light, well balanced and focusing on a light to medium sherried style of GLENGOYNE (a bit like the small brother of the Teapot Dram I will say), with moderate oak & soft spices, dried fruit, sweet herbs, and maybe a hint of pear. Nice, I shall get back to it for further exploration & more notes. A good value too, around 65 €.

-WOLFBURN official bottling, “N°375” (“SMALL BATCH RELEASE”, bottled 03/2019), n.a.s. (around 4 y.o.), 1st fill Bourbon barrels (but 100 liters ones) & 2nd fill Oloroso Sherry casks (limited edition to 5500 bottles), ncf/nc, 46 % (Scottish SINGLE MALT):
Note: WOLFBURN is now distributed in France by la maison Dugas instead of La Maison du Whisky. This one is a beautifully crafted expression that manages to get the best of the “Aurora” (the more sherried expression from the core range) & the “Northland”, focusing on Bourbon barrels.
TN: Classy, well balanced, with a complex bouquet on the nose, rather expressive (vanilla, sweet spices, linseed oil, honey, citrus fruit, with hint of red fruit). The palate shows a nice complexity as well, on the same notes, but opens it a bit (vanilla, sweet spices, gentle oak, hints of red fruit, acacia honey and light caramel notes), with maybe a bit more sherry influence, with a slightly winey note coming through, but remaining very well balanced, as some red fruit are there too. A few drops of water can help to get deeper in it, but don’t add too much. The overall impression is very positive, I like this one a lot. I will have to get back to this one to give it a rating & more detailed impressions but I think this one could be rated easily around 90+/100. On my wishlist.

-WOLFBURN (official, but unbottled) “NEW MAKE”, 2019, 70 % abv :
FRENCH Notes: Merci à Mark Westmorland, l’ambassadeur de la distillerie à l’allure de Viking, pour cette dégustation que j’ai préférée transférer dans un échantillon pour le déguster au calme. Couleur : Bien évidemment transparente, puisque sans vieillissement. Notes habituelles pour du distillat pur, à savoir des artichauts & de l’eau-de-vie de prune, mais aussi une vague trace de tourbe, un “murmure” d’agumes peut être aussi...En bouche, sans dilution, c’est supportable, et même appréciable, et exprime une légère note de tourbe, et s’avère plus proche du single malt en version de 3 ans d’âge que je ne l’aurais pensé. J’ai perçu, à tort (du rêve ?) ou à raison, des notes marines côtières (embruns, sel), pas évident d’avoir une certitude. Le palais reprend les autres notes du nez. Avec un peu d’eau (plus que pour un whisky à 46 %), ces notes sont reprises, mais deviennent un peu plus “vertes”, évoquant des plantes aromatiques comme la verveine, signe typique de la jeunesse du distillat. Plutôt bon !
ENGLISH Notes: Kindly poured by Mark Westmorland (yes, the Viking-looking-like WOLFBURN brand ambassador!), I saved it for later on & that helped me assess it in a quiet environnment: Color: Obviously none, so transparent, as there is no ageing here. Artichokes, prune eau-de-vie (spirit), it is strong but bearable, even enjoyable, expresses a slight hint of peat, and the murmur of some citrus fruit maybe. On the palate, undiluted, it is closer to the 3 y.o. single malt than one could think, with some coastal discrete notes (seaspray, salt), but maybe I’m dreaming, it’s difficult, honestly. I also had the same notes as on the nose. With some water, it keeps these notes but gets greener (understand botanical), with now some notes of verbena that make sense with youth. Already good !

-WOLFBURN official bottling “LANGSKIP”, n.a.s., matured in 100 % first fill Bourbon casks, 58 % :
FRENCH Notes: Merci à Mark pour le petit échantillon dégusté plus tard. Couleur: Or pâle à jaune paille clair. Nez: Fin, modérément marin (surtout les embruns et le sel), belle note de pâte d’amandes (allégée en sucre), pointe d’acidité liée aux notes d’agrumes, vanille, gingembre (c’est jeune, mais bien fait). Bouche: Plutôt bien faite et abordable sans eau pour un titrage aussi fort, elle reprend les notes du nez avec davantage de morsure du bois et des épices qui en proviennent (gingembre, piment doux), avec une belle longueur en bouche. Avec un peu d’eau, il se stabilise davantage, je veux dire que les différentes notes sont mieux intégrées et l’ensemble semble être plus complexe, avec une belle note de sucre d’orge (malt) en finale. Délicieux. Léger et équilibré, il est plutôt bon (peut être que le premier lot était meilleur ?) mais la version single-cask “No 375” m’impressionne davantage encore. Note chiffrée: 89/100
ENGLISH Notes: Thanks to Mark for the wee sample tasted home later on. Color: Pale yellow. Nose: Refined, moderately coastal (sea spray & salt mostly), beautiful almond paste note (ok with less sugar), a hint of acidity in the citrus fruit notes, some vanilla, ginger, linked to the oak & the spices coming from it (ginger, sweet chilli pepper), and a good length. With a few drops of water, it gains more balance, I mean that the different notes are better integrated and it seems to become more complex, with a beautiful note of malted barley sugar for the finish. Light & well balanced, this is rather good (maybe the first batch was better, though ?), but I have to say that the new single-cask expresssion called “No 375” impresses me even more. Rating: 89/100

Thanks to The Whisky Exchange for this picture...
BLADNOCH
Note: J’étais heureux de découvrir la nouvelle gamme officielle de BLADNOCH (une distillerie des Lowlands fondée en 1817, mais fermée en 2014), après la reprise de la distillerie en 2015 par David Prior, un homme d’affaires australien, qui embauchera Ian MacMillan (ex-Burn Stewart Group) en tant que maître-distillateur, afin de créer les premiers single malts de la nouvelle gamme régulière en 2016. Ce dernier quittera cependant la distillerie fin 2018, après avoir vécu le bicentenaire de la distillerie et sera remplacé par Neil Bulloch, formé par MacMillan, puis en 2019 par Nick Savage (ex-The Macallan). La distillerie produit aussi un blended whisky nommé “PURE SCOT”, non testé.
Note: I was happy to discover for the first time the new official range of BLADNOCH whiskies (a Lowlands distillery founded in 1817 but closed in 2014), after the new ownership by an Australian business man called David Prior, with the help of Ian MacMillan (who previously worked for the Burn Stewart Distillers group), hired as the master-distiller. They so created the first single malts of the new core range & celebrated the 200th anniversary of the distillery. However, MacMillan left the distillery in the end of year 2018 and was replaced by Neil Bulloch, formed by him, and in 2019 by Nick Savage (ex-The Macallan). The distillery also produced a blended whisky called “PURE SCOT” I haven’t tried.

A nice stand, the one from BLADNOCH, the Lowlands distillery recently rebranded, here with brand ambassador Will Pitchforth.
-BLADNOCH official bottling 10 y.o., Bourbon casks, 2019, non chill filtered, 46,7 %:
Note: Une version utilisant des fûts de Bourbon de premier et second remplissage (Heaven Hill, Woodford Reserve), mais aussi de Tennessee whiskey (Jack Daniel’s, ici).
Couleur: Or clair. Nez: L’on retrouve une bonne partie du style classique BLADNOCH, avec les agrumes, les herbes sèches, les épices au premier plan, avec peut être davantage de chêne qu’auparavant, moins de vanille qu’escompté, mais c’est un joli nez. Bouche: Agrumes, miel et vanille rivalisent avec épices douces, herbes sèches sauvages & le chêne, assez présent, mais pas dominant. Tenue à la dilution: Plutôt bonne, apportant une certaine souplesse & douceur. Conclusion: Une belle renaissance pour la gamme régulière, avec celui de la nouvelle gamme qui est peut-être le plus fidèle à l’ancien style BLADNOCH. Indication de Prix: Autour de 67 € Note (estimation): 86/100 D’autres notes seront peut-être à venir…
ENGLISH Notes: Note: An expression gathering first & second fill Bourbon barrels (from Heaven Hill, Woodford Reserve), as well as some Tennessee whiskeys casks (from Jack Daniel’s, here).
T.N.: Color: Clear gold. Nose: Pleasantly faithful (mainly) to the classic BLADNOCH style, it displays notes of citrus fruit, dried herbs, with spices on the first ground, maybe a bit more oak than before, a bit less vanilla as well, but it is a nice nose. On the palate, citrus fruit, honey & vanilla rival with some sweet spices, dried & wild herbs & oak, an oak that is important, but not dominant. With a few drops of water, there is a nice suppleness sweetening the palate a bit. Conclusion: A nice renaissance for the core range, and maybe the expression of these 4 tasted here that could be the most faithful to the ancient BLADNOCH style. Around 67 €. Estimated rate (others notes might follow): 86/100

-BLADNOCH official bottling n.a.s. (said to be older than 10 y.o.) “SAMSARA”, Bourbon & Californian red Wine casks, 2019, 46,7 %:
Nice fruity nose, rounded, pleasant. The palate is dominated by the wine, topping some caramel notes, but stays moderately winey. I enjoyed it, but it might not be my go to if I had to pick only one of the new four...About wine casks influence, it is the 17 y.o. that is more impressive in my opinion. Nice one, though. Around 93 € in France. Note (estimation): 84+/100

-BLADNOCH official bottling 17 y.o., Bourbon matured (for 17 y.o.), and finished in Californian red Wine casks, 2019, non chill filtered, 46,7 %: Thanks to brand ambassador Will Pitchforth for the sample.
Couleur: Vieil or. Nez: Riche, bien fait, avec une influence vineuse perceptible mais pas dominante à ce stade (en plus elle se rapproche d’un vin cuit, plus que d’un vin rouge). Belles notes de fruits confits, un peu de saumûre, un côté oxydatif & aigre (comme chez The GLENTURRET ou OLD PULTENEY) que l’on retrouvera en bouche. Bouche: Belle rondeur fruitée (fruits confits variés, fruits secs), retour du côté aigre, saumûré et oxydatif (cerises aigres, groseilles), cannelle & poivre (modéré). Un whisky bien construit. P.V.C. (France): 114 € Note chiffrée: 89/100
ENGLISH Notes: Color: Old gold. Nose: Rich, rather well done, with a noticeable wine influence but it isn’t dominating at this stage, and also I find it rather close to a fortified wine than to a red wine. Nice candied fruit notes, a bit of sour notes too, a kind of oxydative style one can find sometimes at The GLENTURRET or OLD PULTENEY. On the palate, this a bit uneasy sour note is still there (sour cherries, redcurrant), while I fortunately also get a beautiful fruity rounded note (varied candied fruit, dried fruit), some spices (cinnamon, pepper), staying moderate though. A wel crafted whisky. Price around 114 € in France. Rating: 89/100

-BLADNOCH official bottling 15 y.o. “ADELA”, Oloroso Sherry casks matured, 2019, non chill filtered, 46,7 %: P.V.C. (France) : 139 € -Thanks to brand ambassador Will Pitchforth for the sample.
Couleur: Vieil or (mais plus clair que le 17 ans). Nez: Relativement ferme, demande un peu de temps pour s’ouvrir, dominé par un boisé intense & des épices, puis par un Sherry assez moderne. En bouche, dévoile un côté vineux inattendu (et saumûré), mais ensuite c’est un Sherry moderne, sec, un peu fermé qui se met en place, avec un boisé puissant (comme sur les batchs durs d’Aberlour “A’Bunadh”), quelques fruits (fruits rouges, fruits secs variés), des épices (gingembre, piment d’Espelette) qui renforcent la fermeté & la sécheresse du profil. L’ajout d’un peu d’eau lui est bénéfique, mais pas autant qu’escompté, le Sherry demeurant très moderne. Un BLADNOCH résolument moderne, plutôt bon, mais qu’on aurait aimé être plus séducteur & souple en bouche. Au salon je l’ai préféré au 17 ans, mais au calme, c’est le contraire, étonnant, non ? P.V.C. (France): 139 € Note chiffrée: 87/100
ENGLISH Notes: Color: Old gold (but clearer than the 17 y.o.). Nose: Relatively tight, it needs a bit of time to open up, as it is dominated by some firm oak (intense) & spices, and then by a rather modern Sherry. On the palate, it reveals an unexpected winey side (also a bit sour), and quickly the dry Sherry is back, along with a powerful firm & dry oak (like in the hardest batches of Aberlour “A’Bunadh”), some fruit (red fruit, varied dried fruit), some spices (ginger, French mildly chilli pepper called “Piment d’Espelette”), spices that reinforce the firmness & dryness of the general profile of this whisky. A few drops of water helps a bit, but not as much as expected, the Sherry staying very modern, dry. When I tasted it on the show, I prefered this one to the 17 y.o., but now, in better conditions, it is the contrary. Amazing, isn’t it ? Price around 139 € in France. Rating: 87/100

-TOMATIN “CU BOCAN”, limited release “Creation” (No 2) series, lightly peated (17 ppm), matured for 80 % of it in Japanese spirit called Shochu casks & the rest in European Virgin oak, 46 %: Note: This one is the most experimental of the 3 versions of this series also bearing a completely new bottle design, as the 2 other ones, which differs from TOMATIN Core range. In fact, the production of CU BOCAN is also partly different, as the fermentation time is shorter , while the distillation is faster than usual, said Scott Adamson, the global brand ambassador I had the chance to meet in this show. T.N.: Pale yellow (white wine). The nose is pleasantly estery & a bit yeasty, and even some citrus fruit & vanilla, moderate peat, while the palate, faithful to the nose, delivers nicely balanced floral, fruity & lightly peated notes, and one can barely notice he casks types used here could be unusual, which is amazing. Well done ! A very pleasant single malt. Estimated rate: 88/100

-TOMATIN official bottling 30 years old, 46 % (available only during the professional day, Monday):
Note: This one was matured during 22 y.o. in 10 first fill Bourbon barrels, then finished 8 years long in 3 Hogsheads. Brief tasting note: A subtle & quite woody single malt, with lots of malted barley, some caramel, citrus fruit, oak spices, but staying balanced. Hard to score it in public show conditions, as it needs time.

