REPORTAGE sur le SALON Club-Expert DUGAS 2025 (14 & 15 Septembre, au Carreau du Temple, Paris) :
Publié le : 26/09/2025 (dernière mise à jour du : 09/10/2025)
Disclaimer for the ENGLISH audience : This is a Report about a French show, the Dugas show, which took place in Paris 2 weeks before Whisky Live Paris : Due to time missing, sorry to say, to cover all current shows, tastings & videos I have to take care of at the moment (it’s the busiest moment of the year, mind you), this report will be in French language only, but Google translate might help, plus the summary in English I did wrote under the video interview on my Youtube channel of the manager of the Rozelieures distillery, check it out...Note that, for the Whisky Live Paris 2025, I will record a video in English, or do a live show with pictures. Thanks for your understanding & patience.
LE REPORTAGE EN FRANCAIS (Dégustations de Whisky, Rhum, vin de Madère):
A Noter : Certaines distilleries ou groupes ont disparu cette année des allées du salon, soit qu’elles ne souhaitent plus venir car elles ne se sentent pas soutenues, soit qu’elles soient en désaccord commercial, etc, difficile de savoir pour chacune d’entre elles, honnêtement, même si je suis au courant de certains problèmes délicats à évoquer ici, en tout cas, mais au final, entre autres, cette année, pas de GLENGOYNE, TAMDHU, TOMATIN, ni d’Ian MacLEOD (embouteilleur indépendant avec notamment la gamme « Chieftain’s », le single-malt tourbé anonyme « Smokehead » & assembleur via certaines marques d’assemblage comme « Isle of Skye », etc.). Et du côté des distilleries du monde, c’est la distillerie SPIRIT OF YORKSHIRE et leur excellente marque de single-malts Filey Bay qui en fait les frais, et je le regrette profondément…/Attention : Notes de dégustation sous réserve et sans notes chiffrée...lorsque je le pourrais, je reviendrais sur certains de ces whiskies plus précisément (l’ordre de dégustation a été parfois changé ici, pour plus de cohérence). Par ailleurs, j’ai finalement fait l’impasse sur certains whiskies dégustés lorsque les conditions ou la pertinence de citer ces marques était moindre (whiskies déjà dégustés auparavant avec datation impossible, etc...) :

Comme l’an dernier, le groupe DIAGEO avait un grand stand, et j’ai pu déguster une petite sélection de flacons que j’ai souhaité moi déguster en priorité. J’ai souhaité déguster en début de salon d’abord l’iconique et supposée délicate gamme « Flora & Fauna » (dont j’ai déjà chroniqué en vidéo l’Inchgower 14 ans, au passage), puis d’autres choses. Voici la liste des « drams » (sachant que j’ai choisi de ne pas traduire dans ce reportage systématiquement les détails de type de fûts):

-BLAIR ATHOL 12 ans « Flora & Fauna » (Bourbon casks), 43 % : Connaissant la réputation de la distillerie et ayant dégusté de belles versions de négoce, j’ai trouvé cette version un peu décevante, assez aseptisée et manquant de précision (hélas toute la gamme est filtrée à froid & colorée, ce qui est dommage).
-MANNOCHMORE 12 ans « Flora & Fauna » (Bourbon casks), 43 % : Distillat davantage perceptible, richement fruité (fruits du verger, agrumes), belle note modérement boisée et vanillée, épices douces. Presque plus intéressant que le joli Linkwood 12 ans testé dans la même gamme l’an dernier et cette année...

-MORTLACH 16 ans « Distiller’s Dram » (1st & 2nd fill Sherrycasks), 43,4 % : Dégusté dans de bien meilleures conditions que l’an dernier, il s’est révélé assez réussi, complexe, fruité et doux, faisant preuve d’un beau boisé, mais il est aussi cacaoté et lacté.
-MORTLACH 20 ans « Cowie Blue Seal » (Bourbon & Sherry casks), 43,4 % : Le boisé et le chocolaté se font plus intenses, plus profonds et, plus généralement, la complexité monte ici clairement d’un cran. C’est superbe, mais Diageo en demande plus de 350 €...

-ROSEISLE 12 ans/Special Release 2024 (First fill & refill ex-Bourbon casks), natural cask strength, 55,8 % : Première dégustation pour moi d’un whisky de cette gigantesque récente distillerie (2010) d’abord destinée à alimenter les blends du groupe (Johnnie Walker & J & B), elle présente ici une version assez boisée, et épicée en finale, plutôt bonne, mais sans surprises ni élément saillant.
-OBAN 10 ans/Special Release 2024 (finished in charred American oak barrels, seasoned Oloroso Sherry), natural cask strength, 58 % : Mon préféré des 3 « Special Releases » dégustés ce jour, un joli Oban, joliment boisé et vanillé, rehaussé d’un « filet » de sherry bien agréable et subtil.