J & A MITCHELL company brands, associated independent bottler (CADENHEAD) & distilleries they help to produce whisky in the Campbeltown area (GLENGYLE):
Independent bottler CADENHEAD :
-BALMENACH-Glenlivet 12 y.o. (Small Batch rounded bottles range with reduced abv), 46 %:
Gently floral, fruity (citrus fruit), with some sweet spices & vanilla, this is a nice aperitive whisky sold around 66 € here. Recommended “unpretentious but efficient” single malt, apparently released for French market.

-GLENROTHES-Glenlivet 17 y.o. (2001-2018), Small Batch squared bottles range, cask strength), from 2 Bourbon Hogsheads (528 bottles), 53 %:
Clear gold, this rather fruity (citrus fruit) & green (tea leaves) whisky is nice & a pleasant offering (not the first good Bourbon driven Cadenhead’s bottling, I remember a very good 20 y.o.

-GLENBURGIE-Glenlivet 14 y.o. (2004-2018), Small Batch squared bottles range, cask strength), from a Bourbon Hogshead (270 bottles), 53,2 %:
A golden color consequent single malt with nice floral, fruity, a bit yeasty & malty (with even some nuttiness & dried fruit) qualities, pretty enjoyable.

-LINKWOOD-Glenlivet 28 y.o. (1987-2015), Small Batch squared bottles range, cask strength), from 2 Sherry Hogsheads (1062 bottles), 58,4 %:
Amber color. The color is impressive, but on the nose as well as on the palate, the oak & its firm spices (tannins are loud & clear) tend to diminish of not erase a bit too much the distillate’s very subtle profile when it ages too, and it is a pity. It isn’t bad at all, mind you, but I was expecting way much more of this one. Besides, in order to stay a bit safe (almost no other spirits tasted), I didn't try that gorgeous looking bottle of rum, but hope I will some day...

THE FAMILY OWNED DISTILLERIES BRANDS :
-SPRINGBANK official bottling 15 y.o. “RUM WOOD”, limited edition “Rum barrel”(900 bottles), distilled in 12/2003, bottled in 08/2019, 51 ,0 %:
Slightly peated, I’m surprised (in a show context for sure, it might be different after a sample) how the rum influence is light here (also if you compare it to the GLEN SCOTIA 2003 –a 15 yo y.o. as well-Rum cask finish for Campbeltown Festival…). It is a bit earthy, rather malty, a bit oaky, mildly spicy, but not much more at first impression. I was expecting more rum influence & more coconut & exotic fruit notes.

-SPRINGBANK official bottling 21 y.o. (Oloroso Sherry), limited Single-Cask Edition (2018 ?) for French market (Sherry Oloroso, 342 bottles), 48,2 % (sold around 330 €):
It is the same bottling that was presented last year at the same show. Like last year I found this rather excellent, less rounded than the core range’s small batch 21 y.o., with maybe more earthy & other tertiary notes (I get also tobacco for Habana cigars, some leather), gentle spices & dark chocolate. A well crafted whisky & well balanced cask (so, well selected too). Very good, but at an unreachable price “for us mortals”, a phenomenon touching more & more whiskies over 18 y.o. and sometimes even under this age. Also I don’t understand why this single-cask version bears the same price than the one from the core range at 46 %. I could rate this one a bit above 90/100.

-HAZELBURN official bottling 14 y.o. (distilled 10/2004, bottled 05/02/2019) “OLOROSO CASK MATURED” Sherry, limited 2019 edition, (9900 bottles), 49,3 %:
A bit farmy on the nose, with heavy sherry at work, then it seems to be more intricated with the spirit on the palate, and more melted. Spices, dried fruit (sultanas & all kinds of raisins) & dark chocolate evolve in a half fruity, half malty & oaky environment, with no obvious winner, which is both showing a good balance & a bit frustrating as nothing really stands out for me, but no worries, it’s good, but just not blowing me away. Around 90 €.

-LONGROW official bottling 18 y.o. (2019 edition), 75 % Sherry cask, 25 % Bourbon casks, 46 % (around 120 €):
It is fascinating to see the batch variations of this expression since the beginning, as I have tasted several ones (not all, mind you) over the years and never found one matching the elegance, balance & style of the first 2008 edition. One of the “worst” (well, hem, everything is relative, it was more than drinkable) editions was for me the 2011 (the most dirty, briny, salty one-definitively not my alley), while this one is closer to the first edition, but with less class. A pretty good malty, moderately peated “gristy-porridgy-as-we-like” state of the art SPRINGBANK though, that I really enjoyed this year.

-LONGROW official bottling 11 y.o. “RED” series, limited edition “PINOT NOIR CASK MATURED” (rather 8 years in Bourbon barrels, and 3 in Red Pinot Noir wine), 53,1 % (around 100/120 €):
A well composed edition, better than some previous ones that were too winey for my taste, with enough fruit elements (red fruit, dark fruit) to entertain, and also enough tannins & spices to give it a decent structure, and no major flaws (no overpowering winey notes, for instance). One I couldn’t retaste to have a better understanding of it, but one I enjoyed to try for sure.

-KILKERRAN (GLENGYLE Distillery) official bottling (rather an advanced sample here-on the right, in the picture below), distilled in 2016, Batch 2 (Bourbon barrels), 60,9 %:
GLENGYLE (under SPRINGBANK’s staff supervision) continues to grow & experiment. Here it is a strong Bourbon casks driven single malt, with quite some character, some huge oak, not so much vanilla, some coconut, and malted barley on top of that. But, unfortunately, even with some water, the oak speaks so loud that the other notes are forced to shut up…So I prefered the lower abv one.
-KILKERRAN (GLENGYLE Distillery) official bottling (rather an advanced sample here-on the left, in the picture below), distilled in 2004 (more than 10 years old), Single-cask (Oloroso Wood, Cask number 1196), 52,6 %:
A more interesting expression than the Bourbon one, I have to say (while I was expecting the contrary). Sweet & well balanced, with a beautiful interplay between the Sherry & the oak, this one is on the good way. Curious to see how & when they will bottle it.
A SMALL DIGRESSION IN GIN TERRITORY :
Last year I have enjoyed the whole range of EDINBURGH Gin distillery, a distillery built in 2010 in Leith, West end of Edinburgh, and which is now owned by Ian McLEOD Distillers limited, but part of The Spencerfield Spirits company. They make botanical & flowers liqueurs bottled from around 20 % abv to 40 % abv and several types of GINs, such as the latest one below:
-"SEASIDE" GIN, EDINBURGH Gin distillery (in partnership with Heriot-Watt University’s Brewing & Distilling MSc course), 43 % abv:
Note from the producer: This gin is "using foraged shoreline botanicals, marine plants including scurvy grass, ground ivy and bladderwrack to create a gin with distinctive minerality. These are complemented with aromatic spice notes from grains of paradise, coriander and cardamom" (and of course juniper). Brief tasting note: A beautifully crafted gin, with some obvious maritime influence, but very subtle, such as in the ISLE OF HARRIS. Nice seaspray whiffs, tiny seaweed influence, oriental spices (moderately aromatic, but just enough to add subtlety to the whole). I instantly loved this new creation and once again the packaging, subtle & kind of "Art Nouveau", is gorgeous as well. Warmly recommended.

AND LAST, BUT NOT LEAST, SOME NORTH AMERICAN WHISKIES:
REBEL YELL is a brand from LUXCOW Distillers (which after became LUXCO Spirited brands), who previously sourced their whiskeys from (it is commonly admitted but I don’t say it is an 100 % sure information here but a guess) Heaven Hill. They state that the original recipe of their Bourbon goes back to 1849 with the Stitzel-Weller family (that use to produce famous Pappy Van Winkle whiskies) and was revived in 1936, with the choice of wheat as second ingredient. Thanks to John Lax for his welcome on the stand.

-REBEL YELL 4 y.o. Kentucky Straight Bourbon (but a “wheated Bourbon”-68 % corn, 20 % wheat, 12 % barley-), Level 3 of casks charring (out of 4), 40 % (around 40 €):
Light on the nose as well as on the palate, this Bourbon shows some cereal notes, some biscuity notes too, some honey & dried fruit. It is a decent Bourbon, but lacks of some oomph in my opinion. An entry level product.
-REBEL YELL 4 y.o. “Finished in FRENCH OAK barrels” (for 6 months), Kentucky Straight Bourbon (but a “wheated Bourbon”-68 % corn, 20 % wheat, 12 % barley-), 45 % (around 45 €):
This one is less light but still very playing on the wheat’s sweetness & the melted flavors, then strangely becomes more interesting with a few drops of water, releasing some sweet spices & buttery cereals. Nice.
-REBEL YELL 4 y.o. “SMALL BATCH RESERVE”, Kentucky Straight Bourbon (but a “wheated Bourbon”-68 % corn, 20 % wheat, 12 % barley-), 45,3 % (around 45 €) :
Another light one, despite a slightly higher abv. Notes of honey, caramel, sweet spices & some vanilla. Brown sugar is also coming through. Nice.
-REBEL YELL 4 y.o. “SMALL BATCH / RYE”, Kentucky Straight Bourbon (but a “wheated Bourbon”-68 % corn, 20 % wheat, 12 % barley-), 45 % (around 45 €):
A light one, a bit more focused on the spices, but staying sweet (honey, sweet spices, vanilla, and caramel).
WHISTLEPIG is a recent brand who’s story starts in 2007, when master-distiller Dave Pickerell (who alas died last year at 62 years old), previously operating at Maker’s Mark (and strongly associated with its success), buys a bankrupted farm in Vermont, with the ambition to produce the best rye whisky possible. He also acquired a stock of Canadian rye whiskey (most probably sourced from ALBERTA Distillers) and starts to sell it in 2010. But it’s only in 2015 that Dave decides, along with the owner, Raj Bhakta, to produce rye whiskey directly in the Vermont distillery, from start to finish. So, the first expressions partly using U.S. local rye production are only recently hiting the shelves, and should be soon entirely sourced inside the U.S.A.

-WHISTLEPIG “FARMSTOCK RYE” (“Bottled in Barn”), Rye Crop No 003 (Limited Edition),matured in American White Oak casks from Vermont state, with a mashbill made of 52 % of 3 y.o. rye whiskey, 31 % of 6 y.o. unspecified whiskey & 17 % of 10 y.o. Canadian whisky from the Alberta state, 75 cl, 43 % (AMERICAN RYE WHISKEY):
Couleur: Vieil or. Notes brèves: De belles notes épicées liées au seigle, ainsi qu’une belle exubérance florale (rose, pivoine, fruits rouges exotiques, de type papaye, notamment), du bois de rose également (rappelant là aussi le LOT 40, mais peut être avec une douceur et moins de boisé, ainsi qu’une note de cuir. L’équilibre est assez beau ici, s’avère très plaisant en bouche, bien que différent du 10 ans d’âge de la gamme régulière. Note estimée à 88/100, voire davantage.
ENGLISH Notes: Color: Old gold. Brief Notes: Beautiful notes of Rye spices & floral & fruit exuberance (rose, peony, exotic red fruit/papaya), rosewood, reminding me of the LOT 40, but with some sweetness & tone down oak/leather notes as well. The balanced here is very good & it is quite enjoyable, though different from the regular 10 y.o. release. Nice novelty. Estimated rating at : 88/100 to more.

Photo: Courtesy of The Whisky Exchange.
-WHISTLEPIG 12 y.o. “OLD WORLD CASK FINISH”, 2019 (but this expression exists since at least 2015), 100 % RYE, with 3 finishes (63 % Madeira drums, 30 % Sauternes barriques & 7 % Port pipes), 43 % : Thanks to Savannah, from WHISTLEPIG for the sample.
Couleur: Or profond, avec quelques reflets oranges. Nez: Complexe, avec quantité d’épices de seigle et toutes sortes de fruits & de fleurs. Une note extraordinaire évoquant un parfum (sans caractère péjoratif). Sirop de fleurs (rose), miel “toutes fleurs”, pivoine, liqueurs d’orange & d’abricot, vin fortifié (influence du Porto), quantité de fruits secs, et une touche nettement orientale. En bouche: c’est une explosion de saveurs assez déconcertante de prime abord, des saveurs florales ou fruitées fidèles au nez, avec un toucher en bouche épais et un caractère oriental traduit par un style sexy & exubérant (mettant particulièrement en avant une note éblouissante de loukoums à la rose, oui, incroyable !). C’est tout simplement superbe, et un incroyablement complexe whisky de seigle. Sur le site internet, le distributeur précise qu’il a fallu 4 ans et l’aide de 500 barmen pour élaborer cette version. Je ne sais pas ce qu’il en est en réalité, mais le résultat est là, plutôt impressionnant, je dois dire. Avec quelques gouttes d’eau, cela devient encore plus irréel, aérien, fantastique ! Conclusion: Un des whiskies de seigle les plus complexes jamais dégustés. Note confirmée: 94/100
ENGLISH Notes: Color: Deep gold, with some orange hues. Nose: Complex, with bags of rye spice & all kinds of fruit & flowers. Extraordinary almost perfumy style (in a good way). Rose flowers syrup, all-flowers honey, peonies, orange & apricot liqueur, mulled wine, lots of dried fruit, also on an oriental side, etc…On the palate, it is an explosion of flavors, wether they are floral or fruity (faithful to the nose), with a dense mouthfeel, and the oriental side gets very sexy & exuberant, pushing a familiar note ahead, a mind-blowing note of rose perfumed Turkish delights, yes ! Its is simply superb, incredibly complex rye whisky. The French distributor’s website states that it took 4 years and the help of 500 bartenders to create this expression. I don’t know if it is true, but the result is very impressive I have to say. With a little of water, it gets even more surreal, aerial, a fantastic stuff! Conclusion: One of the most exuberant & complex rye whisky I have come across. Confirmed rating: 94/100 to more

Photo: Courtesy of The Whisky Exchange.
-WHISTLEPIG 15 ans “VERMONT ESTATE OAK”, 2019, 46% : Thanks to Savannah, from WHISTLEPIG for the sample.
Couleur: Vieil or. Nez: Joli boisé, avec de suite le seigle, puis une note d’huile de lin, comme une note de solvant et de poussière. Bouche: Le seigle domine, avec de la structure (épices), mais il est rejoint par des notes de boisé imprégnant profondément le distillat, un boisé un rien poussiéreux, et mâtiné de notes végétales (lin, feutre). Développement sur des notes de fleurs capiteuses (rose, pivoine), finale sur un fondu avec une légère amertume. Un peu d’eau permet de développer et assouplir ses notes florales, ainsi que le seigle, le tout avec une belle finesse. Conclusion: Moins spectaculaire que la version 10 ans d’âge à 50 %, mais aussi que la version expérimentale à 3 affinages (le 12 ans), ce whisky est néanmoins une belle variante, pour les amateurs avertis, mais tout en finesse. Indication de prix: Entre 250 et 300 €. Bien trop cher, à mon avis, aussi je conseille plutôt la version 10 ans à 50 %. Note confirmée: 91,5/100
ENGLISH Notes: Color: Old gold. Nose: Nice oak, then quickly followed by the rye, then by a linseed oil note, something solventy as well, and dust. On the palate, the rye dominates (with his bag of spices), but is quickly followed by deep oak notes taming the distillate, a dusty wood too. Green notes are coming through as well (linen, felt), then it develops on heady flowers (roses, peonies), and everything gets melted in the finish, with a bit of bitterness. Water helps bringing some suppleness, the floral notes as well as the rye, with a nice refinement. Conclusion: Less spectacular than the 10 y.o. (the one at 50 %), but also than the experimental 12 y.o. (the one with the 3 finishes), it is nevertheless a good alternative, more for connoisseurs I would say, with quite some refinement. Pricewise, though, at around 250/300 €, it is way too expensive for what it delivers, so I’d rather recommend the 50 % abv 10 y.o. version. Confirmed rating: 91,5/100

Photo: Courtesy of The Whisky Exchange.
-WHISTLEPIG 10 y.o. limited edition, an exclusive** 2019 storepick by NICKOLLS & PERCKS (a U.K. retailer & on line shop in Stourbridge, near Birmingham, West Midlands), SINGLE-BARREL (Barrel No 2434, 132 bottles), Cask Strength, 61,2 % (around 115 €):
Thanks to Alan from The Whisky Friend vlog (Youtube channel) for the sample. I know this one** wasn't presented at the show, but I thought it was a good place to talk about it.
Couleur : Ambrée. Un nez puissant & un peu alcooleux, puis des notes de cire, de vieux fauteuil club, puis des épices (du seigle) et de belles notes florales & fruitées au second plan. En bouche, c’est beau, mais assez agressif si dégusté pur. Le seigle se fait poivré, avec un côté poussiéreux, même...C’est seulement en milieu de bouche que le meilleur du seigle est à venir, avec de belles notes de bois de rose & de rose (la fleur), mais aussi de la pivoine, ainsi qu’une note de rhubarbe pour couronner le tout. Le poivre se fraye aussi un chemin (rose poivrée), mais sans excès. C’est évident ici que c’est bien plus appréciable avec une légère dilution, mais, malgré tout, cette version est moins accessible & plaisante que la version à 50 % à mon avis. Conclusion : Une version qui demande du temps et un réglage très personnel de la dilution, ce afin d’éliminer en partie son agressivité et le rendre plus agréable. Indication de prix : Autour de 115 €, sur le site en ligne de cette cave. Note confirmée : 92/100
ENGLISH Notes: Amber color. Strong & hot nose (with some alcohol burn), with notes of wax, of old club armchair, and some rye spices & nice floral/fruity notes in the second ground. On the palate, it is beautiful, but quite aggressive if tasted neat. The rye is peppery, there is also a dusty side to it….Then comes the best of the rye influence, the rose (flower & wood) notes, the peonies, and some rhubarb for good measure. Peppery rose notes also come through, but stays moderate. It gets better with some water for sure, but isn’t as drinkable as the 50 % abv expression I have to say. Conclusion: One to take time with, to remove a bit of its aggressiveness, and one that really needs water in my opinion (difficult to say how much, it is very personal & difficult here), to be tamed a bit, and therefore more enjoyable. Once it is done, it can be great. Price tag around 115 €, on their on line shop. Confirmed rating : 92/100

Photo: Courtesy of Nickolls & Percks.
A VENIR DANS CETTE RUBRIQUE / TO BE COMING SOON IN THIS SECTION :
-Whisky Live Paris 2019 (reportage/report)
Compte-rendu de Greg's Whisky Guide sur le salon professionnel:
"Cocktail Spirits 2017", les 05 & 06 Juin 2017
(Salon sous-titré « In Bartenders We Trust », 10 ème édition :
Le Salon Européen, les nouvelles tendances)
à la Maison ROUGE, Paris
(10, Boulevard de la Bastille 75012 Paris)
Publié le : 27/06/2017-Mise à jour du : 10/07/2017

Toutes photos (sauf celle ci-dessus & exceptions): © Grégoire SARAFIAN, tous droits réservés.
INTRODUCTION:
A l’occasion de son 10 ème anniversaire, je vous propose un reportage sur un salon que j’ai le plaisir de visiter chaque année depuis 2009, salon professionnel très connu des professionnels du monde du cocktail & des spiritueux, mais moins du public malgré son succès.
Ce salon pas comme les autres est centré sur les problématiques liées à la mixologie (à l’art du cocktail, si vous préférez), les nouvelles tendances que ce soit dans le cocktail ou les nouvelles orientations des spiritueux (whisky ou pas), mais aussi les nouvelles manières d’aborder ces spiritueux en termes de consommation, de marketing, incluant des expériences sensorielles alliant parfois plusieurs types de consommations et d’alcools. C’est aussi et surtout un lieu d’échanges entre professionnels (producteurs, distributeurs et «artisans-transformateurs»-traduisez barmen) des spiritueux et leurs interlocuteurs, notamment les C.H.R. (caves, hôtels, restaurants), mais aussi la presse (spécialisée ou non), voire d'autres types. Il y aussi plusieurs espaces consacrés à des conférences sur nombre de sujets liés à l’intitulé du salon (voire d’autres-à noter la progression des problématiques liées à l’éco-responsabilité, par exemple, ou à la place des femmes dans ce domaine), par des acteurs du monde entier.
Je n’évoquerais que brièvement la composante proprement dite du cocktail, des autres spiritueux et pratiques de consommation liée à l’univers propre au bar, vous le comprendrez aisément puisque ce site est avant tout consacré au whisky et accessoirement aux autres spiritueux ayant subi une maturation en fûts de chêne, mais je tenais, ici ou là, à rendre hommage à l’art du cocktail et à ses barmen (et women, bien sûr-en vedette thématiquement cette année) sans le talent desquels ce salon serait moins réussi.
Vous l’aurez compris, c’est aussi et surtout un lieu ou l’on rencontre des créateurs, ou l’on cause, ou l’on teste aussi (pas avec un vrai verre de dégustation, mais en « shot », ce pour éviter les excès de consommation, comme pour recentrer le visiteur sur la transformation du produit alcool en cocktail). Un des salons malgré tout les plus décontractés qui soit, et les mieux organisés.
Je vais donc sans plus attendre évoquer plusieurs stands (ils sont organisés plutôt par distributeurs, thèmes ou encore propriétaires de marques que par marques de whisky, même si cela peut être également le cas). Lorsque cela a été possible, vous y trouverez des notes chiffrées, estimées ou confirmées, des impressions aussi bien sûr, sachant que je n’ai pas pu visiter tous les stands, il ne s'agit donc pas un reportage exhaustif, mais plutôt d'un survol, favorisant systématiquement les stands ou le whisky était central.
Enfin, comme cette année c’est le 10 ème anniversaire de ce salon, je reviendrais brièvement, photos à l’appui, sur quelques éditions précédentes qui furent l’occasion de découvertes singulières, remarquables ou encore décisives, souvent anticipatrices de tendances ou de nouveautés que l’on découvrira ailleurs bien plus tard (un des plus grands atouts de ce salon, d’ailleurs).
Je tenais à remercier les organisateurs de ce salon, Thierry Daniel, Eric Fossard & leur équipe, de m’accueillir dans ce salon depuis tant d’années en toute simplicité, mais également à remercier les personnes des stands qui dans leur très grande majorité m’ont toujours réservé le meilleur accueil. Un grand merci également à tous les exposants visités...

Votre serviteur, ici avec Florian Pflieger, ambassadeur de la distillerie BRUICHLADDICH. Il règne toujours une bonne ambiance au salon COCKTAIL SPIRITS...Photo: © Grégoire Sarafian
ENGLISH SHORT NOTE:
This time I wanted to write about a quite successfull show among professional people in the spirits & cocktail world, but which is still not enough known by the audience. I have been visiting this show since 2009 (this year was the 10th anniversary of the show) and I have always been intrigued & seduced by its ability (thanks to the team, driven by Thierry Daniel & Eric Fossard) to inform us about the novelties in the whisky & other spirits industry as well as the trends & wide offers on the mixology (a recent word for « the art of creating cocktails ») ground. You always learn something when attending to this show, you always meet interesting people from all over the world and always have something special to try, as well as refreshing your knowledge about the brands standards, core ranges and even some limited editions sometimes. So yes it is a highly recommended show and I feel privileged to be part of the people who can visit it.
LE « BAR DES INNOVATIONS », UN STAND INCONTOURNABLE… :
Peu après l’entrée du salon, le premier stand stratégique est celui du Bar des Innovations ou sont regroupées une centaine de nouveautés spiritueux & des bouteilles primées par le salon. L’on y trouve soit de vraies nouveautés, soit des nouveautés de l’année précédente mais dont la commercialisation va être étendue au cours de l’année. J’ai d’autant plus de plaisir à visiter cet important stand que l’on y est souvent fort bien accueilli, et notamment par Alexandre Vingtier, spécialiste des spiritueux (co-auteur avec Cyril Mald notamment du livre « Iconic Whisky : Single Malts & more », un guide de dégustation paru en 2015 aux éditions La Martinière, de « Whisky : L’indispensable », co-écrit avec Marlène Léon en 2009 et édité chez Flammarion, mais aussi de livres sur d’autres spiritueux, comme le rhum, avec son ouvrage de référence : « 120 rhums, grands classiques, étoiles montantes, et perles méconnues », paru en 2016 aux éditions Dunod). Il est également depuis 2016 l’un des trois ambassadeurs de la branche française de la S.M.W.S., branche relancée récemment. Attentif aux attentes des visiteurs, exigeant et informé, il est d’une aide précieuse pour s’y retrouver dans l’offre pléthorique de spiritueux d’aujourd’hui.