-CAOL ILA 11 ans/Special Release 2024 /unpeated ? (« unusually unpeated, crafted with short fermentation & cloudy worts », finished in STR like ex-wine casks), natural cask strength, 57,3 % : Présenté comme non tourbé (mais il semble l’être un peu), expérimentant une fermentation courte et un moût trouble, il est clairement moins typique (pas sûr que j’aurais reconnu la distillerie à l’aveugle), et moins convaincant qu’un autre Special Release de 14 ans « unpeated » (celui de 2012), avec une texture dense, presque poussiéreuse, « funky », mais sans charme et sans les notes florales, herbacées, presque médicinales et tourbées qu’on apprécie chez Caol Ila.
A NOTER : Je regroupe ci-dessous mes dégustations de whisky français, avant de revenir aux écossais et autres, etc :
-HAUTEFEUILLE (ferme-distillerie artisanale française située près d’Amiens, reportage sur le site à voir : lien ci-dessous après la note de dégustation) présentait, outre ses « Parcelle Hangard », « Le Parc du Château » et ses 2 « Single-Farm » (non tourbé & tourbé), dont je reparlerais, l’une de ses nouveautés (l’autre, un « Amontillado finish », absent, étant une exclusivité de la distillerie).

-HAUTEFEUILLE « Le Bout de la Ville » (moisson 2019, mise en bouteille 2025), un single-malt utilisant des fûts de chêne neuf français toastés, des ex-fûts de Rhum HSE, et des fûts de Sherry et aussi de Rivesaltes (mis en bouteille à 46 %, ncf/nc) : Beaucoup de densité fruitée ici, des épices (un côté vin chaud du Nord aussi) et une belle complexité, une gourmandise confiturée…(Photo ci-dessous, avec Etienne Hautefeuille, le directeur de la distillerie).

VISITE de la Ferme-Distillerie artisanale HAUTEFEUILLE (France) le 16/05/2025
-ROZELIEURES, célèbre producteur d’eaux-de-vie de fruits et en premier lieu de Mirabelle en Lorraine depuis 1877, et de whisky depuis 2002 (premier whisky sorti en 2007), est en mesure cette année de nous proposer, à côté de ses nombreuses autres références (voir mon sujet « distillerie » dans le menu de gauche du site) pour la première fois, 3 whiskies à compte d’âge dans une gamme permanente, que je vous décris brièvement ci-dessous (là encore j’aurais l’occasion d’y revenir, notamment avec la dégustation du 18 ans, mais je vous encourage également à voir l’interview de Christophe Dupic (que l'on voit ci-dessous avec les 3 nouveautés de la gamme régulière), le directeur de la distillerie, sur ma chaîne Youtube), mais j’ai également dégusté 2 autres whiskies (et aussi, enfin, leurs jolies « Mirabelle » & « Poire », non vieillies) :

-ROZELLIEURES 8 ans « Triple Cask », très légèrement tourbé (6 ppm), vieilli en fûts de chêne français & américain, de fûts de vin français, 42 % : Christophe me dit qu’il s’agit d’une version plus âgée et complexe que celle nommée « Origine Collection ». Elle a en effet davantage de profondeur, toujours un aspect végétal et une belle intégration de note légèrement vineuses, sans excès. Doux.
-ROZELIEURES 10 ans « Double Oak », significativement tourbé (35 ppm), avec une maturation similaire au 8 ans, sauf les fûts de vins, et plus de la tourbe, il titre 46 %. Il fait montre d’une belle tourbe cendrée, avec de beaux boisés, caramel, vanille et céréales toastées au menu...L’on monte d’un cran.
-ROZELIEURES 18 ans « French Wine Cask », très légèrement tourbé (6 ppm), vieilli dans 3 fûts de vins différents (Condrieu, Sauternes et Pic-Cailloux), il titre à 53,2 % : D’emblée une immense concentration au nez (les notes soufrées se mêlent aux autres de manière très étroite, du coup c’est difficile de considérer cela comme un défaut), comme le fût de l’an dernier de 18 ans d’âge, mais en plus complexe, il dévoile au nez & en bouche un mélange de notes fruitées et charpentées (boisé tannique mais pas sec, épices variées), avec le sentiment de déguster une « liqueur épicée de fruits rouges mûrs » d’un côté, mais de l’autre, de manière plus inattendue, comme du bacon fumé dégusté devant un feu de cheminée, du chocolat noir caramélisé, arrosé d’une liqueur de café noir & moka improbable qui serait longtemps vieillie en fûts (là je pense que cela provient du fût de Sauternes), wow, c’est un véritable ovni que voilà (je n’ai jamais dégusté un tel whisky), superbe mais difficile à évaluer, spectaculaire et unique ! Il est vendu 290 €, ce qui est beaucoup, mais ce que l’on peut comprendre étant donné sa rareté. Un whisky déjà collector...

-ROZELIEURES/gamme « Le Parcellaire », « Rouge-Côte » (3 ans), 43 % : Au menu, céréales de petit-déjeuner, incluant fruits frais et secs, avec ce caractère linéaire et clair, presque fermier et funky, distillat en tête, de cette gamme qui fait sa réussite, aussi parce qu’encore une fois, l’intelligence de son producteur a été d’utiliser des fûts de chêne de 3 remplissages plutôt que des fûts très impactants comme des fûts de vin ou de spiritueux...