Parmi les whiskies découverts sur ce stand, signalons que l’on peut aussi découvrir des bouteilles abordables et marques très connues du public comme le blended whisky CLAN CAMPBELL, ici en version affinée en fûts ayant contenu du rhum, et nommée « Dark » (plutôt correct, avec une texture presque sirupeuse-dans la limite de l’exercice, c’est à dire de produit de grande consommation), mais aussi, plus haut de gamme, une version du blend CHIVAS REGAL sortie l’an dernier de manière presque inaperçue mais tout à fait inhabituelle, nommée « Mizunara », car affinée dans des fûts ayant contenu du chêne rouge japonais (voir note plus loin).

-CHIVAS REGAL « Mizunara » (Mizunara cask finish), n.a.s. (sans compte d’âge), édition limitée, 2017, 40 % (Blended whisky, ECOSSE):
A noter : Il s’agit d’une version très particulière du CHIVAS REGAL, sortie la première fois en 2016. L’assemblage (sans mention d’âge, comme le dernier né « Extra »), créé par Colin Scott, a été remis à marier dans des fûts de chêne rouge japonais dits aussi « Mizunara », des fûts particulièrement poreux et délicats à employer sur la durée. Coûteux, ce type de chêne est déjà peu utilisé au Japon, mais à servi notamment pour la maturation et la finition, de manière régulière mais très limitée, de single malts des distilleries HANYU ou YAMAZAKI, par exemple.
Couleur : Vieil or. Nez : suave, léger, marqué par les fruits confits, du boisé noble (l’influence du Mizunara sans doute ?) et une belle note de prune mûre. Dès le nez, l’on sent une différence avec le profil aromatique du 12 ans d’âge, par exemple (hélas je n’ai pas encore pu évaluer la version sans compte d’âge dite « Extra », mais cela viendra aussi). Bouche : Un peu changeante, mais au mieux de sa forme (autrement un peu de sucre résiduel se fait sentir), fait preuve d’une belle personnalité, alliant fleurs capiteuses en arrière-plan, végétation de sous-bois, bois noble & épices douces (ces trois dernières notes attestant à mon avis de l’influence modérée mais perceptible du Mizunara). La finale y ajoute une belle note de sucre d’orge, des notes de fruits confits, des pommes & des poires mûres, mais aussi comme une onctueuse note chocolatée. Difficile en revanche de décider si cette note de caramel mou est entière naturelle, par contre. Tenue à la dilution : Un peu d’eau révèle encore un peu plus la singularité de ce whisky, mais ne pas trop en ajouter. Je n’ai pas essayé avec de la glace ! Conclusion : Une expérience intéressante, au-delà du coup marketing (certes avec un résultat moins onéreux que le BOWMORE « Mizunara » finish), et un beau blend, d’une belle finesse et avec un beau fondu, mais parfois un peu difficile à saisir, malgré mes deux dégustations, d’où la difficulté de lui donner une note chiffrée précise. Indication de prix : Autour de 70/80 €, cavistes seulement (à ma connaissance, cette version n’est pas vendue en grandes surfaces). Note confirmée : 85,5/100

Pour en terminer avec les assemblages de whiskies écossais présents sur ce stand, WHYTE & MACKAY proposait sa dernière création, une troisième version de son « SHACKLETON » blended malt (voir note ci-dessous) :
-« SHACKLETON », Mackinlay’s Old Highland Malt, 3 ème édition/version2017, n.a.s. (sans mention d’âge), réduite à 40 % (Blended Malt, ECOSSE):
A noter : Il s’agit de la troisième édition créée par Richard Paterson afin de rendre hommage à l’explorateur Sir Ernest Shackleton, et à son expédition de 1907. Trois caisses de whisky dont plusieurs bouteilles intactes avaient été en effet retrouvées en 2006 au pôle Sud, et la société Whyte & Mackay, propriétaire de la marque, avait chargé le grand assembleur Richard Paterson, de re-créér un assemblage approchant le plus possible l’assemblage original. C’est la première fois que cet assemblage est proposé avec une réduction aussi importante, à 40 %.
Couleur : Or clair, à reflets dorés. Nez : Fin, très fondu, sur les esters, mais aussi les fruits confits, les agrumes, le miel (dense, et très végétal-de bruyère, entre autres). Bouche : Manifestement plus jeune que les précédentes versions (marqué notamment par ses notes d’esters et d’artichauts), très fondu, il reprend en les fusionnant les notes du nez, avec moins de longueur qu’auparavant, réduction à 40 % oblige. Cependant un whisky bien fait, légèrement tourbé, végétal et bien équilibré. Tenue à la dilution : Fragile. Dilution déconseillée ou alors très légère, car ce whisky est déjà assez réduit et très fondu. Conclusion : Un bon blended malt, mais un peu trop réduit. A réserver plutôt à l’apéritif. Après plusieurs dégustations, confirmation de ses qualités (d’où la note qui est montée de 81 à 88/100). Indication de prix : Autour de 45 € (la version initiale titrant 47,3 % est encore disponible autour de 180 €, et la deuxième édition autour de 130 €). Note confirmée : 88/100

La France n’était pas en reste puisqu’un blended malt était proposé sur le stand, un whisky de la société de négoce BELLEVOYE (à droite sur la photo ci-dessous), cette fois en version légèrement tourbé, et à 43 %. Un whisky correct, plutôt bien construit, équilibré, mais assemblant des whiskies encore jeunes et pas forcément d’un grand intérêt encore. Note estimée à 83/100.

La puissance, l’expressivité & la complexité sont venues plutôt d’une nouvelle marque, « METHODS AND MADNESS » en fait une série expérimentale de whiskeys de différents types (incluant des single malts & des single grains) créée par Brian Nation, maître-distillateur de MIDLETON (producteur des marques JAMESON et RED BREAST, entre autres), et notamment d’une belle version nommée « Sherry & Bourbon Barrels », un single pot still affiné dans des fûts français (région de l’Isère) ayant contenu des châtaignes. Dans une démarche visiblement inspirée du négoce, MIDLETON tente de surprendre tant au niveau du contenant (assez spectaculaire, je dois dire) que du contenu :
-« METHODS AND MADNESS » (MIDLETON Distillery), « Sherry & Bourbon Barrels », finished in French Chestnut, 46 % (Single Pot Still, République d’IRLANDE):
Note succinte : Gourmand, complexe, avec de belles notes fruitées, de céréales croquantes & d’épices typiquement irlandaises, il fait également preuve d’un caractère pâtissier en partie lié à cette note de purée de châtaignes, et d’une légère amertume en finale. L’alliance entre le sherry et la châtaigne, est, je dois dire, d’une rare pertinence ! Une réussite. Indication de prix : Autour de 70 €, MdW & cavistes partenaires. Note estimée à plus de 90/100.

Pas si loin de ce profil, mais en plus sage et feutré, car c’est un rye whisky canadien (whisky de seigle), le MASTERSON’S, un 10 ans d’âge, offrait un joli profil équilibré (voir note ci-dessous-En aparté, c'est bien Alexandre Vingtier qui est à l'arrière-plan de la photo du MASTERSON'S, occupé à servir un public attentif aux nouveautés et à ses recommandations personnelles...) :
-MASTERSON’S 10 ans, Canadian Straight Rye Whisky, American Oak, 45 % (Rye whisky, CANADA):
Couleur : Vieil or. Nez : Suave, sucré, sur le seigle (mais version davantage miellée qu’épicée). Bouche : En effet, un whisky nettement marqué par le seigle, mais avec une influence forte de notes vanillées & miellées, ainsi qu’une touche d’érable, et peu d’épices en définitive. Plutôt bon, mais assez monolithique au final. Tenue à la dilution : L’eau ramène le profil vers celui d’un whiskey plus conventionnellement américain, je veux dire du Kentucky, entre Bourbon & Rye. Conclusion : Un bon whisky dans l’absolu, sans aucun doute, mais manquant un peu de punch et de complexité à mon avis, et un peu cher. Sa grande douceur proviendrait d’une part de l’emploi d’une eau très pure, en provenance des glaciers canadiens, et de l’autre, de celui de la production en alambics à repasse, ou pot stills, et non en alambics de distillation continue, comme le plus souvent. Indication de prix : Autour de 90 €, MdW & cavistes partenaires. Note confirmée : 88/100

Du même pays, signalons également le PIKE CREEK 10 ans « Double-Barrel », 42 %, une nouvelle référence de blended whisky canadien (distribué par Pernod-Ricard) assez doux, affiné en fûts ayant contenu du rhum. Plutôt léger, il est tout de même bien parfumé et exhale de délicates notes proches du seigle avec juste une touche sucrée supplémentaire, rendant moins austère son profil. Il lui manque juste une dimension supplémentaire. Note estimée à 85/100.

Parmi les autres spiritueux dégustés sur ce stand, signalons un rhum vieux, un gin et une vodka, tous de qualité.
Chez PERNOD-RICARD, j’ai pu déguster à nouveau un single malt rapidement testé lors du précédent salon « Whisky Live Paris », le SCAPA « GLANSA », un whisky sans compte d’âge similaire au « SKIREN » (déjà chroniqué sur le site), sauf qu’il a été affiné dans des fûts de whisky tourbé ayant contenu un single malt de l’île d’Islay.
-SCAPA officiel n.a.s. « GLANSA », Peated whisky cask finish, 40 % (Orkney Islands, ECOSSE) :
A noter : « GLANSA » signifie « ciel orageux étincelant ».
Couleur : Vieil or. Nez : Typé SCAPA, proche du « SKIREN », avec une influence modérée de la tourbe. Bouche : Assez fondue, avec des fruits mûrs, quelques fleurs, du caramel (en partie naturel, en partie ajouté), une touche de saumure, un boisé léger, puis par-dessus de la fumée de tourbe, plutôt sèche et modérée, avec comme une trace de café. Agréable. Tenue à la dilution : L’eau réveille un peu les notes fruitées & végétales (sous-bois, thé vert), puis la signature tourbée revient avec délicatesse. Conclusion : Une jolie version alternative au « SKIREN », certes manquant également de punch (un titrage à 43 ou 46 % aurait été apprécié), mais tout de même un bon whisky, avec un profil pas si éloigné de l’OLD PULTENEY 12 ans, avec une touche de fumée en plus. Indication de prix : Autour de 70 €, MdW & cavistes partenaires. Note confirmée : 85/100

Chez SAINT JAMES, du rhum agricole de Martinique (voir également les autres versions dégustées chroniquées un peu plus loin dans ce sujet), une version haut de gamme de grande qualité était présentée, la cuvée « L’Essentiel » (XO), un assemblage de fûts millésimés 1998, 2000 & 2003. Très typé, marqué par de belles notes de caramel, de pruneau, de marmelade d’orange et confiture d’abricots, mais aussi d’épices et de solvant, il est à la fois accessible et sexy et un rien austère et se rapprochant parfois d’un Cognac artisanal non aseptisé. Note estimée à 92/100

Depuis le début des années 2000, les japonais sont connus (et mondialement reconnus depuis 2001) pour la qualité de leurs whiskies, en général, puis nous avons pu découvrir récemment qu’ils étaient également parfois producteurs de rhum (dont notamment la marque « NINE LEAVES »), mais aussi désormais producteurs de gin, or j’ai découvert dans ce salon cette année un gin que je considère comme exceptionnel nommé « KI NO BI », qui titre 45,7 % (il est réduit avec l’eau de la région de Fushimi, connue pour la qualité de ses sakés). Il s’agit d’un gin artisanal sec fabriqué à Kyoto (« Kyoto Dry Gin ») sur une base d’alcool de riz auquel on a ajouté des fruits & plantes aromatiques (« botanicals » en anglais) locaux, et notamment du yuzu jaune, du poivre de Sansho ou encore du thé Gyokuro en provenance d’Uji.
Très complexe, fondu & délicat à la fois, j’ai rarement rencontré un gin aussi expressif, aussi pur, aussi floral, aussi fruité et avec une telle personnalité. Je suis très impressionné. D’habitude je ne donne pas de notes chiffrées à des alcools blancs (pour raison de difficulté à les estimer, pas pour autre chose), mais je vais faire une exception. Je ne l'ai dégusté qu'une fois, certes, mais je considère que celui-ci mériterait bien un 93 ou 95/100 à mon avis. A déguster en écoutant un disque de musique traditionnelle japonaise pour koto & shamisen, ou, plus près de nous, un disque du groupe de post-rock japonais (très atmosphérique) MONO (par exemple "Hymn to the Immortal Wind", ou encore en lisant un recueil de poèmes japonais traditionnels de forme Haïku (ma forme préférée de poésie) du plus grand maître du Haikaï qu'était Bashô (1644-1694), ou aux siècles suivants, Issa, Buson, ou plus près de nous (fin XIX ème siècle-début XX ème) Shiki -ces poètes sont considérés comme les quatre maîtres classiques de cette forme de poésie-mais aussi le romancier-poète Soseki. Kyoto était (est toujours !) une ville très importante pour les poètes (Basho lui consacra lui-même un hommage intitulé :"A Kyoto rêvant de Kyoto").

Enfin j’ai pu déguster brièvement (j’y reviendrais prochainement avec des amis liés à la Pologne !) une nouvelle vodka anglaise nommée « SQUADRON 303 », qui rend hommage à une escadrille de pilotes polonais basée au Royaume-Uni et qui s’illustra lors de la deuxième guerre mondiale au sein de la Royal Air Force. Elle est produite par les français Franck Botbol (un passionné d’aviation) et Hugues Cholez (un passionné de vodka). Elle est faite à base de pommes de terre de variété King Edward, distillée qu’une seule fois, réduite à 40 % en 5 paliers de dilution et non filtrée à froid. Les producteurs de cette vodka précisent que celle-ci peut se déguster pure et pas forcément sur glace, ce qui en ferait une vraie vodka de dégustation en somme. En attendant de m’en faire un avis plus précis, je peux déjà attester de sa grande délicatesse et de sa singularité.

Le « BRANDS CORNER » (ou COIN DES MARQUES) :
Plusieurs stands cette année proposaient d’expérimenter la dégustation simultanée de bière et de whisky, et en premier lieu le stand des Bourbon & Rye de la marque BULLEIT. Par choix et peur de trop de mélanges je n’ai pas fait cette « Beer experience », chez JAMESON non plus. Je ne reviens pas sur ce bourbon (au demeurant très correct) produit par la distillerie FOUR ROSES dont j’ai déjà parlé sur le site.
Avant de reparler de whisky, je suis passé sur le joli stand de la liqueur de Sureau SAINT-GERMAIN, orné de belles orchidées et ou l’on pouvait déguster un cocktail au choix parmi deux proposés, soit en shot (gratuit), soit en format cocktail classique en échange d’un coupon offert avec le billet d’entrée. Personnellement j’ai dégusté le cocktail nommé « Le Magnifique » et que j’ai trouvé plutôt agréable, mettant bien en valeur le sureau (vous trouverez la recette ci-dessous). A déguster en écoutant un disque tout aussi suranné du groupe Nouvelle-Vague, de préférence un clip du groupe en tournée avec la sublime Elodie Frégé.


Sur le stand des Rhums SAINT JAMES (rhums agricoles de la Martinique), j’ai retrouvé avec grand plaisir le barman Pierre Boueri, dont le travail m’avait beaucoup impressionné sur un cocktail à base du rhum « Cuvée 1765 » (date de la fondation de la distillerie), un superbe 6 ans d’âge à 42 % qu’il avait mélangé entre autres avec du jus de maracuja de chez Caraïbos, associé à la marque Saint James. Une merveille que je ne risque pas d’oublier.

C'est en 2015 que Pierre me prépara ce fameux cocktail au Saint James "Cuvée 1765" et au maracuja, entre autres...
Quelques brèves notes sur une sélection d’autres rhums SAINT JAMES dégustés cette année. Je n'ai pas donné de notes chiffrées au rhum, c'est un choix, donc se reporter au commentaire:
-« FLEUR DE CANNE », 50 % : Toute la séduction de la canne sous sa forme la plus pure…Très intéressant et très intense. (comptez environ 30 €)
-« 15 ans », 43 % : Assez léger, fruité, boisé modéré, ce rhum âgé est très bien assemblé. Le fondu est important mais il demeure expressif. (comptez environ 80 €)

La plupart des rhums en dégustations en 2017 (manque sur la photo "L'Essentiel" & le "Quintessence" (à droite, coupé, voir plus bas). Le plaisir également de retrouver Pierre Boueri (à l'arrière-plan sur la photo).
-« QUINTESSENCE –XO » (assemblage d’eaux de vie de 7 à 14 ans), 42 % : Avec la cuvée « L’ESSENTIEL » (voir plus haut dans l’article) sans doute le rhum agricole âgé qui m’a le plus impressionné dans ce salon. Ici tout est en finesse, en délicatesse, en expressivité feutrée (la ou « l’Essentiel » joue davantage sur la puissance), à la limite de l’évanescent et de l’aérien. Beau rancio, belles notes fruitées (exotiques ou classiques, fruits secs ou frais), florales et boisées, le tout dans un équilibre parfait. (comptez environ 180 €).

Sur le stand de la maison DUGAS (qui ne distribue désormais plus en France les productions de la distillerie BRUICHLADDICH-voir stand suivant), étaient proposés plusieurs whiskies, dont une édition de 2016 (batch 08/2016) du TEELING « Single Grain » (double distillation au lieu de trois, affinage en fûts ayant contenu du Cabernet Sauvignon titrant 46 %), un whiskey irlandais de cette société de négoce dont le père d’un des frères fondateurs avait créé la distillerie COOLEY en 1987 (d’ailleurs, même si une nouvelle distillerie TEELING a bien été créée en 2014, pour l’heure c’est bien du stock de chez COOLEY qui alimente les whiskeys de chez TEELING). Cette édition du « Single Grain » m’a parue correcte, mieux équilibrée que les premières, mais je suis toujours sceptique quant aux bienfaits supposés de l’affinage en fûts de Cabernet Sauvignon. Je trouve que cela rajoute une acidité un rien saumurée qui n’est pas du meilleur goût et masque le côté naturel des grains (qui sont, ici, pour précision, du maïs, mais aussi du blé).

J’y ai également dégusté un jeune BUNNAHABHAIN « Toiteach » (Heavily peated), n.a.s. (de probablement moins de 10 ans d’âge ?) 2017, non filtré à froid et à 46 %. J’ai constaté depuis plusieurs années un certain progrès dans certains lots, mais là ce ne fut pas le cas. Monolithique, poussiéreux et trop jeune, trop simple, la tourbe écrase tout et ce lot fait bien pâle figure à côté d’un single-cask brut de fût à peine plus âgé (9 ans) « Moine » (très tourbé) sorti l’an dernier par Berry Bros & Rudd (dans sa gamme « Retro », un millésime « 2007 », à 57 %), véritable peat-bomb avec un en plus des très belles notes florales, fruitées et de badiane en rétro-olfaction.
Sur le même stand, auparavant, j’ai re-testé le FUJI-SANROKU (dont le propriétaire est le groupe KIRIN), une version sans compte d’âge qui remplace semble t’il le 8 ans d’âge, un blended whisky japonais (composé de 3 single grains et de 2 single malts) non filtré à froid et titrant 50 %, mais d’une platitude navrante. Rien ne distingue ce whisky d’une entrée de gamme écossaise… (comptez une quarantaine d’euros, cavistes partenaires DUGAS & Whiskies du Monde).

La meilleure surprise sur ce stand est finalement venue de la nouvelle version ou plutôt du blended malt de la marque FLAT NOSE (qui comporte aussi un blended whisky), un assemblage de premier ordre conçu par la société Islay Boys Limited, société créée par le fringuant Donald MacKenzie (qui est également l'assembleur de ce whisky) & Jason Mcguire Mackay SMITH.
-« FLAT NOSE » (produit par The Islay Boys Limited), n.a.s., non filtré à froid, 46 % (Blended Malt, ECOSSE) :
A noter : L’assemblage comporte 3 whiskies de grain et 12 single malts, dont plusieurs de l’île d’Islay. Le nom de « Flat nöse » fait allusion au surnom du premier seigneur des îles Hébrides, Ketill Bjornsson, qui était donc surnommé « nez plat ».
Couleur : Or, relativement pâle. Nez : Fondu et tourbé, avec quelques beaux esters, des notes trahissant une certaine jeunesse (artichauts et eau de vie de prune en, arrière-plan, levures), mais sans défauts. Miellé, fruité et floral. Prometteur. Bouche : L’on est de suite bercé par une belle note de tourbe mi-grasse, mi-sèche, puis par de délicates notes florales, fruitées (agrumes, dont sorbet citron), marines et miellées, un rien herbacées, minérales aussi, parfaitement équilibrées. C’est superbement réalisé, et impressionne. Tenue à la dilution : Excellente, un peu d’eau exalte les qualités de l’assemblage, notamment pour ses composantes florales, tourbées (une belle note de badiane s’invite…), mhm….Conclusion : Un très bon whisky, à la fois complexe, délicat et accessible, et redoutable concurrent désormais des whiskies tels le « ROCK OYSTER » de Douglas LAING, ou même face au « The PEAT MONSTER » de COMPASS BOX. Bravo Donald ! A noter, ce blended malt est modérément tourbé, mais davantage que la version blended whisky. Indication de prix : Autour de 40/50 €, cavistes. Note confirmée : 93,5/100

Puis je suis allé sur le stand “BOLLINGER Diffusion”, qui distribue désormais en France les whiskies de la distillerie BRUICHLADDICH (mais aussi les rhums de la marque MOUNT GAY, dont j'ai déjà pu constater la qualité dans d'autres salons, ou encore les Cognacs de chez Rémy MARTIN), j’ai débuté par le gin « The Botanist » également produit par cette même distillerie de whisky (je l’avais déjà dégusté et chroniqué, dans mon sujet sur la masterclass BRUICHLADDICH, donc je n’y reviens pas, sinon pour vous le recommander). J’y ai rencontré notamment le sympathique Florian Pflieger, nouvel ambassadeur pour la marque en France…(voir photo plus haut au début du reportage).
Parmi les whiskies dégustés, je ne suis toujours pas convaincu par la pertinence de la version dite « Classic LADDIE », mais je ne peux que recommander les deux OCTOMORE (le « 7.1 », en fûts ayant contenu du Bourbon, et le « 7.3 » (« Islay Barley », 169 p.p.m., un 5 ans d’âge à 63 % ayant connu une première maturation en fûts de Bourbon, puis de vin d’Espagne, du Ribera Del Duero, lui conférant une dimension supplémentaire pas trop vineuse mais plus richement fruitée). Pas de notes chiffrées précises pour ces deux OCTOMORE, mais à mon sens ils passent facilement la barre des 90/100, voire des 93/100.

Je souhaitais en revanche, ayant pu les tester davantage, m’attarder sur les deux whiskies suivants de chez BRUICHLADDICH :
-BRUICHLADDICH n.a.s. « ISLAY BARLEY », millésimé 2010 (mis en bouteille en 2017), non tourbé, n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 50 % (Single Malt, Islay, ECOSSE) :
A noter : Il s’agit d’une version utilisant une orge exclusivement locale, en provenance non pas d’une seule ferme comme les éditions précédentes, mais de 6 fermes différentes (Coull, Kynagarry, Island, Rockside, Starchmill et Sunderland). La maturation s’est faite dans des fûts ayant contenu du Bourbon, mais aussi du vin français (non précisé).
Couleur : Or clair. Nez : Fin, complexe, légèrement fermier, marqué par l’orge de manière singulière et forte. Fait preuve d’une certaine complexité et fermeté boisée, mais sans excès de sécheresse, comme on le verra en bouche. Quelques notes d’agrumes (l’orange en tête), puis une fine note vineuse, avec un rien de tannicité. Bouche : Ferme et sèche, puis intarissable sur l’orge maltée dans tous ses états (est-ce le choix de diversifier l’origine de l’orge qui donne cette richesse ? On pourrait le penser…), comme un vrai bol de céréales de petit-déjeuner, mais alcoolisé. Boisé important mais demeurant agréable. Des agrumes, du miel, quelques fleurs aussi, discrètes. Puis, lors d’une autre dégustation, c’est l’influence des fûts ayant contenu du vin qui se font davantage sentir, apportant au positif une jolie note vineuse et fruitée (fruits rouges, jus d’orange), mais au négatif davantage de chêne. Tenue à la dilution : Très intéressante, mettant en valeur l’orge, les agrumes à nouveau (meringue au citron à l’arrière-plan), quelques discrètes fleurs et le chêne, toujours, mais aussi une note fruitée presque acidulée. Conclusion : Un bel hommage à l’orge maltée, aux céréales, à l’artisanat…mais aussi de la roublardise, pour avoir su ajouter une note plus « vivante » et fruitée grâce au vieillissement en fûts ayant contenu du vin français. Indication de prix : Autour de 70 €, cavistes. Note confirmée : 91,5/100

-PORT CHARLOTTE n.a.s. « ISLAY BARLEY », millésimé 2008 (mis en bouteille en 2017), tourbé à 40 p.p.m., n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 50 % (Single Malt, Islay, ECOSSE) :
A noter : Il s’agit d’une version utilisant une orge exclusivement locale, en provenance non pas d’une seule ferme comme les éditions précédentes, mais de 6 fermes différentes (Coull, Kynagarry, Island, Rockside, Starchmill et Sunderland).
Couleur : Or clair, voire pâle. Nez : Puissant et direct. L’on retrouve le combo habituel qui fait la réussite des PORT CHARLOTTE (note fermière, tourbe grasse, agrumes, notes végétales), plus une note visiblement tributaire de l’influence de fûts ayant contenu du vin (pointe de fruits rouges, retour du chêne sec). C’est superbe. Bouche : Tout aussi directe, elle reprend fidèlement les notes du nez, avec comme une légère amertume végétale (entre LAGAVULIN & BRORA), et une note boisée et terreuse (ARDBEG). Belle tourbe grasse. Tenue à la dilution : Intéressante, mais ne pas ajouter trop d’eau. Le fondu devient plus séduisant, autour d’une tourbe assez végétale et un rien marine (algues, sel). Conclusion : Un bon « cru » de PORT CHARLOTTE ! Indication de prix : Autour de 70-80 €, cavistes. Note confirmée : 93/100

Sur le stand BROWN-FORMAN, plusieurs Straight Bourbon de la marque WOODFORD RESERVE étaient disponibles, le “Distiller's Select”, bien sûr, mais aussi le “Double Oaked” (davantage boisé) –qui fait un parfait Mint Julep cocktail, j’ai testé pour vous-et le ”Rye”, tous de grande qualité (et rappelons-le distillés trois fois)-voir les notes de dégustation plus loin.
Sur le même stand, plusieurs versions du Tennessee whiskey JACK DANIEL’S, dont le “Single-Barrel” (plus typé et moins “racoleur” que le “N°7”) et le “Gentleman Jack”, plus doux car filtré deux fois au lieu d’une à travers une couche de 3 mètres de charbon de bois d’érable. Hélas l’édition du 150 ème anniversaire n’était pas disponible, forte de son succès.