-ROZELIEURES/gamme « Single-Casks », « Marsala » (+ 3 ans), 46 % : Dense et chaleureux...
-ROZELIEURES/gamme « Cask Strength », « Bourbon cask » F 136 (2015-2024) tourbé (35 ppm), 53,8 % : Ah, tourbe & Bourbon, un cocktail qui fonctionne, avec un petit kick d’épices en plus (gingembre, poivres variés). J’aime assez cette gamme, dont notamment le regretté « Moscatel ».

Interview de Christophe Dupic (distillerie ROZELIEURES) au Salon Club-Expert Dugas 2025
-PRABAN NA LINNE est une maison d’assemblage et de négoce indépendante écossaise située sur l’île de Skye depuis 1976, produisant notamment le blended whisky Te Bheag & les blended malt MacNaMara & Poit Dhub :
-TE BHEAGH « Uisge Beatha Albannach » (Blended Whisky), 43 % : Il y avait longtemps que je n’avais pas dégusté les whiskies de cette société de négoce, et j’ai apprécié cette version à 43 % de ce blend, au lieu des 40 % habituels. Moins de sucres résiduels ressentis dans cette version légèrement tourbée.
-MacNaMara « Rum Cask finish » unchillfiltered (Blended Whisky), avec affinage en rhum de Guyane, âge environ 5-6 ans, 40 % : Un blend léger, fin, avec une pointe de banane mûre et de sucre demerara. Je regrette la coloration au caramel & les 40 % qui impactent le palais...
-MacNaMara « Madeira Cask finish » unchillfiltered (Blended Whisky), 40 % : Un peu plus expressif que le précédent, mais là encore dommage pour l’ « aseptisation » relative du whisky, je pense qu’il serait plutôt bon à 43 % au lieu de 40 % et sans filtration du tout...je sais, je sais.
-MacNaMara « Port Cask finish » unchillfiltered (Blended Whisky), 40 % : Un joli blend également, plus rond, avec une jolie rondeur...
Conclusion : Les 3 versions du MacNaMara sont assez similaires, mais j’ai une préférence pour le « Madeira », sans doute légèrement plus gourmand. Il ne manque pas grand-chose à ces whiskies pour être plus intéressants et « indispensables », à mon avis, quelques degrés et années de plus, sans doute, une filtration légère à température juste fraîche sûrement, et pas de coloration, je dis ça, je dis rien.

-WOLFBURN, distillerie artisanale écossaise des Highlands du Nord (fondée en 2013), présentait beaucoup de whiskies sur son stand, mais hélas aucune nouveauté (notamment leur tout nouveau 12 ans d’âge, dont j’étais assez curieux), ce que leur iconique ambassadeur Mark déplorait également. Du coup je n’ai dégusté qu’un seul whisky, qui m’avait laissé un bon souvenir précédemment :
-WOLFBURN n.a.s. « Small Batch Release » N°458, élevé en une combinaison de fûts de Bourbon de premier remplissage non tourbés & de fûts de Sherry Butts de type P.X. (Pedro Ximenez) légèrement tourbés (« lightly peated »), 5100 bouteilles, mis en bouteille en 2022 à 46 % : Une version riche, délicate, complexe, avec des notes de fruits mûrs, des fruits secs, des épices douces, peut être du cuir, sur un lit de tourbe légère, avec une longue finale. Très recommandé.

-ARDNAMURCHAN, distillerie artisanale écossaises des Highlands de l’Ouest, fondée en 2014 par les propriétaires de la société de négoce ADELPHI, et, accessoirement, ma nouvelle « jeune » distillerie écossaise préférée avec celle d’ISLE OF HARRIS. Hélas le nouveau « Sauternes Cask Release-Peated » n’était pas disponible ici, mais d’autres éditions limitées, oui (je ne reviens pas ici sur la version de base « AD/ » & le « AD/10 ans » déjà chroniqués en vidéo) :

-ARDNAMURCHAN « Sherry Cask Release », 2024 Release, élevé en fûts tourbés et non tourbés de Sherry de types Oloroso & P.X., 21000 bouteilles, 50 % : Une jolie version, que j’ai du mal à distinguer du premier lot, mais qui, à priori, m’a semblé un peu plus gourmande. Une belle salade de fruits rouges, très modérément tourbée.
-ARDNAMURCHAN « Madeira Cask Release », (2018) 2025 (2nd Release), élevé d’abord en fûts de Bourbon durant plus de 3 ans, puis affiné 2,5 ans en fûts de Madère, 52 % : Une version que j’attendais avec impatience, et je n’ai pas été déçu. Belle puissance aromatique provenant en partie de la deuxième maturation en fûts de Madère, des fruits mûrs et des végétaux, une pointe de tourbe et une présence épicée solide, mais pas écrasante...Le vrai Midgie, désolé, pour moi c’est celui là, avec son « Madeira bite ». Sur ma liste d’achats prioritaires !