Sur le stand BARON Philippe DE ROTHSCHILD Distribution, hormis le nouveau conditionnement “très viking” (limite trop chargé) pour le HIGHLAND PARK 12 ans “Viking Honour” (le contenu reste le même, j’ai testé pour vous), une version alternative du bourbon MAKER’S MARK nommée “46” dans lesquelles des douelles de chêne français bousinés ont été ajoutés (que je n’ai pas pu tester), figuraient, entre autres whiskies, à nouveau le LAPHROAIG “Lore” (excellent whisky, mais un peu cher), un AUCHENTOSHAN n.a.s. “American Oak” (un peu trop marqué à mon goût par le géranium, boisé et dispensable). Je ne citerais pas toutes les autres marques, ce serait trop long, disons juste que cela va du single malt écossais The MACALLAN (pour moi désormais sans grand intérêt en version officielle) au blended whisky japonais “HIBIKI” n.a.s. (Japanese Harmony) de SUNTORY en passant par le single malt irlandais CONNEMARA en version "Distiller's Edition" (pas de nouveautés sur ces références).

La distillerie MIDLETON (plus connue du public sous le nom d’une de ses marques, JAMESON) avait un joli stand « vintage » (avec vieux tourne-disques) en hommage au « Boilermaker », un bar de New York,proposait une « beer experience » (association d’un whisky avec une bière, à déguster parallèlement-en Ecosse il me semble que cela se nomme prendre un « whisky chaser », pratique courante dans les bars…), j’avoue compte tenu des risques de trop effectuer de mélanges j'ai préféré m'abstenir & m’en tenir au whisky. JAMESON y présentait, outre le « Caskmates » dont j’ai déjà dit du bien par ailleurs, le « Black Barrel », une version aux fûts doublement brûlés (pour ce qui est de sa composante bourbon) qui le rend plus boisé et épicé (note chiffrée estimée à 85/100, voire plus).

Ce qui m’a plus intrigué enfin, ce fut les trois versions expérimentales (« The Whiskey Maker’s series »-tous non filtrés à froid et titrant 43 % au lieu de 40 %) que je n’avais pas pu déguster l’an dernier, versions développées par trois responsables importants de la distillerie MIDLETON :
Le « BLENDER’S DOG », un whiskey créé par Billy Leighton (le maître-assembleur), suave et riche, bien vanillé et fruité. Du vrai concentré de JAMESON, avec de belles notes d’amandes, de fruits variés (oranges, rouges), de croquant de céréales, de boisé un rien ferme, épicé mais demeurant doux (note chiffrée estimée à 87,5/100), puis le « COOPER’S CROZE », crée par Ger Buckley (le maître-tonnelier), qui est relativement similaire au premier testé, avec une belle dominante vanillée (note chiffrée estimée à 87,5/100), et enfin mon préféré des trois, le « DISTILLER’S SAFE », crée par Brian Nation (le maître-distillateur), un whiskey à la fois fruité (très beaux fruits rouges), pâtissier (vanille, crème anglaise, crêpes au miel, et un rien épicé (et boisé ferme), très gourmand (note chiffrée estimée à 90/100). En tout cas un stand bien sympathique tenu en partie par Samuel Gauthier (du bar « Boilermaker ») & Thomas Ducourneau (de Jameson/Ricard France). Un grand merci à eux deux pour leur accueil.

Sur le stand de La MAISON DU WHISKY, pas mal de possibilités de dégustation (rappelons-le tout de même avec modération et en quantités très chiches, comme ailleurs, dans de petits shots en plastiques), et des bouteilles déjà vues, mais parfois dignes d’être revisitées, comme par exemple le KAVALAN « Sherry Oak » à 46 %, vraiment un beau sherry juteux (fruits) et ciré, à faire pâlir les MACALLAN officiels actuels (note chiffrée estimée à 90/100).

Autre pépite, et coup de cœur de l’an dernier, le WHISTLEPIG "Straight Rye whiskey" (100 % à base de seigle) 10 ans, distillé au Canada mais vieilli aux Etats-Unis, réduit à 50 % confirme son statut de chef d’œuvre avec un fruité généreux, une structure puissante et de belles notes épicées (note estimée à 94,5/100). J’espérais déguster le 12 ans d’âge (« Old World ») affiné en fûts de Madère (à 63 %), mais aussi en fûts de Sauternes (à 30 %) et enfin de Porto (à 7 %), mais hélas elle n’était pas présente.
Beaucoup de belles choses sur ce stand bien sûr mais pas vraiment nouvelles côté whisky en tout cas (AMRUT « Fusion », KILCHOMAN « Machir Bay », ou encore le BLANTON’S « Gold Edition », entre autres-tous bons, soit dit en passant…). Evidemment, je suppose qu’il faut relativiser cela dans la mesure ou ce stand comme les autres existent pour présenter leurs nouveautés, certes, mais également leur portefeuille de références permanentes.

-« WHISKY DE TABLE » n.a.s. (« over 4 years old »), emb. COMPASS BOX, Edition N°2, mise en bouteille en 2017 pour LaMDW-marché français), n.c.f./n.c. (non filtré à froid, non coloré), 40 % (Blended Malt, ECOSSE) :
A Noter : Il s’agit de la deuxième édition de cet embouteillage réservé au marché français et créé en 2016 à l’occasion du 60 ème anniversaire de La Maison du Whisky. La recette est légèrement différente : Constituée à 48 % de CLYNELISH, à 20,5 % de BENRINNES, à 21,5 % de LINKWOOD et enfin à 10 % de CAOL ILA, elle n’utilise que des fûts de premier remplissage provenant de la distillerie américaine BUFFALO TRACE. John Glaser, son créateur, recommande de le consommer bien frais, voire glacé.
Couleur : Or pâle. Nez : Il exprime de beaux esters, de la tourbe grasse, des fleurs délicates, un peu d’herbes sèches, de jolis agrumes et une tourbe presque aérienne (badiane, embruns,…). Bouche : Elle reprend fidèlement les notes du nez, en leur donnant une dimension plus précise : Les esters sont à l’honneur (bonbon anglais, ananas, banane, poire mûre), les agrumes aussi (sorbet citron, jus d’orange & de pamplemousse rose), les fleurs (délicates), complétée par de belles notes d’amandes fraîches et en frangipane, et bien sûr par une belle tourbe grasse (badiane, embruns, créosote, sel, fumée très fine). Déjà intéressant dégusté sec, il devient plus plaisant à déguster dilué, et même glacé. Tenue à la dilution (quelques gouttes d’eau): Agréable, mais il faut aller plus loin…Je décèle maintenant une pointe de café et de réglisse en finale. Tenue à la dilution (sur glace): Ah, voilà, c’est vraiment bien conçu pour limiter la perte aromatique et exalter les notes issues des fûts de premier remplissage. Superbe ! Presque aérien, un whisky d’été… Conclusion : Cette nouvelle création de John Glaser remplit parfaitement son rôle d’apéritif très frais idéal, délicat, léger mais demeurant expressif, et me semble même plus riche, plus complexe et plus gourmand que la première édition. Bien joué, John ! Indication de prix : Autour de 43 €, MDW & cavistes partenaires. Note confirmée : 92/100

Enfin la plus grande surprise est venue du stand de la société NIKKA Whisky Distilling co. En effet suite à la pénurie de stocks de whiskies âgés de plus de 10/12 ans, le groupe ne présente plus dans les salons que des versions sans compte d’âge de leurs distilleries YOICHI & MIYAGIKYO (et encore là ces 2 références étaient absentes), ses blended whiskies et (à l’occasion de ce salon) les indispensables créations originales que sont les NIKKA « Coffey Grain » et « Coffey Malt » (ils sont connus et appréciés, je n’y reviens donc pas ici). Eh bien, là, j’avoue, j’ai été surpris, mais cela est logique quelque part…La maison NIKKA présentait donc pour la première fois (et en avant-première du Whisky Live Paris 2017) deux nouvelles références aux couleurs inédites (à droite sur la photo ci-dessous), qui n'étaient pas du whisky, mais un « GIN » (étiquette verte), et une « VODKA » (étiquette bleue) !

Ces créations sont censées mettre en avant les qualités du distillat de NIKKA d’une autre manière, sans vieillissement, et en utilisant autant que possible des ingrédients japonais, et pour le gin, notamment les agrumes Amanatsu, Kabosu, mais aussi du Yuzu, je crois) et (sauf erreur de ma part) une épice proche du poivre Sichouan. Le résultat est bluffant et ce gin est très agréable, et assez différent des gins anglais, avec une dominante citronnée très complexe, mais gardant l’équilibre avec d’autres ingrédients. La vodka est de qualité également, mais j’avoue que c’est le gin qui m’a le plus impressionné. Cependant, comparativement (en tout cas de mémoire), le gin de Kyoto (KI NO BI) dont je parlais plus haut, me semble bien au-dessus. Un grand merci à Emiko Kaji (directrice internationale B.D. chez Nikka) & Naoki Tomoyoshi (chef des ventes internationales chez Nikka) pour leur accueil et leurs explications sur ces nouveautés.
Signalons également la présence fort sympathique du célèbre barman Stanislas Vadrna, qui collabore régulièrement avec NIKKA sur des créations de cocktails à différentes occasions (il est connu notamment pour un excellent cocktail à base du blend NIKKA « From The Barrel » créé il y a quelques années déjà) et avait là également créé deux cocktails, l’un à base du nouveau gin et l’autre à base de la nouvelle vodka. J’ai testé celui avec le gin, qui mettait bien en valeur la complexité citronnée de celle-ci, aussi, bravo Stanislas !

Stanislas Vadrna, ici au salon Cocktail Spirits 2015, présentait un cocktail à base de NIKKA "From the Barrel".
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RETOURS SUR QUELQUES MOMENTS DES EDITIONS PRECEDENTES :
LE COGNAC AU NATUREL :
Même s’il n’était pas présent cette année avec ces Cognacs de collection parfois centenaires (il ne l’était pas non plus l’an dernier, mais certaines références étaient en dégustation sur le stand ou Nicolas Julhès, jeune distillateur mais célèbre caviste-épicier-traiteur spécialiste du whisky, présentait ses premières créations, un agréable « MAPLE » Spirit à 42 %), il me fallait rendre hommage à Guilhem GROSPERRIN, l’un des participants les plus remarquables de ce salon depuis plusieurs années. En effet, Guilhem, que j’ai eu la chance de rencontrer chez lui à Saintes (voir lien vers le reportage en fin de paragraphe) n’a jamais ménagé ses efforts pour apporter avec lui non pas 4, 4, 6 bouteilles mais parfois plus d’une dizaine, avec des millésimes qui donnent parfois le tournis, comme « 1944 », « 1924 », « 1922 » (codifiés par les numéros « 24 » et « 22 »), et même « 1820 », même si, comme l’explique humblement Guilhem, souvent les eaux-de-vie de plus de 80 ou 100 ans voient leur vieillissement stoppé pour éviter trop de « part des anges » en transvasant leur contenu dans des « dames-Jeanne » (des bonbonnes d’environ 25/26 litres hermétiquement fermées). Voici donc quelques photos retraçant sa participation à ce salon…(ici photos du salon 2011):



les "Trésors de La Gabare", dont une bouteille de cassis datant de 1901 (au centre de la photo).
Pour en savoir plus, voici un lien vers mon reportage intitulé « Voyage à Saintes », qui fut l'objet d'un "Gros Plan" sur mon site en 2015:
Reportage sur les Cognacs Grosperrin

Pour finir en beauté, un Cognac de 1848...J'ai juste envie de dire merci, Guilhem...
COCKTAILS & CURIOSITES, MORCEAUX CHOISIS EN IMAGES…. :
J’ai déjà évoqué plus haut de beaux moments liés à la dégustation de cocktails réalisés lors de ce salon 2017, notamment sur le stand du rhum SAINT JAMES, mais voici quelques photos liés à la réalisation de beaux cocktails, comme ceux par exemple proposés en 2009 par BALLANTINE’S, ou encore en 2015 chez FOUR ROSES, des retours sur d’autres whiskies (lorsque par exemple la société de négoce française LA PART DES ANGES proposait des single malts de distilleries fermées), spiritueux ou stands particuliers. COCKTAIL SPIRITS c’est aussi, d’abord et surtout de belles rencontres avec des professionnels experts dans leur métier, que ce soit barman, producteur, négociant ou responsable des ventes, entre autres :


Lors du salon COCKTAIL SPIRITS 2009, pas moins de 3 recettes de cocktail à base de BALLANTINE's 12 ans étaient proposées.