-ARDNAMURCHAN « The Midgie », 2025 Release (Bourbon, Sherry, Porto casks), tourbé à 25 %, 48 % : J’avais modérément apprécié la première version, car je trouvais qu’elle partait un peu dans tous les sens au regard de sa composition (trop de fûts différents antagonistes : Madère, Bourbon, Sherry, Sauternes), avec une note presque artificielle (pastille de vitamines effervescentes à l’orange) qui m’a rappelé l’Indri « Trini » qui me pose problème justement à cause de cette note étrange...Ici, c’est bien plus cohérent à mon avis, même si le Porto apporte une douceur bienvenue, mais sans rapport avec le thème "midgie" (ce moustique féroce d'Ecosse). En tout cas une jolie version avec un caractère confituré autour des fruits rouges, de l’abricot, etc...
-ARDNAMURCHAN « AD/Cask Strength » 2025 Release (Bourbon & Sherry casks), peated, 57,5 % : Une version « heavily peated » pour moi, en tout cas en ressenti, toujours sur la corde raide (pour la version « AD/02.22 », il m’a fallu du temps avant de l’apprécier, plus précisément que la forte note de poivre noir diminue). Au premier abord, c’est un bon lot, à recommander aux « peatheads ».
-CADENHEAD, le plus ancien négociant écossais en single-casks (1842), du groupe J. & A. Mitchell, qui possède les distilleries SPRINGBANK & GLENGYLE (on en parle après) présentait cette année un grand nombre de nouveautés (mais pas seulement !) sur un bien trop petit stand pour les plus de 15 bouteilles à déguster (on salue au passage leur nouvelle ambassadrice Sophie !). Je n’ai pas pu tout déguster, même parmi les nouveautés (la plupart au sein de l’Original Collection », des petits lots de fûts), mais voici un bref retour sur quelques flacons :

-GLENALLACHIE 10 ans (02/2025), fûts de Bourbon, 46 % : Bam ! Incroyablement expressif (floral, fruité/fruits du verger, vanillé, légèrement herbacé), et pour moi la preuve par neuf (ou 10 en l’occurence, lol), que les versions officielles de la distillerie sont à côté de la plaque, en général (désolé Billy-je vise surtout ce qui a été distillé et vieilli avant votre arrivée, mais vous êtes tout de même responsable des mises en bouteille récentes), car trop axées sur la « technologie du bois », avec un traitement lourd préjudiciable à la préservation du distillat, d’origine, notamment à cause de l’usage peu modéré du fûts neuf (« virgin oak »), des fûts de vin sec ou de vin mûté puissants, la mode chez nombre de distilleries de nos jours hélas...Bref, un superbe whisky que sort CADENHEAD cette année et qui part directement en « buylist » !

-MACDUFF 13 ans (2025), fûts de Bourbon, 46 % : Excellent également, proche du premier...
-GLENLOSSIE 12 ans (2025 ?-mais déjà référencé sur WB en 2022?), fûts de Bourbon, 46 % : On reste presque sur la même veine, avec peut être davantage de boisé, mais très joli.
-GLEN ELGIN 13 ans (2025 ?- mais déjà référencé sur leur site en 2023), fûts de Bourbon, puis finition Manzanilla (1,5 ans), 46 % : Un peu déconcertant avec ce finish, mais de qualité...
-TAMDHU 15 ans (2025 ?- mais déjà référencé sur leur site en 2023) élevé d’abord en fûts de Bourbon, puis transféré en fûts de Sherry Oloroso pour plus d’un an, avant de revenir dans des fûts de Bourbon, 46 % : L’on retrouve la finesse typique du style TAMDHU officiel, mais en bouche, c’est peut être un peu trop « monocolor », avec cette note de chocolat noir & d’ovomaltine, des tannins fondus et surtout cela manque un peu de corps à mon avis pour être excellent, mais c’est intéressant...et puis, les TAMDHU de négoce se font rares ces derniers temps !

-BLAIR ATHOL 14 ans (2025 ?- mais déjà référencé sur leur site en 2023), Bourbon & refill Oloroso finish casks, 46 % : Un joli Speyside, avec un côté traditionnel Sherry (assez oxydatif, un rien doux & aigre) qui est plaisant, mais peut être pas indispensable, mais, ceci étant dit, plus convaincant que la version officielle « Flora & Fauna » 12 ans dégustée dans ce même salon.
-LEDAIG (Tobermory distillery/peated brand) 14 ans (2025), fûts de Bourbon, 46 % : Wow ! Splendide version bien tourbée et complexe, équilibrée, très généreuse (vanille, tourbe grasse, agrumes, épices douces), sur la liste d’achats directement aussi !
-KILKERRAN (Glengyle distillery) 13 ans (2011, sortie 2025), assemblage de fûts de Bourbon et de Porto Ruby, 46 % : Une recette surprenante, avec cet apport de Porto qui modère la tourbe, et apporte plus de fruité confituré, mais, même si ce n’est qu’une première impression, semble une réussite...
-« ENIGMA » 16 yo « Speyside » (possible Glenfarclas?), 2008, sorti en 2025, finition Pineau des Charentes blanc, 51,9 % : Peut être encore plus déconcertant que le whisky précédent, mais en soi, un joli whisky floral & fruité. Il faudrait le re-déguster plus amplement pour en dire davantage ici.
-« ENIGMA » 10 yo « Single-Malt Irish Whiskey», 2025, fûts de Bourbon, 44,3 % : L’un des plus beaux whiskies de cette session Cadenhead...Tandis que je croyais avoir affaire à un Bushmills, avec ce fruité exotique exubérant (la mangue en tête), l’on me chuchote à l’oreille que ce serait un Cooley (non tourbé, donc la version Tyrconnell, pas la Connemara). Fortement recommandé !