Le stand CUTTY SARK & The GLENROTHES (marques en partie propriétés de The Edrington Group) en 2009, avec notamment le superbe CUTTY SARK 25 ans, un grand blended whisky titrant 45,7 %.

Comment résister à ce superbe 26 ans de la distillerie fermée DALLAS DHU (mis en bouteille par LA PART DES ANGES, négociant français qui a l'époque, en 2009, sortait encore des whiskies) ?

Un autre spiritueux français encore pas assez mis en valeur, l'Armagnac, ici avec un brut de fût de la maison CASTAREDE, en 2016.
Diffiicile d'oublier le lancement, en 2011, du blended whisky "GREAT KING STREET" (version "Artist's blend"), avec le privilège d'avoir John Glaser cette année là au salon COCKTAIL SPIRITS.

En 2011 également, mais je l'avais déjà rencontré avant (Jérôme me fit l'honneur en 2005 de me choisir comme binôme pour un concours d'assemblage professionnel, sous la houlette de Colin Scott, le maître-assembleur de CHIVAS REGAL), j'ai retrouvé au salon Jérôme Vallanet, barman et formateur en mixologie, qui a souvent beaucoup donné de sa personne pour présenter différentes marques comme pour faire des présentations ou masterclasses par exemple sur l'utilisation du citron dans les cocktails (ne riez pas, pour 7 variétés couramment répertoriées dans les dictionnaires, il en existerait en réalité plus d'une centaine de par le monde, ce qu'il expliqua, preuves à l'appui lors de l'édition 2011 du salon-Pas de photo car trop mauvaise, navré).

Un salon à l'écoute des productions du monde, comme ici avec le rare single malt tchèque HAMMERHEAD 23 ans.

Au centre de la photo, les étonnants et splendides flacons de luxe des eaux-de-vie de chez ROCHELT (Autriche), que je n'ai hélas pas eu encore l'occasion de déguster. Très onéreuses, les productions très artisanales et exigeantes de cette maison semblent, au vu de leur site internet, tendre vers une grande concentration du fruit (avec le choix de faire le plus possible des "bruts de fût") et vers une finesse rare. A suivre...
LE MOUTAI, UN SPIRITUEUX DIFFERENT, VENU DE LOIN :
En 2016 : Kweichow MOUTAI (via la société China MOUTAI France) : Il s’agit d’un alcool blanc de type baijiu distillé 7 fois à base de Sorgho, puis fermenté 8 fois, et mis à vieillir ensuite durant une période d’au moins 5 ans, mais qui peut parfois dépasser les 30 ans d’âge. C’est une boisson nationale chinoise destinée aux banquets et cadeaux officiels…. C’est la première fois que ce spiritueux était présenté dans ce salon (voire possiblement dans un salon français ?) et ce fût une expérience unique.

Disponible en France désormais en 3 titrages (de 38 à 53 %), il est très singulier, sur des notes auxquelles les palais occidentaux ne sont pas habitués en général, à la fois terreuses, végétales & presque fumées, avec des rappels de notes de thé très infusés, de champignons, de tabac, mais aussi de chocolat noir à plus de 80 %, alliant de l’amertume, une certaine âcreté, une texture un peu poudrée et presque comme une note de truffe. Curieusement, alors que j’étais assez déconcerté par cette dégustation, un peu choqué même, c’est la version la plus puissante en titrage (53 %) qui m’a paru la meilleure et la plus expressive. Si j’osais une analogie avec le whisky, je dirais qu’il m’a rappelé un peu mes premières versions du ARDBEG « Uigeadail » dégustées il y a plus de 10 ans, poussiéreuses comme un fog londonien, très typées, et absolument pas aseptisées comme les versions plus récentes.
ETATS-UNIS, LE RETOUR EN FORCE… :
Quelques autres whiskies des Etats-Unis présentés et/ou dégustés dans le cadre du salon COCKTAIL SPIRITS ces dernières années:
C’est en 2014 que je découvre avec stupéfaction et grand intérêt les whiskeys de la marque MICHTER’S (distillerie du Kentucky, mais originellement de Pennsylvanie), d’abord au Bar des Innovations, puis sur le stand qui leur était consacré pour la première fois alors que ces whiskeys n’étaient pas encore disponibles en France et ce fut le coup de cœur immédiat, tant pour le superbe conditionnement des bouteilles (sans parler de celui des éditions limitées !) que pour leur contenu. La gentillesse du fils du directeur de la distillerie, Matthew T. Magliocco, présent en 2014, m’a également de suite frappé. Des ambassadeurs américains ou français de la distillerie se succèdent depuis, j’en profite pour rendre hommage également à Matt Rooney, présent en 2015 ou encore à Romain Llobet pour leur accueil. La constance de leurs whiskeys est impressionnante, même si pour les versions plus âgées (la distillerie ne distille que depuis peu) et c’est une gageure.

Matt Rooney, ambassadeur de MICHTER'S, présent depuis 2015 au salon, ici avec le "Straight Rye".
MICHTER'S produit des Bourbons comme des Rye whiskeys, en version assemblée relativement largement comme en « Single-barrel ». Les versions jeunes sont regroupées dans la gamme dite « US 1 », une gamme excellente et plutôt subtile mise en bouteille dans des bouteilles un peu trapues et rondes, tandis que les très expressifs « single-barrels » âgés sont vendues dans de belles carafes ovales au bouchon de cire tendre. Je n’y reviens pas en détails, ayant déjà évoqué ces whiskeys sur mon site. Je recommande toujours donc les « Sour Mash », « Unblended American Whiskey » (deux « mashbills »- ou recettes de brassin- dans lesquels le maïs joue un rôle important mais non majoritaire, d’où l’impossibilité légale d’utiliser le nom « Bourbon »), mais aussi les « Straight Bourbon » & « Straight Rye », excellents, et devenant remarquables en version 10 ans d’âge, voire plus (l’an dernier j’ai eu la chance de déguster un 25 ans & un 35 ans « Straight Rye », mais étant donné leur rareté, tout le monde n’a pu y avoir accès, cela peut se comprendre. En tout cas ils se sont avérés assez remarquables. Tous les whiskeys dégustés à ce jour (sauf 3 notes encore à venir) ont donné lieu à des notes situées entre 91 et 97/100 (voir sur le site).

L'excellent "Barrel Strength" Straight Rye (une édition limitée) de 2016.
Aux antipodes sur le papier, si j’ose dire (car ces deux marques ont en commun une délicatesse certaine dans leurs productions), car distillés trois fois, les whiskeys de chez WOODFORD RESERVE (propriété de BROWN-FORMAN) ont souvent tiré leur épingle du jeu lors de ce salon, en voici un résumé :
-WOODFORD RESERVE « Distiller’s Select », Edition 2017, 43,2 % (Triple-distilled Straight Bourbon whiskey): Très beau, complexe (érable, fruits rouges, cuir, solvant, miel, épices douces), d’une grande finesse, Magnifique et d’un équilibre parfait. Toujours aussi impressionnant de sérénité, mais la triple distillation y est aussi pour quelque chose. Prix de 30 à 40 € environ/Note confirmée: 93/100
-WOODFORD RESERVE « Double Oaked », Edition 2017, 43,2 % (Triple-distilled Straight Bourbon whiskey): Un superbe WOODFORD RESERVE, bien qu’assez boisé c’est vrai, très bien assemblé et complexe. L’on y trouve aussi de belles notes fruitées et pâtissières s’exprimant entre les notes boisées et épicées. Une version moins ronde et plus typée que le « Distiller’s Select », mais bien faite. Prix de 45 à 55 € environ/Note confirmée : 91,5/100
-WOODFORD RESERVE « Rye », Edition 2017, 45,2 % (Triple-distilled Straight Bourbon whiskey): A noter: Il s’agit d’une recette à 53 % de seigle (“rye”), 33 % de maïs et enfin 14 % d’orge maltée. Très doux, ce whiskey est très loin de l’exubérance et de la puissance du WHISTLEPIG « Rye » 10 ans, par exemple, mais il est tout de même complexe et très fin, et ferait un parfait élément central d’un « Manhattan » cocktail…comme j’ai pu le constater sur place ! Prix autour de 50 € environ/Note sous réserve : 90/100 à davantage.

Les somptueux rappels du cuivre des alambics de la distillerie WOODFORD RESERVE dans cette version "Double-Oaked".
Enfin concernant les Etats-Unis, encore, qui sont depuis quelques années en pleine explosion de micro-distilleries souvent de talent et d’inventivité, il me fallait mentionner spécialement la distillerie de single malts WESTLAND-de la côte Ouest, à Seattle-dont j’ai découvert un des whiskies grâce au salon COCKTAIL SPIRITS 2016, le 19 juin, soit bien avant le Whisky Live Paris (qui n’a fait que confirmer mon intérêt pour leur démarche-rappelons ici que je les avais désignés distillerie de l’année 2016). La dégustation de leur single malt nommé « Sherry Wood » lors du salon 2016 a été une véritable révélation pour moi non seulement du renouveau des distilleries américaines, avec une démarche ici très originale, mais en plus de leur capacité à concurrencer les whiskies écossais sur leur propre terrain, et notamment celui des sacro-saints « sherried » malts.

Quelques années avant, j’avais eu la chance de découvrir les premières productions de la distillerie TUTHILLTOWN Spirits LLC (située dans l’Etat de New York, sur la côte Est, c’est la première distillerie indépendante depuis la Prohibition dans cette région), qui produit les bourbons, rye & autres de la marque HUDSON. Conditionnés dans d’originaux (mais un peu trop onéreux à mon goût) flacons de 35 cl depuis leurs débuts en 2005 (ils produisent aussi de la vodka, des cocktails mis à vieillir en fûts-une innovation récente que j’ai découverte aussi grâce à ce salon, les cocktails « clés en main » vieillis puis remis en bouteille). Je n’y reviens pas en détails, les ayant déjà chroniqués dans d’autres sujets, mais notons que le « Baby Bourbon » et le « Manhattan Rye » titrent à 46 % et sont distribués par la Maison du Whisky, tout comme les autres whiskies nord-américains cités.

Tony Vanaria, ambassadeur des whiskeys HUDSON, ici en 2009. Une distillerie qui a cherché à se démarquer des autres dès le début.
Concernant les productions nord-américains, il faudrait aussi mentionner les marques DRY FLY, DAD’S HAT, KOVAL, ou encore RAMSON Spirits…et j’en passe, mais la place manque…Du côté des écossais, comme j’ai déjà largement parlé sur le site des superbes GLENMORANGIE « Tusail », WOLFBURN « Single Malt » ou encore du blended malt « The EPICURIAN » de Douglas LAING, découverts l’an dernier, je n’y reviens pas ici. J’aurais l’occasion de traiter de certains de ces whiskies le cas échéant (si dégustations il y a).