-SPRINGBANK, la mythique distillerie de la presqu’île de Campbeltown qu’on ne présente plus, ne pouvait hélas nous proposer toutes ses nouveautés dont tous les fans parlent au Royaume-Uni & ailleurs, à savoir le Springbank 5 « 100 Proof » et le Longrow « 100 Proof », donc, déception pour commencer...Voici ce que j’ai pu déguster malgré tout :
-SPRINGBANK 10 ans (mis en bouteille du 26/11/2024), vieilli à 60 % en fûts de Bourbon & à 40 % en fûts de Sherry, 46 % : Encore un superbe lot, sur cette version les variations de lot sont assez mineures ces dernières années, mais elles le furent davantage avant (voir ma vidéo sur ma chaîne Youtube avec 5 différents lots chroniqués). Boisé fin, tourbe subtile avec « funk », épices douces, trait de vanille et de cuir, bref, efficace ! Je recommande, bien sûr !
-SPRINGBANK 15 ans (mis en bouteille du 07/02/2025), vieilli à 100 % en Sherry casks, 46 % : Une version typiquement plus boisée & tannique que le 10 ans, mais aussi davantage marquée par le vieux cuir (fauteuil), le chocolat noir, une tourbe fine et moins grasse, des épices douces. La classe !

-KILKERRAN (distillerie GLENGYLE, gérée par SPRINGBANK durant seulement 3 mois par an, et produisant un single-malt tourbé depuis 2004) :
-KILKERRAN 12 ans, mis en bouteille le 20/03/2025, 46 % : Une version bien plus légère (presque « mince »?) que celle que j’ai à la maison (de 2016), je suis assez réservé, il faudrait le regoûter...
-KILKERRAN 8 ans « Bourbon Cask Matured » (brut de fût), mis en bouteille en Février 2025, assez tourbé, 55,6 % : Superbe, comme souvent, belle harmonie de notes boisées, vanillées, un rien citronnées, avec des épices modérées et une belle tourbe grasse.

-KILKERRAN n.a.s. « Heavily Peated » (mis en bouteille en Février 2025/Batch 12), très tourbé, élevé à 90 % en fûts de Bourbon et 10 % en fûts de Sherry, 58,4 % : Mélanie, ambassadrice bilingue français/anglais et « pilier » de ce salon depuis longtemps nous propose une belle comparaison entre 2 lots de 2 années qui se suivent, c’est top. Ils sont très proches et apparaissent moins jeunes (et turbulents!) que les années précédentes, j’accroche beaucoup plus sur les 2 versions (sans doute car ils semblent contenir certains fûts plus âgés?). C’est celui-ci que je préfère au 2024, il est un rien moins épicé et sec, et plus gourmand sur la tourbe grasse et la vanille/agrumes...
-KILKERRAN n.a.s. « Heavily Peated » (mis en bouteille en Sept. 2024/Batch 11), très tourbé, élevé à 90 % en fûts de Bourbon et 10 % en fûts de Sherry, 57,9 % : Une belle version, avec un profil général similaire, mais un peu plus sèche que la 2025.

-LOCHLEA, jeune distillerie artisanale écossaise des Lowlands, fut fondée en 2018 (petite, elle a une production de 200 000 litres d’alcool pur par an). Sa nouvelle gamme régulière vient de sortir, mais, hélas, n’était pas disponible encore au salon :
-LOCHLEA « Fallow Edition » (Third Crop), 2025 (4 à 5 ans), petit lot d’environ 30 fûts de Xérès de type Oloroso de premier remplissage & de grande capacité (1st fill Oloroso Sherry butts), 9000 bouteilles, 46 % : J’ai toujours du mal à trouver le style de la distillerie depuis le début, pour être honnête, et ici nous avons un impact puissant des fûts de Sherry, mais le résultat est assez réussi, riche, avec des fruits confits, des figues & pruneaux, des mûres, du chocolat noir...Recommandé !

-LOCHLEA 6 ans d’âge (2018-2024), Small Batch (petit lot) de 6 fûts (3 de Sherry de type Oloroso de premier remplissage & 3 de Bourbon de premier remplissage), 50 % : Plus complexe que le précédent, ou plutôt moins monolithique sur le profil, bon, mais moins gourmand aussi. Bien !