Le "DRY FLY", ici dans une version "Straight Wheat" whiskey, à majeure de blé, lors de l'édition 2016.
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CONCLUSION :
Je serais bref, le sujet ayant été plus long que prévu, car je n’y avais pas encore consacré la place qu’il mérite sur le site, mais aussi parce que je souhaitais rendre hommage aux éditions précédentes. J’espère que cela aura permis aux lecteurs de prendre la mesure de l’intérêt de ce salon autant que possible. Pour ceux qui ont la possibilité de s’y rendre, je vous le conseille vivement, car ce salon professionnel a d’année en année largement fait ses preuves non seulement en tant que témoin de son temps, mais aussi et surtout en tant qu’anticipateur des tendances à venir. L’on y découvre de nouveaux spiritueux, mais aussi de nouveaux modes de consommation, ainsi que certains des acteurs de demain. L’édition 2017 n’échappe pas à la règle, avec quelques belles découvertes et des confirmations, comme vous avez pu le constater à la lecture du sujet. J’ai conscience que je ne peux rendre compte ici de l’étendue de l’intérêt de ce salon, étant personnellement davantage impliqué par le monde des whiskies, voire de quelques autres spiritueux, que par le monde de la mixologie & des bars, aussi je vous renvoie au site internet du salon, afin d’en connaître tous les participants exposants comme intervenants dans les masterclasses ou conférences, ou encore sur les thématiques de l’année :
http://cocktailspirits.com/
Bonne lecture !
Un article consacré, une fois n'est pas coutume, au COGNAC, et en particulier à une Soirée privée de Dégustation de COGNACS des Domaines Francis Abécassis, soirée qui s'est tenue à la Brasserie Flottes à Paris, le 04/12/2013:
AVANT-PROPOS:
Oui, il s’agit de Cognac, pas de whisky ! Du vin distillé, pas de la céréale. Les points communs cependant ? Le type d’alambics, à peu de choses près, et la maturation en fûts de chêne. Dans un des onglets du site (menu haut) nommé « En marge », à la rubrique du site nommée « Autres Spiritueux », j’ai exprimé dès le départ mon souhait de traiter, de temps à autre, de « spiritueux susceptibles d’intéresser les amateurs de whisky », principalement des alcools vieillis en fûts. Je considère toujours aujourd'hui qu’au-delà des différences (évidentes ou non) entre ces spiritueux, ce choix est toujours pertinent, et que les amateurs de whiskies, en tout cas les plus ouverts, pourraient trouver leur compte dans cette découverte.

LA SOIREE :
L’équipe de la maison ABECASSIS (désormais menée par Elodie, la fille de Francis Abécassis, le fondateur de cette société) présentait 5 produits, dont 4 Cognacs et 1 Vodka produite également par eux. L’invitation dépassait le cadre des membres du club et l’attention portée aux questions tant de la part des néophytes que des connaisseurs étaient appréciables, de même que la transparence sur les méthodes d’élaboration des Cognacs de la maison. Quelques amuse-gueule étaient proposés, ainsi que la possibilité de dîner ensuite sur place. Le livret de dégustation offert était bien intéressant, truffé d'informations et pratique pour la prise de notes.
LA DEGUSTATION :
En marge ou plutôt en préambule de la dégustation, il nous a été proposé de déguster, en cocktail (mais on pouvait aussi le déguster sec) une VODKA BIO nommée « EQUISSOLIS », cuvée millésimée 2012, vodka élaborée à base de blé d’hiver, distillé 5 fois (système des plateaux), et réduite à 40 %. Je l’ai trouvée d’une grande finesse et d’une belle minéralité, bien qu’assez légère. L’excellent cocktail (très fruité, très rafraîchissant) qui l’a mettait en valeur comprenait, entre autres ingrédients, du jus de cranberries et du triple-sec.
1/ COGNAC ABK6, « VSOP », dit « GRAND CRU », 40 % :
Couleur : Ambre clair à reflets vieil or.
Nez : Séducteur. Vanille, orange, boisé, pommes au four, épices douces.
Bouche : Equilibrée et fine, relativement courte cependant (là je regrette le titrage à 40 %, car quelques degrés de plus l’auraient mieux mis en valeur). Belles notes très fines sur l’orange et les fruits confits, puis la vanille.
Conclusion : Belle entrée en matière, déjà expressive, malgré le titrage traditionnel à 40 %, car quelques degrés de plus l’auraient mieux mis en valeur. Ceci dit la réduction à 40 % fonctionne bien, ici comme dans d’autres versions. En comparaison (toujours difficile) avec un whisky, je dirais qu’il faut imaginer un Speyside apéritif tel un jeune TAMDHU (le nouveau 10 ans) ou le CARDHU Special Cask Reserve.
Estimation de Note chiffrée: 17,5/20 ou 87,5/100

2/ COGNAC ABK6, « XO », dit « FAMILY RESERVE », 40 % (âge estimé à 30/35 ans environ):
Couleur : Ambrée, à reflets vieil or.
Nez : Un peu alcooleux au premier nez, puis notes de solvant (typiques de nombre de Cognacs artisanaux), puis ce sont les épices qui s’expriment, avant de finalement laisser parler un peu le fruit. Intriguant !
Bouche : Da manière surprenante, plus équilibrée que le nez et très gourmande. Généreusement fruitée (orange en sorbet, pêche jaune juteuse avec sa peau, et soupçon de bourgeon de cassis, mais aussi raisins secs et fruits confits variés), elle fait preuve d’une belle complexité et profondeur, dispensant également des notes florales capiteuses (de lys, entre autres), des notes de cuir, une pointe de réglisse, de la vanille, et un beau boisé.
Conclusion : Superbe et très charmeur, mais aussi très direct et exubérant sur le fruit, ce Cognac possède certains marqueurs aromatiques susceptibles de beaucoup plaire aux amateurs de blended-whiskeys irlandais, et de Pure Pot Still (ou Single Pot Still) en particulier. L’on n’est pas très loin du POWER’S 12 ans.
Estimation de Note chiffrée: 18,25/20 à davantage ou 91-93/100
3/ COGNAC LEYRAT, « XO », dit « VIEILLE RESERVE », 40 % (âge estimé à 25 ans environ):
Couleur : Ambrée, à reflets vieil or.
Nez : Sexy, féminin (ce qui n’est jamais péjoratif pour moi). L’attaque est d’abord boisée, à peine végétale (thé à la Bergamote), vanillée, puis aérienne, sur les fleurs et les fruits, l’orange (en sorbet) en tête. Une invitation.
Bouche : Somptueuse, complexe et équilibrée, elle est d’une grande finesse. Florale (fleurs capiteuses, dont du lys et peut être du jasmin ?), fruitée (orange en sorbet, pêche jaune en milkshake, pointe de fruits rouges), elle est aussi finement boisée et légèrement vanillée, de belle longueur et en decrescendo sur toutes ces notes, avec une discrète sécheresse. Elle laisse rêveur.
Conclusion : Splendide d’équilibre, avec un caractère à la fois aérien et sec, cette version d’un charme fou est d’une élégance rare qui n’a rien à envier à de grands whiskies, et même si le registre aromatique n’est pas le même, je retrouve un peu de ce style chez le single-malt HIGHLAND PARK officiel 21 ans d’âge…la version à 47,5 %.
Estimation de Note chiffrée: 18,5/20 voire davantage ou 93-94/100

4/ COGNAC REVISEUR, « XO », 40 % (âge estimé à 25 ans environ):
Couleur : Ambrée, à reflets vieil or un peu plus éclatants.
Nez : L'on sent qu’on est dans un autre domaine, ou les marqueurs sont un peu différents, tout en gardant un « tronc commun » si j’ose dire. L’attaque est d’abord vive, un peu alcooleuse sinon entêtante, sur les épices, le boisé et ses tannins, le solvant (pas loin de l’essence de térébenthine, voire l'huile de lin), les fruits étant relégués à l’arrière-plan, au nez en tout cas. Moins plaisant, mais typé et authentique, « brut de décoffrage » en quelque sorte.
Bouche : Fort heureusement, les durs esters du nez et l’apparence alcooleuse s’estompent en grande partie en bouche, au profit du fruit, un peu plus ténu certes que dans les versions précédentes de cette dégustation, mais aussi et de manière claire sur les épices et le bois intense, avec un caractère tannique bien présent, mais assez maîtrisé. La vanille, les fruits parviennent à se frayer un chemin, mais différemment des Cognacs précédents. Je pense que la durée un peu plus importante que la version précédente d'élevage en fûts neufs n’y est pas pour rien. Elle a tendance à rendre le profil aromatique un peu plus rigide à mon avis.
Conclusion : Je trouve un peu moins d’équilibre personnellement dans celui-ci, mais son profil général différent est à considérer comme tel (différent) et nul doute qu’il s’agit d’un Cognac de qualité, par contre il est moins à goût, tant je suis friand de l’exubérance ou de l’élégance fruitée des précédents. L’on retrouve ce genre de profil très typé chez d’autres producteurs de Cognac, mais plutôt parmi ceux qui ont une approche artisanale (de non-lissage systématique de leur production par les additifs, par exemple). Du côté de la comparaison éventuelle avec un whisky, je pense là plutôt à certains single-grains de négoce (comme un PORT DUNDAS d'environ 30 ans de chez Duncan Taylor par exemple).
Estimation de Note chiffrée: 17,75/20 voire davantage ou 90-91,5/100

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QUELQUES DONNEES SUR LES COGNACS DES DOMAINES ABECASSIS:

La part dévolue au vin dans le Cognac est importante et à ne pas négliger. Le raisin destiné au Cognac (ici de variété Ugni blanc) est vendangé assez tôt, bien plus que pour faire du vin, ceci afin de conserver suffisamment d’acidité. Tout le processus de récolte est automatisé. La première distillation du vin donne ce qu’on appelle le brouillis, qui titre entre 28 et 32 % d’alcool par volume (A.B.V.), ensuite a lieu la deuxième distillation qui donne l’Eau-de-Vie de Cognac à environ 70 % A.B.V.. Un peu comme pour le whisky, il y a coupe (« cut » en anglais) et l’on ne garde que le cœur de chauffe lors de la première distillation, donc les têtes et les queues de distillation sont éliminées au lieu d’être redistillés ensuite. La période de distillation a lieu entre novembre et fin mars. Chaque domaine est un terroir différent, d’où les noms différents des trois gammes (« ABK6 », « LEYRAT », « REVISEUR »), mais l’accueil du public et le siège social sont au Domaine Maillard, ou est l’on élabore le Cognac « LEYRAT ».
La maturation met en œuvre des fûts de chêne du Limousin de 350 litres, et joue sur une combinaison entre fûts neufs (plus ou moins toastés) et fûts réutilisés (« de remplissage » ou « refill »-ce dernier terme est utilisé pour le whisky). La marque LEYRAT utilise des fûts neufs, mais sur une durée assez limitée, tandis que la marque Réviseur en utilise sur une plus longue durée. La plus ancienne eau de vie présente dans les chais de la maison date de 1918. Par ailleurs, la réduction est exécutée de manière très lente, et peut avoir lieu également avant la maturation (l’alcool est réduit à 68 % avant la mise en fûts). Cette question de la réduction est très importante, (pour le whisky également-car hélas elle est trop souvent précipitée...) car elle est garante de qualité et doit effectivement être faite le plus lentement possible pour ne pas briser l'équilibre du Cognac. C'est donc, en ce sens, une information très positive sur le travail de cette maison à mon sens.
L’âge minimum pour un Cognac est légalement de deux ans. La version VS du Cognac maison (ici, l’ABK6) est âgée de 2 ans, le VSOP de 4 ans minimum, le XO de 6 ans minimum, l’ « EXTRA » encore davantage. Concrètement le compte d’âge, qui ne peut être indiqué sur la bouteille, peut être plus élevé, le XO des marques LEYRAT & REVISEUR étant par exemple annoncé comme ayant environ 25 ans d’âge. ABECASSIS commercialise également en collaboration avec La Maison du Whisky une version small batch (petit lot) réduite à 42 % du Cognac LEYRAT nommée « Assemblage N°1 », un des rares Cognacs non filtrés à froid. Pour la question de la quantité de fûts mis en œuvre pour une cuvée, la réponse est d’environ 10000 litres, soit habituellement environ 30 fûts. Par ailleurs, sur les domaines Abécassis, "21 chais abritent quelques 3000 barriques et 100 tonneaux, tous en chêne du Limousin" indique le livret de dégustation fourni.
Concernant la question des additifs utilisés (rappelons que ceux autorisés dans le Cognac sont le caramel ajouté, le « saccharose brut » et l’« essence de boisé »-en réalité une infusion aqueuse de bois de chêne, nous précise le maître de chais Christian Guérin), la réponse de la maison ABECASSIS a été qu’ils sont très peu utilisés, et la plupart du temps uniquement sur des Cognacs jeunes, pas dans les versions XO et « Extra ». J’ajouterais personnellement que pour ce que j’ai pu en constater, je n’en décèle pas de trace dans les versions citées, et s’il y en a dans les versions plus jeunes, il ne semble pas y avoir d’abus car la qualité est au rendez-vous dès l’entrée de gamme.
Pour en savoir plus, le site officiel des Domaines Abécassis :
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Cette approche qui tend vers l’artisanal et de « laisser parler les fûts », tout en permettant aussi au maître de chais et assembleur (Christian Guérin) d’exprimer son talent et sa connaissance pour obtenir tant gourmandise, complexité, finesse qu’authenticité et harmonie, mais aussi l’humilité et le soin apporté à expliquer le travail de la maison sont les données qui m’ont séduit et donné l’envie de vous en parler ici.
Grégoire Sarafian, le 14/12/2013
Photos, compléments d'informations et autres visuels: Domaines Abécassis © sauf autorisations (comme ici...-merci à eux!)