-LOCHLEA « Ploughing Edition » (tourbé), 2025 (4 à 5 ans), vieilli en fûts de Bourbon de petite taille provenant de chez Laphroaig (« Quarter Casks »), 46 % : Une version tourbée indirectement (donc par les fûts utilisés, non par le malt tourbé par la distillerie) que j’avais bien apprécié, mais dans le fil de la dégustation du salon, il est apparu un peu trop simpliste et la tourbe cendrée écrasait un peu tout le reste, mais attention ce n’est pas un mauvais whisky.
-BOWMORE, qu’on ne présente plus, disons juste que c’est la plus ancienne distillerie écossaise de l’île d’Islay (1779), propriété de nos jours du groupe Suntory Global Spirits (qui possède également d’autres distilleries écossaises, dont Laphroaig également présent au salon, mais, dont, sauf erreur de ma part, j’avais dégusté l’an dernier tous les whiskies présentés-idem pour les whiskies japonais de Suntory). La distillerie proposait ici sa gamme régulière, ainsi que sa nouvelle gamme davantage marquée par le Xérès (Sherry), mais notons qu’elle est également constitué de finitions Sherry (des « finish »), pas ce ne sont des maturations intégrales, contrairement à ce que leur nom ferait penser (mais je ne dis pas cela de manière péjorative, et cette nouvelle gamme est réservée aux cavistes) et c'est parce cette gamme que j’ai commencé :
-BOWMORE 12 ans « Sherry Oak Cask » 2025, (élevage en fûts de Bourbon & de Sherry Oloroso, puis affinage en fûts de Sherry Oloroso à nouveau), 40 % : Retour à des notes florales plus présentes dans le Sherry (violette, lilas), mais modérées. Le fruité (fruits rouges) est également plus présent, avec une touche chocolatée, se rapprochant de l’ancien 15 ans « Darkest » d’il y a plus de 5 ans, mais sans les touches anisées du 15 ans « Mariner », pour ceux qui l’ont connu...Très joli, même à 40 %, filtré à froid et coloré. Je le recommande (prix environ 70 €).
-BOWMORE 15 ans « Sherry Oak Cask », 2025, (fûts de Bourbon & de Sherry Oloroso, puis affinage en fûts de Sherry Oloroso à nouveau), 43 % : Oh, ça change un peu (et on va pas se mentir, les 3 % de plus aident), tout en gardant un beau floral & fruité, car une note de bourgeon de cassis nous emmène quelque peu sur le territoire des Single Pot Still irlandais. Un single malt épatant et impressionnant, d'une belle gourmandise & complexité à la fois ! Les fûts de Sherry utilisés ici sont de toute évidence de grande qualité. Pour ceux qui peuvent, je le recommande aussi, même à environ 150 €.
-BOWMORE 18 ans « Sherry Oak Cask », 2025, (fûts de Bourbon & de Sherry Oloroso, puis affinage en fûts de Sherry de type P.X.), 43 % : L’on est un cran encore au dessus, avec une profondeur des saveurs plus grande encore, il est splendide ! Son prix annoncé en France est élevé (environ 210 €, à vérifier), mais pourrait sans doute être justifié par l’emploi de fûts européens de Sherry de tout premier ordre ici (et qui coûtent très cher !).

-BOWMORE 21 ans « Sherry Oak Cask », 2025, (fûts de Bourbon & de Sherry Oloroso, puis affinage en fûts de Sherry de type P.X. de premier remplissage), réduit à 46,8 % : Une version différente, avec un rien de bois brûlé, de miel (ou cire?) et de mûres, notamment...A plus de 450 € environ, ce n’est pas donné pour la plupart d’entre nous, mais il est superbe. Cependant, de mon point de vue, le 18 ans est sans doute un meilleur rapport qualité/prix pour cette nouvelle gamme...

Petit APARTE sur la distillerie BOWMORE : J’entends beaucoup de choses négatives sur les BOWMORE officiels, et, même si je suis d’accord sur le regret, comme pour d’autres distilleries, d’avoir une gamme régulière avec ajout de colorant E150a & filtrée à froid et qui « ne représenterait pas le style de la distillerie », disent ils, je dois dire que je m’inscris en faux sur ce dernier point. Même l’entrée de gamme sans compte d’âge nommée « Legend » voit de bien meilleurs lots sortir ces dernières années que dans les années 2010-2020, par exemple, idem pour le 12 ans d’âge, en tout cas, c'est mon avis (et personne ne me paie pour le dire). Beaucoup de charme marin, floral, fruité, chocolaté et cette tourbe subtile avec accent de badiane que l’on apprécie chez Bowmore, mais voilà, souvent la jeune génération manque de comparaisons avec des lots plus anciens (j’ai consacré plus de 3 vidéos à Bowmore, donc je ne détaillerais pas plus de choses ici). Disons aussi que j’en ai plus qu’assez d’entendre aussi ce refrain insultant (sexiste) et dégradant envers la distillerie mais aussi "nos dames" au sujet des lots de Bowmore des années 1980 avec un profil floral exubérant marqué par la violette, lots qualifiés comme étant marqués par un parfum de « F.W.P. » que je n’ose même pas traduire ici...(de plus la note de violette incriminée est présente chez Bowmore dans d’autres décennies également, certes moins puissante...j'en ai déjà parlé). Merci à l’avenir d’exprimer cela autrement !
-The ISLAY BOYS, société de négoce de whiskies écossais fondée en 2018 par Donald MacKenzie et Mackay Smith (qui par ailleurs dirigent un projet de micro-brasserie & distillerie sur l’île d’Islay à venir, nommé LAGGAN BAY) présentait de nombreuses versions cette année, dont certaines déjà dégustées. The Islay Boys a d’abord lancé les blends « FLATNOSE » (Blended-Malt) & « BARELEGS » (Single-Malt):

J’avais déjà dégusté 2 versions du « Flatnose », dont le Rum barrel (43%) qui est sympa, puis les suivants (tous sont embouteillés sans filtration à froid et en petits lots = Small Batch) :
-PICTI TRIBE (Speyside Single-Malt), non tourbé, 46 % : Léger & équilibré.
-PICTI COAST (Islands Single-Malt), non tourbé (?), 46 % : Modérément maritime, pointe de fumée légère...difficile d’en dire plus sans le tester de nouveau, comme le précédent...
-BARELEGS (Islay Single-Malt), de 5 ans, « Peated & Crisp, with a subtle sweetness », tourbé, 46 % : Mon préféré des 6 dégustés au salon, tourbe légère presque crémeuse, vanille, agrumes.
-BARELEGS/BATTLEAXE (Islay Single-Malt) de 5 ans, « Big & Bold for the Brave », tourbé, 55,7 % : Un whisky avec du caractère, mais qui demeure léger et avec une tourbe modérée (ne cherchez pas d’Octomore bis, ici).

-WALSH WHISKEY, embouteilleur indépendant irlandais, société fondée en 1999 par Bernard & Rosemary Walsh, mais également devenu distillateur depuis à Carlow, dans le Sud-Est du pays. En attendant, puis en parallèle de sa production de whisky, il propose 2 gammes de whiskies irlandais, The IRISHMAN et WRITER’S TEARS, que j’ai déjà eu l’occasion de déguster auparavant :

-The IRISHMAN 17 ans (Irish Single-Malt), 2024 ?, vieille en fûts de Xérès (Sherry butts), 54 % : Très délicat, très fondu, avec un fruité délicat...Difficile d’en dire plus ici...
-The IRISHMAN « Cask Strength » (Irish Whiskey), 2022, Limited Edition Release (4900 bouteilles), orge maltée & non maltée (triple-distillation), vieilli en fûts de Bourbon, 54 % : Une version que j’ai souvent trouvée intéressante par son fondu fruité/floral/boisé avec une pointe d’épices. Vendu souvent au dessus de 100-110 €.

-WRITERS'S TEARS (Irish Whiskey) « Red Head », Chapter 02, vieilli en fûts de Xérès (Spanish Oloroso Sherry Butts), 45 % : Une belle version non filtrée à froid, avec un xérès crémeux et de belles notes noisettées & modérément épicées. Vendu un peu plus de 80 €.
-WRITER'S TEARS (Irish Whiskey) « Inniskillin Ice Wine Cask », Chapter 06 (Cask 2013), combinaison de single malt & de single pot still, vieilli en fûts de Bourbon, puis affiné 12 mois en fûts de vin de glace, 600 bouteilles, ncf, 46 % : Une version gourmande, avec des fruits du verger, mais aussi des fruits exotiques, caramel et boisé de qualité. Vendu un peu plus de 80 €.
-WRITER'S TEARS (Irish Whiskey) « Japanese Cask finish » (Single Pot Still & Single Malt), Chapter 06, vieilli en fûts de Bourbon de premier remplissage, puis affiné en fûts de chêne japonais Mizunara, 600 bouteilles, ncf, 55 % : Une version que l’on pourrait renommer « 50 nuances de boisé & d’épices orientales »...Joli ! Vendu un peu plus de 100 €.
-WRITER'S TEARS (Irish Whiskey) « Distiller’s Edition » (40ème anniversaire de Dugas/Private bottling), de 5 à 7 ans, vieilli en fûts de Bourbon, 46 % : Une version liquide de la tarte tatin, en quelque sorte, avec quelques épices en plus.
-WRITER'S TEARS (Irish Whiskey) « Cask Strength », 2017, fûts de Bourbon, 5280 bouteilles, 53 % : Comme un cake aux agrumes et au chocolat noir...surmonté de quelques épices. Autour de 150 €...

-HENRIQUES & HENRIQUES, maison célèbre produisant du vin de Madère depuis 1850. Habituellement, lorsque je visite un salon pour le whisky, j’évite de déguster les différents spiritueux si possible, et encore davantage de déguster des vins, mûtés ou pas, or, cela fait plusieurs années que je suis curieux du vin de Madère et que je ne franchissais pas le pas, échaudé aussi par des bouteilles peu coûteuses dégustées par moi-même, clairement pas de qualité. Mais, au fil des années, les affinages de whisky au Madère devenaient de plus en plus mes préférés, et je ne connaissais toujours rien de ce type de vin, il me fallait en savoir plus, aussi, j’ai choisi de m’arrêter à ce stand de producteurs réputés de Madère, et, sans pour autant déguster tout ce qu’il y avait, j’ai fait une jolie horizontale (des 4 cépages principaux) et verticale (de 5 à 30 ans d’âge) :
-H & H « Verdelho » 5 ans (Single Vineyard = monocépage), 19 % : Vin blanc demi-sec et fruité, modérément oxydatif, bien moins que ce que j’ai pu déguster avant (50 ou 75 g de sucre/litre). Joli.
-H & H « Sercial » 10 ans (idem), medium dry, 20 % : Plus fruité & très rond, sucrosité modérée (55 g/l), je commence à comprendre pourquoi l’on peut apprécier un Madère.
-H & H « Verdelho » millésime « 2007 » (7 ans), 19 % : Une belle rondeur, avec une belle sucrosité, sans excès, j’aime.
-H & H « Boal » 10 ans (idem), 20 % : Plus complexe, comme un cake liquide avec des fruits secs, et de la cerise...Très sympa (90 g/l).
-H & H « Malvoisie » 15 ans (idem), 20 % : Le fruité devient compoté et un rien épicé.
-H & H « Tinta Negra » millésimé « 1995 » de 30 ans (idem), 18,8 % : Très riche & complexe, entre fruité concentré, boisé noble, d’une belle profondeur et longueur. L’âge conséquent le fait rentrer dans une autre dimension...(100 g/l).
-H & H « Tinta Negra » (Single Harvest) millésimé « 1998 » (Medium rich) de 18 ans (idem), 19 % : Superbe, fruité, miellé, délicatement épicé, c’est un régal.

-HSE (Habitation Saint Etienne), distillerie agricole de rhum, française de Martinique (French Isles agricole rum from the Martinique island), fondée en 1882, est passée maître depuis longtemps sur des élevages classiques, mais aussi sur les maturations intégrales ou affinages en fûts de vin & spiritueux français ou étrangers.
Elle nous le prouve une fois encore ici à mon avis. Cette dégustation que j’ai faite en dernier, certes (mais j’avais déjà dégusté certaines de ces mises en bouteilles auparavant, soit avec les mêmes millésimes, soit d’autres, et des single-casks relativement similaires), m’a littéralement bluffé et s’est avérée un vrai « show ender », dans le sens ou je n’avais rien envie de déguster d’autres après, tellement l’expérience était belle sur toutes les bouteilles listées ci-dessous, dont certaines avaient un profil similaire...Aussi plutôt que de détailler sans souvenir suffisamment précis mes notes pour chacun de ses rhums (j’en dirais davantage si j’arrive à m’en procurer enfin au moins une, je veux dire de ces séries limitées...), disons que parmi les saveurs que j’ai appréciées, l’on peut retrouver des notes de banane flambée voire caramélisée, de fruits confits, de chocolat de toutes sortes, d’épices douces, de boisé concentré et riche (parfois brûlé ou caramélisé), mais jamais trop tannique ou agressif, fleurs parfois capiteuses, cuir, pain d’épices, etc...
-HSE mis en bouteille pour « La Confrérie du Rhum », Cuvée N°22 (millésimes 2016 & 2017, mise de Mars 2024), rhum extra vieux élevé en fûts de chêne blanc américain avec diverses chauffes, brut de fût, 48,2 % : Peut être le plus beau du stand, une sélection exceptionnelle...C’est beau, complexe, gourmand, classe…A noter que ce flacon, contrairement à d’autres éditions limitées ici, est vendu en flacon de 70 cl, pour environ 90 €. Chaudement recommandé, mais svp, laissez m’en une pour moi !

-HSE millésimé « 2016 » (mis en bouteille en Juin 2024/étiquette blanche), Château La Tour Blanche cask finish, vieilli en fûts de Sauternes, 4100 bouteilles, 50 cl, 41 % : Que dire sinon que cela fonctionne mieux que nombre de whiskies en affinage ou élevage intégral en Sauternes ? Ben, oui…

-HSE millésimé « 2006 » (mis en bouteille en Octobre 2022/étiquette bleu-grise et blanche), « Grand Millésime Single-Cask », vieilli en fûts de chêne français de 400 litres, 1000 bouteilles, 50 cl, 47,8 % : Un 15 ans d’âge davantage sur des notes de solvant, puis de cacao, entre autres…
-HSE millésimé « 2014 » (mis en bouteille en 2023/étiquette blanche x2), « Château Marquis de Terme » (Margaux), vieilli en fûts de chêne français, puis affiné dans des fûts de vin de Bordeaux du Château Margaux, 4100 bouteilles, 50 cl, 48 % : Un joli fruité gouleyant, plutôt mûr, et puis peut être plus de bois, mais c’est superbe.
-HSE millésimé « 2014 » (mis en bouteille en 2021/étiquette rouge & blanche), « Extra Vieux Small Cask », vieilli en petits fûts de chêne de 55 litres (SC/1712 et SC/1911), 1000 bouteilles, 50 cl, 46 % : Un pain d’épices liquide avec des cerises confites! Miam…
